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« La nouvelle politique industrielle de Trump est celle d’un capitalisme d’Etat assumé qui vise à piloter les secteurs stratégiques »

Les prises de participations dans des entreprises notamment minières spécialisées dans les terres rares ou les financements ciblés se multiplient de la part de l’administration Trump. Un capitalisme d’Etat qui n’est pas sans rappeler celui mis en œuvre en France dans la défense ou l’énergie, relève Olivier Pinaud, journaliste au service Economie du « Monde ».

© Steve Marcus/REUTERS

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Kiev confirme que l’armée russe équipe certains de ses drones de systèmes Starlink

Le ministre de la défense ukrainien, Mykhaïlo Fedorov, a souligné la nécessité d’une réaction rapide face à ce problème. « Nous devons réagir très rapidement. La vitesse de notre réponse, l’anticipation des incidents futurs et la réaction aux menaces potentielles doivent nous permettre d’éviter des problèmes », a-t-il dit.

© Serhii Korovainyi/REUTERS

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Ukraine-Russie: la guerre

Après des années de tension, le président russe Vladimir Poutine a relancé le conflit entre son pays et l'Ukraine - dirigée par Volodymyr Zelensky - en annonçant, le 21 février 2022, "reconnaître l'indépendance de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk", deux régions séparatistes prorusses du Donbass. Dans la foulée, le leader du Kremlin a enclenché, le 24 février, une opération militaire de grande envergure en Ukraine pour officiellement défendre ces séparatistes. "Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a-t-il dit. Le Kremlin a précisé que cette opération ayant pour objectif l'imposition d'un "statut neutre" à l'Ukraine, durerait le temps nécessaire, en fonction de ses "résultats" et sa "pertinence". Cette offensive russe intervient huit ans après que Moscou a annexé la Crimée et parrainé la prise de contrôle de régions du Donbass par des séparatistes prorusses, déclenchant un conflit régional qui a fait plus de 14.000 morts. L'Ukraine a de son côté dénoncé le début d'une "invasion de grande ampleur de la Russie". Cette opération vise à "détruire l'État ukrainien, s'emparer de son territoire par la force et établir une occupation", a notamment réagi le ministère des Affaires étrangères ukrainiens. Juste après le discours de Vladimir Poutine, des explosions ont retenti à Kiev, à Kramatorsk, ville de l'est servant de quartier général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d'Ukraine, à Odessa, sur la mer Noire, et à Marioupol, principal port de l'est. La centrale de Tchernobyl, théâtre du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, est tombée plus tard aux mains des soldats russes. Dès les premières heures de la journée, des habitants de Kiev se sont pressés dans le métro pour s'y abriter ou tenter de quitter la ville, cependant que des voitures remplies de familles fuyant la capitale créaient de vastes embouteillages. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné dans un décret la mobilisation générale des personnes soumises "à la conscription militaire et des réservistes", sous 90 jours dans toutes les régions du pays. Le dirigeant a regretté que l'Ukraine soit "laissée seule" face à l'armée russe alors que l'Alliance atlantique (Otan) a indiqué qu'elle n'enverrait pas de troupes pour la soutenir. De nombreux pays ont malgré tout condamné l'invasion russe. Le président américain Joe Biden, pour qui le maître du Kremlin va devenir "un paria sur la scène internationale", a imposé des restrictions aux exportations de produits technologiques vers la Russie. Le numéro deux de l'ambassade russe à Washington a été expulsé. Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont parallèlement pris des sanctions "massives" contre la Russie dans les secteurs de l'énergie, de la finance et des transports mais sans l'exclure dans l'immédiat du réseau bancaire Swift, qui permet de recevoir ou d'émettre des paiements dans le monde entier. Des sanctions qui auront des conséquences sur l''économie européenne. Emmanuel Macron a lui annoncé que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie dans le cadre de l'Otan. "La France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l'Otan en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars, et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie", a déclaré le président français à l'issue d'un sommet exceptionnel de l'UE à Bruxelles.

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« La place de l’Europe, dans le cœur des Iraniens, dans l’avenir régional et dans la reconstruction de l’Iran, se joue maintenant »

Face aux massacres en Iran, une action de l’Union européenne est indispensable, alerte un collectif d’intellectuels, d’artistes, d’avocats et de citoyens : elle dispose de leviers diplomatiques et juridiques pour agir, pleinement compatibles avec l’État de droit et la défense des droits humains.

© « Le Monde »

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Mort d'Alex Pretti à Minneapolis : Donald Trump tente de jouer l'apaisement après la bavure de l'ICE

Le Wall Street Journal y voit "un revirement spectaculaire sur une politique qui est au cœur de l'identité politique de Donald Trump" : dans une volonté apparente d'apaiser les tensions provoquées par la mort par balles d'un deuxième citoyen américain en l'espace de deux semaines, à Minneapolis, dans le cadre d'opérations de la police fédérale de l'immigration (ICE), le locataire de la Maison-Blanche a adopté lundi 26 janvier un ton conciliant, à l'issue d'un échange téléphonique privé avec le gouverneur du Minnesota.

