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Des dizaines de milliers de Russes ont obtenu la nationalité moldave ces dernières années

Considérée comme un point de passage vers les pays de l’UE, la citoyenneté moldave suscite un engouement inédit chez les Russes, Ukrainiens et habitants de Transnistrie. Mais depuis fin 2025, l’exigence de la maîtrise du roumain freine brutalement cet élan.

© STR / NurPhoto via AFP

Le drapeau moldave à Chisinau en septembre 2025.
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Du Sahel au Nigeria, la guerre des drones est devenue la norme

Les groupes djihadistes, qui opèrent au Sahel ou au nord du Nigeria, recourent de plus en plus aux drones, lesquels leur offrent des avantages certains sur les armées régulières. Une évolution dangereuse dans ces conflits puisque la technologie dronautique élargit les capacités de destruction et d’offensive des groupes terroristes.

© Photo GUERCHOM NDEBO/NYT

Des familles pleurent leurs proches lors d’une cérémonie commémorative en hommage aux victimes d’une frappe de drone, à Goma, en République démocratique du Congo, le 8 janvier 2026.
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Mission vers l'ISS : le vol de l'astronaute française Sophie Adenot de nouveau repoussé

Le lancement de la mission vers la Station spatiale internationale à laquelle participe Sophie Adenot doit encore être repoussé en raison de la mauvaise météo et se tiendra au plus tôt vendredi, a annoncé mardi la Nasa. À cette occasion, l'astronaute deviendra la deuxième Française de l'histoire à effectuer un vol dans l'espace, après Claudie Haigneré en 1996 et 2001.

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«Il y a quelque chose de pourri en Norvège» : ces révélations de l’affaire Epstein qui éclaboussent l’intégrité du royaume

DÉCRYPTAGE - Plusieurs personnalités politiques marquantes du royaume, dont la princesse consort, semblent avoir eu des liens avec le milliardaire.

© DPA/ABACA

Les journaux norvégiens font état du procès imminent de Marius Borg Høiby et des contacts de sa mère, la princesse héritière Mette-Marit, avec le délinquant sexuel.
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Naufrages en Méditerranée : le début d’année 2026 est « le plus meurtrier » depuis 2014

Du 1ᵉʳ janvier au 10 février, au moins 524 migrants ont péri ou sont portés disparus après avoir tenté la traversée entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

© SAMEER AL-DOUMY/AFP

Lors d’une opération de secours du navire de sauvetage « Ocean Viking », au large des eaux internationales de la Libye, le 16 janvier 2026.
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Macky Sall à la tête de l'ONU ? Il y a un "un intense lobbying" pour qu’il soit candidat

Depuis plusieurs mois, l'ancien président sénégalais Macky Sall laisse planer le suspens quant à une potentielle candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, vacant fin 2026. Une possibilité qui divise dans son pays où ses opposants fustigent son bilan en matière de démocratie et de gestion des finances.

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Nazisme, la fin d’un tabou : enquête sur cette ultradroite qui réhabilite Hitler

Quelle aubaine ! Pour 19,99 dollars seulement, vous pourrez "attirer les regards, lancer la conversation et afficher votre goût pour l’humour provocateur", promet un site marchand. Un clic pour choisir le coloris, un autre pour la taille, un dernier pour passer à la caisse, et vous voici propriétaire d’un t-shirt noir et blanc affichant trois saluts nazis, pastiche du célèbre logo d'Adidas, la "marque aux trois bandes" fondée en 1949 par un certain Adolf "Adi" Dassler, lui-même sympathisant du IIIe Reich. Adidas rebaptisée "Adidolf". Drôle ? Certainement, assure Thefunnyt, l’une des boutiques en ligne qui commercialise ce vêtement d'un goût plus que douteux. Sans doute Kanye West l'a-t-il déjà acheté : le rappeur, connu pour ses saillies pro-Hitler, a lui aussi fait de la croix gammée un produit de merchandising, floquée sur un t-shirt à 20 dollars qu'il voulait vendre à ses fans, avant de le retirer de sa boutique en ligne pour cause de scandale.

