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"Pas des singes", discours fleuve et hockey : cinq moments marquants du discours de Trump

Un démocrate expulsé pour sa pancarte en soutien au couple Obama, des poignées de main cordiales avec les juges de la Cour suprême, qui vient de retoquer ses droits de douane, les hockeyeurs médaillés d'or acclamés par tout le Congrès... Ce discours de l'état de l'Union, à la durée record, n'a pas été avare en moments marquants. En voici cinq.

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Trump établit un record : Le discours sur l’État de l’Union le plus long depuis des décennies

Le président américain Donald Trump a prononcé mardi le plus long discours sur l’État de l’Union jamais tenu, battant le record de Bill Clinton en 2000, qui durait une heure et 20 minutes. Le républicain Trump a également dépassé son propre record d’1 heure et 40 minutes pour un discours présidentiel devant le Congrès, qu’il avait établi en mars dernier lors d’un discours annuel qui n’était pas techniquement un État de l’Union.

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Economie, Iran... Ce qu'il faut retenir du discours de Donald Trump devant le Congrès

Il s'est exprimé pendant près de deux heures : Donald Trump a vanté mardi 24 février devant le Congrès ses réussites économiques, à l'occasion du plus long discours sur l'état de l'Union jamais prononcé (une heure et 47 minutes), affirmant que les Etats-Unis entraient dans un "âge d'or". "Notre nation est de retour - meilleure, plus grande, plus riche, plus forte", a dit le président américain depuis le pupitre, alors que les républicains du Congrès scandaient "USA, USA".

L'hôte de la Maison-Blanche a pris la parole lors d'une allocution télévisée en "prime time" (21h00 heure de Washington, 03h00 mercredi heure française). Ce discours offrait à Donald Trump une opportunité de convaincre les électeurs de maintenir au pouvoir les républicains, qui contrôlent avec une majorité étroite les deux chambres du Congrès. L'ensemble des sièges de la Chambre des représentants et une partie du Sénat seront en jeu lors des "midterms" en novembre prochain.

L'inflation "s'effondre" selon Donald Trump

Habitué des digressions parfois erratiques, Donald Trump s'en est cette fois tenu à son discours, discutant de l'économie durant la première partie de son allocution. Il a dressé un panorama complet des problèmes économiques du quotidien – logement, santé, factures d'énergie... – mais il s'est une fois de plus abstenu de reconnaître que de nombreux Américains sont toujours aux prises avec le coût élevé de la vie. L'inflation "s'effondre", a-t-il ainsi affirmé, bien que le prix des denrées alimentaires, du logement ou des assurances reste plus élevé qu'il ne l'était il y a quelques années.

Selon Donald Trump toujours, le marché boursier, la production pétrolière et les investissements directs étrangers sont en plein essor, de même que les emplois dans le secteur de la construction et de l'industrie. Les données gouvernementales montrent toutefois que le nombre d'emplois dans le secteur industriel a baissé, et que les créations de poste sont restées globalement faibles. Selon un sondage Reuters/Ipsos, seuls 36 % des Américains approuvent la gestion par Donald Trump de l'économie.

S'il s'en est, comme à son habitude, pris à son prédécesseur, le démocrate Joe Biden, le président républicain est par ailleurs resté mesuré en revanche quant à la Cour suprême. Alors qu'il s'en était pris aux juges après qu'ils ont décidé vendredi d'invalider les droits de douane dits "réciproques" qu'il avait instaurés, Donald Trump a serré la main aux quatre membres de la Cour suprême présents dans la Chambre des représentants et n'a qualifié leur décision que de "malheureuse".

Sur l'Iran, Donald Trump "préfère" la diplomatie

Malgré l'attention portée par le président à la politique internationale depuis le début de son second mandat, la question a peu été abordée lors du discours. Donald Trump, qui a réaffirmé avoir "mis fin" à huit guerres, n'a presque pas fait mention de la guerre opposant la Russie et l'Ukraine, alors même que le conflit vient d'entrer dans sa quatrième année.

Le locataire de la Maison-Blanche n'a pas non plus fourni de détails sur ses plans concernant l'Iran, alors que l'inquiétude croît à propos d'un possible conflit avec Téhéran. "Je préfère régler ce problème par le biais de la démocratie", a dit Donald Trump. "Mais une chose est sûre, je ne permettrai jamais au premier mécène du terrorisme, ce qu'ils sont et de loin, d'avoir une arme nucléaire."

Echanges tendus avec les démocrates

Alors que Donald Trump abordait son sujet favori, l'immigration, il a eu recours à la même rhétorique qu'il avait utilisée lors de sa campagne présidentielle en 2024. Il a notamment affirmé que les migrants sans-papiers étaient responsables d'une vague de crimes violents, bien que des études montrent que ce n'est pas le cas. "Vous devriez avoir honte", a dit Donald Trump aux démocrates, leur reprochant de refuser de financer le département de la Sécurité intérieure (DHS). Les opérations du DHS sont en effet quasiment à l'arrêt en raison d'une querelle entre les républicains et les démocrates du Congrès à propos de la stratégie anti-immigration musclée de l'administration Trump.

