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"Président du Venezuela": Donald Trump relaie sur son réseau social un montage d'une fausse page Wikipédia

Sur son réseau social Truth Social, le président américain a repartagé un montage d'une page Wikipédia le présentant comme président du pays d'Amérique latine. Après la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse le 3 janvier par Washington, les États-Unis mettent en avant la "coopération" de Caracas.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : après l’utilisation du missile Orechnik par la Russie, les Etats-Unis dénoncent une « escalade » russe « inexplicable »

Plus tôt dans la journée, le ministère de la défense russe a affirmé que son missile Orechnik, utilisé le 9 janvier lors de frappes massives contre l’Ukraine, avait ciblé une usine aéronautique à Lviv. Les Etats-Unis ont dénoncé devant le Conseil de sécurité de l’ONU l’utilisation de ce missile balistique de dernière génération.

© Efrem Lukatsky/AP

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Le président algérien appelle ses ressortissants en situation "irrégulière et de précarité" à l'étranger à revenir en Algérie

Lors du Conseil des ministres du 11 janvier, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé un décret sur le régularisation des ressortissants algériens vivant à l'étranger en situation "irrégulière et de précarité". La procédure ne concernera toutefois pas les auteurs de lourds crimes.

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Crans-Montana: "Il faut que l'enquête avance [...] il faut que des perquisitions soient menées rapidement", déclare Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes de l'incendie

Un tribunal du canton du Valais a ordonné lundi le placement en détention provisoire de Jacques Moretti, copropriétaire avec son épouse du bar de la station de ski suisse de Crans-Montana incendié la nuit du nouvel an, "pour une durée initiale de trois mois". BFMTV a rencontré le "fils adoptif" de Jacques Moretti qui a participé au sauvetage des victimes de l'incendie.

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Donald Trump et le Groenland : quand la France préservait Saint-Pierre-et-Miquelon du giron des Etats-Unis

Au moment où le président américain Donald Trump promet de s'emparer du Groenland "d'une manière ou d'une autre" (y compris par la voie militaire) et que l'Union européenne et l'Otan, désarçonnées, peinent à accorder leurs violons, un rappel historique attire l'attention en France. Il s'agit de la reprise, en 1941, par les Forces Françaises Libres, de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon (situé en Amérique du Nord), au régime de Vichy, et ce en dépit de la volonté du gouvernement étasunien.

A l'aube du 24 décembre 1941, sous la direction de l'amiral Emile Muselier, les forces gaullistes opèrent, en effet, ce que l'historien Robert Aron appela le "putsch de Saint-Pierre-et-Miquelon". Trois bâtiments des forces navales de la France Libre - l'Aconit, l'Alysse et le Mimosa - débarquent sur l'archipel alors administré par le régime de Vichy, et en prennent le contrôle. Saint-Pierre-et-Miquelon devient le premier territoire repris par la France Libre.

Une initiative assez audacieuse, à en juger par les coordonnées militaires et diplomatiques de l'époque, défavorables au général De Gaulle. "Si près du continent américain, l'archipel était demeuré sous la souveraineté de Vichy, qui entretenait d'ailleurs de bonnes relations diplomatiques avec Washington où, en revanche, on se méfiait fort du général de Gaulle et de sa France libre", analyse Le Monde dans un article paru une quinzaine d'années plus tard.

Rapidement, le camp des Forces Françaises Libres va chercher à déplacer l'affrontement militaire sur le terrain politique : l'amiral Muselier organise, en 24 heures, un plébiscite auprès de la population locale qui s'avère victorieux, asseyant de cette façon sa légitimité. A partir de ce rapport de force, il parvient à tenir tête aux Américains, qui menaçaient d'envahir l'île.

Le premier gouvernement de la France Libre

L'événement ne tient pas du hasard. Territoire français depuis plus ou moins le XVIIIe siècle, l'archipel situé dans l'Atlantique nord représente à la fois une porte d'entrée sur le continent américain et un enjeu de sécurité maritime, en raison du point de passage des câbles de communication transatlantiques.