A San Jose, en Californie, ce sont huit adolescents allongés sur le terrain de football de leur lycée qui jugent "fun" de former une croix gammée humaine avec leurs corps pour faire du buzz sur leurs réseaux sociaux. Dans le studio du podcasteur américain Myron Gaines (415 000 abonnés sur la plateforme Rumble), c’est un groupe de jeunes devisant gaiement sur Hitler : "Un homme qui essayait de sauver le monde", ose l’un. "Comment les éliminer ?", s’interroge l'autre. "Il faut buter ces enfoirés", ricane un troisième. Dans la nuit du 18 janvier, dans une discothèque à Miami, le même Myron Gaines et une poignée d'influenceurs aussi antisémites et populaires que lui (parmi eux, le célèbre Nick Fuentes ; 1,2 million d’abonnés sur X) font des saluts nazis et chantent à tue-tête Heil Hitler, le titre de Kanye West à la gloire du Führer. Bannie des plateformes d’écoute, la chanson est disponible en version pirate sur YouTube et TikTok : elle totalise des centaines de milliers de vues.

Dans la nuit du 18 janvier, dans une discothèque à Miami, Myron Gaines et une poignée d'influenceurs aussi antisémites et populaires que lui chantaient à tue-tête
Dans la nuit du 18 janvier, dans une discothèque à Miami, Myron Gaines et une poignée d'influenceurs aussi antisémites et populaires que lui chantaient à tue-tête "Heil Hitler", le titre de Kanye West à la gloire du Führer, tout en faisant des saluts nazis.

Quatre-vingts ans après la capitulation de l’Allemagne nazie, les nostalgiques du IIIe Reich vivent leur passion au grand jour alors qu'aux Pays-Bas, 1 jeune sur 4 juge que l’Holocauste est un "mythe" ou une "exagération" (étude de la Claims Conference, 2022) et qu'aux Etats-Unis, près de la moitié des moins de 30 ans est incapable de nommer un seul camp de concentration.

Hitler version "pop"

Internet n’y est pas pour rien, qui a permis à des contenus auparavant marginaux (et clandestins) de toucher un grand public. Depuis 2008, la figure de Hitler est devenue un "mème", c'est-à-dire une image virale, supposée humoristique. Sous couvert d'effet comique, des sites comme Hipster Hitler ou Cats That Look Like Hitler (chats qui ressemblent à Hitler) ont fait de l’un des pires criminels de l'Humanité une icône "pop". "Très vite, explique Gavriel D. Rosenfeld, professeur à l’Université de Fairfield (Connecticut) et spécialiste de l’Allemagne nazie, on a assisté à une surenchère de ce type de représentations. Dans ce processus, l’ironie a cédé la place à l’idéologie. Le second degré apparent de ces slogans offre aux extrémistes une possibilité de dénégation tout en propageant leurs idées dans la sphère publique."

Ces dernières années, à mesure que s'efface la mémoire historique parmi la génération Z (née après 1997), le tabou du nazisme, incarnation du mal absolu, s’érode à vitesse grand V. "Autrefois, le nazisme et l'antisémitisme étaient considérés comme honteux et suscitaient des réactions indignées, ce n'est plus le cas aujourd'hui", déplore Oren Segal vice-président de l'Anti-Defamation League, à New York. Ces garde-fous moraux ont sauté."

Toute une génération de collaborateurs républicains, qui a grandi en riant des mèmes de Hitler, occupe aujourd’hui des postes à responsabilité

Ce qui était naguère indicible est devenu toléré. Et cela, de part et d’autre de l’Atlantique. Outre-Rhin, 20 % de l’électorat a voté pour l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) aux élections fédérales de février, en rien dérangé par les sympathies néonazies de ce parti. L’AfD ne s’en cache même pas : sa plus explicite affiche de campagne reprend la notion de Lebensraum, "l’espace vital" nécessaire au peuple germanique, selon la théorie nazie. Une autre montre une fratrie de trois blondinets, dont les parents joignent leurs bras, tendus comme des saluts nazis, pour former un toit. En Autriche, le parti FPÖ, fondé par d'anciens nazis et nationalistes en 1956, a séduit un électeur sur 3 aux législatives de septembre 2024. En ligne, les contenus haineux prolifèrent sur le Vieux Continent, au point d’inquiéter sérieusement l’agence de police des 27, Europol. "En 2024, un volume important de propagande a été créé et diffusé en ligne, indique son dernier rapport annuel. Celle-ci s'appuie sur des idéologies et des idées telles que l'accélérationnisme [NDLR : qui consiste à pousser une idéologie à l’extrême pour hâter sa fin], le néonazisme, la suprématie blanche ou une combinaison de celles-ci."

Dans les Etats-Unis de Trump II, les sympathisants de Hitler font désormais partie des personnalités officielles, qui affichent sans complexe leurs références. Le look très "Wehrmacht" de Gregory Bovino, l’officier qui a dirigé l’opération de la police de l’immigration ICE à Minneapolis, avec son long pardessus de laine kaki, épaulettes et boutons or, n’est pas passé inaperçu. Les clins d’œil à la littérature antisémite non plus, comme cette affiche de recrutement pour l’ICE, publiée le 11 août par le Département de la Sécurité intérieure. Assortie de la légende "Which way, American man ?", elle renvoie au livre Which Way Western Man ?, bible des suprémacistes publiée en 1978 par le néonazi William Gayley Simpson.

