↩ Accueil

Vue lecture

«Préserver la pureté de la Révolution»: pourquoi Donald Trump ne peut pas s’adresser directement au Guide suprême iranien

DÉCRYPTAGE - «C’est un pays très particulier avec lequel négocier, lorsqu’on ne peut même pas s’adresser à la personne qui le dirige. [...] Tout est plus compliqué. Toute la situation est absurde», a regretté J.D. Vance dans un récent entretien.

© Office of the Iranian Supreme Le / REUTERS

  •  

Les États-Unis ont envoyé des militaires au Nigeria, endeuillé par un nouveau massacre

Le massacre perpétré dans deux villages de l’ouest du Nigeria le 3 février, et qui a fait des dizaines de morts, est l’un des pires de ces dernières années dans le pays. Le même jour, les États-Unis ont confirmé l’envoi d’une équipe de militaires pour lutter contre la menace terroriste, reconnaissant la présence de forces sur le terrain pour la première fois depuis les frappes du 25 décembre.

© PHOTO LIGHT ORIYE TAMUNOTONYE/AFP

  •  

Faut-il acheter des armes britanniques pour l’Ukraine ? Paris cède face à Berlin

Faute d’être parvenus à s’entendre sur l’utilisation des avoirs russes gelés, les pays de l’UE avaient choisi en décembre de financer l’aide à l’Ukraine grâce à un prêt de 90 milliards d’euros alimenté par une dette commune. Depuis, les Vingt-Sept se disputent pour savoir sous quelles conditions cet argent doit être utilisé, révèle la “Frankfurter Allgemeine Zeitung”.

© Photo Manon Cruz/REUTERS

  •  

Syrie : les Kurdes, lâchés par tous ?

L'accord signé entre les forces kurdes syriennes et le nouveau pouvoir de Damas met un point final à l'expérience du Rojava, l'administration autonome dans le nord-est de la Syrie. Elle aura duré douze ans. Le président Ahmed al-Charaa s'assure ainsi le contrôle d'un pan entier du territoire syrien, avec la bénédiction des Américains et des Russes et au prix d'une forme de trahison aux dépens de ceux qui furent leur premier rempart contre le groupe État islamique.

  •  

Affaire Epstein : ce que l'on sait de l'opération d'ingérence russe ciblant Emmanuel Macron

Le nom d'Emmanuel Macron apparaît plus de 200 fois dans les millions de documents issus du dossier Jeffrey Epstein, publiés par le ministère de la Justice américain. Ce vendredi 6 février, une source gouvernementale a indiqué avoir détecté une opération d’ingérence russe destinée à faire croire à une implication du chef de l'Etat dans l’affaire, révèle BFMTV.

L'opération de désinformation est liée au réseau russe Storm-1516, dont le mode opératoire est documenté depuis fin 2023. "Les acteurs derrière Storm-1516 cherchent à polariser le débat démocratique de nos sociétés, à saper la confiance envers les médias et les institutions européennes", mettaient déjà en garde le ministère des Armées en mai 2025. L'objectif de cette dernière ingérence : faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein.

"Un site Internet usurpant l'identité de France-Soir"

Détectée mercredi par Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences étrangères en ligne, la manigance reposait sur la "création d’un site Internet usurpant l’identité de France-Soir" où a été publié "un article accusant le président de la République, Emmanuel Macron, d’être impliqué dans l’affaire Epstein", aurait affirmé une source gouvernementale à l'AFP selon plusieurs médias.

Dès mercredi, France-Soir a démenti, publiant un communiqué sur le réseau social d’Elon Musk : "Alerte importante aux lecteurs de France-Soir. Attention : usurpation de marque et de contenu. Le site france-soir.net n’a aucun lien avec France-Soir".

Alerte importante aux lecteurs de France-Soir
Attention : usurpation de marque et de contenu. Le site https://t.co/0iS6ZE9GZS n’a aucun lien avec France-Soir.

Ce site usurpe illégalement :
• La marque « France-Soir »,
• L’identité visuelle et rédactionnelle historique de… pic.twitter.com/of6xcXrdQx

— France-Soir (@france_soir) February 4, 2026

Mais la publication de France Soir n’est pas parvenue à contenir l’emballement sur les réseaux sociaux.

