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Le général Oleksandr Syrsky, commandant de l’armée ukrainienne : en 2025, « les pertes de l’armée russe ont dépassé son niveau de recrutement »

Le commandant en chef des forces ukrainiennes estime, dans un entretien au « Monde », que, malgré une situation « très difficile » sur le champ de bataille, son armée continue de résister à l’« armée la plus puissante d’Europe » et à « déjouer » les plans militaires russes.

© VIRGINIE NGUYEN HOANG/HL/HUMA POUR «LE MONDE»

Le général Oleksandr Syrsky, commandant en chef de l’armée ukrainienne, dans un lieu non divulgué, en Ukraine, le 7 février 2026.
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La tribune de neuf députés ukrainiens : « L’aide apportée à l’Ukraine est un investissement dans la défense de tout notre continent »

Le pays n’est pas la finalité des plans stratégiques russes, mais un moyen de leur mise en œuvre, avertissent des élus ukrainiens, dans une tribune au « Monde ». A cet égard, renforcer le consensus européen autour de l’aide à apporter à l’Ukraine est indispensable pour bâtir une paix juste et durable.

© « Le Monde »

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EN DIRECT, droits de douane : les dernières informations et réactions après la censure de la Cour suprême américaine

Malgré la décision de la Cour suprême, le président américain, Donald Trump, a annoncé vendredi soir une taxe douanière mondiale de 10 % qui entrera en vigueur le 24 février.

© Manon Cruz/REUTERS

Emmanuel Macron, à l’occasion de l’inauguration du Salon de l’agriculture, à Paris, le 21 février 2026.
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Droits de douane annulés par la Cour suprême : de quels recours dispose Donald Trump ?

C'est le plus grand revers judiciaire essuyé par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Vendredi 20 février, la Cour suprême américaine, la plus haute instance juridique des Etats-Unis, a jugé illégale une partie des tarifs douaniers imposés par l'administration Trump au cours de l'année 2025. Six des neuf juges qui composent l'instance, pourtant à majorité républicaine, ont ainsi choisi d'invalider le principal outil de la politique économique de Donald Trump. Toutefois, ce dernier pourrait avoir recours à d'autres dispositifs légaux pour contourner cette opposition : de quels outils dispose-t-il pour continuer à imposer ses tarifs au reste du monde ?

Jusqu'à 170 milliards de dollars de préjudices

Alors que Donald Trump dînait avec des gouverneurs au moment où est tombée l'annonce, il aurait déclaré à son entourage "bouillonner de l'intérieur", qualifiant la décision de "scandaleuse", comme le relate le Wall Street Journal. Ces derniers mois, il avait déjà tenté de mettre la pression sur les juges, en déclarant que la décision de la Cour suprême dans cette affaire serait une question de "vie ou de mort" pour l'économie américaine, arguant qu'une décision annulant les droits de douane déclencherait un désastre économique.

Et pour cause, la décision "qui concerne la majorité des tarifs imposés par Trump les annule. (...) Elle ouvre également la voie à des batailles juridiques concernant le remboursement des droits de douane déjà acquittés par les importateurs américains", détaille l'agence Bloomberg. Au total, jusqu'à 170 milliards de dollars seraient en jeu, soit plus de la moitié des recettes fiscales générées par Donald Trump avec sa politique de guerre tarifaire. De quoi aggraver un peu plus les inquiétudes concernant l'état des finances publiques américaines.

Pour rappel, au cours de l'année précédente, l'administration Trump a imposé des droits de douane allant de 10 à 40 % sur les marchandises provenant de pays n'ayant pas conclu d'accords commerciaux avec les Etats-Unis, ainsi que des taxes supplémentaires sur certaines importations en provenance du Mexique, de Chine et du Canada, sous prétexte de lutter contre la crise du fentanyl aux États-Unis.

Désaveu de la Cour suprême

Pour ce faire, Donald Trump avait invoqué l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), une loi fédérale de 1977 qui autorise le président à réguler le commerce international en cas d'urgence nationale. "Trump a invoqué le déficit commercial américain avec d'autres pays et le trafic de drogue à la frontière comme des urgences nationales", or "la loi de 1977 n'avait jamais été utilisée à cette fin et ne mentionne pas les droits de douane", explique Bloomberg.

Par ailleurs, l'arrêt de la Cour suprême estime que Donald Trump a outrepassé ses prérogatives, en imposant ces tarifs sans l'aval du Congrès, "un désaveu envers son style de gouvernance, caractérisé par le recours fréquent au pouvoir exécutif", analyse le WSJ. Le républicain n'a cependant pas dit son dernier mot et pourrait tenter d'appliquer d'autres dispositifs législatifs pour contourner cette décision.

"Sécurité nationale"

Plusieurs articles de la législation américaine permettent en effet d'imposer des droits de douane en réponse à des mesures commerciales d'autres pays jugées discriminatoires pour les entreprises américaines. L'article 232 de la loi de 1962 en matière de sécurité nationale permet notamment à l'exécutif d'intervenir sans passer par le Congrès. C'est une option moins efficace pour Donald Trump, puisque son activation doit résulter d'une enquête préliminaire justifiant l'imposition d'une telle mesure. Le président l'a néanmoins déjà utilisée : c'est cette loi qui est à l’origine des droits de douane appliqués à l’industrie automobile, l’acier et l’aluminium, qui ont quant à eux été jugés légaux par la Cour suprême vendredi.

