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Groenland: l'intégrité territoriale est «notre ligne rouge», prévient le dirigeant de l'île

Devant une foule de journalistes venus des quatre coins du globe, le Premier ministre groenlandais s'est exprimé jeudi 22 janvier à Nuuk, la capitale. Cette conférence de presse se déroulait après l'annonce par Donald Trump, la veille depuis Davos, d'un « cadre de futur accord » trouvé avec les autres membres de l'Otan concernant le Groenland ainsi que « toute la région arctique ». La souveraineté et l'intégrité territoriale de l'île « sont notre ligne rouge », estime Jens-Frederik Nielsen.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Zelensky dit avoir un accord avec Trump sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, mais la question des territoires de l’Est n’est « pas encore résolue »

Le président ukrainien était au sommet de Davos, où a eu lieu une courte rencontre avec le président américain. Auparavant, il avait reproché à une Europe « fragmentée » son manque de « volonté politique » à l’égard de la Russie.

© Service de presse ukrainien via REUTERS

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« Ce n’est pas un moment facile pour les petits pays » : face à la menace russe, les Baltes gardent un besoin vital des États-Unis

DÉCRYPTAGE - Les velléités prédatrices de Trump au Groenland ont envoyé une onde de choc dans la zone baltique, pour laquelle la relation de sécurité avec Washington est primordiale. Mais le mot d’ordre est au calme et à la désescalade, dans le cadre de l’Otan.

© Jonathan Ernst / REUTERS / REUTERS

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"Personne d'autre ne la possède" : les Etats-Unis ont-ils utilisé une arme sonique secrète au Venezuela ?

Est-ce un élément de communication, un moyen de faire peur et d’impressionner des adversaires, ou bien une arme secrète a-t-elle vraiment été utilisée par les Américains ? Pour la première fois, Donald Trump a indiqué que les Etats-Unis ont employé une arme sonique "secrète" lors de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier. Dans une interview accordée à la chaîne d'information NewsNation mardi, Donald Trump a affirmé que "personne d'autre" ne possédait cette arme qui aurait été utilisée lors de l'opération Absolute Resolve. Le dirigeant s'est cependant montré inhabituellement évasif lorsqu'il s'est agi de donner des détails. "Nous avons des armes dont personne d’autre n’a connaissance. Et, je pense qu’il vaut sans doute mieux ne pas en parler, mais nous avons des armes extraordinaires", a-t-il affirmé, comme le relate The Independant.

Interrogé sur cette prétendue "arme sonique" par le site Web d'information et d'analyse sur la défense The War Zone, le Pentagone s'est lui aussi montré peu loquace. "Afin de préserver la sécurité des opérations, nous ne disposons d'aucune information supplémentaire à communiquer", a répondu un porte-parole du Pentagone.

La Russie s’intéresse de près à cette arme prétendument utilisée. Moscou a déclaré qu'il était nécessaire de clarifier les propos du président américain à ce sujet, rapporte Reuters. Interrogé sur ces déclarations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la Russie disposait de services spéciaux chargés de collecter et d'analyser les informations, et que ces services s'acquittaient de leur mission.

"Certains vomissaient du sang"

Les Etats-Unis ont déjà évoqué cette arme par le biais de Karoline Leavitt. Le 10 janvier, sur le réseau social X, la porte-parole de la Maison Blanche a relayé le récit d'une personne présentée comme un membre des forces de sécurité vénézuéliennes impliqué dans la défense du palais présidentiel. "À un moment donné, ils ont lancé quelque chose. Je ne sais pas comment le décrire… C'était comme une onde sonore très intense. J'ai soudain eu l'impression que ma tête explosait de l'intérieur. On a tous commencé à saigner du nez. Certains vomissaient du sang. On est tombés au sol, incapables de bouger", déclarait cet homme dans cette vidéo partagée par Mike Netter, un commentateur politique et militant. L'opération militaire américaine à Caracas a coûté la vie à 32 soldats et agents de renseignement cubains appartenant à la protection de Nicolas Maduro. On ignore cependant si des victimes ont été tuées par cette potentielle arme sonique…et si elle existe.

