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Dans les camps sahraouis de Tindouf, la rumeur d’une guerre en pointillé

De leur exil algérien, civils réfugiés et combattants du Front Polisario témoignent du conflit armé aux portes du Sahara occidental, où les drones marocains ont imposé un nouveau rapport de force.

© ELLI LORZ POUR « LE MONDE »

Soumeya (un prénom d’emprunt) et ses enfants, montrant un portait de son mari, tué par un drone le 28 décembre 2021. Ici dans le campement de réfugiés sahraouis d'Aousserd, en Algérie, le 9 février 2026.
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En Chine, un géant de la tech se lance dans le yachting de masse

Le fondateur du site marchand JD.com lance un chantier naval dans le sud du pays. Il promet des yachts abordables, en Chine comme à l’étranger.

© Aly Song/REUTERS

Richard Liu, PDG et fondateur de la société chinoise de commerce électronique JD.com, à Wuzhen (Zhejiang, Chine) le 16 décembre 2015.
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Au Royaume-Uni, la crainte d’être entraînés dans une guerre contre l’Iran

Sous la pression de Donald Trump, le premier ministre britannique a autorisé les Etats-Unis à utiliser les bases britanniques « pour des opérations défensives ». Cette autorisation réactive le souvenir impopulaire de la participation de Londres à la guerre en Irak, en 2003.

© Jonathan Brady/via REUTERS

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, au 10 Downing Street, à Londres, le 28 février 2026.
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Amazon investit 18 milliards d’euros supplémentaires en Espagne dans le cloud et l’IA

Au total, le grand groupe américain va allouer 33,7 milliards d’euros à des entreprises situées dans le nord-est du pays, afin de « soutenir » le développement de data centers.

© PAU BARRENA/AFP

Le stand Amazon Web Services (AWS), sur le salon Integrated Systems Europe (ISE) consacré à l’audiovisuel et à l’intégration de systèmes, à Barcelone (Espagne), le 31 janvier 2023.
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Changer le régime iranien par les airs ? Cette doctrine controversée qui a séduit Donald Trump

Le 28 février, Donald Trump et l'Etat d'Israël ont lancé une offensive aérienne inédite contre leur ennemi commun : l'Iran. Pour l'heure, aucune force terrestre officielle n'est engagée sur le terrain, et les bombardements massifs sur des centaines de cibles se poursuivent. Résultat, nombre de dirigeants de la République islamique, à commencer par le guide suprême Ali Khamenei, ont été tués dans ces frappes permises notamment par les renseignements de la CIA. L'objectif affiché par Donald Trump quelques heures seulement après le déclenchement de l'opération "Epic Fury" est clair : renverser le régime iranien en place depuis 1979. Derrière cette stratégie militaire se cache une doctrine longtemps discréditée mais remise au goût du jour par les cercles néoréactionnaires de Washington : le mythe du "regime change" par les airs développé au début du XXe siècle par Giulio Douhet.

"Conquérir la maîtrise de l’air signifie la victoire ; être battu dans les airs signifie la défaite", écrivait ce théoricien italien en 1921 dans son fameux Il dominio dell’aria, un écrit toujours étudié dans les écoles militaires. Pour résumer sa pensée : aucune arme - ni la défense anti-aérienne, ni l'aviation de chasse - ne serait capable de bloquer une offensive aérienne majeure. Ces offensives aériennes permettraient de remporter la victoire en bombardant les arrières de l'ennemi et ses centres vitaux économiques (industries, entrepôts, voies ferrées) et militaires (dépôts, quartiers-généraux) mais également en bombardant les populations civiles pour briser leur moral. Les Etats adverses seraient ainsi contraints de se soumettre ou, dans le cas de la guerre en Iran, verraient la population se rebeller pour stopper les bombardements et aboutir à un changement de régime.

La mise en pratique de cette théorie est au cœur du second mandat de Donald Trump. Depuis janvier 2025, ce dernier a en effet bombardé l'Irak, le Yémen, la Syrie, le Nigeria, la Somalie et le Venezuela, où il est allé jusqu'à enlever le président Nicolas Maduro. Et tout cela pour un coût quasi nul pour les États-Unis. Pourtant, malgré ces succès de façade, la guerre moderne ne ressemble plus à celle que connaissait Giulio Douhet, et plusieurs épisodes du passé récent montrent les limites de cette théorie sur le long terme.

Les bombardements ne suffisent pas

Pendant la guerre du Vietnam, les Etats-Unis lancent l'opération "Rolling Thunder" entre 1965 et 1968. Ils bombardent massivement le Nord-Vietnam pour forcer à accepter leurs conditions. Mais il n'en est rien. Les forces d'Hanoï s'adaptent à cette nouvelle donne, dispersent leurs infrastructures, renforcent leurs défenses et mobilisent la population contre "l'ennemi américain". Résultat : ces frappes n'ont pas changé le cours de la guerre et les Etats-Unis seront contraints de se retirer du pays en 1973.

