↩ Accueil

Vue lecture

Texas, New York, Louisiane, Iowa… au moins 23 morts aux États-Unis depuis le passage de la tempête hivernale

La vague de froid polaire qui balaye les États-Unis depuis plusieurs jours a fait au moins 23 morts, selon un nouveau bilan des médias américains locaux ce lundi 26 janvier. De nombreuses perturbations sont encore en cours dans les transports, et des centaines de milliers de foyers restent sans électricité.

  •  

Guerre Israël-Hamas

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l'attaque sanglante sans précédent du mouvement terroriste palestinien le 7 octobre 2023 sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza. D’après les autorités israéliennes, plus de 1.400 personnes, en majorité des civils, sont mortes - fauchées par balles, brûlées vives ou mortes de mutilations. Selon leur dernier bilan, au moins 239 otages ont par ailleurs été enlevés par les terroristes et seraient retenus dans la bande de Gaza. En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, et assiège ce territoire palestinien exigu où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a affirmé le 29 octobre 2023 que la guerre contre le Hamas était "entrée dans une nouvelle phase". Tsahal conduit désormais également des opérations terrestres dans la bande de Gaza. Au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne, les terroristes du Hamas affirment que plus de 8.000 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements israéliens. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est alarmé le 29 octobre 2023 d'une situation "de plus en plus désespérée" dans la bande de Gaza, déplorant qu'Israël y ait "intensifié ses opérations militaires". Il a réclamé un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et "l'acheminement d'une aide humanitaire soutenue à une échelle qui réponde aux besoins de la population" du territoire palestinien.

  •  

Tension autour du Groenland

Depuis sa réélection en 2024, Donald Trump fait pression sur le Danemark pour récupérer le Groenland et en faire le 51e État des États-Unis. Il assure que le territoire est "indispensable" pour la sécurité de son pays. L'Europe et le Danemark font front commun en s'opposant aux velléités américaines. Ce qui ne semble pas freiner les ambitions de la Maison Blanche. Le 15 janvier 2025, la France a envoyé des troupes sur places.

  •  

Qui est Gregory Bovino, le visage de la répression migratoire de Donald Trump ?

Figure de proue de la politique d’expulsion massive menée par Donald Trump, Gregory Bovino incarne une police de l’immigration décomplexée, offensive et médiatique. Commandant de la patrouille frontalière et figure centrale des opérations d’ICE, son départ a été annoncé, mardi, par le président américain après les tueries à Minneapolis. 

  •  

Prestigieuses et moins chères : notre palmarès des universités américaines pour les étudiants français

EXCLUSIF - Nous avons comparé les universités américaines sur la base de différents critères : la réussite des étudiants internationaux, la réputation académique, le prix de la scolarité, l’hébergement, les activités et la sécurité sur le campus etc..

© Monkey Business Images / Monkey Business - stock.adobe.co

  •  

En Iran, le régime veut dissimuler les massacres : "Le sang n’a pas le temps de se répandre sur le sol"

Depuis plusieurs jours, des miliciens vêtus de noir et masqués sillonnent les rues iraniennes à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas. Ils installent des barrages routiers, confisquent les téléphones des passants et les fouillent à la recherche de signes de participation aux manifestations, les 8 et 9 janvier derniers. Ces actes témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d’un massacre dont on peine encore à mesurer l’ampleur pour cause du black-out. Combien de manifestants ont été abattus par les forces de l’ordre à Téhéran et dans les autres villes du pays ? 3117, d’après le bilan diffusé par les autorités iraniennes, le 21 janvier. Mais ce chiffre serait largement sous-estimé, selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et le Time qui, tous deux, avancent des estimations terrifiantes, comprises entre 25 000 et 30 000 morts.

Comment le savoir ? Trouver des témoins oculaires reste difficile, alors que l'accès à Internet reste extrêmement limité et que la terreur instaurée par la République islamique empêche la population, notamment les proches des victimes, de parler. Les services de sécurité diffusent ainsi des avertissements stipulant que toute collaboration avec les médias étrangers constitue un crime et que les citoyens qui envoient des vidéos ou des photos des événements à ces médias étrangers seront arrêtés.

