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Procès de Mahdieh Esfandiari pour apologie du terrorisme : le jugement de l’Iranienne, rendu jeudi, aura une influence dans la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris

Les deux Français ont été libérés au début de novembre 2025, avec interdiction de quitter l’Iran. Ils restent pour l’heure bloqués à l’ambassade de France à Téhéran.

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Mahdieh Esfandiari, au tribunal correctionnel de Paris, le 13 janvier 2026.
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« Nous vivons un cauchemar » : les pluies torrentielles dans le Minas Gerais, au Brésil, font des dizaines de morts

L’Etat brésilien a enregistré des pluies record depuis début février. Dans une région vallonnée et très exposée aux précipitations extrêmes, le manque de préparation des autorités est pointé du doigt.

© PABLO PORCIUNCULA/AFP

Des maisons sont recouvertes de boue après un glissement de terrain déclenché par de fortes pluies, dans le quartier de Paineiras, à Juiz de Fora, dans l’Etat du Minas Gerais (Brésil), le 25 février 2026.
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L’ONU approuve le premier projet de crédit carbone, qui permet à un pays de vendre son excès de réductions des émissions de CO₂ à un autre pays

Une entreprise sud-coréenne va par exemple financer, en Birmanie, un programme de remplacement de foyers de cuisson ouverts – bois, charbon de bois, etc. – par des foyers plus économes.

© OZAN KOSE/AFP

Des véhicules miniers extraient du charbon près de la centrale thermique d’Elbistan (Turquie), le 11 février 2026.
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En Italie, l’émergence du « maranza », figure péjorative de la seconde génération de l’immigration arabe

Chez les responsables politiques, dans la presse, l’archétype du jeune d’une banlieue travaillée par la délinquance se répand. L’inflation de l’usage de ce terme accompagne un discours sécuritaire porté par l’exécutif de la présidente Giorgia Meloni.

© ALESSANDRO BREMEC/NurPhoto via AFP

Manifestation en mémoire de Ramy Elgaml, dans le quartier de Corvetto, à Milan (Italie), le 11 janvier 2025.
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Les finances publiques russes, sujet de préoccupation des autorités

Le déficit budgétaire russe est à des niveaux très peu élevés comparés – notamment – à beaucoup de ceux de l’Union européenne : il a atteint 2,6 % du PIB en 2025. Mais il reste le plus important enregistré depuis la pandémie de Covid-19, et cela ne devrait pas s'arranger en 2026.

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« L’environnement des Européens est largement déterminé par deux hommes, Trump et Poutine, qui les méprisent »

L’Union européenne mesure l’impérieuse nécessité d’acquérir un minimum d’autonomie stratégique à l’égard d’une Amérique qui lui est hostile pour affronter la menace que fait peser la Russie sur le Vieux Continent, explique, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».

© Tom Nicholson / REUTERS

Le sous-secrétaire à la défense américain, Elbridge Colby, à Bruxelles, le 12 février 2026.
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Marielle Franco : huit ans après l’assassinat de l’activiste au Brésil, les commanditaires ont été condamnés

La militante noire et LGBT et son chauffeur ont été tués en 2018. Les commanditaires, un député et un conseiller au tribunal des comptes de Rio, ont été dénoncés par le tueur à gages qu’ils avaient engagé, condamné en 2024.

© SERGIO LIMA/AFP

La ministre brésilienne de l’Egalité raciale et sœur de la conseillère municipale assassinée Marielle Franco, Anielle Franco avec ses parents,lors du procès des personnes accusées d’avoir ordonné le meurtre de Marielle Franco en 2018, à la Cour suprême de Brasilia, le 25 février 2026.
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L’utilisation de poison par la Russie, une réalité que les Européens ont tardé à affronter

Cinq pays européens ont reconnu, samedi 14 février, que la mort de l’opposant russe Alexeï Navalny a été provoquée par une neurotoxine. Cela fait pourtant des décennies que la Russie pratique les attaques toxiques, et particulièrement sous la présidence de Vladimir Poutine.

