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Guerre au Moyen-Orient: des retards de livraison sur les plateformes de livraison de e-commerce Amazon, Temu ou encore Shein à cause de la fermeture du détroit d'Ormuz

La guerre en Iran et au Moyen-Orient entre dans son sixième jour ce jeudi 5 mars. L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, tandis que plusieurs explosions ont été entendues ce matin à Téhéran, après une nuit de frappes intenses au Liban.

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Guerre au Moyen-Orient: les médias américains CNN et Axios confirment que la CIA et le Mossad pourraient envisager d'armer les groupes kurdes iraniens

La guerre en Iran et au Moyen-Orient entre dans son sixième jour ce jeudi 5 mars. L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, tandis que plusieurs explosions ont été entendues ce matin à Téhéran, après une nuit de frappes intenses au Liban.

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Guerre au Moyen-Orient: Israël lance une nouvelle attaque sur Téhéran

La guerre en Iran et au Moyen-Orient entre dans son sixième jour ce jeudi 5 mars. L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, tandis que plusieurs explosions ont été entendues ce matin à Téhéran, après une nuit de frappes intenses au Liban.

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EN DIRECT. Guerre en Iran : le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Donald Trump

Alors que la guerre entre dans sa sixième journée, Israël et les Etats-Unis poursuivent, ce jeudi 5 mars, leurs bombardements sur l'Iran. Tandis que l'armée israélienne annonce le début d'une nouvelle vague d'attaques sur la capitale iranienne, des explosions ont été entendues en matinée à Téhéran, selon l’agence iranienne Tasnim. De son côté, l'Iran a lancé une vague de missiles contre Israël aux premières heures, obligeant des millions de personnes à se réfugier dans des abris antiaériens, sans faire de victimes.

Au Liban, le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été la cible d’une nouvelle frappe aérienne israélienne, dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités libanaises ont, elles, annoncé trois nouveaux morts dans des frappes ayant visé deux voitures près de la capitale. Israël laisse toujours planer la menace d'une intervention terrestre au Liban.

Le Sénat américain a refusé, mercredi, de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran, une résolution en ce sens ayant été rejetée grâce au soutien robuste de la majorité républicaine.

Les infos à retenir

⇒ Deux soldats américains tués dans une attaque de drones au Koweit

⇒ Un pétrolier ancré au large du Koweït a subi une forte explosion et perd des hydrocarbures après qu’une de ses cuves a été endommagée

Qatar Airways va opérer à partir de jeudi un nombre limité de vols vers l'Europe au départ d'Oman et de l'Arabie saoudite

06h45

Un chef du Hamas tué au Liban, selon l’agence ANI

L’agence de presse officielle libanaise ANI rapporte qu’une frappe israélienne a tué un chef du mouvement islamiste Hamas dans un camp de réfugiés palestiniens du nord du Liban.

Wassim Atallah Al-Ali et sa femme ont été tués lorsqu’un "drone ennemi a visé leur habitation" dans le camp de Beddawi, près de Tripoli, pendant la nuit, a rapporté l’agence, le décrivant comme un haut responsable du Hamas. Il s’agit du premier dirigeant du groupe islamiste palestinien tué depuis le début de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran.

06h30

Les forces armées iraniennes nient avoir tiré un missile en direction de la Turquie

Les forces armées iraniennes respectent la souveraineté de la Turquie et nient avoir tiré un missile vers son territoire, ont-elles déclaré jeudi dans un communiqué relayé par les médias d'État.

Le ministère turc de la Défense avait déclaré mercredi qu'un missile balistique tiré depuis l'Iran vers l'espace aérien turc après avoir traversé la Syrie et l'Irak avait été détruit par les systèmes de défense aérienne et antimissile de l'Otan au-dessus de la Méditerranée orientale.

06h00

Les opérations de rapatriement continuent au Moyen-Orient

Les opérations de rapatriement de ressortissants étrangers se sont poursuivies dans la nuit de mercredi à jeudi au Moyen-Orient, alors que la guerre se poursuit pour la sixième journée consécutive.

Qatar Airways va opérer à partir de jeudi un nombre limité de vols d'assistance pour les passagers bloqués. Des vols sont prévus au départ d'Oman et de l'Arabie saoudite, alors que les opérations de la compagnie depuis Doha sont toujours suspendues en raison de la fermeture de l'espace aérien. Ces vols devraient relier Muscat vers Amsterdam, Berlin, Copenhague, Londres-Heathrow, Madrid et Rome, ainsi que de Riyad vers Francfort.

