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Iran : les étudiants ont le "droit" de manifester, sans franchir les "lignes rouges"

Alors que le mouvement de contestation a repris depuis plusieurs jours dans certaines universités en Iran, le porte-parole du gouvernement a, mardi, mis en garde les étudiants sur les "lignes rouges" à ne pas franchir. Des images montrant le drapeau de la République islamique en feu ont notamment été diffusées par les médias locaux.

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Trump et l’Iran : les menaces et les interrogations

Alors que les forces militaires américaines se massent en nombre au Proche-Orient et dans les mers alentour, les menaces du président des Etats-Unis de déclencher contre Téhéran une guerre aux objectifs indéfinis, sans vote du Congrès ni accord des Nations unies, soulèvent de graves questions.

© Alex Brandon/AP

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, à Washington, le 20 février 2026.
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« La Chine voit dans ses plans une des clés du développement du pays »

Dans un monde de plus en plus imprévisible, la Chine de Xi Jinping reste très attachée à sa planification quinquennale pour régir son économie, observe Harold Thibault, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

© Xiao Yi / AP

Le président chinois, Xi Jinping, présente ses vœux à la population pour la Fête du printemps, à Pékin, le 10 février 2026.
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« Qui aurait pu imaginer que l’agence fédérale chargée de l’égalité au travail accuserait un jour Coca-Cola de ségrégation antihommes ? »

Un sous-traitant de l’entreprise de soda américaine fait face à des poursuites judiciaires après avoir organisé, en 2024, un événement de réseautage ouvert à 250 femmes. La commission chargée de l’égalité des chances au travail rétablit la loi du plus fort, déplore Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

© Bloomberg / Bloomberg via Getty Images

Le sceau de l’Equal Employment Opportunity Commission, à son siège à Washington, le 18 février 2020.
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Sacrée aux JO 2026, l’équipe féminine des Etats-Unis de hockey sur glace décline une invitation de la Maison Blanche

Les joueuses avaient été conviées à assister au discours sur l’état de l’Union du président Trump, mardi, comme leurs homologues masculins, également titrés en Italie. La raison invoquée par la fédération nationale est une incompatibilité de calendrier.

© JULIEN DE ROSA / AFP

Les joueuses de l’équipe des Etats-Unis posent lors de la cérémonie de remise des médailles après la finale féminine de hockey sur glace des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, le 19 février 2026.
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"Ce rapport de force ne fait que commencer": comment peut évoluer l'affrontement entre les cartels et l'État mexicain?

Après la mort de Nemesio Oseguera, dit "El Mencho", chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération ce dimanche 22 février 2026, une série d'attaques touchent plusieurs régions dans l'ouest du Mexique. Si les autorités tentent de rétablir l’ordre, la situation soulève des interrogations sur la capacité de l’État à contenir les cartels.

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L’Ukraine instruit 211 000 crimes de guerre répertoriés en quatre ans de guerre

Kiev place beaucoup d’espoir dans le projet de tribunal spécial pour juger l’agression russe, estimant qu’il y a davantage de chance de juger le président russe, Vladimir Poutine, pour « agression » que de prouver devant la Cour pénale internationale son implication dans les crimes de guerre commis par son armée.

© HENRY NICHOLLS / AFP

Le long du Mur du souvenir des soldats ukrainiens tombés au combat à Kiev, le 23 février 2026, alors que le conflit avec la Russie atteint son quatrième anniversaire.
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EN DIRECT, guerre en Ukraine : « Volodymyr Zelensky lui-même accuse le coup, mais continue d’incarner la résistance de son pays »

A l’occasion des quatre ans de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, Faustine Vincent et Emmanuel Grynszpan, envoyés spéciaux et spécialistes de l’Ukraine, répondent à vos questions.

© Valentyn Ogirenko/REUTERS

Devant un mémorial en l’honneur des Ukrainiens tombés au combat, à Kiev, le 24 février 2026.
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Iran : les étudiants ont le « droit » de manifester tant qu’ils respectent les « lignes rouges », selon le gouvernement

Il existe « des lignes rouges à protéger et à ne pas franchir, même au plus fort de la colère », a averti la porte-parole du gouvernement iranien, appelant notamment au respect des « lieux sacrés » et du drapeau de la République islamique.