© Stringer / REUTERS

Portrait d’Alexeï Navalny sur sa tombe, le lendemain de ses funérailles au cimetière Borisovskoye, à Moscou, le 2 mars 2024.
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L’Iran et les Etats-Unis mènent de nouveaux pourparlers à Genève, Téhéran répète ne pas vouloir d’arme nucléaire

Washington, qui accuse Téhéran de chercher à acquérir la bombe atomique, a déployé un important dispositif militaire dans la région sur ordre de Donald Trump, tout en poursuivant des discussions indirectes avec l’Iran.

© Ministère des affaires étrangères iranien/WANA via REUTERS

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avec son homologue omanais Sayyid Badr Albusaidi, à Genève (Suisse), le 25 février 2026.
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IA : la ville chinoise de Hangzhou, cœur battant d’une révolution

Au cours de sa visite officielle en Chine, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a visité Hangzhou jeudi. Portés par l’essor de DeepSeek et l’héritage d’Alibaba, industriels, investisseurs familiaux et jeunes ingénieurs forment un écosystème vertueux.

© Wu Junyi/China News Service/VCG via Getty Images

Le robot humanoïde « Fuxing », qui fournit des informations à bord d’un train, à Hangzhou (Chine), le 10 février 2026.
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Attaque de l’aéroport de Niamey : les dessous de l’enquête de “Tama Média”

Journaliste collaborant sous pseudonyme avec le site panafricain “Tama Média”, Sadibou Gueye est l’auteur d’une enquête sur l’attaque spectaculaire de l’aéroport de Niamey, fin janvier. Pour “Courrier International”, il décrit une opération rendue possible par la coordination de plusieurs groupes djihadistes implantés au Sahel et au Nigeria. Un travail qui, selon ses mots, a requis “lucidité, déontologie et attention”.

© PHOTO Planet Labs PBC/AFP

Une image satellite montre l’aéroport de Niamey, le 29 janvier, au lendemain d’une attaque menée par un groupe djihadiste affilié à l’État islamique.
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“Sous un vernis de normalité”, les Iraniens se préparent à la guerre

Si, en apparence, la vie quotidienne suit son cours en Iran, la population, encore marquée par la répression sanglante de la contestation et la guerre de juin, anticipe comme elle le peut l’éventualité d’un nouveau conflit avec les États-Unis. Les autorités, elles, semblent mal préparées.

© PHOTO ATTA KENARE/AFP

Une femme passant devant une fresque hostile aux États-Unis et à Israël, dans une rue située près de la place de la Palestine, à Téhéran, le 25 février 2026.
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Affaire Epstein : ces documents liés à Donald Trump qui n'ont toujours pas été publiés

Donald Trump de nouveau emporté dans la tempête de l'affaire Epstein. Près d'un mois après la publication, fin janvier, de plus de trois millions de documents relatifs à ce scandale sexuel, le président américain demeure fragilisé par ses anciens liens avec le pédocriminel, mort en prison en 2019. Mardi 24 février, la radio NPR a dévoilé que plusieurs dizaines de documents liés à l'actuel locataire de la Maison-Blanche ne figuraient pas dans les fichiers mis en ligne par le ministère de la Justice américain (DoJ).

Au total d'après NPR, 53 pages liées à Donald Trump manqueraient à l'appel parmi la somme de documents publiés par le ministère de la Justice. Parmi les fichiers absents : trois des quatre entretiens menés par le FBI avec une victime du couple Jeffrey Epstein/Ghislaine Maxwell. Cette dernière, qui dit avoir été abusée plusieurs fois par le prédateur sexuel, a aussi nommément cité le président américain dans une plainte de 2019. Dans les années 80, alors qu'elle était une jeune adolescente, elle aurait été présentée à Donald Trump par Jeffrey Epstein lui-même. Le républicain "l'aurait ensuite forcée à baisser la tête vers son pénis exposé, qu'elle aurait mordu", a-t-elle affirmé dans sa plainte, selon des éléments consultés par NPR. "En réponse, Trump l'aurait frappée à la tête et l'aurait mise à la porte."