Un avion affrété par le gouvernement américain rapatrie aussi des ressortissants américains depuis le Moyen-Orient et des vols supplémentaires sont en train d'être organisés à travers la région, déclare le département d'Etat américain.

Un vol britannique destiné à rapatrier des ressortissants britanniques après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient n'a pas décollé comme prévu d'Oman mercredi soir et a été reporté à plus tard dans la journée de jeudi, a rapporté Sky News.

05h00

L'Arabie saoudite annonce avoir intercepté un drone dans son espace aérien, à l'est de la région de al-jawf

04h00

Deux soldats américains tués dans une attaque de drones au Koweit

Le Pentagone a identifié deux soldats tués dimanche dans une attaque de drone au Koweït. Quatre autres réservistes, identifiés mardi, avaient été tués dans cette attaque.

03h00

"La résilience de l'économie mondiale est mise à l'épreuve par l'escalade du conflit au Moyen-Orient", estime la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva

Le conflit imposera de nouvelles exigences aux décideurs politiques partout dans le monde, et le monde pourrait connaître une longue période de bouleversements, a-t-elle déclaré.

La Corée du Sud, qui fournit environ les deux tiers des semi-conducteurs dans le monde, craint également un impact de la guerre sur la production mondiale de ceux-ci, dont l'approvisionnement dépend largement du Moyen-Orient.

"Les responsables ont évoqué la possibilité d'une perturbation de la production de semi-conducteurs si certains de ces matériaux essentiels ne pouvaient plus être approvisionnés depuis le Moyen-Orient", a déclaré un député du parti au pouvoir en Corée du Sud, ajoutant que les entreprises sud-coréennes s'approvisionnaient en certains matériaux essentiels à la fabrication de puces, tels que l'hélium, depuis le Moyen-Orient.

02h00

Explosion d'un pétrolier dans le détroit d'Ormuz

Le capitaine d'un pétrolier à l'ancrage rapporte avoir entendu et vu une importante explosion au sud-est de Moubarak al Kabir, au Koweït, a dit l'agence britannique des opérations maritimes commerciales (UKMTO). Du pétrole a été observé dans l'eau, ce qui pourrait avoir un impact environnemental. Le Koweït affirme que l'incident impliquant un pétrolier s'est produit en dehors de ses eaux territoriales.

Sept navires de la Corée du Sud transportant du pétrole brut sont bloqués dans le détroit d'Ormuz, selon Reuters.

Le corps des Gardiens de la Révolution islamique iranienne a dit mercredi que la marine avait le "contrôle complet" du détroit d'Ormuz, menaçant tout navire qui tenterait d'emprunter cette voie essentielle au trafic mondial des hydrocarbures.

01h00

Le Qatar évacue les résidents vivant près de l'ambassade américaine

Le Qatar évacue les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine à Doha à titre de "mesure de précaution temporaire", a déclaré jeudi matin le ministère de l'Intérieur du pays du Golfe.

"Un hébergement approprié leur a été fourni dans le cadre des mesures préventives nécessaires", a indiqué le ministère dans un communiqué.

00h50

Le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Donald Trump

Une majorité du Sénat américain a soutenu mercredi la campagne militaire du président Donald Trump contre l'Iran, en votant pour bloquer une résolution visant à mettre fin à la guerre en Iran et à exiger que toute offensive soit autorisée par le Congrès.

© REUTERS/Nathan Howard

Donald Trump, le mercredi 4 février 2026, à la Maison-Blanche.
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Moyen-Orient : Washington cède au triomphalisme et promet à l’Iran “mort et destruction du matin au soir”

Alors que la guerre lancée par les États-Unis et Israël continue de s’étendre au Moyen-Orient et au-delà, le gouvernement américain a assuré mercredi être “en position de force” et a annoncé une “accélération” des bombardements pour infliger à l’Iran “mort et destruction du matin au soir”. Le Sénat américain a quant à lui refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la gestion du conflit.

© KEVIN DIETSCH / Getty Images via AFP

Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, arrive au Capitole à Washington, le 3 mars 2026 (Photo : Kevin Dietsch / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP).
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De la RFA à aujourd’hui : comment l’Allemagne a su se réinventer

Le passé permet souvent d'éclairer l'actualité. Chaque jeudi, dans notre nouveau podcast Hier à la Une, on se plonge dans les archives de L’Express, pour comprendre autrement la couverture du magazine de la semaine.