Le look très
Le look très "Wehrmacht" de Gregory Bovino, l’officier qui a dirigé l’opération de la police de l’immigration ICE à Minneapolis, n’est pas passé inaperçu.

"L'iconographie nazie qui circulait sur Internet entre 2010 et 2020 provenait des marges d'Internet, reprend Gavriel D. Rosenfeld. Avec cette administration, nous assistons à un tournant. Toute une génération de collaborateurs républicains, qui a grandi en riant des mèmes de Hitler, occupe aujourd’hui des postes à responsabilité." En octobre, le média Politico a révélé le contenu d’une conversation de groupe privée sur Telegram entre jeunes leaders républicains : 28 000 messages parsemés de propos racistes et antisémites, où l’on blague sans filtre sur Hitler et les chambres à gaz.

Comment en est-on arrivé là ? Tout à peut-être (re)commencé à Charlottesville, en Virginie le 12 août 2017, dans la première année du premier mandat de Donald Trump. Ce jour-là, une manifestation organisée par des suprémacistes blancs sous la bannière Unite the Right (Unir la droite) voit défiler quelques centaines de membres de l’alt-right (l’extrême droite), des néo-Confédérés (nostalgiques du général esclavagiste Robert Lee), des néofascistes, des néonazis et des membres du Ku Klux Klan. Certains brandissent des étendards confédérés ; d’autres des drapeaux à croix gammée. Les manifestants crient des slogans racistes : "Make America White Again" et "Les juifs ne nous remplaceront pas !" Une contre-manifestation dégénère en échauffourées : 30 blessés. Un suprémaciste fonce avec sa voiture dans la foule : un mort.

Fascination pour le IIIe Reich

Dans la foulée, Trump déclare qu’il y avait "des gens bien des deux côtés". Moins d’un an plus tard, 11 fidèles de la synagogue Tree of Life sont assassinés à Pittsburgh, en octobre 2018. C’est l’attaque antisémite la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis, commise par un certain Robert Bowers, persuadé que son pays était "infesté de youpins". "L’extrémisme n’est pas un phénomène nouveau à droite, mais il est devenu 'mainstream'", explique, à Washington, Jacob Heilbrunn, qui étudie les racines de la fascination pour le fascisme européen dans un livre paru en 2023, America Last (L’Amérique en dernier). "Avant la Seconde Guerre mondiale, le IIIe Reich subjuguait une partie de la droite conservatrice. Après 1945, les mêmes personnes reprochaient encore au président Roosevelt de s’être alliés avec les bolcheviques d’URSS". En 1977, dans un article retentissant, Pat Buchanan, futur candidat aux primaires du Parti républicain, décrivait Hitler comme "un organisateur politique de premier plan" et "un leader imprégné de l’histoire de l’Europe", tout en reconnaissant son racisme et son antisémitisme. Et en 2016, l’ancien "grand sorcier" du Ku Klux Klan David Duke, néonazi et promoteur des théories du complot, appuyait officiellement la candidature du milliardaire Donald Trump à la Maison-Blanche.

Dépourvu de profondeur historique, ce dernier aborde pour sa part l’époque hitlérienne avec un détachement invraisemblable pour un président américain. Selon son ancien chef de cabinet John Kelly, il a exprimé en 2018 le souhait que ses généraux soient "davantage comme ceux de Hitler". Le chef de l’Etat aurait aussi affirmé que le leader du IIIe Reich "a accompli beaucoup de bonnes choses", notamment "le redressement de l’économie." En 2023, alors qu'il est en campagne électorale, Donald Trump affirme que "les migrants empoisonnent le sang des Etats-Unis". Une rhétorique qui fait écho à celle d’Adolf Hitler. Difficile, compte tenu du vide idéologique dans lequel évolue Donald Trump, de lui attribuer une réflexion politique sur l’histoire du nazisme. Un jour, sa première épouse a affirmé à son avocat (pendant sa procédure de divorce dans les années 1990) que des discours de Hitler étaient rangés dans la table de nuit de "Donald".