© ATTA KENARE / AFP

La porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani (à droite), en compagnie du premier vice-président de la République islamique, Mohammad Reza Aref, lors d’une cérémonie commémorative marquant le 40ᵉ jour de deuil des victimes du « terrorisme » tuées lors des précédentes manifestations contre le pouvoir, à Téhéran, le 17 février 2026.
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Le chinois Chery part à l’assaut du marché automobile européen

Avec ses marques Jaecoo et Omoda, lancées en Europe en 2024, le constructeur, depuis sa base allemande de Francfort-sur-le Main, réalise une forte percée sur les marchés espagnol, italien, polonais et britannique.

© Nick Carey/REUTERS

Jochen Tüting, directeur général de Chery Europe, pose à côté de l’Omoda 5, la première voiture du constructeur chinois destinée au marché européen, à Raunheim (Basse-Saxe), le 22 octobre 2024.
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Etats-Unis - Iran : ces risques en cas de guerre qui inquiètent le Pentagone

Entouré d'une équipe entièrement acquise à sa cause depuis le début de son deuxième mandat, Donald Trump est rarement confronté à une opposition dans son camp, aussi légère soit-elle. Mais lorsqu'un conseiller ose émettre des doutes, le milliardaire les balaie. C'est le sort qu'a subi le chef d'état-major américain Dan Caine au sujet d'une potentielle guerre avec l'Iran. Alors que l'armée américaine masse ses navires, dont deux porte-avions, au Moyen-Orient, Donald Trump maintient la menace d'une intervention militaire contre la République islamique si un accord sur le nucléaire n'était pas trouvé rapidement entre les deux pays.

Alors que, dans un long message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé lundi 23 février que Dan Caine prédisait qu'une guerre avec l'Iran serait "quelque chose de facilement gagné", la réalité semble tout autre. Selon le Washington Post et le Wall Street Journal, le général a fait part de ses préoccupations au président Trump en privé, lors d'une réunion à la Maison-Blanche la semaine dernière. En cause notamment : les stocks de munitions américains ont été largement consommés par le soutien militaire de Washington à Israël et à l'Ukraine. Une guerre ouverte avec l'Iran pourrait encore épuiser davantage les réserves, et compliquer la préparation d'un potentiel conflit futur avec la Chine, ont souligné des responsables auprès du Wall Street Journal. Selon le Washington Post, le ministère de la Défense a été forcé de demander 30 milliards de dollars au Congrès pour acheter des missiles et des intercepteurs face à la chute du niveau des stocks. Une demande partiellement satisfaite dans le budget du Pentagone.

"Clair et réaliste"

Mais Dan Caine s'est aussi inquiété de la complexité d'une opération militaire en Iran. Si les États-Unis ont des bases dans la région, notamment au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, ces pays refusent qu'une offensive contre Téhéran soit lancée depuis leur territoire par peur des représailles, selon un haut responsable du Golfe persique au Washington Post. Une telle opération aurait donc des risques pour les militaires engagés sur le terrain mais aussi pour les ressortissants américains de la région.

Selon le média américain Axios, Dan Caine n'est pas sceptique mais "clair et réaliste" sur les chances de succès d'une opération américaine en Iran. Selon le porte-parole de l'état-major interarmées Joe Holstead, le général présente "une gamme d'options militaires", "des considérations secondaires et des risques et des impacts associés" aux dirigeants qui prennent la décision. En clair : il n'émet que des conseils, pas d'opinions, selon son cabinet. Dan Caine a d'ailleurs affirmé qu'il suivrait la décision prise par Donald Trump.

Alors que le milliardaire ne semble pas avoir pris sa décision sur l'Iran, la position de son responsable militaire pourrait avoir une influence, d'autant que ce dernier a supervisé les deux dernières opérations semblables, à savoir les frappes sur les sites nucléaires iraniens en juin dernier et la capture du président Vénézuélien Nicolas Maduro début 2026. Autre preuve de la confiance de Donald Trump envers son chef d'état-major : celui-ci est le seul chef militaire à avoir conseillé le président ces dernières semaines sur l'Iran selon Axios, qui affirme que le commandant Brad Cooper, le chef du Centcom chargé des opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient, n'était pas invité aux réunions sur l'Iran.