"L'administration pourrait également lancer des enquêtes sur les politiques commerciales et économiques des pays en vertu de l'article 301 de cette même loi, ou utiliser l'article 201 pour déterminer si les fabricants américains subissent un préjudice", explique Bloomberg. La loi 1974 sur le commerce permet également d'instaurer des taxes à l'importation jusqu'à 15 %, mais seulement en cas "de crise grave et importante" de la balance des paiements américaine, ou pour empêcher une dépréciation imminente et significative du dollar.

Bloomberg cite également une loi de 1930 (l'article 338 de la loi Hawley-Smoot sur les tarifs douaniers), introduite par le président Herbert Hoover après le krach de 1929. Cette dernière permet au président d'imposer des droits de douane sur les importations des pays utilisant des mesures déraisonnables. Néanmoins, cette mesure est très critiquée car, à l'époque déjà, les experts estimaient qu'elle accélérerait la guerre commerciale et amplifierait la dépression mondiale.

Vendredi, la publication de données économiques a montré un net ralentissement de la croissance économique des Etats-Unis à la fin de l'année 2025, conséquence notamment d'un ralentissement de la consommation, plombée par l'augmentation des prix des produits importés.

© REUTERS

Si certains pays feront le déplacement parce qu'ils adhèrent au projet, d'autres espèrent plutôt s'épargner les foudres de la Maison-Blanche par leur présence.
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«Une histoire que l’Italie a vécue» : la mort de Quentin Deranque à Lyon, un écho au «meurtre de la rue Acca Larentia» à Rome ?

ANALYSE - On ne peut comprendre la réaction de Giorgia Meloni au meurtre de Quentin Deranque sans revenir à cet événement fondateur de janvier 1978, où l’extrême droite italienne a trouvé son martyr.

© Livieri Vincenzo/La Presse/ABACA

Défilé commémoratif de l’assassinat d’Acca Larenzia, à Rome, en Italie, le 7 janvier 2018.
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Guerre en Ukraine : le terrible parallèle de Verdun

Il y a cent dix ans commençait la bataille de Verdun, la plus longue et l’une des plus meurtrières de la Première Guerre mondiale. À l’occasion de cet anniversaire, des historiens ukrainiens s’interrogent sur les ressemblances et les différences avec le conflit sanglant qui ravage actuellement leur propre pays.

© PHOTO HENRY NICHOLLS/AFP

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 20 février 2026, à Kiev.
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"La société et la criminalité ont changé": suivi scolaire, cours de récréation... La Suède dévoile la façon dont elle va incarcérer (contre l'avis de l'administration pénitentiaire) les adolescents dès 13 ans

Huit établissements pénitentiaires existants ont été chargés d'aménager des quartiers pour recevoir ces jeunes - condamnés pour meurtres, explosions aggravées... -, trois devant être prêts d'ici le 1er juillet, quand la réforme prendra effet.

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En Pologne, l’indépendance de la justice au cœur d’un affrontement entre le gouvernement libéral de Donald Tusk et le président de la République, l’ultraconservateur Karol Nawrocki

M. Nawrocki a mis son veto à une loi prévoyant que les juges puissent à nouveau élire leurs pairs au Conseil national de la magistrature en Pologne. Le gouvernement entend mettre en place une procédure alternative pour contourner le veto présidentiel.

© Kuba Stezycki/REUTERS

Karol Nawrocki, président de la Pologne, à Vilnius, le 25 janvier2026.
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EN DIRECT, guerre en Ukraine : les dernières informations

Soixante-dix-sept drones ukrainiens ont été interceptés dans la nuit en Russie et en Crimée, annonce le ministère de la défense russe, qui ne signale jamais d’impact ni de défaillance de la défense aérienne.

© Forces armées ukrainiennes via REUTERS

Un militaire ukrainien de la section de drones de combats, dans la ville de Kostiantynivka, dans l’oblast de Donetsk (Ukraine), le 17 février 2026.
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Guerre Israël-Hamas

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l'attaque sanglante sans précédent du mouvement terroriste palestinien le 7 octobre 2023 sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza. D’après les autorités israéliennes, plus de 1.400 personnes, en majorité des civils, sont mortes - fauchées par balles, brûlées vives ou mortes de mutilations. Selon leur dernier bilan, au moins 239 otages ont par ailleurs été enlevés par les terroristes et seraient retenus dans la bande de Gaza. En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, et assiège ce territoire palestinien exigu où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a affirmé le 29 octobre 2023 que la guerre contre le Hamas était "entrée dans une nouvelle phase". Tsahal conduit désormais également des opérations terrestres dans la bande de Gaza. Au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne, les terroristes du Hamas affirment que plus de 8.000 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements israéliens. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est alarmé le 29 octobre 2023 d'une situation "de plus en plus désespérée" dans la bande de Gaza, déplorant qu'Israël y ait "intensifié ses opérations militaires". Il a réclamé un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et "l'acheminement d'une aide humanitaire soutenue à une échelle qui réponde aux besoins de la population" du territoire palestinien.

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En Irak, les groupes armés chiites prêts à prendre les armes aux côtés de l'Iran

RÉCIT - À l’appel de groupes armés chiites, des milliers d’Irakiens se sont portés volontaires pour prendre les armes aux côtés de l’Iran en cas d’attaque des États-Unis.

© Pauline Gauer pour Le Figaro

Dans la mosquée al-Bait, le Cheikh Mohammed el-Sadiqi (à gauche), responsable du bureau d'al-Nujaba et organisateur du conseil tribal, fait signer le formulaire du soutien tribal à la résistance à d'autres cheikh présents. Bagdad, Irak, le 14 février 2026.
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