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EN DIRECT, droits de douane : après les annonces de Donald Trump, les dernières informations et réactions

La France appelle à une « réponse unie » de l’Union européenne après la décision du président américain d’augmenter ses tarifs douaniers mondiaux de 10 % à 15 %, dans la foulée de la censure imposée par la Cour suprême américaine.

© Damian Dovarganes / AP

Des conteneurs, dans le port de Los Angeles (Californie, Etats-Unis), le 20 février 2026.
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Emmanuel Macron écrit une lettre à Donald Trump pour demander la levée des sanctions contre Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou

Les sanctions imposées à l’ancien commissaire européen et au juge de la CPI portent atteinte à l’autonomie réglementaire européenne et au principe d’indépendance de la justice, y écrit notamment le président français.

© MANON CRUZ/AFP

Emmanuel Macron au Salon international de l’agriculture, à Paris, le 21 février 2026.
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«Les touristes sont là, on espère que la saison va prendre» : à Crans-Montana deux mois après l’incendie, la station reprend doucement vie

REPORTAGE - La station huppée du Valais avait été désertée en janvier après l’incendie du Constellation. Près de deux mois plus tard, les touristes répondent présents en cette première semaine de vacances d’hiver. Une bonne nouvelle pour les locaux, toujours hantés par le drame.

© Clara Hidalgo / Le Figaro

Des skieurs se recueillent devant Le Constellation, enseveli sous une épaisse couche de neige.
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« Sa cruauté est inconcevable » : aux Pays-Bas, un Erythréen condamné à vingt ans de prison pour trafic de migrants

Près de dix ans après le début d’une vaste investigation, un tribunal néerlandais a condamné un Erythréen pour avoir organisé la capture et la torture de migrants en route vers l’Europe, afin d’extorquer de l’argent à leurs proches.

© NICOLE VAN DEN HOUT / AFP

Ce dessin, réalisé le 3 novembre 2025 et publié le 19 février 2026, montre l’Erythréen Walid, lors d’une audience pour traite d’êtres humains au tribunal de la ville de Zwolle (Pays-Bas).
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Aissa Rahmoune, avocat : « Sept ans après le mouvement du Hirak, le régime algérien n’en finit pas de s’enfoncer dans la noirceur de la dictature »

Depuis 2019, le pouvoir algérien « a méthodiquement construit un arsenal juridique destiné à criminaliser la contestation et à donner à l’arbitraire les apparences de la légalité », dénonce, dans une tribune au « Monde », le secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits humains.

© « Le Monde »

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Pression extérieure américaine, tensions internes: l'Iran au cœur d'une crise inédite

Le président américain, qui oscille entre promesses d'une issue négociée et menaces militaires, avait peu auparavant confirmé l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain dans la région. Deux semaines après le déploiement du porte-avions Lincoln au Moyen-Orient, le département américain de la Défense annonce l'envoi d'un deuxième porte-avions dans la région du Golfe. Donald Trump s'est exprimé et a justifié l'envoi de ce deuxième porte-avion et menace, au passage, une nouvelle fois l'Iran.

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Guerre en Ukraine : ces pertes colossales de l'armée russe qui interrogent

Bientôt quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, le pouvoir russe n’en finit plus de serrer la vis. Le 18 février, la Douma d’Etat, la chambre basse du Parlement russe, a adopté en première lecture un projet de loi visant à renforcer les mesures préventives contre la "distorsion de la vérité historique" et "le manquement au devoir de défendre la patrie". L’objectif, selon le vice-président du comité sur la sécurité Anatoly Vyborny : "sensibiliser l'opinion publique afin que toute tentative de se soustraire à la défense de la patrie soit perçue comme socialement inacceptable", retrace le média d’Etat RIA Novosti. Et de facto, faciliter toujours plus le musellement de toute voix discordante quant au bien-fondé de la guerre. Il faut dire que sur le front, la tendance de ce début d’année n’est pas réjouissante pour Moscou.

Au cours des deux derniers mois, les pertes militaires russes (morts, blessés, disparus) auraient dépassé le nombre de nouvelles recrues, selon des déclarations du ministre britannique de la Défense John Healey à l'agence Bloomberg le 15 février, confirmant de précédentes informations ukrainiennes en ce sens. Rien qu’en décembre, celles-ci auraient atteint les 35 000 hommes, et 30 000 en janvier. Une stratégie d’usure de l’ennemi dont l’Ukraine a fait l’un de ses objectifs prioritaires. Au moment de sa prise de fonction en janvier, le nouveau ministre de la Défense, Mykhailo Fedorov, avait ainsi annoncé vouloir porter les pertes russes à 50 000 par mois d’ici à l’été prochain.

17 fois plus de morts qu’en Afghanistan

Après quatre ans de guerre, les forces russes ont d’ores et déjà payé un très lourd tribut. Dans une étude publiée fin janvier, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank de référence à Washington, a estimé les pertes russes totales à plus de 1,2 million depuis le début de l’invasion. Cela comprendrait entre 275 000 et 325 000 morts sur le champ de bataille, soit 17 fois plus que les 15 000 soldats soviétiques tués lors de la décennie de guerre en Afghanistan (1979-1989) qui avait précipité la chute de l’URSS. "C’est absolument inédit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, abonde le général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7e brigade blindée. Sur le plan militaire, les offensives de Poutine sont un échec cuisant."