Comme l'explique Slate, le terme d'arme sonique englobe aussi bien des appareils de contrôle de foule, comme les canons à son LRAD, des haut-parleurs directionnels émettant des sons assourdissants, que des concepts plus expérimentaux utilisant l'infrason ou l'ultrason. Les dispositifs acoustiques à longue portée (LRAD) sont des systèmes conçus pour diffuser des alertes et des avertissements sonores, mais peuvent également émettre des rafales de bruit désorientant, voire douloureux. Ils sont principalement par les forces de l'ordre dans un but de contrôler des foules. Ces dispositifs sonores peuvent provoquer des douleurs, des nausées ou encore une désorientation si leur intensité est suffisante. Pour autant, selon Slate, les symptômes décrits par le soldat vénézuélien, comme les saignements et les vomissements de sang, "semblent peu crédibles".

Autre possibilité : l'utilisation non pas d'une arme acoustique, mais d'une d'arme à énergie dirigée (AED) à travers des lasers ou encore des micro-ondes haute intensité. Ces systèmes existent bien dans les programmes de recherche militaires américains, mais leur usage connu reste défensif et consiste principalement à neutraliser des drones, à brouiller des capteurs ou désactiver des systèmes. L'un des plus célèbres est l'"Active Denial System" (ADS). Celui-ci émet un puissant rayon micro-ondes, généré via des aimants supraconducteurs. Il est destiné à disperser les foules tout en limitant les risques de pertes en vie humaine. Il occasionne une sensation de brûlure désagréable sur la peau des personnes touchées. Bien qu'en théorie non létal, l'ADS, rapidement surnommé "rayon de douleur" par la presse, a toutefois suscité des inquiétudes quant à sa capacité à causer des dommages réels, voire mortels, en cas de surpuissance ou de mauvais réglage de la fréquence. Un prototype a été brièvement déployé en Afghanistan en 2010, mais n'a jamais été utilisé, indique The War Zone. Au moins deux prototypes différents auraient été développés en 2020 et seraient disponibles pour des "tests et une évaluation". Un projet de troisième génération serait prévu.

Par ailleurs, relate ce média spécialisé, l'armée américaine mène depuis une dizaine d'années des recherches publiques sur des systèmes non létaux capables de produire une combinaison d'effets de type ADS, LRAD et éblouissant. Une grande partie de ces travaux porte sur de nouvelles applications du plasma induit par laser. Ce système est capable de projeter des sons étranges et désorientant sur les forces ennemies, et ce, potentiellement de manière secrète ou clandestine.

Le précédent du "syndrome de La Havane"

Rien n'indique à ce stade que les Etats-Unis ont utilisé l'un de ces dispositifs sonores. Les troubles rencontrés par les agents vénézuéliens pourraient avoir d’autres explications. Les blessures décrites sont cohérentes avec le fait d'être heurté par une onde de choc lors d'une explosion, alors que ces explosions étaient nombreuses au cours de l'opération. Être soumis à une explosion pourrait avoir un impact sur la façon dont l'individu pourrait se souvenir de la séquence générale des événements, relève en outre The War Zone.

Les événements au Venezuela décrits rappellent un autre phénomène étrange, baptisé "syndrome de la Havane". Migraines, vertiges, nausées, acouphènes, insomnie, troubles de la vision… à partir de 2016, des diplomates américains en poste à Cuba ont dit être frappés par des troubles étranges. Ces "incidents anormaux de santé", selon la terminologie employée aux Etats-Unis, ont ensuite été signalés ailleurs dans le monde (Chine, Allemagne, Australie, Russie, Autriche) et même à Washington. Au total, plus d'une centaine de diplomates, de membres de la CIA, d'officiers militaires et d’entrepreneurs américains ainsi que plusieurs responsables canadiens ont été affectés par ces maux.

