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Iran : "J’ai vu 12 corps tomber devant mes yeux, tués à la mitraillette"

Une journaliste de France 24 a pu s'entretenir avec un ressortissant iranien arrivé en Europe après avoir participé à des manifestations à Téhéran. Cet homme, qui préfère garder l'anonymat, affirme avoir vu des manifestants se faire tuer par les "forces de sécurité". Après 24 heures d'attente à l'aéroport de Téhéran, il a pu monter dans un avion pour quitter le pays. Voici l'intégralité de ce témoignage exclusif.

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Arnaud Orain, économiste : « Le néocolonialisme des Etats-Unis est un aveu de faiblesse »

L’offensive de Donald Trump sur le Venezuela n’a rien à voir avec les guerres du passé comme celles qui ont ciblé l’Irak, affirme l’historien, dans une tribune au « Monde ». Il s’agit d’un retour de l’impérialisme américain, dans un contexte de tensions sur les ressources et de montée en puissance d’un rival systémique, la Chine.

© LE MONDE

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Au Venezuela, Donald Trump affiche son soutien à la présidente par interim, Delcy Rodriguez, et marginalise l’opposante Maria Corina Machado

Alors que la prix Nobel de la paix 2025 est reçue à Washington, le président américain réaffirme son soutien à la nouvelle présidente par intérim à Caracas, privilégiant la stabilité politique à une transition démocratique incarnée par l’opposition.

© Leonardo Fernandez Viloria / REUTERS

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« En Inde, le “quick commerce” va trop vite »

Pour renforcer la sécurité des livreurs à scooter, le gouvernement indien a demander aux plateformes du « quick commerce » d’abandonner leur promesse de satisfaire les clients en dix minutes. Pas de quoi freiner l’économie florissante de ces services pour impatients, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

© INDRANIL MUKHERJEE/AFP

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Au Venezuela, la longue attente des familles de prisonniers politiques

L’arrestation de Nicolás Maduro a fait naître un immense espoir : celui de la libération des prisonniers détenus par son régime, estimés à un millier. Mais cet espoir se heurte à une réalité complexe, entre bataille des chiffres, lourdeur judiciaire et résistance de l’aile dure du chavisme.

© PHOTO Gaby Oraa/REUTERS

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Égypte : la paradisiaque oasis de Siwa menacée par le surtourisme

En Égypte, l’oasis de Siwa, petit paradis perdu dans le désert, voit sa population augmenter à grande vitesse. Ces deux dernières années, près de 100 000 touristes s’y sont rendus. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de visiteurs flottant dans ses lacs de sel à l'eau turquoise, grimpant sur sa citadelle du 13e siècle ou se promenant dans sa forêt de dattiers se multiplient, cumulant des millions de vues. Mais cet afflux de touristes menace l’éco-système fragile de l’oasis de Siwa, préservé depuis 3000 ans. Reportage de notre correspondante, Mathilde Delvigne

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Groenland : ce que l'on sait de l'exercice militaire européen à laquelle la France participe

C'est la première action concrète depuis les menaces de Donald Trump. Plusieurs pays européens, dont la France, ont annoncé mercredi 14 janvier l'envoi cette semaine de soldats au Groenland pour prendre part à une mission conjointe. "À la demande du Danemark, j'ai décidé que la France participera aux exercices conjoints organisés par le Danemark au Groenland, l'Opération Endurance Arctique", a annoncé Emmanuel Macron sur le réseau social X. "De premiers éléments militaires français sont d'ores et déjà en chemin. D'autres suivront."

Le déploiement militaire français comprend un nombre non précisé de membres d'unités de montagne aguerries aux climats froids, a appris l'AFP mercredi auprès de l’armée française. A ce stade, selon les premiers éléments communiqués par le ministère des armées au Monde, il s'agit seulement d'un déploiement de troupes dans le cadre de ce qui est qualifié "d'exercice interallié". Cet entraînement est caractéristique des entraînements au "grand froid" que la France, comme d'autres pays, ont relancé depuis le début de la guerre en Ukraine, en 2022. Le président français doit apporter des précisions ce jeudi matin lors d'un Conseil de défense, en partie consacré au Groenland, mais aussi à la situation en Iran, qui a été convoqué en urgence à 8h à l'Élysée.