Il y a quelques jours, le chancelier allemand Friedrich Merz était en Chine puis aux Etats-Unis, tant pour défendre l’économie allemande, que pour parler au nom de toute l’Union européenne. Des déplacements qui illustrent la nouvelle place que souhaite désormais prendre l’Allemagne, comme on peut le lire cette semaine dans les pages de L’Express.

Car depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le modèle allemand s’est retrouvé ébranlé. La réussite allemande reposait sur un gaz russe très bon marché, la forte proximité avec les Etats Unis, et des exportations très élevées vers la Chine. Ces piliers de la croissance allemande se sont écroulés : les robinets du gaz ont été fermés, la confiance s’étiole avec Washington notamment sur le dossier ukrainien, et l’industrie chinoise monte en gamme dans les secteurs phares pour l’Allemagne comme l’automobile.

A ces difficultés s’ajoute l’instabilité politique. L’après Merkel a été complexe, les coalitions se sont révélées impossibles. Et le résultat, c’est un pays immobile face à ces nouveaux défis.

Mais l’Allemagne est en pleine révolution. Sur le plan diplomatique, Berlin compte bien retrouver sa place en Europe, notamment en s’éloignant du couple franco-allemand. Déjà en difficulté avec le chancelier Olaf Scholz, la relation entre Emmanuel Macron et Friedrich Merz semble au point mort. Le nouveau chancelier poursuit aussi l’éloignement avec l’allié américain, et se rapproche de l’Italie de Meloni.

Un tournant pris également concernant la défense. Alors que le sujet de l’armée restait tabou dans l’opinion publique, les Allemands ont décidé d’investir massivement et de se transformer en l’une des armées les plus puissantes du Vieux Continent. En s’appuyant sur leurs atouts et notamment une économie peu endettée, ils ont mobilisé un effort spectaculaire pour se reconfigurer, en à peine un an.

Désormais, Berlin se voit à nouveau comme une puissance. Pourtant, rien n’est gagné : Friedrich Merz reste assez faible sur le volet politique intérieure, notamment face à la montée en puissance de l’extrême droite. Faire renaître l'armée prendra du temps. Et l’industrie doit être largement repensée.

Mais dans son histoire récente, l’Allemagne a dû - et su - se réinventer plusieurs fois, comme on a pu le lire dans les pages du magazine ces dernières décennies.

En 1979, alors que l'Allemagne est encore coupée en deux, sa réussite est décryptée depuis la France, loin des clichés qui ont encore cours à l'époque.

Puis, 10 ans après la chute du mur de Berlin, c'est un véritable "modèle allemand" qui est installé.

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Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, réalisé par Jules Krot, avec Anne Marion à la documentation.

Crédits : INA, Direk von ort

Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent

Visuel : Alice Lagarde

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© EPA

Le chancelier allemand Friedrich Merz avant sa rencontre avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, à la 62e Conférence sur la Sécurité de Munich, le 13 février 2026. EPA/Sean Gallup / POOL
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Guerre en Ukraine : avec Starlink, l'influence hors norme du très versatile Elon Musk

Sur le front ukrainien, la température glaciale du mois de février s’est accompagnée d’un vent de panique sur les chaînes Telegram des blogueurs militaires russes. Mais celui-ci ne devait rien à la météo. "La désactivation brutale de Starlink par Musk s’avère extrêmement problématique pour nos forces, témoigne, angoissé, l’un de ces comptes très populaires et ultranationalistes. Pour l’instant, nos troupes ne disposent pas de système équivalent." Un autre, suivi par plus d’1,5 million de personnes en appelle, lui, aux dons, afin de financer des radios et palier aux "problèmes de communication" survenus parmi les troupes : "Après le blocage de Starlink, les soldats sur le front ont besoin en urgence de notre aide pour relancer l’offensive et repousser les attaques ennemies."