A cette époque, certains pointent du doigt des agents cubains, russes et/ou chinois, mais aucune preuve n'existe. Une évaluation non classifiée des Etats-Unis, publiée en janvier 2025, révèle que "la plupart des IC (NDLR : Intelligence Community, qui regroupe diverses organisations dans le domaine du renseignement) continuent d'évaluer qu'il est 'très improbable' qu'un adversaire étranger soit responsable des événements signalés". Très improbable… mais pas totalement "exclu" pour autant, selon cette évaluation.

Les Etats-Unis semblent en tout cas s'intéresser de près à ces dispositifs. Selon CNN, le gouvernement américain aurait dépensé "plusieurs millions de dollars" pour acquérir à la fin du mandat de Joe Biden un appareil suffisamment petit pour tenir dans un sac à dos, ce qui pourrait expliquer au moins une partie des cas du "syndrome de La Havane", selon des spécialistes. Selon quatre sources anonymes interrogées par CNN, le département de la Défense a passé plus d'un an à tester ce dispositif acquis lors d'une opération secrète. L'appareil produirait des ondes radio pulsées. Un dispositif qui n'est pas entièrement d'origine russe… mais contient des composants russes.

© REUTERS

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A Davos, Volodymyr Zelensky s'en prend aux Européens et annonce un accord avec Donald Trump

Dans un discours particulièrement offensif donné à la tribune du Forum économique mondial de Davos en Suisse ce jeudi 22 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reproché aux Européens de ne pas agir avec plus de force sur la scène mondiale et a appelé à plus de courage de la part de ses partenaires. "Au lieu de devenir une véritable puissance mondiale, l'Europe demeure un kaléidoscope magnifique mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il regretté.

"Au lieu de prendre l'initiative de défendre la liberté dans le monde, surtout lorsque l'attention des Etats-Unis se porte ailleurs, l'Europe semble perdue, tentant de convaincre le président américain de changer", a-t-il lancé, appelant ses partenaires à "agir ensemble" et à "surtout avoir le courage d'agir".

"Sans action maintenant, il n'y a pas de lendemain. Mettons fin à ce "jour sans fin". Car si l’Europe n’est pas perçue comme une force mondiale, si ses actions n’effraient pas les acteurs malveillants, alors l’Europe sera toujours en train de réagir, de rattraper son retard face aux nouveaux dangers et aux nouvelles attaques", a ajouté Volodymyr Zelensky.

Un accord sur les garanties de sécurité trouvé

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a par ailleurs affirmé être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité pour son pays, si un cessez-le-feu a lieu avec l'Ukraine. "Les garanties de sécurité, c’est prêt (..) le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite, il ira aux Parlements nationaux", a-t-il déclaré en marge du Forum économique mondial de Davos.

Il a cependant ajouté que la question territoriale "n'a pas encore été résolue". "Tout tourne autour de la partie orientale de notre pays. Tout tourne autour des territoires. C’est le problème que nous n’avons pas encore résolu", a-t-il précisé.

Dans ce qu'il a présenté comme un signe positif de progrès dans les pourparlers de paix qui durent depuis longtemps et visent à mettre fin au conflit qui dure depuis quatre ans, Volodymyr Zelensky a déclaré que des négociateurs russes, ukrainiens et américains tiendraient des réunions trilatérales pour la première fois à Abou Dhabi vendredi et samedi.

Il a également indiqué qu'un accord sur la relance économique après la guerre avec la Russie était presque finalisé, un élément clé des propositions soutenues par Kiev visant à contrer un précédent plan de paix américain perçu comme favorisant fortement Moscou. Volodymyr Zelensky est confronté à une crise énergétique nationale à la suite des frappes aériennes russes qui ont privé des millions d'Ukrainiens d'électricité et de chauffage.

