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À Ichikawa, Le Figaro est allé prendre des nouvelles de Punch, le macaque japonais harcelé qui a ému la planète

REPORTAGE - L’histoire de ce macaque japonais harcelé et énamouré d’une peluche orang-outan a provoqué une vague d’émotions sur les réseaux sociaux, jusqu’à faire la une des médias internationaux. Le Figaro Magazine lui a rendu visite.

© Vincent Jolly

Punch et sa peluche, le 21 février, au zoo d’Ichikawa, près de Tokyo.
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« La décision de la Cour suprême sur les droits de douane ne marque pas la fin des guerres commerciales de Donald Trump »

Pour l’économiste Sébastien Jean, le président des Etats-Unis nourrit pour les tarifs douaniers une obsession de quarante ans, qui ne va pas disparaître. Il va trouver dans le droit commercial américain d’autres moyens d’affirmer son protectionnisme, prévoit le professeur au CNAM dans un entretien au « Monde ».

© Alex Brandon/AP

Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 20 février 2026. Alex Brandon/AP
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EN DIRECT, droits de douane : « C’est bien d’avoir des pouvoirs et des contre-pouvoirs dans des démocraties », dit Emmanuel Macron, après la décision de la Cour suprême

Malgré la décision de la Cour suprême, le président américain, Donald Trump a annoncé vendredi soir une taxe douanière mondiale de 10 % qui entrera en vigueur le 24 février.

© Manon Cruz/REUTERS

Emmanuel Macron, à l’occasion de l’inauguration du Salon de l’agriculture, à Paris, le 21 février 2026.
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Au Venezuela, 379 prisonniers politiques bientôt amnistiés

La justice vénézuélienne a annoncé la libération imminente de 379 détenus politiques après la promulgation d’une loi d’amnistie promise par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, arrivée au pouvoir après l’éviction de Nicolas Maduro. Si le gouvernement y voit un geste d’ouverture, ONG et proches de prisonniers dénoncent une mesure partielle, aux exclusions nombreuses.

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Jeffrey Epstein possédait un compte bancaire chez BNP Paribas entre 2008 et 2018

En rachetant Fortis France, la grande banque française a hérité d’un compte ouvert au nom du pédocriminel. La banque, qui affirme n’avoir « aucun lien » avec l’affaire Epstein, n’a mis fin à cette relation bancaire que mi-2018, pour non respect des règles de conformité.

Un documentaire bancaire de 2014 à la BNP Paribas de Jeffrey Epstein
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En Ukraine, la dignité des soldats passe aussi par l'habit militaire

✇RFI
Par : RFI
Après quatre ans d’invasion à grande échelle, c’est toute la société ukrainienne qui s’est mise au rythme de la guerre. Avec près d’un million de soldats actifs, un marché est en forte croissance : celui des habits militaires. Si les forces armées ukrainiennes fournissent bien un uniforme, chaque soldat peut acheter des équipements ou des vêtements de meilleure qualité, s'il le souhaite.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : les dernières informations

Soixante-dix-sept drones ukrainiens ont été interceptés dans la nuit en Russie et en Crimée, annonce le ministère de la défense russe, qui ne signale jamais d’impact ni de défaillance de la défense aérienne.

© Forces armées ukrainiennes via REUTERS

Un militaire ukrainien de la section de drones de combats, dans la ville de Kostiantynivka, dans l’oblast de Donetsk (Ukraine), le 17 février 2026.
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"On connaît la détermination de Poutine, moins celle de Trump" : leurs stratégies d'intimidation décryptées

Cet hiver, l'Essec Business School a lancé un Observatoire des stratégies d’influence, d’ingérence et d’intimidation au sein de son centre géopolitique, défense & leadership, codirigé par Aurélien Colson, l'Amiral Finaz (ancien directeur de l'Ecole de Guerre) et Frédéric Charillon, ex-patron de l'Irsem au ministère des Armées et auteur de Géopolitique de l'intimidation (Odile Jacob, 2025). Ces deux derniers expliquent à L'Express les motivations de ce projet et analysent les stratégies des dirigeants actuels pour conquérir les esprits.

L'Express : Quelle distinction établissez-vous entre l'influence, l'ingérence et l'intimidation ?

