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«Les contestataires sont légion mais il manque une figure»: monarchistes, réformistes, minorités, marxistes... Qui sont les opposants iraniens ?

DÉCRYPTAGE - Les manifestations qui enflamment le pays depuis plusieurs semaines appellent à la chute de la République islamique. Mais si l’opposition au régime des mollahs est aujourd’hui incontestable, son hétérogénéité entrave tout projet de cohésion.

© Toby Melville / REUTERS

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Au Venezuela, le pouvoir chaviste se convertit au trumpisme

RÉCIT - Malgré la décapitation du gouvernement vénézuélien les autorités chavistes continuent de diriger le Venezuela, avec un nouveau mot d’ordre : la coopération avec les États-Unis. C’est la nouvelle normalité politique dans le pays.

© Marcelo Garcia/Miraflores Palace / REUTERS

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Les pétromonarchies du Golfe veulent dissuader Trump d’intervenir contre l’Iran

Les dirigeants arabes du Golfe ont un long passé d’hostilité à l’égard du régime iranien. Mais ce qu’ils craignent par-dessus tout, c’est l’instabilité. Ils préfèrent le statu quo avec un adversaire qu’ils ont appris à connaître plutôt qu’un saut dans l’inconnu, observe la presse régionale et internationale.

© PHOTO SEBASTIAN GOLLNOW/dpa/AFP

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“Une main tendue” : l’Algérie ouvre la voie au retour des “harraga”

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé un décret visant à régulariser les ressortissants algériens en situation irrégulière en Europe. Cet appel au retour est salué par la plupart des médias locaux, même si certains se demandent si les principaux concernés y répondront favorablement.

© PHOTO MURAT GOK/Anadolu/AFP

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Groenland: une position stratégique pour les États-Unis

Les Etats-Unis "ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or (le projet de bouclier antimissile) que nous construisons", a affirmé mercredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. Depuis son retour au pouvoir, il y a près d'un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, territoire autonome danois, stratégique mais peu peuplée.

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Groenland: les options américaines pour s'emparer de ce territoire danois

Les Etats-Unis "ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or (le projet de bouclier antimissile) que nous construisons", a affirmé mercredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. Depuis son retour au pouvoir, il y a près d'un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, territoire autonome danois, stratégique mais peu peuplée.

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Iran: Donald Trump a assuré que les Etats-Unis agiraient "de manière très forte"

Un rassemblement massif est en cours mercredi à Téhéran pour les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres "martyrs" tués lors des manifestations contre le pouvoir en Iran, selon la télévision d'Etat. Sur les images diffusées, on voit des milliers de personnes agitant des drapeaux de la République islamique. La cérémonie a débuté avec la lecture de prières pour les morts devant l'université de la capitale.

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Groenland : Emmanuel Macron met en garde contre des « conséquences en cascade » si la souveraineté d’un pays allié était touchée

Donald Trump affirme depuis des semaines ses visées sur le territoire, situé stratégiquement et riche en ​minerais, affirmant que l’île est vitale pour la sécurité des Etats-Unis et que ces derniers devraient en être propriétaires pour empêcher la Russie ou la Chine de l’occuper.

© MICHEL EULER / AFP

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France: dix militants d’extrême droite britanniques interdits de territoire après des actions anti-migrants

Dix militants d’extrême droite britanniques ont été interdits de territoire en France pour des actions menées contre des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, a annoncé mercredi 14 janvier le ministère français de l’Intérieur. Ces militants sont soupçonnés de s’en prendre à des personnes tentant de rejoindre le Royaume-Uni par la Manche.

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A Londres, une méga-ambassade chinoise sur le point de voir le jour malgré les craintes d'espionnage

Un immense site au cœur des suspicions. Le gouvernement du Premier ministre britannique Keir Starmer doit rendre d'ici au 20 janvier sa décision quant à l'approbation, ou non, de la construction d'une nouvelle "méga-ambassade" chinoise dans l'est de Londres (Royaume-Uni). Longtemps repoussé, ce projet devrait être, d'après la presse britannique, validé dans les prochains jours par le travailliste, avant son voyage en Chine d'ici à la fin du mois. Sur place, il rencontrera le président chinois Xi Jinping, avec qui il a déjà évoqué par le passé ce dossier stratégique. Mais cette construction, en réalité la rénovation du site accueillant autrefois la Monnaie royale britannique, inquiète une grande partie du monde politique outre-Manche. En cause ? La crainte d'un espionnage exacerbé de la part des services secrets chinois.

Des craintes de longue date

Depuis l'annonce de la volonté de Pékin de construire cette nouvelle ambassade, de nombreuses voix s'élèvent contre le projet. La Chine avait déjà tenté, lorsque les conservateurs étaient au pouvoir au 10 Downing Street, de faire approuver l'autorisation pour lancer les travaux. Mais elle s'était heurtée au refus des pouvoirs locaux, dans un contexte d'importantes tensions entre Pékin et Londres. L'arrivée de Keir Starmer comme Premier ministre a rebattu les cartes, ce dernier optant pour une approche plus conciliante vis-à-vis du géant asiatique, qui a redéposé une seconde demande pour faire approuver la construction de l'édifice.