Dans la propagande initiale de la République islamique, les manifestants étaient qualifiés d'"émeutiers", mais après la répression armée, Ali Khamenei, le guide suprême, les a traités de "terroristes" dans un discours visant à présenter le meurtre de civils comme une lutte contre le terrorisme, à l’instar de l’ancien dirigeant syrien, Bachar el-Assad. À cet égard, la propagation d’histoires de "Corans et de livres religieux brûlés" par les manifestants fait partie de la propagande gouvernementale.

Des cours d'école comme bases temporaires

Mardi, le président de la Commission nationale de sécurité du Parlement a annoncé des chiffres préliminaires sur l'étendue des dégâts causés par les récentes manifestations. Il a déclaré que 250 écoles, 300 mosquées et 90 écoles religieuses avaient été attaquées et endommagées par les manifestants.

Mais ces attaques ont une raison. Samedi 10 janvier, j’ai personnellement vu des gaz lacrymogènes tirés du toit de l’école religieuse Al-Ghadir, un immeuble de 12 étages situé rue Madani à Téhéran. Des officiers postés sur le toit dirigeaient les forces de l’ordre dans la rue par radio et menaçaient les manifestants avec un faisceau laser. De nombreuses vidéos publiées par des citoyens montrent des tirs provenant du toit de bâtiments gouvernementaux et de commissariats. Un témoin oculaire et des proches de deux victimes m'ont indiqué que celles-ci avaient été abattues d'une balle dans la tête alors même qu’elles ne participaient à aucun rassemblement : une jeune fille tuée devant chez elle et une femme médecin abattue en quittant son cabinet.

Nous savons également, grâce à des rapports et des images de manifestations précédentes, que les forces de l'ordre et de sécurité, telles que les Gardiens de la révolution et les Bassidj [NDLR : une force paramilitaire iranienne qui dépend des Gardiens de la Révolution] utilisent systématiquement les cours d'école et les mosquées comme bases temporaires. Un témoin habitant le village olympique de Téhéran [NDLR : quartier de Téhéran qui abritait les jeux asiatiques en 1974] affirme avoir vu des femmes préparer de la nourriture pour les forces de répression dans la mosquée de leur quartier, car on leur avait dit que les manifestants brûlaient des Corans et que leur but était de détruire l'islam. Un avocat, citant le directeur d'un immeuble administratif situé sur la place Vali Asr, à Téhéran, rapporte qu’il a vu des tireurs d'élite du corps Ansar Allah postés sur le toit qui surplombe la place.

Dans les mots de l’horreur, ceux qui resteront gravés à jamais dans l’imaginaire collectif, figurera certainement celui de "Kahrizak". Une morgue, située dans le sud de la capitale, où les jeunes manifestants, fauchés par les balles, ont été emmenés, après la tuerie. "Le sang des jeunes n’a pas le temps de se répandre sur le sol", déclare Mohammad, venu de Mashhad à Téhéran pour retrouver son cousin Mehdi, âgé de 21 ans. Trois jours plus tard, son corps a été retrouvé dans l'un des hangars médico-légaux de Kahrizak. Malgré la diffusion d'images choquantes des corps de manifestants entassés dans ce centre gouvernemental, ceux qui, comme Mohammad, ont vécu cette atmosphère apocalyptique, livrent des témoignages encore plus glaçants. "Les hangars de Kahrizak n'étaient pas un lieu approprié pour entreposer des corps. La température n'y était pas froide et l'odeur de sang était insoutenable. Les corps étaient empilés les uns sur les autres, et pour sortir ceux du bas, il fallait jeter ceux du haut. Nos semelles étaient collées au sang qui coulait sur le sol." Dans le corps de Mehdi étaient logées quatre balles : une dans l'épaule, une dans le flanc et deux dans la jambe. Mohammad affirme que la balle qui s’est logée sous la poitrine avait manifestement été tirée à bout portant, car sa peau portait des marques de brûlure. Mardi 20 janvier, le journal Hammihan a été fermé pour avoir publié des articles sur la situation médico-légale à Kahrizak et sur l'attaque militaire contre trois hôpitaux à Téhéran et dans les villes environnantes.

