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En direct : le président iranien accuse les "ennemis de l'Iran" de "semer le chaos"

Alors que de nouvelles manifestations ont eu lieu en Iran dans la nuit de samedi à dimanche, un nouveau bilan de l'ONG Iran Human Rights recense au moins 192 morts en deux semaines de contestation. Le pays est coupé d'internet depuis plus de 60 heures. Le président iranien Massoud Pezeshkian a accusé les "ennemis de l'Iran" de vouloir "semer le chaos et le désordre" dans le pays. Suivez notre direct.

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EN DIRECT, manifestations en Iran : les « émeutiers » ne devraient pas être autorisés à « déstabiliser la société » iranienne, déclare le président iranien, Massoud Pezeshkian

Le président iranien s’est exprimé dimanche dans sa première prise de parole après trois nuits de manifestations intensifiées contre les autorités. Au moins 192 personnes ont été tuées en deux semaines de manifestations, selon une ONG.

© Khoshiran/MEI/SIPA

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Les Béninois appelés aux urnes pour des législatives, un mois après le coup d'État déjoué

Au Bénin, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour des législatives, un mois après une tentative de coup d'État ratée. Élection à un tour, ces législatives doivent permettre d'élire les 109 députés qui composent l'Assemblée Nationale. La coalition présidentielle, composée de trois partis, espère renforcer sa majorité actuelle.

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Capture de Maduro : les Américains invités à quitter "urgemment" le Venezuela

Les Américains présents au Venezuela ont été appelés samedi à "quitter le pays immédiatement" en raison d'une situation sécuritaire jugée "instable" par les autorités américaines, alors que Nicolas Maduro, une semaine après sa capture, a dit, via ses avocats, aller "bien". "Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a déclaré Nicolas Maduro depuis le centre de détention de Brooklyn, à New York, selon son fils dans une vidéo publiée samedi par le parti au pouvoir au Venezuela.

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Iran : pourquoi la coupure d'Internet risque de durer longtemps

Depuis 72 heures, l'Iran est coupée du monde. En proie à des manifestations d'ampleur depuis le 28 décembre dernier, d'abord contre la vie chère puis rapidement contre le régime des Mollahs tout entier, les autorités ont brutalement coupé tous les signaux Internet. La répression, sanglante, durant laquelle au moins 116 personnes sont mortes et 2 600 ont été arrêtées selon l’organisation basée aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency, ne doit pas être filmée. Le monde ne doit pas voir.

Samedi, les gardiens de la révolution ont qualifié les manifestants de "terroristes" et ont déclaré que "préserver les acquis de la révolution islamique et maintenir la sécurité et la survie du régime constituent une ligne rouge".

"Pire coupure de l'histoire de l'Iran"

À la suite du black-out d'Internet imposé par les autorités dans la nuit de jeudi à vendredi, "90 % du trafic Internet vers l’Iran s’est arrêté", explique Amir Rashidi, expert iranien des droits numériques, auprès du journal britannique The Guardian. En l'espace de quelques heures, les appels internationaux vers le pays ont été bloqués et les téléphones mobiles iraniens mis hors service. Amir Rashidi et d'autres experts évoquent une "coupure d’une précision glaçante".

Même les connexions via le puissant réseau satellitaire Internet de Starlink semblent avoir été coupées. Lors des manifestations de 2022 après la mort de Mahsa Amini et au commencement du mouvement "Femme, vie, liberté", le réseau avait pourtant été une bouée de sauvetage pour les Iraniens. "Il s'agit du pire arrêt d'Internet de l'histoire de l'Iran", dénonce Ali Tehrani, directeur des opérations pour Psiphon, un outil anti-censure open source largement utilisé en Iran, auprès du média en exil Iran International. Tandis que selon Amin Sabeti, expert en cybersécurité cité par le média, la panne d'électricité, qui a commencé jeudi soir a non seulement coupé l'accès à Internet mondial dans une grande partie du pays mais aussi perturbé les services en ligne nationaux, qui étaient pourtant restés partiellement disponibles lors des répressions précédentes. "Il n’y a pas de réseau sur les téléphones. Il n’y a pas d’antenne. C’est comme si vous viviez au milieu de nulle part, sans aucune antenne-relais", poursuit Amir Rashidi dans The Guardian.

D'une redoutable précision

Dans ce black-out généralisé, le guide suprême de l'Iran Ali Khamenei, a pourtant pu continuer à poster des messages sur le réseau social X. Il a posté au moins 15 publications depuis vendredi, dans lesquelles il critique vivement le président américain Donald Trump et ses actions au Venezuela.

Le président des États-Unis a déclaré que si le gouvernement iranien faisait ceci ou cela, il se rangerait du côté des émeutiers. Les émeutiers ont placé leurs espoirs en lui. S’il est si compétent, qu’il gère donc son propre pays.

— Ayatollah Khamenei (@fr_Khamenei) January 11, 2026

"C'est ce qui rend cette panne d'électricité différente des précédents blocages d'Internet en Iran", souligne Doug Madory, expert en systèmes Internet auprès du Guardian. "Elle est plus vaste, mais semble également plus affinée, ce qui signifie potentiellement que Téhéran sera en mesure de le maintenir plus longtemps", poursuit le spécialiste.