Plus récemment, lors de la guerre du Golfe de 1991, les bombardements soutenus des Etats-Unis n'ont pas permis de contraindre l'Irak à se retirer du Koweït. Les Américains ont dû déployer des forces terrestres dans un second temps, et c'est bien cela qui s'est avéré décisif dans l'issue de ce conflit. De la même manière, en Ukraine, les frappes russes contre les infrastructures et les cibles militaires depuis plus de quatre ans n'ont pas permis à Vladimir Poutine d'obtenir la victoire escomptée car, sur le terrain, ses soldats ne parviennent pas à percer les défenses de Kiev.

Même la campagne de l'Otan au Kosovo, souvent citée comme un triomphe de la puissance aérienne, n'est devenue décisive que lorsque les forces serbes au sol ont été de plus en plus menacées et que la perspective d'une invasion de l'Alliance atlantique est apparue plausible. La leçon est claire, comme le note le Pr Robert A. Pape, de l'Université de Chicago, dans son étude systématique des campagnes aériennes : sans compromettre le contrôle territorial grâce à des agents au sol, les bombardements seuls contraignent rarement à la capitulation.

En Iran, le régime tombera-t-il avec ces frappes ? La supériorité aérienne inégalée des États-Unis est une arme de destruction massive, mais cela n'implique pas nécessairement une soumission politique. Donald Trump en est certainement conscient. Il a appelé dimanche 1er mars les Gardiens de la révolution iraniens et la "police militaire" à "déposer les armes et recevoir une immunité totale ou faire face à une mort certaine", dans un message vidéo diffusé sur son réseau Truth Social. Le président américain, dans une brève allocution au ton très solennel, a aussi renouvelé son appel à un renversement des autorités : "J’appelle tous les patriotes iraniens en quête de liberté à saisir cette occasion, soyez courageux, soyez audacieux, soyez héroïques et reprenez le pouvoir. L’Amérique est avec vous." La doctrine Douhet qui sous-tend la politique de la Maison-Blanche ne fonctionnerait donc ici que si le peuple prend ses responsabilités. Sans cela, point de victoire pour les Etats-Unis même si l'Iran sortira inévitablement affaibli de cette confrontation inédite.

Vers un changement de régime rapide ?

Malgré le choc provoqué par l'assassinat de Khamenei, les experts mettent en garde contre toute prédiction d'un effondrement rapide. Selon eux, l'ordre politique iranien a été délibérément construit pour éviter toute dépendance envers un seul dirigeant, en répartissant l'autorité entre les institutions cléricales, l'appareil sécuritaire et les réseaux de pouvoir. "En interne, le système iranien est plus important qu'un seul homme. Tuer Ali Khamenei pourrait durcir le régime plutôt que de l'affaiblir", a déclaré Danny Citrinowicz de l'Atlantic Council à Reuters. "L’Iran a été bâti pour survivre à la perte d’un dirigeant", ajoute Ali Hashem, chercheur associé à Royal Holloway, Université de Londres. "Le danger ne réside pas dans un vide. Il réside dans la possibilité que la guerre et les pressions poussent le système au-delà de sa limite de résilience." Au cœur de cette résilience se trouve le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), corps d'élite longtemps considéré comme le véritable centre de gravité de l'Iran. L'équilibre des pouvoirs repose désormais sur la capacité des Gardiens à sortir affaiblis par les pertes sur le champ de bataille et les dissensions internes, ou au contraire, renforcés et unis autour d'une approche de la gouvernance plus dure et axée sur la sécurité.

L'Iran est désormais confronté à trois défis interdépendants : sa capacité à résister aux attaques ; la capacité de son élite en difficulté à s'entendre sur un successeur ou à adopter une nouvelle formule de gouvernement ; et la capacité d'une population ébranlée à transformer la crise en une rupture politique plus profonde. Personne ne sait encore de quoi cette crise va accoucher.

© via REUTERS

L'Iran est la cible de frappes israélo-américaines depuis le 28 février.
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Liban : Des dizaines de morts après des frappes israéliennes

Israël a mené de lourdes frappes aériennes à Beyrouth et dans des zones contrôlées par le Hezbollah, lundi, après que le groupe soutenu par l’Iran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël en représailles à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Les frappes iraniennes dans la région se poursuivent, avec des explosions signalées à Bahreïn, à Dubaï et au Koweït. Plus de 1 000 sites iraniens ont été visés depuis le début des opérations américaines et israéliennes samedi, et au moins 555 personnes ont été tuées, a indiqué le Croissant-Rouge iranien.

