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Manifestations en Iran : le régime menace de riposter à toute intervention américaine

L'Iran a menacé ce dimanche 11 janvier Israël et les bases américaines au Moyen-Orient de représailles en cas d'intervention des Etats-Unis contre la République islamique en soutien des manifestants qui défient le régime depuis deux semaines, alors que le bilan dépasse 500 morts, selon une organisation des droits humains basée aux États-Unis. Le président américain Donald Trump a plusieurs fois menacé ces derniers jours Téhéran de venir en aide aux protestataires en cas de répression trop brutale. "L'Iran veut la liberté" et "les Etats-Unis sont prêts à l'aider", a-t-il écrit samedi sur son réseau Truth Social.

Selon le Wall Street Journal, Donald Trump sera informé mardi par ses services de renseignement de la situation sur le terrain et des "options spécifiques" lui seront présentées pour y répondre. La possibilité d'une intervention américaine a été évoquée lors d'un appel téléphonique entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, selon une source israélienne ayant assisté à la conversation, et Israël s'est placé en "état d'alerte maximale" face à cette possibilité de frappes américaines, ont indiqué trois sources israéliennes.

Israël n'a pour l'heure manifesté publiquement aucune volonté d'intervenir. Dans une interview publiée vendredi par The Economist, Benyamin Netanyahou a déclaré qu'une attaque iranienne contre son pays aurait des conséquences terribles. A propos des manifestations, il a ajouté : "Pour le reste, je pense que nous devons observer ce qui se passe à l'intérieur de l'Iran." Ce dimanche, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti qu'"en cas d'attaque contre l'Iran, les territoires occupés [Israël] et les bases et navires américains seront nos cibles légitimes", mettant en garde les Etats-Unis contre toute "erreur de calcul".

Le bilan de la répression s'alourdit

Les trois sources israéliennes n'ont pas précisé en quoi consistait "l'état d'alerte maximal" en Israël et aucun commentaire officiel n'a pu être obtenu du gouvernement ou de l'armée. Israël et l'Iran se sont affrontés pendant douze jours en juin dernier et les Etats-Unis sont intervenus au côté de l'Etat hébreu en bombardant les installations nucléaires iraniennes. L'Iran a riposté en tirant des missiles sur la base américaine d'al Oudeïd au Qatar, sans faire de victimes et après avoir prévenu Washington de l'imminence des frappes.

La République islamique est aujourd'hui confrontée à sa plus importante vague de contestation depuis le mouvement "Femme, vie, liberté" de 2022-2023, provoqué par la mort en détention de l'étudiante Mahsa Amini après son arrestation par la police des moeurs pour port d'un voile non conforme. Les manifestations, lancées le 28 décembre dernier par les commerçants du bazar de Téhéran protestant contre une inflation galopante et la chute du rial, ont pris une tournure politique et se sont étendues à de nombreuses villes de province.

Téhéran accuse les Etats-Unis et Israël de fomenter la révolte. Dans une interview télévisée, le président Massoud Pezeshkian a déclaré que les deux grands ennemis de la République islamique avaient envoyé des "terroristes" qui ont "incendié des mosquées (...), attaqué des banques et des biens publics". "Familles, je vous demande de ne pas autoriser vos jeunes enfants à rejoindre les émeutiers et les terroristes", a-t-il ajouté, tout en assurant que son gouvernement était prêt à écouter les doléances de la population et à s'attaquer aux problèmes économiques.

© via REUTERS

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Aux États-Unis, des "centaines" de policiers fédéraux supplémentaires envoyés à Minneapolis

La ministre américaine de la Sécurité intérieure Kristi Noem a accusé dimanche sur CNN les démocrates "d'encourager" les "violences" à l'encontre des policiers de l'immigration, après la mort d'une femme tuée lors d'une opération à Minneapolis. Quelques heures plus tard, elle a annoncé que des "centaines" d'agents fédéraux supplémentaires allaient envoyés dans cette grande ville du Minnesota. 

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Manifestations en Iran: "L'environnement a complètement changé", observe Gilles Kepel, professeur émérite des universités et spécialiste du Moyen-Orient

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 192 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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Manifestations en Iran: "Ce régime est fini [...] il n'a plus aucun prestige", déclare Bernard Guetta, député européen (Renew)

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 192 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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Iran : à Paris, plus de deux mille personnes se sont rassemblées en soutien au fils de l’ancien chah, Reza Pahlavi

Le mouvement de contestation en Iran a gagné de nombreuses autres villes, des Iraniens réclamant désormais ouvertement la fin de la République islamique proclamée en 1979. L’ONG Iran Human Rights confirme, depuis le début des manifestations, la mort d’au moins 192 manifestants.

© KIRAN RIDLEY, KIRAN RIDLEY/AFP

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Manifestations en Iran: les équipes militaires de Donald Trump ont présenté plusieurs options au président

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 192 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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Manifestations en Iran: "C'est au peuple iranien de faire sa révolution", explique Chirinne Ardakani, avocate de Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 192 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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"Je suis très inquiet, la situation est grave, la répression est violente": Mahmoud Moradkhani, neveu de l'ayatollah Ali Khamenei, réagit à ce qu'il se passe en Iran sur BFMTV

Depuis le 28 décembre dernier, l'Iran est confronté à une vague de contestation, qui prend de l'ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979. Réprimé par le régime, le mouvement se concentre à Téhéran et au moins 192 personnes sont mortes aux mains des autorités. Alors que les États-Unis ont mis en garde l'Iran sur cette répression, la République islamique a prévenu qu'elle ripostera en cas d'attaque.

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