© REUTERS

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"Conseil de la Paix" : l’embarras du président polonais, grand allié de Donald Trump

"J’aimerais remercier le Polonais Karol Nawrocki. Une personne fantastique [...] Je suis très fier de lui", lance Donald Trump depuis la tribune du Forum économique mondial de Davos, ce jeudi 22 janvier, au moment de lister les noms des chefs d’État invités à assister à l’inauguration de son "Conseil de la paix", une instance censée piloter la reconstruction de Gaza et s’immiscer dans la résolution des conflits mondiaux, quitte à faire de l’ombre à l'ONU. Des phrases qui illustrent la proximité entre le maître de la Maison-Blanche et son homologue polonais, chantre de "la Pologne d’abord" et proche des cercles Maga.

Un président tiraillé

En vérité, la situation est délicate pour Karol Nawrocki, qui a dû être fort contrit de voir Vladimir Poutine et le dictateur biélorusse, Alexandre Loukachenko, conviés à rejoindre, eux aussi, cette nouvelle institution. Deux hommes qui incarnent la menace existentielle qui plane aux portes de la Pologne.

Comment Karol Nawrocki, recherché par la justice russe pour avoir fait retirer des monuments soviétiques dans le nord de la Pologne et dont l'hostilité envers Moscou est devenue un cheval de bataille, pourrait-il s’asseoir à la même table que Vladimir Poutine ? "Si je me retrouvais face à lui lors d’une réunion, je ne manquerais pas de lui dire exactement ce que je pense", a-t-il assuré lors d’un entretien à Telewizja Republika.

Du reste, la posture de Donald Trump sur le dossier ukrainien, et plus récemment sur la question du Groenland, pourrait nuire à Nawrocki : seuls 32,2 % des Polonais portent aujourd’hui un regard positif sur l’action internationale du président américain, tandis qu'une proportion comparable soutient son "Conseil de la paix".

Des doutes dans son propre camp

Un malaise que le chef de l’État polonais s’emploie à dissimuler. À Davos, Karol Nawrocki a multiplié les sourires et les poses aux côtés du président américain. "Notre rencontre a porté sur la confirmation des garanties de sécurité pour la Pologne, ainsi que sur le maintien des 10 000 soldats américains sur notre territoire", confiait-il après un entretien bilatéral en marge du Forum. Depuis son entrée en fonction en août dernier, le président polonais a érigé sa relation avec Washington en pilier de son mandat, y effectuant sa première visite officielle et se voyant associé à des discussions stratégiques sur la paix en Ukraine, tandis que son pays était invité au G20, organisé par les Etats-Unis, à la place de l’Afrique du Sud.

Toutefois, en coulisses, l’épineuse invitation au "Conseil de la paix" fait des remous dans son propre camp. Au point que le chef d’Etat a choisi de consulter son Premier ministre Donald Tusk, malgré leurs relations tumultueuses. Une configuration qui, paradoxalement, peut tourner à l'avantage de Nawrocki. La décision d'intégrer ou non ce "Conseil de la paix" relève en effet du gouvernement. Le président va donc pouvoir faire porter le chameau à son Premier ministre pro-européen… "Je suis conscient de mes obligations constitutionnelles et le président Donald Trump les comprend parfaitement", a-t-il déjà dit. Une tempérance inhabituelle pour celui qui n’a jusqu’ici pas hésité à engager des bras de fer institutionnels sur la conduite de la politique étrangère, en atteste l’impasse persistante sur la nomination des ambassadeurs polonais.

Dans l’attente d’une décision officielle, les spéculations vont bon train. L’ancien président conservateur Andrzej Duda, lui aussi proche de Donald Trump durant son premier mandat, tranche sans ambiguïté : "Personne ne semble s’offusquer qu’au Conseil de sécurité de l'ONU, on siège à la même table que la Russie."

La communauté stratégique se montre plus prudente. "Dans son mode de fonctionnement, le 'Conseil de la Paix' n’apparaît pas comme une organisation multilatérale, mais comme un outil de légitimation de la politique étrangère agressive menée par Donald Trump, prévient Marta Prochwicz-Jazowska, directrice adjointe du bureau varsovien du European Council on Foreign Relations.

Pendant que la Pologne temporise, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déjà accepté l’invitation. Lui n’a pas perdu de temps pour se positionner dans la course au titre de favori de Donald Trump.