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Le Hezbollah dans le viseur d’Israël, le Liban rattrapé par la guerre

Le Liban se trouve pris en étau dans la guerre déclenchée par Donald Trump et Israël au Moyen-Orient. Ce lundi 2 mars au matin, Tel-Aviv a confirmé la menace qui plane sur le pays. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, était désormais une "cible à éliminer", après que le groupe armé, allié de Téhéran, a tiré sur Israël en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. "Quiconque suit la voie de Khamenei se retrouvera bientôt avec lui dans les profondeurs de l’enfer", a prévenu le ministre israélien sur X.

Après deux jours de bombardements américains et israéliens en Iran, le conflit s’est donc étendu jusqu’au Liban, où Tsahal a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir commencé à frapper le Hezbollah. Après avoir ordonné l’évacuation de dizaines de villes libanaises, l’armée israélienne a d’abord ciblé des localités du sud du Liban, qui accueillaient des représentants du mouvement armé chiite. Avant de frapper jusqu’à Beyrouth, la capitale, dont le sud est un fief notoire du Hezbollah. Des explosions ont été signalées dans la capitale et en périphérie sud. "Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter", a affirmé dans la matinée le général Rafi Milo, chef du commandement nord de l’armée israélienne. Les bombardements ont déjà fait au moins 31 morts et 149 blessés, selon l’agence de presse officielle libanaise ANI.

Le Hezbollah doit "rendre ses armes illégales"

Le président Joseph Aoun a très vite fait savoir qu’il condamnait les frappes du Hezbollah contre Israël, qui nuisent, selon lui, aux efforts de Beyrouth pour éviter d’être entraîné dans un conflit régional. Dans un communiqué, il déplore "l’insistance à utiliser une fois de plus le Liban comme plateforme pour des guerres qui ne le concernent pas". De son côté, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a souligné que les tirs de roquettes du Hezbollah "donnent à Israël des prétextes pour poursuivre ses attaques contre ce pays" et "mettent en danger la sécurité du Liban". Pour tenter de distancer sa nation des actions du mouvement terroriste, le chef du gouvernement a déclaré lundi que le Liban interdisait officiellement les activités militaires du Hezbollah, qui doit "rendre ses armes illégales" et devenir un parti politique.

L’avenir du Liban dans cette guerre reste incertain. Le porte-parole de l'armée israélienne a de son côté fait savoir qu'Israël avait renforcé sa présence militaire de son côté de la frontière avec le Liban, mais qu'il n'y avait pas de plans immédiats pour une invasion terrestre de son voisin. Plus tôt, le général de brigade Effie Defrin, un autre porte-parole militaire israélien, avait déclaré aux journalistes qui l'interrogeaient sur la possibilité d'envoyer des troupes au sol que toutes les options restaient sur la table.

© REUTERS

L’armée israélienne a d’abord ciblé des localités du sud du Liban lundi, avant de frapper jusqu’à Beyrouth, la capitale, dont le sud est un fief notoire du Hezbollah.
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Le président Donald Trump cherche le "prix Nobel de la guerre" en Iran

À la Une de la presse, ce lundi 2 mars 2026 : la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. En France, les journaux se penchent sur la stratégie de force brute de Donald Trump. Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du prix Nobel de la guerre. Enfin, les dessins de presse imaginent l'héritage peu glorieux du guide suprême.

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"Si vous tuez des Américains, nous allons vous tuer": le secrétaire d'État américain à la Défense met en garde l'Iran

Durant un point presse organisé au Pentagone ce lundi 2 mars, Peter Hegseth, le secrétaire d'État américain à la Défense, a tenu à rassurer sur la durée du conflit face à l'Iran. "Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin", a-t-il déclaré. Hier, Donald Trump a déjà assuré que l'opération durerait "quatre semaines ou moins".

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En Hongrie, un scandale de pollution provoqué par une usine de batteries géante pourrait coûter cher à Viktor Orban

Soupçonnée de mettre en danger la santé et l’environnement par ses rejets toxiques, une usine de batteries Samsung au nord de Budapest aurait bénéficié d’un passe-droit de la part des autorités hongroises. L’affaire pourrait peser dans les élections législatives du 12 avril.

© Bloomberg via Getty Images

Une usine de Samsung à Göd, en Hongrie, le 15 août 2023.
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Soudan du Sud : au moins 169 personnes tuées dans des massacres dans la région de Ruweng

Des jeunes armés sont venus, dimanche matin, de l’Etat voisin d’Unité, et se seraient vengés du meurtre de certains des leurs dans un marché du comté d’Abiemnom, dans la région de Ruweng.

© Jok Solomun / REUTERS

Un homme tient un drapeau du Soudan du Sud lors d’une journée nationale de prière pour la paix, organisée par le président du pays, Salva Kiir, à Juba, le 19 septembre 2019.
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