Et tout ça pour quoi ? Quatre années après le lancement de son "opération militaire spéciale", la Russie n’a mis la main que sur environ 12 % du territoire ukrainien - auxquels s’ajoutent les 8 % pris en 2014 lors de l'annexion de la Crimée et la conquête d’une partie du Donbass. Sur la seule année 2025, l’armée russe n’a mis la main que sur 4 800 kilomètres carrés de territoire ukrainien, soit un peu moins que le département de l’Ariège, au prix de 415 000 pertes. Les parallèles historiques ne jouent guère en faveur du Kremlin. Le 13 janvier dernier, le conflit en Ukraine a officiellement dépassé la durée de 1 418 jours de la "Grande Guerre patriotique", le chapitre soviétique de la Seconde Guerre mondiale, qui avait commencé le 22 juin 1941 au lancement de l’opération Barbarossa et pris fin avec la capitulation allemande, signée à Berlin, le 9 juin 1945 (heure de Moscou).

"Les Russes ne sont pas en train de gagner, comme certains le pensent, a résumé le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, mi-février, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité. Ce que nous voyons en Ukraine, c'est essentiellement la vitesse laborieuse d'un escargot de jardin." Difficile de lui donner tort. Avec une progression moyenne de 70 mètres par jour durant l’offensive de Pokrovsk entre 2024 et 2026, les troupes russes ont avancé plus lentement que les forces alliées lors de la bataille de la Somme de 1916, pendant la Première Guerre mondiale (80 mètres/jour), relève le CSIS. Sur les fronts de Tchassiv Iar et de Koupiansk, les offensives russes ont même été encore moins performantes : respectivement 15 et 23 mètres par jour.

Pendant ce temps, le nombre de victimes continue de croître. Au regard de l’avancée russe sur le front ces derniers mois, l’Institute for the Study of War (ISW), estime dans une récente note que chaque kilomètre carré pris en décembre a coûté 76 pertes à la Russie en décembre, et 87 en janvier. Et les dégâts sur l’armée russe ne sont pas que quantitatifs. "La qualité de l'encadrement, qui n’était déjà pas très bonne avant le début du conflit, s'est encore dégradée, glisse une source militaire. Beaucoup d’officiers et de sous-officiers expérimentés sont morts et ne peuvent pas être remplacés à brève échéance, car la formation nécessite du temps." De quoi sérieusement nuancer le narratif du Kremlin autour d’une victoire inévitable. "Le grand objectif de guerre de Poutine reste de soumettre l’Ukraine, mais la réalité est que la Russie n’a ni les capacités matérielles, ni humaines, de faire plus, ou mieux, que ce qu’elle fait à l’heure actuelle", note Mathieu Boulègue, chercheur associé à la Chatham House, un think tank londonien.

Combattants étrangers

Le risque de mourir au combat n’est toutefois pas le même pour tous. Selon une analyse menée par le journal indépendant russe The Bell à partir des données de 170 000 victimes identifiées de la guerre, les habitants de régions pauvres et reculées comme la Bouriatie ou la Tchoukotka ont 25 fois plus de risques de périr sur le front que ceux de métropoles urbaines comme Moscou ou Saint-Pétersbourg. En cause : la proportion plus élevée de combattants issus de ces régions défavorisées dans les rangs, attirés par les soldes mirobolantes promises lors de l'engagement.

Pour tenter de combler les trous, Moscou s’est en parallèle tourné vers le recrutement de combattants étrangers. Dans Bloomberg, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a évoqué la présence de soldats indiens, pakistanais, népalais ou même cubains, en plus des 17 000 Nord-Coréens envoyés se battre. Quelques mois plus tôt, en novembre, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, avait aussi indiqué qu’au moins 1436 ressortissants de 36 pays d’Afrique se battaient aux côtés des Russes. De quoi compenser les pertes ? "Absolument pas, tranche Mathieu Boulègue, de la Chatham House. Ce sont de petits incréments qui peuvent servir de renfort par endroits, mais les effectifs sont loin d’être suffisants pour réellement changer la donne."

En attendant, certains pays ont commencé à s’émouvoir de cette utilisation de leurs ressortissants comme de la "chair à canon". La jugeant "inacceptable", Nairobi a annoncé le 10 février une visite de son ministre des Affaires étrangères à Moscou le mois prochain pour discuter de la question. Une enquête des services de renseignements présentée une semaine plus tard devant le Parlement kényan a estimé le nombre de personnes recrutées dans le pays à "plus de 1 000"…

© REUTERS

Des militaires russes tirent une salve d'honneur lors des funérailles de Vladimir Pozdnyakov, sergent-chef des forces armées russes tué au cours du conflit russo-ukrainien, dans le village d'Orzhitsy, région de Leningrad, en Russie, le 18 février 2026
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La Cour suprême, premier frein inattendu aux pouvoirs présidentiels de Trump ?

DÉCRYPTAGE - En majorité conservateurs, et pour un tiers, nommés par Trump, les juges de la Cour suprême ont rappelé à la Maison-Blanche leur indépendance en s’opposant à la politique douanière du président américain.

© Kevin Lamarque / REUTERS

Donald Trump tient une conférence de presse vendredi après la décision de la Cour suprême.
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Donald Trump annonce qu’un navire-hôpital américain va se rendre au Groenland « pour prendre soin des nombreuses personnes qui sont malades et qui ne sont pas soignées »

Quelques heures avant l’annonce de l’envoi du bateau, l’armée danoise avait procédé à l’évacuation d’un membre de l’équipage d’un sous-marin américain au large de Nuuk, la capitale groenlandaise.

© OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR « LE MONDE »

Vue aérienne de Nuuk, la capitale du Groenland, le 22 janvier 2026. La veille, dans son discours à Davos, Donald Trump a déclaré : « Tout ce que je demande, c’est un bout de glace. »
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