Ce bâtiment inquiète de longue date l'opposition conservatrice. Dominic Cummings, l'ex-principal conseiller de l'ancien Premier ministre Boris Johnson, avait assuré par le passé avoir été prévenu par les services secrets britanniques que la Chine "tentait de construire un centre d'espionnage sous l'ambassade". Des doutes ravivés par la publication, lundi 12 janvier, des plans expurgés des salles souterraines que Pékin prévoit de construire, révélés par le Daily Telegraph. Au total, plus de 200 pièces en sous-sol doivent être aménagées dans ce complexe de plus de 20 000 mètres carrés. Mais un élément attire tout particulièrement l'attention : la présence d'une "chambre secrète", située sur le côté ouest du bâtiment.

Câbles stratégiques à proximité

Le problème ? Cette pièce mystérieuse, dont l'usage n'a pas été précisé par les autorités chinoises, se situe à proximité de câbles de fibre optiques enfouis sous la chaussée de la rue attenante. Or, ce réseau permet la transmission de données financières sensibles vers le quartier d'affaires de la City, situé à deux pas. Surtout, les plans prévoient de casser le mur extérieur de cette "chambre secrète". De quoi rapprocher ce sous-sol du passage de ces câbles, qui servent aussi pour la transmission de messages envoyés par messagerie électronique. Pékin cherche-t-il à capter des données grâce au positionnement de cette salle ? "Cette même pièce secrète est équipée de systèmes d'extraction d'air chaud, ce qui laisse supposer l'installation d'équipements générant de la chaleur, tels que des ordinateurs de pointe utilisés pour l'espionnage", ajoute The Daily Telegraph dans son article.

Aucune preuve d'une telle intention n'a pour le moment été apportée. Mais le fait que les conditions soient réunies pour mettre en place un tel système de surveillance de la part de Pékin interpelle nombre d'élus. La députée conservatrice Alicia Kearns estime ainsi auprès du quotidien britannique qu'une autorisation permettant le début du chantier constituerait "une rampe de lancement pour une guerre économique au cœur même du système nerveux central de nos infrastructures nationales critiques". Dans le camp travailliste, certains parlementaires, comme la présidente de la commission parlementaire du développement international, Sarah Champion, redoutent un scénario similaire. "Tous les briefings de sécurité que j’ai reçus désignent la Chine comme un État hostile au Royaume-Uni", a-t-elle réagi, auprès du Guardian. "Je suis absolument convaincue que ce projet de méga-ambassade ne devrait pas être autorisé".

Aux États-Unis, la Chambre des représentants avait également indiqué en février 2025 ne pas voir d'un bon œil la construction de cette nouvelle ambassade. Celle-ci, pour le comité Chine de l'institution, "suscite d’importantes inquiétudes en matière de sécurité : des interférences et de la surveillance aux risques pour les infrastructures sensibles comme les services financiers de Londres". "Les écoutes téléphoniques illégales sont une pratique ancienne, aussi bien à l'est qu'à l'ouest", note, toujours auprès du Daily Telegraph, le professeur Alan Woodward, en poste à l'université de Surrey. "Quiconque en était capable l'a fait. Le renseignement économique est au cœur de la mission des services de renseignement étrangers. Si j’étais à leur place, avoir ces câbles à ma porte serait une énorme tentation."

Tensions persistantes entre Londres et Pékin

Le gouvernement assure, lui, que l'ensemble des informations liées au projet sont actuellement analysées avant une validation définitive de sa mise en œuvre. "La sécurité nationale est notre priorité absolue et des experts gouvernementaux en matière de sécurité ont été impliqués tout au long du processus jusqu'à présent", a répondu un porte-parole du 10 Downing Street au Daily Telegraph. Les services secrets se veulent également rassurants à propos de cette "méga-ambassade". "Le MI5 possède plus d’un siècle d’expérience dans la gestion des risques pour la sécurité nationale découlant de la présence d’ambassades étrangères sur le sol britannique", a exposé le directeur du renseignement britannique, Ken McCallum, cité dans un autre article du Guardian.

Signe de la sensibilité de la question, la date de la décision a été reportée de début décembre à janvier pour étudier de façon plus précise les tenants et aboutissants de la création de cette nouvelle ambassade. Un choix qui n'a pas plu à Pékin. "Les retards répétés du Royaume-Uni dans l'octroi de son approbation sont totalement injustifiés et les raisons invoquées sont inacceptables", a tempêté Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, interrogé par l'agence AP au moment de cette annonce. Si Keir Starmer affiche son ambition d'améliorer les relations du Royaume-Uni avec la Chine, le Premier ministre travailliste avait aussi suscité l'ire du pays asiatique il y a quelques semaines. Le travailliste avait qualifié Pékin de "réelle menace pour la sécurité nationale", après une alerte du MI-5 cet automne sur plusieurs tentatives d'espionnage chinoises envers les parlementaires britanniques.

© REUTERS

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