A l’heure où s’ouvre (déjà) la bataille pour la succession de Donald Trump, J.D. Vance est le premier à faire des clins d’yeux au courant des nationalistes blancs. "Le fait qu'il s'affiche avec le mouvement de Charlie Kirk, Turning Point USA, est significatif, juge Jacob Heilbrunn. Egalement candidat à la succession, le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, d'origine latino, ne peut en faire autant." Derrière ce combat en première ligne se joue une autre guerre, celle des influenceurs du mouvement Maga. Elle oppose l’animateur de radio juif pro-Israel Ben Shapiro, 42 ans, et le podcasteur négationniste Nick Fuentes, 27 ans. "Le premier reproche au second son antisémitisme virulent, ce qui constitue une ligne de fracture au sein de la mouvance alt-right, où les partisans d’Israël (décrit comme "l’allié modèle" dans la récente "Stratégie de défense nationale" publiée par le Pentagone) sont légion. C’est que la fin du tabou hitlérien coïncide avec la montée de l’antisémitisme, réactivé par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et encore accéléré par la ténébreuse affaire Jeffrey Epstein. "On voit ressurgir des théories du complot moyenâgeuses, décuplé par l'effet TikTok", déplore, en Floride, le commentateur et homme d'affaires Harvey Lippman, très engagé dans la préservation de la mémoire de la Shoah.

Le business de la haine

On peut toujours compter sur le très populaire podcasteur d’ultradroite Tucker Carlson pour souffler sur les braises. Non content d'avoir reçu l'agitateur et provocateur négationniste Nick Fuentes, il a aussi tendu son micro à David Collum, un professeur de chimie à l'Université Cornell, certain que "ce qu’on nous a raconté sur la Seconde Guerre mondiale est complètement faux", et à Darryl Cooper, historien révisionniste et auteur de la newsletter historique la plus populaire du réseau social Substack. Il faut dire que pour tout ce petit monde, mais aussi pour les influenceurs moins connus et les sites marchands, ce nazisme 2.0 est un business juteux.

"Instagram promeut des comptes qui vendent des produits extrémistes, antisémites et racistes, ce qui génère 1,5 milliard de vues et un chiffre d'affaires global d'environ 1 million de dollars", selon une enquête portant sur 11 comptes haineux réalisée par le Centre de lutte contre la haine numérique, publiée en novembre 2025.

Est-ce un hasard si, voilà un an, Mark Zuckerberg, le PDG du groupe Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) a annoncé la fin de la modération sur ces plateformes, ce qui lui permet d'économiser des milliards de dollars ? Son ami Peter Thiel a en tout cas dû s’en réjouir : libertarien revendiqué, le mentor de J.D. Vance est aussi un lecteur assidu – tout comme le vice-président– d’un certain Carl Schmitt. Surnommé le "juriste du IIIe Reich", ce penseur allemand avait rejoint le parti nazi en 1933 avant d'en être écarté trois ans plus tard. Il propose une conception guerrière de la politique, réduite à un rapport ami ennemi, et théorise l’état d’exception, qui place le chef de l’exécutif au-dessus de tout Etat de droit.

Dans un autre registre, une partie de la sphère Maga s’inspire des thèses de Steve Sailer, eugéniste convaincu, promoteur d’un nouveau racisme scientifique. Le très influent conseiller à la sécurité intérieure de Trump, Stephen Miller, est l'un de ses disciples. Mais l’oracle le plus respecté de la galaxie trumpiste est certainement Curtis Yarvin. Informaticien et blogueur de la Silicon Valley, il appelle ni plus ni moins à un "coup d’Etat". "Ce faisant, il revendique clairement la référence aux années 1930 en affirmant qu’il faut créer un "parti dur" dont la vocation sera de remplacer l’Etat, s'inquiète le chercheur Arnaud Miranda, auteur de l'essai "Les Lumières sombres - Comprendre la pensée néoréactionnaire" (2026, Gallimard). Ce n’est pas du second degré, de la simple ironie ou de la provocation ; c’est le modèle fasciste et nazi." Le "tech bro" Yarvin ajoute même une sombre prophétie : "Cette fois, dit-il en substance, nous ferons mieux [que dans les années 1930], car nous avons la technologie."

© T. Katopodis / UPI / MaxPPP – Shutterstock – L’Express

Tucker Carlson, Candace Owens et Nick Fuentes.
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Nazisme : le retour des idées mortifères

Fondateur de l'idéologie du nazisme, Adolf Hitler a instauré la dictature du Troisième Reich en Allemagne, de 1933 à son suicide en 1945 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le régime politique nazi officialisait l'antisémitisme et le racisme avec l'idée d'une race supérieure élaborée dans son livre Mein Kampf. Un principe concrétisé dans les camps d'extermination comme celui d'Auschwitz qui ont tué des millions de prisonniers, visant particulièrement les juifs lors de la Shoah. Plus de 70 ans après, ces idées refont aujourd'hui surface dans le néonazisme.