La région contient potentiellement de nombreuses réserves d'hydrocarbures inexploitées.
La région contient potentiellement de nombreuses réserves d'hydrocarbures inexploitées.

Des "divergences fondamentales" constatées lors d'une réunion

Un peu plus tôt, mercredi, Donald Trump avait répété que les Etats-Unis avaient besoin du Groenland, disant ne pas pouvoir compter sur le Danemark pour protéger l'île. Le "Groenland est très important pour la sécurité nationale, y compris celle du Danemark", a-t-il dit. "Et le problème", a-t-il poursuivi devant les journalistes, "c'est qu'il n'y a rien que le Danemark puisse faire si la Russie ou la Chine veulent occuper le Groenland". "Mais nous, on peut tout faire. Vous l'avez constaté la semaine dernière avec le Venezuela", a ajouté le président américain dans le bureau Ovale.

Celui-ci s'exprimait devant les journalistes après la tenue, plus tôt dans la journée à la Maison-Blanche, d'une réunion entre représentants de haut rang américains, danois et groenlandais lors de laquelle des "divergences fondamentales" ont été constatées. Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen, la représentante du Groenland Vivian Motzfeldt, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio et le vice-président américain J.D. Vance participaient à cette réunion. A l'issue des discussions, qui ont duré moins de deux heures, le premier a souligné que l'administration Trump n'avait pas changé d'avis concernant la nécessité d'acquérir le Groenland : "Il est clair que le président (Trump) a ce souhait de conquérir le Groenland."

Présence militaire renforcée

En amont des discussions à la Maison-Blanche, Nuuk et Copenhague ont déclaré avoir commencé à renforcer leur présence militaire au Groenland et autour de l'île, en coopération étroite avec des alliés de l'Otan, afin de réaliser leur promesse d'accroître la défense de l'Arctique. Selon le ministère danois de la Défense, un éventail d'exercices militaires sont prévus dans ce cadre tout au long de l'année 2026. "La sécurité en Arctique est d'une importance capitale pour le Royaume et nos alliés arctiques. Il est donc essentiel que nous renforcions, en étroite coopération avec nos alliés, notre capacité d'intervention dans la région", a déclaré Troels Lund Poulsen.

Dans un communiqué, le ministère danois de la Défense a précisé que des aéronefs, des moyens navals et des troupes danoises supplémentaires seraient déployés immédiatement au Groenland et dans ses environs dans le cadre d'exercices et d'entraînements intensifiés. Ce déploiement comprendra "l'accueil de forces alliées, la mise en œuvre d'avions de chasse et des missions de sécurité maritime", a ajouté le ministère.

Allemagne, Suède… Le soutien de pays européens

A Berlin, un porte-parole du gouvernement a fait savoir à Reuters que l'Allemagne enverrait ce jeudi des soldats de reconnaissance au Groenland, confirmant une information de Bild.

"L'objectif est d'examiner les conditions-cadres en vue d'éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime", a déclaré le ministère de la Défense allemand dans un communiqué. Selon ce ministère, une équipe de reconnaissance de 13 soldats sera déployée au Groenland, pour des exercices se déroulant jusqu'à samedi.

La Norvège et la Suède ont effectué des annonces similaires. Des militaires suédois doivent être dépêchés au Groenland, à la demande du Danemark, afin de "préparer les prochaines étapes dans le cadre de l’exercice danois 'Operation Arctic Endurance'", a développé le Premier ministre Ulf Kristersson sur X. Pour sa part, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réitéré le soutien de l'UE au Groenland. "Nous respectons les souhaits et les intérêts des Groenlandais, et ils peuvent compter sur nous", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le nombre de troupes envoyées s’annonce toutefois relativement modeste à ce stade. Comme le précise Le Monde, les Norvégiens ont annoncé l’envoi de seulement deux officiers. Ce type de déploiement en milieu polaire reste en effet très exigeant : l'envoi d’hommes et de matériels dans un environnement aussi extrême que le Groenland est un défi pour les armées, en raison du froid et de la nuit polaire.

© REUTERS

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