Sur l'ensemble des entretiens menés par le FBI sur ce point de l'enquête, seul le premier échange entre les agents fédéraux et cette accusatrice a été mis en ligne fin janvier. Durant cette discussion, la femme ne prononce pas explicitement le nom de Donald Trump. Le journaliste indépendant Roger Sollenberger a également montré que les notes des fonctionnaires du FBI accompagnant trois de ces entretiens ont elles aussi été expurgées des dossiers Epstein. Parmi les fichiers mis en ligne, un diaporama réalisé par l'agence fédérale sur de possibles "personnalités importantes" impliquées dans l'affaire fait toutefois état d'accusations similaires. Une liste réalisée en interne des signalements émis à l'encontre du président américain dans cette affaire mentionne également des faits semblables. Mais ce second document est à prendre avec prudence, car il comportait principalement des accusations jugées farfelues par le FBI.

Des fichiers retirés, puis de nouveau accessibles

Au-delà du cas de cette femme, NPR, mais aussi CNN, relèvent le cas de nombreux fichiers d'abord mis en ligne par le ministère de la Justice fin janvier, puis retirés avant d'être de nouveau rendus accessibles. Plusieurs d'entre eux citent en particulier la rencontre de Donald Trump avec une autre jeune fille de 13 ans par l'entremise de Jeffrey Epstein. Elle aussi victime du criminel sexuel, elle aurait été présentée par ce dernier au républicain dans sa résidence de Mar-a-Lago. "Epstein a dit à Trump : 'C'est une bonne, hein ?'", est-il rapporté dans le compte rendu d'un de ces entretiens. D'après les éléments ayant pu être consultés par les médias, le président américain n'est en revanche pas mis en cause par cette femme pour une inconduite sexuelle à son égard. Mais les faits sèment le trouble sur l'ampleur de sa connaissance, ou non, des agissements de Jeffrey Epstein.

Donald Trump a toujours nié avoir été au courant des viols et agressions sexuelles commises par le financier. Dans cette affaire, "j’ai été totalement exonéré", a-t-il ainsi répété le 16 février dernier. Malgré ses dénégations, son ex-proximité avec Jeffrey Epstein continue de le poursuivre. En novembre, plusieurs e-mails, révélés par des élus démocrates, avaient déjà mis à mal sa version des faits. Ceux-ci avaient été obtenus par l'intermédiaire des légataires de l'homme d'affaires américain. "Bien sûr, il savait à propos des filles, comme il a demandé à Ghislaine d’arrêter", assurait en 2019 Jeffrey Epstein dans un courriel au sujet de Donald Trump. Un autre message du criminel sexuel précisait que le président américain avait "passé plusieurs heures" avec une de ses victimes dans son domicile. Des allégations rejetées à l'époque d'un revers de la main par l'intéressé, évoquant un "canular" de l'opposition démocrate pour lui causer du tort.

Une chose est certaine : les dernières évolutions ne sont pas favorables à Donald Trump, qui peine à s'extirper du scandale. Alors que le Congrès a voté une loi pour obliger la justice américaine à publier les dossiers Epstein, l'absence de ces documents sensibles liés au dirigeant américain provoque la colère de l'opposition. "Le fait que le ministère de la Justice supprime des documents alléguant que le président Trump a commis des abus sexuels sur une victime mineure ne fait que renforcer mes sincères inquiétudes quant à une tentative de dissimulation de la part de la Maison-Blanche", a réagi le représentant démocrate Robert Garcia.

Depuis ces récentes enquêtes, la présidence américaine tente tant bien que mal de déminer les accusations contre Donald Trump. Une des porte-parole de la Maison-Blanche, Abigail Jackson, a ainsi déclaré mercredi 25 février que le milliardaire républicain avait été "totalement exonéré de quoi que ce soit relatif à l’affaire Epstein". Face à la polémique montante outre-Atlantique, le DoJ a finalement fait un pas pour apaiser la situation. "Comme pour tous les documents qui ont été signalés (…), le ministère passe actuellement en revue les fichiers appartenant à cette catégorie", assure-t-il dans un communiqué ce jeudi. "Si un document s’avère avoir été mal classé lors du processus d’examen, et qu’il répond aux critères de la loi, le ministère le publiera, bien sûr."

© REUTERS/Evelyn Hockstein

Le président américain Donald Trump, ici le 2 février 2026 à Washington (États-Unis), demeure fragilisé par les révélations autour de l'affaire Epstein.
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