Une fake news diffusée sur les réseaux sociaux

Le premier compte à avoir diffusé la vidéo est "@LoetitiaH, un relais historique et fréquent des opérations informationnelles de Storm-1516", précise la source gouvernementale selon plusieurs médias. Le poste, alléguant qu'"il s’est avéré que Macron était un invité fréquent de la résidence d’Epstein à Paris", a ensuite "été repris et amplifié par de nombreux autres comptes suivis par Viginum et très probablement rémunérés par les opérateurs du mode opératoire".

Sur un ton ironique, le compte X @FrenchResponse, géré par le ministère des Affaires étrangères a répondu à la fake news : "Il s’est avéré que Loetitia détient des secrets mondiaux. Il s’est avéré que l’IA les met en images. Il s’est avéré que l’article de France Soir n’existe pas. Il s’est avéré que des réseaux russes amplifient direct."

Il s'est avéré que Loetitia détient des secrets mondiaux.
Il s'est avéré que l'IA les met en images.
Il s'est avéré que l'article de France Soir n'existe pas.
Il s'est avéré que des réseaux russes amplifient direct.

Il s'est avéré que le hasard non plus n'y est pour rien.… https://t.co/Y2WviLvAZy

— French Response (@FrenchResponse) February 5, 2026

Car si le nom d’Emmanuel Macron apparaît effectivement dans le dossier, cela ne signifie en rien qu’il y est mis en cause. Le président est simplement mentionné dans des discussions entre d'autres personnes ou dans des articles de presse. Aucun élément ne permet, à ce jour, de suspecter ou de démontrer une rencontre, ni même un échange entre le chef d'Etat et le pédocriminel, mort en prison en 2019.

© REUTERS

  •  

Fin de la première session de pourparlers à Oman entre l'Iran et les États-Unis

L'Iran et les États-Unis sont convenus de "poursuivre leurs négociations", a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l'issue vendredi 6 février d'une première session de pourparlers tenue à Oman dans une atmosphère "très positive" selon lui. Les précisions de Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 à Téhéran.

  •  

Guerre en Ukraine : à Moscou, le conseiller d'Emmanuel Macron rembarré

La rencontre de ce mardi 3 février à Moscou entre le français Emmanuel Bonne et son homologue russe, Youri Ouchakov, s’est soldée par un échec, selon trois sources diplomatiques et sécuritaires française, ukrainienne et russe. En réponse à ses ouvertures, le conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron s’est vu rétorquer que les revendications de la France et de l’Europe ne correspondent pas à la réalité du rapport de force militaire sur le front ukrainien.

Cette visite intervient dans la foulée de plusieurs déclarations d'Emmanuel Macron en vue de replacer l’Union Européenne au coeur des négociations de paix entre Kiev et Moscou, dont la médiation est aujourd’hui accaparée par le président américain Donald Trump. Ce projet de restaurer un canal de discussion avec Moscou divise jusque dans l'entourage d'Emmanuel Macron, où des généraux le jugeraient stratégiquement inapproprié.

"La rencontre s’est déroulée dans la même veine que l’épisode de la longue table", décrit une source informée des détails de l'événement, en référence à la table de 6 mètres de long au bout de laquelle le président russe Vladimir Poutine avait placé son homologue français lors d’une visite au Kremlin en février 2022, un choix officiellement justifié par les mesures de distanciation sociale sur fond de Covid-19, mais également perçu comme une tentative de déstabilisation. Pas de table cette fois, mais "Bonne a été reçu seulement pour se faire rembarrer", regrette une de nos sources. Un accueil qui évoque à une autre source la répartie de Donald Trump, "vous n’avez pas les cartes", à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky en février 2025.

Contacté, l'entourage du président de la République a contesté cette version des faits, sans souhaiter commenter dans le détail.

L'initiative française qui interroge

Emmanuel Bonne n’en est pas à sa première mission auprès de Youri Oushakov, l’influent conseiller diplomatique présidentiel russe en poste depuis 2012, précédemment ambassadeur aux Etats-Unis, et l’un des architectes de la politique étrangère du Kremlin. Les deux officiels se sont rencontrés à plusieurs reprises depuis le début de l’invasion en Ukraine, dans un contexte très tendu, en l'absence de contacts directs entre leurs présidents pendant près de trois ans.

