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Pour Benyamin Netanyahou, une opportunité historique de briser le régime iranien

RÉCIT - Ennemi féroce de la République islamique, Benyamin Netanyahou cherche à décapiter le régime et à réduire durablement les capacités nucléaire et balistique.

© CHAIM GOLDBERG / REUTERS

Depuis des semaines, Benyamin Netanyahou enjoint à Donald Trump de délaisser la diplomatie pour emprunter le chemin de la guerre.
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La menace nucléaire, défi permanent du Kremlin à l’Occident

Depuis l’invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine multiplie les mises en garde pour entretenir le flou sur ses menaces et garder toute latitude. Le président russe a durci sa doctrine nucléaire et accéléré le détricotage de l’architecture de contrôle des armements.

© Gavriil Grigorov via REUTERS

Le président russe Vladimir Poutine pendant une réunion du Conseil de sécurité au Kremlin, à Moscou, le 27 février 2026.
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Ukraine-Russie: la guerre

Après des années de tension, le président russe Vladimir Poutine a relancé le conflit entre son pays et l'Ukraine - dirigée par Volodymyr Zelensky - en annonçant, le 21 février 2022, "reconnaître l'indépendance de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk", deux régions séparatistes prorusses du Donbass. Dans la foulée, le leader du Kremlin a enclenché, le 24 février, une opération militaire de grande envergure en Ukraine pour officiellement défendre ces séparatistes. "Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a-t-il dit. Le Kremlin a précisé que cette opération ayant pour objectif l'imposition d'un "statut neutre" à l'Ukraine, durerait le temps nécessaire, en fonction de ses "résultats" et sa "pertinence". Cette offensive russe intervient huit ans après que Moscou a annexé la Crimée et parrainé la prise de contrôle de régions du Donbass par des séparatistes prorusses, déclenchant un conflit régional qui a fait plus de 14.000 morts. L'Ukraine a de son côté dénoncé le début d'une "invasion de grande ampleur de la Russie". Cette opération vise à "détruire l'État ukrainien, s'emparer de son territoire par la force et établir une occupation", a notamment réagi le ministère des Affaires étrangères ukrainiens. Juste après le discours de Vladimir Poutine, des explosions ont retenti à Kiev, à Kramatorsk, ville de l'est servant de quartier général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d'Ukraine, à Odessa, sur la mer Noire, et à Marioupol, principal port de l'est. La centrale de Tchernobyl, théâtre du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, est tombée plus tard aux mains des soldats russes. Dès les premières heures de la journée, des habitants de Kiev se sont pressés dans le métro pour s'y abriter ou tenter de quitter la ville, cependant que des voitures remplies de familles fuyant la capitale créaient de vastes embouteillages. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné dans un décret la mobilisation générale des personnes soumises "à la conscription militaire et des réservistes", sous 90 jours dans toutes les régions du pays. Le dirigeant a regretté que l'Ukraine soit "laissée seule" face à l'armée russe alors que l'Alliance atlantique (Otan) a indiqué qu'elle n'enverrait pas de troupes pour la soutenir. De nombreux pays ont malgré tout condamné l'invasion russe. Le président américain Joe Biden, pour qui le maître du Kremlin va devenir "un paria sur la scène internationale", a imposé des restrictions aux exportations de produits technologiques vers la Russie. Le numéro deux de l'ambassade russe à Washington a été expulsé. Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont parallèlement pris des sanctions "massives" contre la Russie dans les secteurs de l'énergie, de la finance et des transports mais sans l'exclure dans l'immédiat du réseau bancaire Swift, qui permet de recevoir ou d'émettre des paiements dans le monde entier. Des sanctions qui auront des conséquences sur l''économie européenne. Emmanuel Macron a lui annoncé que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie dans le cadre de l'Otan. "La France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l'Otan en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars, et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie", a déclaré le président français à l'issue d'un sommet exceptionnel de l'UE à Bruxelles.

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« Pathétique », selon Washington, l’Europe appelle à la retenue

DÉCRYPTAGE - Madrid a condamné l’intervention américano-israélienne, tandis que Paris, Berlin et Londres ont pris leurs distances. « L’Europe occidentale est tombée bien bas », a cinglé le sénateur Lindsay Graham, proche de Trump.

© Kay Nietfeld / REUTERS

Keir Starmer, Friedrich Merz et Emmanuel Macron à Munich, le 13 février 2026.
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L’Iran aggrave son isolement en ciblant les monarchies du Golfe

La République islamique, qui a tiré samedi presque autant de missiles contre ses voisins arabes que contre Israël, cherche à faire pression sur ces proches alliés des États-Unis.