Un de ces articles citait le frère d'un manifestant tué, qui expliquait qu’il avait été transporté à l'hôpital Sattari de Téhéran après avoir été blessé, mais que sa famille l'avait trouvé sans vie, une balle logée sous le nombril. Le scénographe et comédien Ahmad Abbasi a également appelé sa famille, le soir du 8 janvier, pour les informer qu'il avait été blessé et qu'il était hospitalisé, mais celle-ci l’a retrouvé mort plus tard. C’est à Karaj [NDLR : 30 kilomètres à l’ouest de la capitale] que j'ai entendu parler pour la première fois, la semaine dernière, de ces tirs à bout portant sur des manifestants blessés. Le personnel médical d’un hôpital de la ville (Qasem Soleimani) aurait ainsi déclaré que les Gardiens de la révolution avaient tiré sur les blessés. La situation a pris une tournure grave lorsque des images de corps publiées ont révélé la présence de tubes respiratoires, de sondes urinaires ou d'électrodes de monitoring cardiaque. Et ce, alors que certaines de ces victimes avaient été tuées d'une balle dans la tête ou le cœur. Selon les experts, le fait que ce matériel médical n’ait pas été retiré ne peut être attribué à de la négligence ou de la précipitation. Il est plus probable que ces victimes aient été tuées pendant leur prise en charge. Plus tard, un groupe de médecins iraniens a déclaré dans un communiqué que l'examen des images révélait de graves violations des principes fondamentaux de la médecine et des droits humains.

Un déluge de balles

D'autres cas de manifestants tués pendant ou après leur arrestation sont signalés. Babak, 45 ans, touché à la tête par un coup de fusil de chasse, confirme les récits du massacre du bazar de Rasht [NDLR : dans le nord-ouest]. Lorsque le vieux bazar a pris feu et que les manifestants ont été contraints de se diriger vers les forces de l'ordre, ils ont été accueillis par un déluge de balles, raconte-t-il : "Les gens levaient les mains comme des prisonniers de guerre. Beaucoup ont été tués." Saideh, une enseignante de Téhéran, pleure également un adolescent de sa famille, transféré à la caserne de la place Sepah, à Qazvin, après son arrestation. Bien qu’il ait réussi à appeler sa famille depuis la cour, il est mort quelques heures plus tard : "Ils l'ont étranglé ! Comment ont-ils pu emmener ce garçon plein de vie, libre comme l'air, et annoncer le lendemain matin qu'il était mort ?"

Mais l'une des choses les plus troublantes que l'on entend constamment en Iran ces jours-ci est l'argent demandé aux familles des victimes en échange de la restitution des corps. De nombreuses familles affirment avoir été extorquées de 400 millions à 1 milliard de tomans [NDLR : entre 3100 et 7820 euros]. Ainsi, la famille de l'acteur de théâtre Ahmad Abbasi, tué le 8 janvier, a vu le médecin légiste exiger 1 milliard de tomans pour la restitution du corps. Un témoin oculaire, interrogé au cimetière Behesht-e Sakineh de Karaj, m'a expliqué pourquoi il y avait différents tarifs : "On dit que cela dépend du nombre de balles reçues par la victime, et que pour chaque balle, nous devons payer 250 millions de tomans à l'État [NDLR : 1957 euros]. Le reste correspond aux frais de la morgue et de la médecine légale. Il semble que le prix des corps soit fixé en fonction de la situation des familles."

