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Emmanuel Macron a annoncé jeudi 8 janvier, dans un communiqué et sur ses réseaux sociaux, que la France voterait "contre la signature de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur". Un accord "d'un autre âge", selon le chef de l'Etat, négocié "sur des bases trop anciennes".
Malgré des "avancées incontestables, le constat doit être dressé d'un rejet politique unanime de l'accord, comme l'ont clairement montré les récents débats à l'Assemblée nationale et au Sénat", a-t-il déclaré. Une position qui ne suffira toutefois probablement pas à bloquer le texte au niveau européen.
La France est favorable au commerce international, mais l’accord UE-Mercosur est un accord d’un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes (mandat de 1999).
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 8, 2026
Si la diversification commerciale est nécessaire, le gain économique de l’accord UE-Mercosur…
Depuis plusieurs semaines, la France tente de rallier d’autres Etats membres afin de constituer une minorité de blocage au sein du Conseil de l’Union européenne - une coalition représentant au moins 35 % de la population de l’UE, nécessaire pour empêcher l’adoption d’un texte commercial. Mais cette coalition ne s’est pas matérialisée. Malgré le soutien de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche et de l'Irlande, d’autres pays clés comme l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne ou les pays scandinaves, ont choisi de soutenir le traité ou de ne pas s’opposer frontalement, sapant ainsi cette stratégie de blocage. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a d'ailleurs jugé mercredi 7 janvier qu’un tel accord offrirait des "avantages énormes" et un "potentiel considérable" pour l’Europe.
Cette séquence européenne intervient alors qu'Emmanuel Macron est, une fois encore, confronté à la gronde des agriculteurs. Ceux-ci s'inquiètent d'une arrivée massive de produits agricoles bon marché, susceptibles de concurrencer leurs productions et de fragiliser leurs exploitations déjà sous pression. Ces derniers mois, la France affirme avoir oeuvré pour obtenir de Bruxelles des garanties supplémentaires : une clause de sauvegarde spécifique, des mesures de réciprocité sur les conditions de production, un renforcement des contrôles sanitaires en Europe et des audits vétérinaires et phytosanitaires dans les pays tiers, a énuméré Emmanuel Macron sur X.
Dans le cadre des politiques commerciales, l’Union européenne peut adopter certains accords à la majorité qualifiée, ce qui signifie que l’opposition d’un Etat membre ne suffit pas à arrêter le processus si une majorité d’autres Etats y est favorable. La Commission peut également être amenée à scinder le volet commercial du reste de l’accord, ce qui permettrait une adoption sans nécessiter l’unanimité stricte de tous les Etats.
Sauf revirement de dernière minute, les Etats membres devraient autoriser vendredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à signer l'accord conclu en décembre 2024. Après vingt-cinq ans de négociations, une signature pourrait avoir lieu dès lundi au Paraguay.
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