© STRINGER / Anadolu via AFP

Bahreïn, un immeuble de la capitale, Manama, a été pris pour cible par des drones iraniens, le 28 février.
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Dans le nord de l’Irak, les groupes armés chiites visent des bases américaines

En réaction à une frappe sur l’une de ses bases militaires, la Résistance islamique en Irak vise depuis samedi les intérêts américains sur le territoire, avec le soutien de l’Iran.

© Pauline Gauer pour Le Figaro

Vers 19h30 le 28 février, un drone intercepté par les États-Unis s’est écrasé en plein quartier résidentiel du minaret, au coeur d'Erbil, incendiant la maison de la famille Said. Des voitures de police entourent le périmètre de l'incident.
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Affaire Epstein

Accusé d'avoir monté un vaste réseau d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein s'est suicidé en prison en août 2019, avant d'être jugé. L'homme d'affaires entretenait des liens avec un certain nombre de personnalités (Donald Trump, Bill Clinton, le prince Andrew...), des noms qui se retrouvent associés à lui dans des documents de l'affaire. Plusieurs milliers de ces documents ont été révélés par le département de la justice américain.

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Sahar Delijani, écrivaine : « Le combat du peuple iranien contre la tyrannie teste notre conscience politique »

L’autrice, née en 1983 dans la prison d’Evin, à Téhéran, où ses parents étaient incarcérés, exilée à New York, déplore dans une tribune au « Monde » que son peuple ait été abandonné par le reste du monde quand il s’est soulevé contre le régime des mollahs, en janvier.

© Majid Asgaripour/WANA via REUTERS

Après une attaque aérienne survenue à Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2026.
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L’européanisation du « parapluie nucléaire » français, un projet de moins en moins tabou chez beaucoup d’alliés

Alors qu’Emmanuel Macron doit prononcer, lundi, à Brest, un discours sur la dissuasion nucléaire, son allocution sera particulièrement écoutée par les Européens. Plusieurs pays ont amorcé un virage stratégique dans ce domaine, en raison de la menace russe et de la remise en cause de la fiabilité de l’allié américain dans l’OTAN.

© Johan Nilsson/TT/via REUTERS

Le porte-avions « Charles-de-Gaulle » en escale dans le port de Malmö (Suède), le 25 février 2026.
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Iran : après la mort d’Ali Khamenei, ce qu’il faut retenir de la journée du dimanche 1er mars

Les autorités iraniennes ont confirmé la mort du guide suprême de la République islamique dans les frappes israélo-américaines. Un séisme mondial qui fait la une de toute la presse étrangère. Alors que les États-Unis et Israël poursuivent leur campagne militaire, les Gardiens de la révolution ont promis une riposte féroce. Retour sur la journée du dimanche 1er mars, avec aussi cinq articles à lire pour mieux comprendre les enjeux de cette nouvelle guerre.

© photo YASUYOSHI CHIBA/AFP

Au Centre culturel islamique de Jakarta, en Indonésie, le 1er mars 2026, une cérémonie de recueillement à la mémoire du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
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EN DIRECT, Iran : de puissantes explosions secouent à nouveau Téhéran dimanche soir ; Emmanuel Macron réunit un conseil de défense à l’Elysée

En réplique des bombardemens israéliens et américains, le régime iranien a lancé plusieurs missiles dimanche dans la région. L’un d’eux a fait au moins neuf morts et 28 blessés à Bet Shemesh, dans le centre de l’Etat hébreu, selon les secours.

© ATTA KENARE/AFP

Suite à une attaque aérienne, à Téhéran, le 1ᵉʳ mars 2026.
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La mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, provoque des manifestations dans plusieurs pays voisins

Des rassemblements d’hommage pacifiques, mais aussi des heurts ont eu lieu dans plusieurs pays de la région, après la mort d’Ali Khamenei. Au Pakistan, des manifestants ont attaqué un consulat américain.

© AAMIR QURESHI / AFP

Un manifestant tient le portrait du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, aux abords du consulat américain de Karachi, au Pakistan, le 1ᵉʳ mars 2026.
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De puissantes détonations sont entendues à Téhéran en Iran

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué, samedi 28 février, par des frappes menées dans le pays par les États-Unis et Israël. Téhéran a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les États du Golfe. Donald Trump a assuré que les frappes continueront dans les prochains jours.

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Guerre au Moyen-Orient, discours de Trump, neige à New York : la semaine en images

Retour sur les temps forts de la semaine : l'attaque israélo-américaine en Iran, l'escalade des tensions entre le Pakistan et les autorités talibanes d'Afghanistan, le discours sur l'état de l'Union de Donald Trump, le quatrième anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ou encore New York, paralysée par une tempête de neige historique.

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