Cette nouvelle initiative française interroge dans certains cercles européens. "Il ne peut pas jouer sur tous les tableaux", estime un diplomate européen : "Le 'en-même-temps' ne fonctionne pas dans ces circonstances". Ce mercredi 4 février, la Première ministre lettone Erika Selina et le président estonien Alar Karis ont exprimé leur soutien à l’initiative, provoquant un débat virulent au sein des classes politiques locales. Le gouvernement estonien - sous l’influence notamment de l’éminence grise du ministère des Affaires étrangères, Jonathan Vseviov – a désavoué la position de son président et réitéré sa ferme opposition à toute ouverture vis-à-vis de Moscou.

Les dirigeants ukrainiens scrutent avec attention ces tentatives, comme l'ont confirmé plusieurs sources sécuritaires ukrainiennes à L'Express. Elles ont placé de grands espoirs dans la dynamique d’activisme sécuritaire que semblent impulser Paris et Londres sous l’égide de la "coalition des volontaires". Au sein de l’appareil du service européen pour l’action extérieure (SEAE), l’organe de politique étrangère de l’UE, nos sources reconnaissent que l’Europe n’a pas aujourd'hui la crédibilité pour participer activement aux négociations de paix. Depuis plusieurs semaines, un travail a été engagé pour préparer plutôt son insertion dans un système de vérification de cessez-le-feu et de garanties sécuritaires en aval d’un potentiel accord de paix - jugé du reste peu probable à court-terme.

Lors d’une interview avec la chaîne pro-gouvernementale russe RT ce jeudi 5 février, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié les démarches d'Emmanuel Macron de "diplomatie pathétique".

© MAXPPP

  •  

Comment la maison d'une famille juive à Bagdad est "squattée" par l'ambassade de France

Un tribunal parisien a débouté mardi les descendants d'une famille juive irakienne qui réclamaient des indemnités pour une villa à Bagdad occupée gratuitement pendant des décennies par la représentation diplomatique française. Contrainte de fuir l'Irak à la fin des années 1940 face à la montée de l'antisémitisme, la famille a annoncé son intention de faire appel.

  •  

Russie : un haut gradé victime d'une tentative d'assassinat, l'Ukraine pointée du doigt

Le général Vladimir Alexeïev, chef adjoint des services de renseignement militaire russe (GRU), a été blessé par balles ce vendredi 6 février dans la matinée à Moscou et transporté d'urgence à l'hôpital. Selon le quotidien Kommersant, qui cite des sources policières, le tireur, encore non identifié, s'est introduit dans l'immeuble du général en se faisant passer pour un livreur avant d'ouvrir le feu à plusieurs reprises sur le haut responsable du renseignement qui quittait son domicile pour se rendre à son travail.

Toujours selon le quotidien, le général a été blessé à un bras, à une jambe et à la poitrine en tentant de se défendre. Le Kremlin, qui a été informé de la fusillade, a déclaré espérer qu'Alexeïev survive et se rétablisse. "Il est clair que les commandants militaires et les spécialistes de haut niveau sont exposés à des risques en temps de guerre", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Mais ce n’est pas au Kremlin de décider comment assurer leur sécurité. C’est une question qui relève des services spéciaux."

Vladimir Alexeyev, 64 ans, dont le travail a été reconnu par le président Vladimir Poutine qui lui a décerné le titre de Héros de la Russie, serait dans un état grave à l'hôpital. Né en Ukraine alors sous domination soviétique, Alexeïev a été placé sous sanctions américaines pour ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016. L'Union européenne lui a imposé des sanctions à la suite de l'empoisonnement de l'ancien agent russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en Angleterre, en 2018.

Sergueï Lavrov impute la tentative d’assassinat à Kiev

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé l'Ukraine d'être à l'origine de la tentative d'assassinat, qui, selon lui – sans apporter de preuves – visait à saboter les pourparlers de paix.

L'Ukraine n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat. Depuis le début de la guerre en 2022, les services de renseignement militaire ukrainiens ont revendiqué l'assassinat de plusieurs officiers supérieurs russes , dont certains figuraient sur une liste publique d'ennemis de l'Ukraine. Depuis décembre 2024, trois autres officiers de même rang qu'Alexeïev ont été tués à Moscou ou dans ses environs. Le chef de la direction de l'entraînement des armées de l'état-major a été tué par une bombe placée sous sa voiture le 22 décembre dernier.

© via REUTERS

  •  
❌