© REUTERS

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La Chine plus populaire que les Etats-Unis en Europe ? Les chiffres inattendus du Pew Research Center

Dès son investiture il y a un an jour pour jour, le président américain Donald Trump a jeté son dévolu sur le Groenland, vaste territoire du cercle polaire arctique rattaché au royaume du Danemark. Qu'importe qu'une large majorité de ses 56 000 habitants refuse de passer sous pavillon américain : depuis quelques jours, le commandant en chef des Etats-Unis multiplie les déclarations provocatrices auxquels les Européens répliquent par des cris d'orfraie. La confiance dans l'allié historique du Vieux Continent semble de plus en plus entamée à chaque saillie du président Donald Trump.

Mais cette méfiance à l'égard de Washington n'est pas née avec ses vélléités sur le Groenland. Au printemps dernier, une étude du Pew Research Center, un think tank américain qui produit de nombreuses études chiffrées, démontrait que l'opinion des Européens à l'égard des Etats-Unis était de plus en plus défavorable. Des dix peuples européens interrogés, seuls les Hongrois et les Polonais en ont encore une image positive (respectivement 60 et 55 % d'opinions favorables). A l'inverse, le pays possède une image nettement plus déplorable en Suède (19 %) ou aux Pays-Bas (29 %).

Ces chiffres reflètent une inflexion brutale de la tendance puisque lors du mandat présidentiel de Joe Biden, une majorité de répondants déclarait avoir une image positive des Etats-Unis. "Après l'élection de Joe Biden, environ deux tiers des Européens disaient avoir confiance dans notre pays, souligne Jonathan Schulman, chercheur associé au Pew Research Center et coauteur de l'étude, cette proportion a diminué progressivement jusqu'en 2024, avant d'atteindre son plus bas niveau avec la réélection de Donald Trump."

Cette "côte de favorabilité" des Etats-Unis retrouve approximativement le même niveau qu'à la fin du premier mandat de Donald Trump ou qu'à la fin du second mandat de George W. Bush. Pour Jonathan Schulman cependant, "on ne peut pas établir de corrélation directe entre l'interventionnisme ou l'isolationnisme des Etats-Unis. Globalement, les personnes interrogées souhaitent une collaboration étroite avec les Etats-Unis, notamment sur le plan économique. Ils ne font juste pas confiance à Donald Trump pour conduire l'économie mondiale."

Pékin, plus populaire ?

Si on élargit la focale, il est intéressant de souligner que les Etats-Unis jouissent d'une plus grande popularité chez certains de ses alliés historiques comme Israël, le Japon ou encore la Corée du Sud. A l'inverse, les régions dans lesquelles ils enregistrent les moins bons scores sont l'Europe de l'Ouest, ainsi que le Mexique et le Canada. Des alliés historiques que Donald Trump n'a cessé d'aliéner depuis son retour à la Maison-Blanche.

Cette impopularité est d'autant plus remarquable quand on la rapporte à la perception que les peuples interrogés ont de la Chine, autre superpuissance mondiale. Au Mexique, en Grèce ou encore en Espagne, la part de personnes ayant une opinion favorable de Pékin est nettement plus importante que celle ayant une opinion favorable de Washington. Il est encore un peu tôt pour savoir si les événements des dernières semaines ont eu un impact sur l'image que les Européens ont des Etats-Unis. Le Pew Reseach Center nous donne rendez-vous à l'été pour une nouvelle édition de son sondage.

© Mathias Penguilly / L'Express

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« En Iran, les gardiens de la révolution assurent à la fois le maintien des principes de la République islamique et celui d’un système népotique »

Le changement de régime en Iran passera par les gardiens de la révolution, principaux acteurs du système sécuritaire, de la bureaucratie et de l’économie en Iran. Ils pourraient vouloir infléchir l’élection de celui qui succédera au Guide suprême, Ali Khamenei, analyse l’historienne Sophia Mahroug dans une tribune au « Monde ».

© AP

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