La République islamique percevait autrefois cette somme, surnommée "argent des balles", auprès des familles des victimes lors de la restitution des corps de personnes exécutées pour raison politique. Mais aujourd'hui, ce sont les citoyens ordinaires qui sont confrontés à cette situation horrible. J'ai entendu dire qu'au moins deux familles ont refusé de payer pour le corps de leur enfant et que le gouvernement a été contraint de le leur remettre. Mohammad, venu de Mashhad à Téhéran pour récupérer le corps de son cousin, affirme qu'en "négociant", il est parvenu à récupérer le corps de Mehdi pour 400 millions de tomans. Un avocat a également confirmé que le corps d'"Ali Dehghan", frère de la militante politique Masoumeh Dehghan, a été remis gratuitement, car depuis le 12 janvier, les autorités ont ordonné qu’aucun paiement ne soit exigé, même pour l’inhumation des victimes : "Après la diffusion de la vidéo sur la morgue de Kahrizak, les forces de sécurité ont reçu l’ordre d’enterrer tous les corps, même ceux des personnes non identifiées. Le gouvernement veut étouffer l’affaire au plus vite, c’est-à-dire faire disparaître les preuves."

Un témoin des manifestations à Karaj a déclaré : "les Bassidj et leurs alliés en civil tentaient d’enlever les blessés pour les empêcher de tomber entre les mains de la population. Ils leur tiraient dessus et les emmenaient afin d’extorquer de l’argent aux familles et les faire taire. Un Bassidj leur disait : "Ils vous prendront un milliard de tomans pour chaque corps." Cela signifie qu’ils savaient exactement ce qu’il en était." Les corps des défunts étaient ensuite remis sans ménagement, au prix d'insultes et d'humiliations infligées aux familles, qui devaient promettre de vivre leur deuil en privé, d'inhumer les corps dans des cimetières situés hors de Téhéran ou des capitales provinciales et de ne parler à aucun média. Voilà ce que je peux dire aujourd’hui de ce qui constitue, à mes yeux, l’un des plus grands crimes contre l'humanité qui ait eu lieu. Et qui, chaque jour, révèle de nouvelles dimensions de son horreur.

*Journaliste pour des médias iraniens en exil, l'auteur, qui vit en Iran, a été emprisonné par le passé. Il fait partie de ces activistes qui documentent les crimes contre l'humanité commis par le régime.

© via REUTERS

  •  

Incendie mortel d'un bar à Crans-Montana

Un incendie s'est brutalement déclenché le soir du réveillon du Nouvel An 2026 dans un bar de la station de Crans-Montana, en Suisse. Les autorités dénombrent "plusieurs dizaines de personnes présumées décédées" et une centaine de blessés.

  •  

LE MONDE DE CLEMENCEAU - Xi Jiping limoge le plus haut gradé de l'armée chinoise, après des rumeurs de corruption et de coup d'État

Le plus haut gradé chinois accusé de livrer des secrets nucléaires aux américains. Le motif de l’accusation est spectaculaire. Zhang Youxia aurait divulgué aux États-Unis des données techniques cruciales sur l’armement nucléaire chinois. Il est également soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin en échange de promotions au sein de la très puissante agence en charge de la recherche, du développement et de l’acquisition de matériel militaire

  •  

L'Iran met en garde les États-Unis contre toute intervention militaire alors que le porte-avion USS Abraham Lincoln est arrivé au Moyen-Orient

En pleine "opération de maintenance de routine", le porte-avions américain USS Abraham Lincoln s'est positionné dans le Golfe persique, à proximité de l'Iran. Un mouvement majeur qui fait suite à l'annonce de Donald Trump du déploiement d'une "armada" navale vers Téhéran.

  •  

Ran Gvili, le dernier otage du Hamas identifié, un héros pour les Israéliens

Le corps du sergent israélien tué le 7-Octobre et retenu depuis à Gaza a été finalement retrouvé par l’armée dans un cimetière du nord de l’enclave. Ce soldat de 24 ans s’était spontanément porté au secours de ses compagnons d’armes et de civils en apprenant l’attaque, alors qu’il était en arrêt maladie.

© Moti Milrod/REUTERS

  •  
❌