Frédéric Charillon : Ce sont trois fonctions différentes. L’influence, d’abord, consiste à convaincre sans contraindre. On cherche à modifier le comportement d’un acteur - un dirigeant, une opinion publique, un décideur économique… - en lui faisant comprendre qu’il a intérêt à aller dans notre sens. Cela peut passer par des arguments rationnels, par le prestige culturel, mais aussi par des avantages concrets : accès à des réseaux, financements, opportunités.

Loïc Finaz : Nous avons, en Europe occidentale, une vision très idéalisée de l’influence. Nous pensons que si notre raisonnement est bon, il convaincra. Le dialogue suffira. C’est la tentation du raisonnable, mais c'est une erreur que nous reproduisons systématiquement. Or le monde ne fonctionne pas sur la base du raisonnable. D’autres acteurs utilisent l’argent, les dépendances économiques, ou jouent sur l’émotion, voire la violence. Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, l’influence reste au cœur des relations, des échanges, des dépendances… Et elle constitue aujourd’hui une donnée permanente du conflit, avant, pendant, après.

Les temps sauvages dans lesquels nous sommes entrés ne minimisent-ils pas le rôle de l’influence ?

F.C. : Non. Nous vivons au contraire l’âge d’or de l’influence. Contrairement à ce que l'on aurait pu espérer, elle ne remplace pas la confrontation : elle la prépare et l’accompagne. On le constate par exemple en observant la bataille des récits autour de la guerre en Ukraine. La bataille d'influences livrée par la Russie, notamment à travers ses médias (comme Russia Today), mais également à travers ses liens avec différents partis politiques en Europe occidentale, a servi à consolider un socle de relais du discours russe qui permet aujourd'hui d'entendre abondamment les éléments de langage du Kremlin : "la Russie ne peut pas perdre la guerre, l'Occident et l'Ukraine sont responsables de ce conflit, le financement de la défense ukrainienne est un préjudice pour le contribuable européen", etc.

Quand passe-t-on de l’influence à l’intimidation ?

L.F. : Quand convaincre ne suffit plus. Mais surtout lorsqu'on est mal intentionné… L’intimidation, c’est : "faites ce que je veux, sinon…" Mais elle ne prend pas qu’une seule forme, elle peut être de plusieurs types.

Lesquels ?

F.C. : Quand on parle d'intimidation, la première idée qui vient à l'esprit spontanément est celle de l'intimidation du fort. Le plus puissant rappelle sa supériorité. "Je suis plus fort que vous, donc faites ce que je vous dis, sinon…". C’est par exemple l’Amérique néoconservatrice de George W. Bush au moment de la guerre d’Irak (2003) : "Nous savons que vous n’êtes pas d’accord avec cette guerre, mais vous allez tout de même voter avec nous à l’ONU, sinon… " C'est l'époque où la patronne du National security council aux États-Unis, Condoleezza Rice, menaçait de "punir la France" pour son opposition à la guerre américaine en Irak.

N’oublions pas néanmoins l’intimidation du faible : "Je suis faible, mais si je m’effondre, vous en subirez aussi les conséquences". C’est la Grèce pendant la crise de la zone euro, qui admet ses erreurs passées, mais souligne que l’abandon du pays (ou son renvoi de la zone euro) déstabiliserait toute l’Union. On peut penser également au Liban, pays dont la classe politique assume son esprit de chapelle au détriment de l'intérêt national, mais nous dit : "Si le pays s'effondre, cela bouleversera davantage encore les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient".

Autre variante : le chantage au pouvoir de blocage, illustré par Viktor Orban au sein de l’UE, où l’unanimité donne un levier énorme à un petit État : "Je sais que je suis moins important que d'autres pays de l'Union européenne, mais il se trouve que vous avez besoin de ma voix. Que me proposez-vous pour l'obtenir ?".

Enfin, il y a l’intimidation du fou : "Faites attention, vous ne savez pas jusqu’où je peux aller". Donald Trump est le seul à avoir ouvertement assumé cette posture. Lorsqu'un journaliste lui a demandé peu après son retour à la Maison-Blanche en 2025 "que feriez-vous si la Chine attaquait Taïwan", le président américain a répondu : "Ils ne le feront pas, parce qu'ils savent que je suis complètement dingue".