Laisser le temps à la diplomatie

Dan Caine n'a pas été le seul à émettre des réserves sur une attaque en Iran. Le vice-président J.D. Vance a aussi émis des doutes, craignant que les États-Unis ne s'embourbent dans un conflit complexe, mais ne s'est pas opposé à des frappes sur le territoire iranien. De leur côté, les émissaires américains au Moyen-Orient, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont conseillé à Donald Trump de temporiser et de laisser une chance à la diplomatie. Un conseil que le président semble avoir écouté, laissant à ses deux envoyés plus de temps, alors qu'il souhaitait initialement frapper l'Iran depuis plusieurs jours.

C'est dans ce contexte que les deux pays doivent se rencontrer à nouveau jeudi 26 février à Genève, même si les États-Unis attendent toujours une proposition iranienne selon un haut responsable américain. D'après Axios, Donald Trump souhaite que l'accord avec l'Iran prévoie un "enrichissement zéro" de l'uranium, mais les États-Unis pourraient accepter un "enrichissement symbolique" si le pays peut prouver que l'accord conclu bloque toute possibilité de développer une arme nucléaire.

© UPI/MAXPPP

Le chef d'état-major américain Dan Caine à Washington le 7 janvier 2026.
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Au Mexique : « La grande question est de savoir qui va remplacer “El Mencho” car une figure plus faible peut entraîner de l’instabilité », estime le chercheur David Mora

Après la mort du chef du puissant Cartel de Jalisco Nueva Generacion, tué dimanche par l’armée, le chercheur de l’International Crisis Group David Mora s’inquiète de la violence que pourraient générer des divisions au sein du groupe criminel et les convoitises d’autres cartels.

© Diego Moreno/Clasos Press/ABACA

A Guadalajara (Mexique), après les violences liées à la mort du narcotrafiquant Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », le 22 février 2026.
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Le Tigré, dans le nord de l’Ethiopie, menacé d’une nouvelle guerre

Le gouvernement éthiopien a massé des troupes à la frontière de sa région septentrionale. Celle-ci connaît un regain de tensions inédit depuis la fin de la guerre, en 2022. Le conflit qui s’y était déroulé avait fait 600 000 victimes.

© Marco Simoncelli

Million Mehari, 15 ans, déplacée interne originaire de Humera, dans l’ouest du Tigré, dans la maison de tôles qu’elle partage avec sa grand-mère dans le camp de personnes déplacées de Tshehaye, à Shiré (Ethiopie), le 7 février 2026.
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Tony Yoka, champion olympique de boxe avec la France à Rio en 2016, change de nationalité sportive

Le Parisien de 33 ans a publié, lundi soir, une photo de sa nouvelle licence sous les couleurs de la République démocratique du Congo, le pays dont est originaire son père, avec l’ambition affichée de viser l’or à Los Angeles, en 2028.

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le boxeur français Tony Yoka (à droite), lors d’un match face au Russe Arslan Yallyev, à Paris, le 17 mai 2025.
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Olga Kurovska, Ukrainienne vivant en France: «Je n'ai plus aucun espoir»

Elle habite à Paris depuis une dizaine d'années. Sa famille vit à Kiev. Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, Olga Kurovska prend des nouvelles à distance de sa soeur, Sasha. Alors que le conflit dure depuis quatre ans désormais, les Ukrainiens ont traversé leur pire hiver. Depuis la France, Olga Kurovska reconnaît ne plus avoir « aucun espoir ». « Je me suis habituée à cette pensée que la guerre allait peut-être durer toute ma vie et celle de mes enfants », concède l'Ukrainienne, professeure de français et coautrice du Journal d'Olga et Sasha (Actes Sud). Elle salue « l'aide » des partenaires européens mais déplore la « lenteur » des négociations pour la paix.

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