Alors que le gouvernement de Vichy contrôle le territoire, les Alliés canadiens, britanniques et américains craignent que les forces de l'Axe ne s'en servent comme un point d'appui pour espionner leurs mouvements, et envisagent d'intervenir à Saint-Pierre. "Craignant d'abord que les îles soient neutralisées par le haut commissaire de Vichy, puis qu'elles ne soient tout simplement occupées par les alliés et échappent à la souveraineté française, le général de Gaulle a donné l'ordre à l'amiral Muselier de s'en saisir", poursuit Le Monde.

Une attitude immédiatement dénoncée par les Etats-Unis, qui viennent tout juste de rejoindre les alliés dans la séquence de l'attaque de Pearl Harbor, et ne supportent pas d'être contestés dans leur propre zone d'influence par des Européens - dans le prolongement de la doctrine Monroe, théorisée au début du XXe siècle. Washington condamne l’action des "so-called Free French ships" et menace de restaurer la souveraineté du régime de Vichy sur le territoire, avec l'aide militaire du Canada.

Bataille de l'opinion

"L’effet boomerang est immédiat : une partie de la presse américaine se retourne. Dans un éditorial publié dans The Nation, Freda Kirchwey accuse le secrétaire d’Etat de poursuivre avec un entêtement ridicule sa politique de complaisance vis-à-vis de Vichy, et voit dans la répudiation de la France libre à Saint-Pierre-et-Miquelon […] le symbole le plus effrayant de la déchéance morale des Etats-Unis", cite dans la revue Le Grand Continent l'essayiste Raphaël Llorca.

Charles de Gaulle vient de réussir à utiliser la légitimité démocratique comme arme diplomatique. Il prévient que si les navires américains pénètrent dans les eaux territoriales, la France Libre tirera. "De Gaulle fixe alors un principe : on peut être dépendant militairement sans être soluble diplomatiquement. Il ne "marchande" rien (...) : indépendamment du reste, il accepte l’idée d’une friction avec Washington, parce qu’il juge que céder ici, c’est préparer d’autres renoncements", poursuit l'expert associé à la fondation Jean Jaurès.

Le gaullisme (courant politique qui refusait historiquement la vassalisation de la France vis-à-vis des Etats-Unis, et défendait le développement d'une défense indépendante), était ainsi parvenu à l'époque à s'imposer, en déplaçant la bataille sur le terrain de l'opinion publique. En usant du même registre idéologique que les Etats-Unis, à savoir un discours en faveur de la défense de la démocratie et de la souveraineté des peuples, il se protégeait d'une intervention militaire impopulaire outre-Atlantique.

Aujourd'hui, certains estiment que mettre en échec les velléités impériales de Donald Trump envers le Groenland passerait par le pousser à mettre quasiment à exécution ses menaces, exposant ainsi l'hypocrisie de celui qui se rêve en "faiseur de paix" et lorgne sur le prix Nobel. Cela dit, si les Forces Françaises Libres étaient prêtes à jouer un coup de poker dans le contexte mondial de la guerre, il n'est pas dit que l'Union européenne soit prête à risquer une confrontation directe avec l'Oncle Sam.

© THIERRY SUZAN/MAXPPP

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Iran : le régime peut-il s'effondrer ?

En Iran, alors que le Président Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d'intervenir militairement. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a qualifié ce lundi d'"avertissement" aux Etats-Unis la forte mobilisation des soutiens au pouvoir, massivement descendus dans la rue en réponse à la vague de contestation qui secoue le pays depuis plus de deux semaines.

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Après avoir dénoncé un "règlement de compte", Vincent Lemire finalement autorisé à entrer en Israël

L'historien Vincent Lemire, qui a critiqué publiquement les opérations israéliennes à Gaza, a été interdit de séjour en Israël. Le Français devait donner notamment une série de séminaires. Joint par France 24, il a dénoncé "une politique délibérée contre la vérité" menée par un gouvernement. Il a finalement été autorisé, dans la soirée, à se rendre dans le pays.

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