Les sondages montrent que la plupart des Américains disent penser que l'administration Trump a été trop loin dans son offensive anti-immigration, après deux fusillades mortelles controversées à Minneapolis impliquant des agents de la police fédérale de l'immigration (ICE). Alors que le président vantait l'application de sa politique en matière d'immigration, l'élue de Minneapolis Ilhan Omar a crié dans sa direction : "Vous avez tué des Américains !"

L'élu démocrate du Texas Al Green s'est de son côté vu contraint de quitter la Chambre des représentants après avoir brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire "les Noirs ne sont pas des singes". Une référence à une vidéo partagée plus tôt ce mois-ci sur un compte de réseaux sociaux de Donald Trump, représentant l'ancien président démocrate Barack Obama et l'ancienne première dame Michelle Obama sous les traits de singes. Al Green avait déjà pris Donald Trump à partie l'an dernier lors de son discours sur l'état de l'Union.

D'autres démocrates ont protesté de manière plus calme. L'élue de Hawaii Jill Tokuda portait une veste sur laquelle on pouvait lire "affordability" (un terme employé pour faire référence au caractère "abordable" des produits du quotidien) et "healthcare" (services de santé). De nombreuses démocrates arboraient également des badges disant "Publiez les documents", une référence au scandale autour de la publication de millions de documents du département de la Justice liés au défunt financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein, avec lequel Donald Trump a entretenu jadis une amitié. Plusieurs accusatrices de Jeffrey Epstein, invitées par les démocrates, se trouvaient dans la salle.

© REUTERS

Donald Trump délivre son discours sur l'état de l'Union, le 24 février 2026 devant le Congrès.
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Trump affirme que l’Iran construit des missiles pouvant atteindre des cibles américaines

Lors de son discours sur l’état de l’Union, le président américain Donald Trump a déclaré que l’Iran et ses alliés ont « répandu rien d’autre que le terrorisme, la mort et la haine », ajoutant que ses dirigeants ont tué au moins 32 000 manifestants ces dernières semaines. Il a également averti que Téhéran a développé des missiles capables de menacer l’Europe et travaille sur des missiles « qui atteindront bientôt » les États-Unis, tout en essayant de reconstruire son programme nucléaire.

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« Donald Trump est le président de l’instabilité et de l’incertain, mais de plus en plus à ses dépens »

A force de s’affranchir des règles, d’éructer face aux institutions et de conduire seul son pays vers une nouvelle guerre, le président des Etats-Unis ne témoigne que de son inaptitude à se comporter comme un homme d’Etat, relève Gilles Paris, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

© KENNY HOLSTON/THE NEW YORK TIMES / AFP

Donald Trump, au Capitole, à Washington, le 24 février 2026.
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René Frydman: «Il faudrait un référendum dans chaque pays européen» sur l'avortement

La Commission européenne doit se prononcer sur l’initiative du mouvement « My Voice, My Choice » (« Ma Voix, mon Choix »). Une initiative citoyenne, qui a recueilli le soutien de plus d’un million de signatures, pour garantir un droit à l’avortement « sûr et accessible en Europe ». Le Parlement européen s’est déjà positionné en faveur de cette initiative. « Il faut que chaque pays, et l'Europe en général, impose une prise en charge médicale », insiste le professeur René Frydman, gynécologue-obstétricien, spécialiste de la médecine de la reproduction, consultant à l’Hôpital Foch de Suresnes, près de Paris. Il rappelle que, même en France, il y a encore des « zones sous-médicalisées » et « près de 5 000 femmes qui partent à l'étranger ». Le professeur René Frydman est le grand invité international de RFI ce mercredi. Il plaide pour « un référendum dans chaque pays » sur ce sujet et, plus globalement, sur les enjeux liés à la reproduction et à la contraception.

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«Notre pays gagne de nouveau» : au Congrès, Donald Trump célèbre ses succès et défie les démocrates

RÉCIT - Le discours sur l’état de l’Union du président a célébré les héros américains et les succès de son administration, sans s’égarer dans des digressions ou des provocations.

© Kenny Holston/The New York Times / REUTERS

Sous les yeux de JD Vance et Mike Johnson, Donald Trump a tenu son discours sur l’état de l’Union ce mardi soir à Washington. 
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EN DIRECT, guerre en Ukraine : suivez nos dernières informations, au lendemain des quatre ans du conflit avec la Russie

Volodymyr Zelensky a remercié mardi les pays ayant voté pour l’adoption d’une résolution de l’ONU réaffirmant son soutien à Kiev. La coalition des volontaires, qui regroupe une trentaine de pays alliés de Kiev, a appelé Moscou à accepter un « cessez-le-feu complet et inconditionnel ».

© HENRY NICHOLLS/AFP

(De gauche à droite) Le premier ministre estonien Kristen Michal, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la Première ministre danoise Mette Frederiksen quittent la salle après avoir donné une conférence de presse commune à l’issue de leur réunion à Kiev, le 24 février 2026.
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Attaque américaine contre le Venezuela

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi 3 janvier 2026 que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain. Caracas a dénoncé une "très grave agression militaire". Le chef d'État a été inculpé par la justice américaine pour "narcoterrorisme".

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