D’une certaine manière, Vladimir Poutine joue aussi sur cette image d’imprévisibilité et de brutalité assumée. Il fait régulièrement mention à l'arsenal nucléaire de la Russie, et rappelle qu'il est capable des pires exactions, comme il l'a d'ailleurs prouvé en Tchétchénie ou en Syrie. L’efficacité repose en effet aussi sur la crédibilité : si vous menacez sans jamais agir, cela finit par s’émousser. Dans le cas de Poutine, on connaît sa détermination. Il y a encore des doutes sur celle de Trump.

L’intimidation repose-t-elle toujours sur la force militaire ?

L.F. : Non, pas uniquement, mais souvent sur la capacité de nuisance, quelle qu'elle soit. Cela peut être militaire, terroriste, économique, cyber. Avec malheureusement la violence, directe ou indirecte, qui reste au cœur du mécanisme.

Venons-en à l’ingérence.

F.C. : L’ingérence, c’est intervenir directement dans les affaires intérieures d’un autre État, ce que le principe de souveraineté est censé proscrire. Elle peut être politique, judiciaire, économique ou informationnelle.

Comment a-t-elle évolué ces dernières années ?

L.F. : L’ampleur et la facilité de l’ingérence électorale sont peut-être l'exemple le plus frappant de cette évolution. Grâce aux réseaux sociaux, des puissances étrangères peuvent toucher directement les électeurs d’un autre pays, amplifier des colères, soutenir des partis, affaiblir la confiance dans les institutions. Notre siècle n'invente rien, mais c’est nouveau à cette échelle.

Qui sont les principaux acteurs de l’ingérence ?

Frédéric Charillon : La Russie est très active. Des réseaux idéologiques proches du trumpisme aux États-Unis aussi. D’autres puissances agissent de manière plus ciblée : sur des diasporas (comme la Chine), des réseaux religieux (Qatar et autres pays du Golfe concurrents, Turquie…) ou économiques (c’est encore le cas de Pékin, mais aussi de l'Azerbaïdjan et de bien d'autres).

La révolution technologique ne facilite-t-elle pas l’ingérence ?

F.C. : Elle est bien sûr un multiplicateur de puissance. Désinformation virale, manipulation algorithmique, cyberattaques contre des infrastructures critiques : la frontière entre ingérence, intimidation et sabotage devient floue. Une attaque informatique peut provoquer un chaos bien réel, avec des conséquences politiques majeures. On sait également qu'un deepfake qui se répand peut engendrer localement des dégâts immenses et immédiats. S'il est fait avec subtilité, le temps de prouver qu'il s'agit d'un faux, on pourra déplorer de nombreux morts, du fait des émeutes engendrées ou des vengeances suscitées. Même des acteurs avisés peuvent s'y laisser prendre : on se souvient de ce chef d'État africain qui a récemment appelé Emmanuel Macron parce qu'il avait vu passer la fausse nouvelle d'un coup d'Etat en France.

Comment les démocraties peuvent-elles répondre à ces ingérences sans renier leurs principes ?

L.F. : Précisément en les assumant, ces principes, mais sans naïveté. Ils sont notre faiblesse lorsque nous refusons de voir le monde tel qu'il est, ou que nous nous leurrons aux lubies de l'époque bien souvent relayées par nos extrêmes. Mais ils sont aussi notre force lorsque nous laissons sa place au bon sens. L’État de droit reste notre meilleure arme. En l'utilisant, il faut ainsi documenter les ingérences, protéger nos infrastructures, former les décideurs économiques et politiques, développer, enfin, une culture du risque qui seule nous permettra d'être libres. Il n'y a pas de liberté, y compris face à l'ingérence, sans acceptation du risque.

F.C. : Et accepter d’utiliser tous les outils légaux dont nous disposons : contrôles économiques, sanctions, ripostes informationnelles fondées sur des faits. Nous n’avons pas besoin de produire de fausses informations : la vérité, bien mise en lumière, est déjà très dérangeante pour les régimes autoritaires. Si nous parvenons à créer des médias internationaux suffisamment suivis par la jeunesse ou par d'autres segments d'opinion, pour diffuser des informations vraies mais gênantes pour les régimes autoritaires, alors nous pourrons à nouveau renverser la tendance et placer ces derniers dans une position extrêmement délicate, grâce à la liberté d'expression et à la circulation de l'information.

L’Europe est-elle armée pour cela ?

L.F. : Elle est à la fois la plus exposée et la mieux placée pour défendre un ordre fondé sur des règles. Mais elle souffre de dépendances technologiques, de lenteurs décisionnelles et de divisions politiques. Le problème n’est pas l’absence d’outils : c’est le manque de volonté de les utiliser. Pour ne pas dire : l'absence de courage.