A l’origine de cet affolement inhabituel, Elon Musk, patron de SpaceX et de sa filiale Starlink, qui, début février, a soudainement décidé d'empêcher l'accès de l’armée russe à sa constellation de plus de 10 000 satellites, qui fournissent une connexion Internet partout sur le front. Un revers cinglant pour les forces de Poutine, mais surtout, un rappel du spectaculaire impact que peuvent avoir sur le champ de bataille les décisions de l'homme d’affaires américain, qui avait lancé ce service en 2015. "Cette connectivité par satellite est devenue cruciale, confirme Thibault Fouillet, directeur scientifique de l’Institut d’études de stratégie et de défense. Concrètement, elle permet d’échanger des informations en temps réel, de coordonner des frappes d’artillerie et de drones, ou même de guider des missiles et munitions nécessitant une connexion GPS."

Sérieuse déconvenue

Tout est parti d’un tweet. "Il semblerait que les mesures prises pour empêcher l'utilisation non autorisée de Starlink par la Russie aient porté leurs fruits", a simplement constaté le multimilliardaire le 1er février, dans un court message sur sa plateforme X. Bien que les sanctions américaines interdisent de vendre les services de Starlink à la Russie, Moscou avait, dès 2023, trouvé des moyens de contournement en mettant la main sur des terminaux permettant de s’y connecter, sur le marché noir ou par l’intermédiaire de pays tiers. Mais la mise en place par SpaceX et Kiev en février d’un système de filtrage qui autorise uniquement la connexion aux dispositifs préalablement inscrits sur une "liste blanche" - et bloque tous les autres - a brutalement privé les Russes de toute connexion.

La déconvenue est d'autant plus sévère pour l'armée russe qu'elle en avait généralisé l'usage au combat. Au point d’aller jusqu’à équiper certains drones à longue portée de terminaux, pour en démultiplier le potentiel destructeur. "L’intégration de Starlink dans leurs systèmes aériens leur permettait d’être presque insensibles au brouillage et pilotables avec une grande précision", retrace Kateryna Bondar, chercheuse au Center for Strategic and International Studies de Washington. Ces engins ont rapidement fait leurs preuves. Fin janvier, les Russes ont ainsi revendiqué des frappes avec des drones BM-35 et Molniya-2 dotés d'équipements Starlink contre plusieurs véhicules circulant sur une autoroute dans l’est du pays, et même contre deux trains - des cibles en mouvement, bien plus difficiles à toucher.

Privés des technologies d’Elon Musk, les Russes tentent de s'adapter. A la mi-février, plusieurs médias du pays ont relayé le premier test d’un système baptisé Barrage-1, sorte de ballon stratosphérique censé transporter des équipements 5G et servir de relais Internet aux troupes au sol. "Ce serait plus de l’ordre de la rustine, jauge Thibault Fouillet. Pour l'heure, il n’existe pas de capacité clé en main qui leur permettrait de remplacer les performances et la fiabilité de la constellation spatiale d’Elon Musk." Il faut dire que le projet "Rassvet", le Starlink "made in Russia" piloté par la société privée Bureau 1440, a du plomb dans l’aile. Le lancement de ses 16 premiers satellites initialement prévu en 2025 a dû être reporté… faute d'avoir été assemblés à temps. A court de solutions, Moscou cherche désormais à soudoyer des Ukrainiens pour qu’ils enregistrent à leur nom des terminaux destinés à être utilisés par les forces russes. Deux habitants de la région d'Odessa ont d'ores et déjà été arrêtés pour ce motif le 24 février, et accusés de haute trahison par Kiev.

En attendant, l’armée ukrainienne a habilement su tirer parti de ce coup de pouce donné par le patron de Starlink. Rien qu’en février, ses contre-attaques lui ont permis de réaliser des gains inédits depuis plus d’un an et demi, en libérant jusqu’à 200 kilomètres carrés, selon les données de l’Institute for the Study of War de Washington. "La capacité de communication des Russes a été fortement altérée et c’est très problématique en première ligne, souligne Katja Bego, chercheuse à la Chatham House, à Londres. Cela en dit long sur l'état de leur armée, censée être l'une des meilleures du monde, mais totalement dépendante d'un système externe."

Une dépendance qui interroge

L’Ukraine n’en reste pas moins tributaire de ce service aux mains d’un Elon Musk aussi versatile qu’imprévisible. Son positionnement ambigu sur le conflit n’avait d’ailleurs pas manqué d’éveiller les craintes en mars dernier. "Mon système Starlink est l'épine dorsale de l'armée ukrainienne. Toute leur ligne de front s'effondrerait si je le coupais", s'était-il énervé sur X, quelques jours après l’altercation inédite entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump dans le bureau Ovale. Effondrement ou pas, la connectivité permanente offerte par Starlink est effectivement précieuse à plus d’un titre. Dans les endroits les plus reculés, elle est essentielle pour faire tourner le système Delta, une plateforme clé pour organiser l'action des troupes ukrainiennes sur le front.