Pour fonctionner de la sorte, le gouvernement iranien pourrait avoir mis certains sites sur liste blanche (soit l'autorisation spécifique à accéder à Internet pour un petit nombre), dont X, permettant à certains responsables et institutions de continuer à accéder à Internet. Une méthode qui pourrait faire durer la coupure Internet pour la majorité des Iraniens. "Tout cela suggère que l'Iran a développé des outils plus précis pour censurer Internet, poursuit Doug Madory. Si le système des listes blanches fonctionne comme prévu, cela peut leur permettre d'opérer dans une sorte d'état dégradé pendant une période prolongée." Selon plusieurs experts, l'Iran travaille à la sophistication des coupures Internet depuis des années, tout comme la Chine ou encore l'Inde.

© via REUTERS

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Les Etats-Unis ont mené des frappes "à grande échelle" contre l’Etat islamique en Syrie

Le commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a annoncé, samedi 10 janvier, avoir mené des frappes "à grande échelle" contre plusieurs cibles de l’organisation État islamique (EI) à travers la Syrie. Dans un message publié sur X, le CentCom précise que ces opérations ont été conduites "en collaboration avec des forces partenaires", sans identifier ces dernières. L’action intervient en représailles à une attaque survenue en décembre dans la région de Palmyre, qui avait coûté la vie à deux militaires et un interprète américains. "Notre message reste clair : si vous vous en prenez à nos combattants, nous vous trouverons et nous vous tuerons où que vous soyez dans le monde", a rappelé le CentCom. Le communiqué ne précisait pas si des personnes avaient été tuées lors des frappes.

https://t.co/cfTSJ2Nety

— U.S. Central Command (@CENTCOM) January 10, 2026

Selon l'AFP, la Jordanie a indiqué dimanche avoir participé aux frappes, menées dans le cadre de la coalition internationale, "pour neutraliser les capacités des groupes terroristes et les empêcher de se réorganiser ou d’utiliser ces zones pour lancer des attaques menaçant la sécurité régionale".

"De très lourdes représailles"

Ces frappes font suite à une première série d’attaques américaines en Syrie, déclenchées en décembre après l’assassinat de trois ressortissants américains. Washington avait alors frappé "plus de 70 cibles" dans les régions de Homs, Deir Ezzor et Raqa, tuant au moins cinq membres de l’EI, dont le chef d’une cellule de drones, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Le président Donald Trump avait qualifié ces raids de "très lourdes représailles" contre des bastions de l’EI. L’attaque du 13 décembre avait été menée par un membre des forces de sécurité syriennes visé pour ses "idées islamistes extrémistes" ; Washington l’a imputée au groupe djihadiste, qui ne l’a pas revendiquée.

Parallèlement, le Royaume-Uni et la France ont mené début janvier des frappes conjointes contre des positions de l’EI près de Palmyre, dans le cadre de l’opération "Inherent Resolve" (OIR), la coalition internationale antidjihadiste coordonnée par les Etats-Unis. Selon Londres, une installation souterraine utilisée comme dépôt d’armes et d’explosifs a été détruite grâce à des bombes guidées. Les forces françaises ont confirmé avoir participé à ces raids pour "empêcher la résurgence de Daech", sans fournir davantage de détails.

Depuis sa défaite face à la coalition internationale en 2019, l’EI continue de mener sporadiquement des attaques depuis le vaste désert syrien. La région de Palmyre, ancien bastion du groupe djihadiste et site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, reste régulièrement ciblée par les opérations de la coalition internationale, qui cherche à empêcher toute reprise de contrôle par l’organisation. Avec le retour au pouvoir de Donald Trump et sa volonté de réduire la présence américaine à l’étranger, le Pentagone avait annoncé en avril 2025 une diminution de moitié des effectifs militaires américains en Syrie, dont le total actuel n’est pas officiellement connu.

© via REUTERS

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Opération américaine au Venezuela, menace de Trump sur le Groenland, manifestations en Iran

Au sommaire cette semaine : l'opération américaine au Venezuela qui a mené à la capture et à l'exfiltration du président Nicolas Maduro, désormais jugé sur le sol américain. Donald Trump menace désormais le Groenland, territoire dont son pays a "besoin" selon lui, déclaration fracassante qui n'a pas suscité de réponse forte de l'Union Européenne. L'Iran pourrait aussi être une prochaine cible pour le président américain, qui a promis d'intervenir en cas de répression des manifestants.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : ce qu’il faut retenir avant la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, lundi

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi, trois jours après le tir d’un missile russe Orechnik contre l’Ukraine. L’utilisation de cette arme est perçue par Kiev et ses alliés comme une escalade majeure et une menace directe pour la sécurité européenne.

© IVAN SAMOILOV / AFP

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Iran: les États-Unis "prêts à aider" le mouvement, le régime menace Washington de représailles en cas d'attaque

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 51 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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Manifestations en Iran : le Parlement menace l'armée américaine et Israël en cas d'intervention

L'Iran visera l'armée américaine et Israël en cas d'intervention des États-Unis, a prévenu dimanche le président du Parlement iranien, alors que Washington a menacé plusieurs fois Téhéran sur fond de manifestations massives. Selon une ONG, le bilan des protestations s'élève désormais à au moins 116 morts, tandis que la coupure d'internet dépasse les 60 heures et que la police iranienne a annoncé d'"importantes" arrestations.

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DIRECT. Iran: au moins 192 manifestants sont morts depuis le début du mouvement, selon Iran Human Rights

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 192 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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