C’est la vocation de votre Observatoire ?

F.C. : Notre observatoire a été conçu comme un lieu où chercheurs, praticiens, décideurs et étudiants analysent ces stratégies, identifient les vulnérabilités et proposent des réponses concrètes. Comprendre est la première étape pour se défendre. Nous entrons dans une ère où la conflictualité passe autant par les esprits, les réseaux et les dépendances que par les armes. Le défi pour les démocraties est clair : savoir se défendre sans cesser d’être des démocraties. Les jeunes, et notamment dans notre cas les étudiants, ont beaucoup à nous apprendre : ils nous disent à quoi ils sont sensibles, quels sont selon eux les vecteurs d'influence les plus dangereux, ils nous signalent également des pratiques ou des canaux de l'influence que nous ne connaissions pas. Cet observatoire est également pour nous une façon de discuter avec les entreprises privées, qui elles aussi sont soumises à des guerres d'influence.

L.F. : En espérant que cet Observatoire sera aussi, à sa manière, un catalyseur à bon sens et courage…

© REUTERS

Vladimir Poutine et Donald Trump lors de leur rencontre en Alaska, le 15 août 2025.
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À cause de son implication dans l'affaire Epstein, l'ex-prince Andrew pourra-t-il être écarté de la succession au trône britannique?

La police perquisitionnait pour la deuxième journée consécutive vendredi 20 février l'ancien domicile d'Andrew Mountbatten-Windsor, dont l'arrestation la veille dans le cadre de l'affaire Epstein a plongé la famille royale britannique dans une crise sans précédent. Les perquisitions devraient durer jusqu'à ce lundi 23 février, selon la BBC et Sky News. L'ancien prince pourrait même se voir écarté de l'ordre de succession au trône britannique. C'est ce qu'envisage le gouvernement de Keir Starmer.

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EN IMAGES Comment les Etats-Unis se préparent à une guerre contre l’Iran : avions de combats, navires, et système de missiles

En parallèle des négociations entre les deux puissances sur le nucléaire iranien, Donald Trump amasse ses forces dans les bases américaines et les mers de la région. A partir d’images satellites et d’autres sources ouvertes, « Le Monde » documente ce déploiement d’une rare ampleur.

© « Le Monde » d’après Airbus DS 2026, Sentinel-2 via Copernicus

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Droits de douane : désavoué et “humilié” par la Cour suprême, Trump contre-attaque

La Cour suprême des États-Unis a infligé vendredi un revers cuisant à Donald Trump en jugeant illégaux la plupart des droits de douane qu’il avait imposés à ses partenaires commerciaux. Après s’être déchaîné contre les juges, le président américain a contre-attaqué en décrétant une nouvelle taxation de 10 % sur toutes les importations.

© Photo ANNA ROSE LAYDEN/NYT

Le président Donald Trump répond aux questions des journalistes à la Maison-Blanche, le 20 février 2026, après que la Cour suprême a jugé illégaux les droits de douane imposés par le président américain.
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EN DIRECT, droits de douane : « C’est bien d’avoir des pouvoirs et des contre-pouvoirs dans des démocraties », salue Emmanuel Macron, après la décision de la Cour suprême

Malgré la décision de la Cour suprême, le président américain, Donald Trump a annoncé vendredi soir une taxe douanière mondiale de 10 % qui entrera en vigueur le 24 février.

© Manon Cruz/REUTERS

Emmanuel Macron, à l’occasion de l’inauguration du Salon de l’agriculture, à Paris, le 21 février 2026.
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Après l'annulation des droits de douane par la Cour suprême, Donald Trump réplique et veut appliquer une taxe mondiale de 10%

La Cour suprême a annulé les droits de douane réciproques imposés par Donald Trump, ce vendredi 20 février. Cette décision était très attendue. La plus haute juridiction des États-Unis a estimé que le président américain n'avait pas le droit d'invoquer une loi de 1977, l'IEEPA (International Emergency Economic Powers Act), pour imposer des droits de douane sans l'approbation du Congrès. Les juges ont tranché à 6 voix contre 3. En réaction à cette annulation, le président américain a dit qu'il allait imposer "immédiatement" un nouveau droit de douane "mondial" de 10%.

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