Ce n’est pas sa seule application. "Tous les drones maritimes ukrainiens reposent sur Starlink pour pouvoir être contrôlés à distance avec une faible latence, souligne Kateryna Bondar, du CSIS. En cas de coupure, l’Ukraine se retrouverait quasiment sans force navale." Par le passé, le magnat de la tech américaine n’a pas hésité à faire usage de son pouvoir pour influer sur les opérations ukrainiennes. En 2022, craignant une escalade, il avait secrètement ordonné à ses équipes de désactiver son service au large de la Crimée pour déjouer une attaque contre la flotte russe.

En l'absence de boussole claire, difficile de savoir ce qu'a en tête le milliardaire. "Nous ne le considérons ni comme un héros, ni comme un ennemi, jauge Lesia Orobets, fondatrice de l’ONG ukrainienne Price of Freedom, qui œuvre à la protection du ciel ukrainien. Mais l’influence que peuvent avoir ses décisions sur le cours de la guerre et le sort de milliers de vies ne fait que démontrer l’immense responsabilité qui est la sienne."

Au-delà de Kiev, les chancelleries européennes s’interrogent elles aussi sur une solution de secours. Le franco-britannique Eutelsat, avec sa constellation de satellites OneWeb, pourrait-il s’y substituer ? "Même si elle ne dispose pas encore des moyens de Starlink, cette entreprise a récemment gagné de nombreux clients, note Katja Bego, de la Chatham House. De plus en plus de pays européens l’envisagent comme un moyen de ne pas dépendre des services d’Elon Musk." En mars dernier, sa PDG, Eva Berneke, avait affiché l’ambition d’atteindre à terme 40 000 terminaux en Ukraine – soit rigoureusement le nombre de ceux déployés par Starlink. Une telle opération nécessiterait toutefois du temps, et surtout, beaucoup d’argent. D’ici là, Kiev n’a guère d’autres choix que s’assurer les bonnes grâces de l'imprévisible Elon Musk.

© REUTERS

"Psycho", 22 ans, membre de la 80e brigade aéroportée indépendante, déconnecte son terminal Starlink, à proximité de la ligne de front, dans la région de Kreminna, en Ukraine, le 6 janvier 2023.
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Venezuela, Brésil et Ukraine : les informations de la nuit

© FEDERICO PARRA / AFP

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, serre la main du ministre américain de l’Intérieur, Doug Burgum, après leur rencontre au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026 (Photo : Federico PARRA / AFP).
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Élections législatives cruciales au Népal, six mois après le soulèvement de la Génération Z

Quelque 19 millions de Népalais se rendent aux urnes jeudi pour des législatives importantes, six mois après les manifestations qui ont renversé le gouvernement. Un scrutin marqué par une bataille entre générations : l'ex-Premier ministre, qui entend revenir, affronte notamment l'ex-maire de Katmandou, un rappeur de 35 ans.

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Guerre au Moyen-Orient : avec le blocage du détroit d'Ormuz, Alexis de Galembert, fondateur de La Fabrique de Cookies, subit "l'incertitude des marchés"

La guerre en Iran et au Moyen-Orient entre dans son sixième jour ce jeudi 5 mars. L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, tandis que plusieurs explosions ont été entendues ce matin à Téhéran, après une nuit de frappes intenses au Liban.

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Guerre au Moyen-Orient: les frappes se multiplient en Iran, les habitants fuient

La guerre en Iran et au Moyen-Orient entre dans son sixième jour ce jeudi 5 mars. L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de fores kurdes en Irak, tandis que plusieurs explosions ont été entendues ce matin à Téhéran, après une nuit de frappes intenses au Liban.

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Guerre au Moyen-Orient: bloquée à Dubaï, une famille française explique que le prix du trajet pour aller à Oman coûte habituellement "environ 300-400€" et que depuis le début de la guerre les prix sont montés jusqu'à "2000€"

La guerre en Iran et au Moyen-Orient entre dans son sixième jour ce jeudi 5 mars. L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles sur les quartiers généraux de forces kurdes en Irak, tandis que plusieurs explosions ont été entendues ce matin à Téhéran, après une nuit de frappes intenses au Liban.

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