© imageBROKER/Jürgen Lindenburger

Adolf Hitler, en 1945 à Berlin.
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Protégeons les soignants iraniens : l'appel de 60 médecins français

En Iran, la répression violente des manifestations pacifiques est entrée dans une nouvelle phase. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes. Les innombrables blessés ne peuvent bénéficier de soins parfois vitaux. Ils sont arrêtés dans les centres de soins.

Les soignants qui les ont pris en charge sont interpellés, dans les hôpitaux, leurs cabinets ou à leur domicile. Des médecins sont détenus, mis au secret. Certains encourent la peine de mort. Il en est de même pour leurs patients.

Ces pratiques constituant des violations de tous les droits humains sont contraires aux Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques que la République islamique d’Iran a ratifiés.

C’est pourquoi, nous, médecins, demandons :

- la libération immédiate de tous les médecins détenus et du personnel soignant, agissant dans le cadre de leur obligation éthique pour porter assistance aux blessés

- le respect du droit aux soins sans contrainte des personnes blessées

- la cessation des violences à l’encontre des citoyens iraniens

Nous nous adressons à toutes les autorités françaises, européennes et internationales pour agir en urgence en ce sens.

*Premiers signataires :

Dr Boris Cyrulnik, psychiatre

Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et la santé

Pr Alain Fischer, immunologiste, Collège de France

Dr Irène Frachon, pneumologue

Pr René Frydman, gynécologue obsétricien

Pr André Grimaldi, diabétologue

Dr Bernard Kouchner, gastro-entérologue, ancien ministre

Pr Karine Lacombe, infectiologue

Dr Jacky Mamou, pédiatre, ancien président de Médecins du monde

Pr Rémi Salomon pédiatre néphrologue, président de la Commission médicale de l’APHP

Pr Patrice Tran Ba Huy, orl, président honoraire de l’Académie nationale de médecine

*Signataires :

Pr Patrick Aeberhard, cardiologue

Pr Jean-Philippe Assal, diabétologue

Dr Françoise Bâcle, généraliste

Pr Sophie Béliard-Lasserre, endocrinologue

Pr Pierre-Yves Benhamou, endocrinologue

Dr Christian Bensimon, généraliste

Pr Marc Olivier Bitker, urologue

Pr Barham Boghadi, ophtalmologiste

Dr François Bourdillon, ancien directeur de la Santé publique

Pr Marie-Germaine Bousser, neurologue

Pr Gilles Brucker, professeur de santé publique

Pr Michel Canis, gynécologue

Pr Yves Catonné, orthopédiste

Dr Laurent Chneiweiss, psychiatre

Pr Olivier Chossidow, dermatologue

Dr François Cordonnier, généraliste

Dr Myriam Chantal Costa, pédiatre

Dr François Cordonne, généraliste

Dr Sophie Crozier Mortreux, neurologue

Pr Alexandre Demoule, réanimateur

Pr Christian Funck-Brentano, cardiologue

Dr Maria Gallai, généraliste

Dr Anne Gervais Haseknop, hépatologue

Dr Delphine Glachant, psychiatre

Pr Philippe Grimbert, néphrologue

Pr Maurice Guirgis, cardio-pédiatre

Pr Agnès Hartemann, endocrinologue

Pr Julien Haroche, interniste

Pr Serge Hercberg, nutritionniste

Pr Christine Katlama, infectiologue

Dr Anne Laforgue, généraliste

Dr Martine Lalande, généraliste

Dr Catherine Lemoine, généraliste

Dr Marc Maidenberg, chirurgien

Dr Olivier Milleron, cardiologue

Pr Luc Mouthon, interniste

Pr Thomas Papo, interniste

Dr Martine Pérez, gynécologue, journaliste médical

Pr Gilles Pialoux, infectiologue

Dr Benoit Raynal, généraliste

Pr Laurent Sedel, orthopédiste

Dr Catherine Spielvogel, anesthésiste

Pr Alfred Spira, épidémiologiste

Pr Johanne Silvain, cardiologue

Pr Paul Valensi, endocrinologue

Dr Philippe Valensi, dermatologue

Pr Jean-Paul Vernant, hématologiste

Pr Jacques Young, endocrinologue

Pr Zaire Amoura, interniste

> Pour rejoindre cet appel : https://c.org/9WRd8Bf6nQ

© REUTERS

Des militants grecs d'Amnesty International et des Iraniens résidant à Athènes brandissent des bougies et des pancartes devant le Parlement grec en soutien au peuple iranien, à Athènes, en Grèce, le 30 janvier 2026.
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