Autre signal du changement de cap que semble amorcer le président républicain, un cadre de la police fédérale de l'immigration, Gregory Bovino, considéré comme le visage de la brutalité décomplexée de l'ICE, va quitter le Minnesota, de même que certains agents qui y étaient déployés, a déclaré un représentant de haut rang de l'administration Trump. Gregory Bovino est la cible de vives critiques de la part de démocrates et d'activistes des droits civiques.

Tom Homan, fait "tsar des frontières" par Donald Trump à son retour au pouvoir il y a un an, va être chargé de superviser les opérations dans le Minnesota, a également précisé ce représentant. Donald Trump avait annoncé plus tôt dans la journée que Tom Homan allait être dépêché dans l'Etat du Midwest.

D'après une autre personne au fait de la question, Gregory Bovino a été démis de son rôle de "commandant spécial" des opérations anti-immigration et va retrouver ses fonctions de chef des patrouilles des douanes dans un poste californien à la frontière avec le Mexique. Il est attendu qu'il prenne sa retraite prochainement, a ajouté cette source. L'information de la mise en retrait de Gregory Bovino a été rapportée en premier lieu par The Atlantic, citant un représentant du département de la Sécurité intérieure (DHS), auquel sont rattachées la police aux frontières et les troupes anti-immigration. Une porte-parole du DHS a toutefois démenti cette information. "Le chef Gregory Bovino n'a PAS été relevé de ses fonctions", a écrit Tricia McLaughlin sur le réseau social X.

Discussions "productives"

Plus tôt, Donald Trump a dit être "sur la même longueur d'onde" que le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, lequel avait fustigé les agents de l'ICE. Les services de Tim Walz ont décrit comme "productif" l'entretien téléphonique entre ce dernier et Donald Trump qui, selon eux, a promis de réduire le nombre d'agents de l'ICE déployés dans le Minnesota.

Ils ont également rapporté que le président avait accepté de demander au DHS de garantir que les autorités locales puissent mener leur propre enquête sur la mort d'Alex Pretti, infirmier de 37 ans abattu samedi par un agent de l'ICE alors qu'il était au sol lors d'une confrontation entre l'ICE et des manifestants.

Donald Trump s'est également entretenu lundi par téléphone avec le maire de Minneapolis, Jacob Frey, écrivant sur son réseau social Truth que "beaucoup de progrès" allaient découler de cette discussion. Jacob Frey a déclaré avoir convenu avec le président américain que "la situation actuelle ne peut pas continuer", ajoutant que certains agents fédéraux devraient quitter la ville à compter de mardi.

Jusqu'ici, Donald Trump avait apporté un soutien total aux troupes fédérales de lutte contre l'immigration, qualifiant les deux victimes - Renee Good et Alex Pretti - de "terroristes intérieurs" en dépit de vidéos accablantes pour les agents de l'ICE.

Critiques et inquiétudes dans le camp républicain

Tim Walz, ancien candidat à la vice-présidence américaine au côté de Kamala Harris en 2024, n'a eu de cesse de fustiger, comme d'autres responsables démocrates, la politique ultra-répressive et brutale de Donald Trump en matière d'immigration, accusant les agents de l'ICE de semer le chaos et de mettre en péril la sécurité publique dans les villes où ils se déploient massivement.

Au cours d'une audience qui s'est tenue lundi, le bureau du procureur général du Minnesota a demandé à une juge de bloquer le déploiement de quelque 3 000 agents fédéraux à Minneapolis, mais celle-ci n'a pas semblé très réceptive à ses arguments, disant juger difficile d'établir que la Maison-Blanche a commis un "abus de pouvoir" en ayant recours à l'ICE.

L'un des principaux candidats républicains au poste de gouverneur, Chris Madel, a en revanche pris dans la journée ses distances avec l'administration Trump, annonçant renoncer à sa candidature parce que la répression est allée trop loin et a rendu l'élection ingagnable pour un républicain. "Je ne peux pas soutenir les représailles déclarées des républicains nationaux contre les citoyens de notre État, et je ne peux pas non plus me considérer comme membre d'un parti qui le ferait", a-t-il déclaré.

Selon un récent sondage Reuters, près de quatre électeurs républicains sur dix critiquent désormais la politique musclée de Donald Trump en matière d'immigration. Le Wall Street Journal rapporte que le changement de ton du président est survenu après que des élus républicains et d'autres alliés ont exprimé leurs inquiétudes quant à la perte du soutien populaire à son principal thème de campagne, les scènes chaotiques de Minneapolis étant de plus en plus perçues comme un handicap politique. Lors d'un appel téléphonique avec Donald Trump, l'influent sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham l'aurait ainsi prévenu que les images passant en boucle à la télévision éclipsaient le succès d'autres aspects de son programme anti-immigration.

À Washington, les sénateurs démocrates ont annoncé qu'ils s'opposeraient à un projet de loi de financement du ministère de la Sécurité intérieure, qui supervise l'ICE, ce qui augmente la probabilité d'un nouveau "shutdown" gouvernemental à partir de dimanche. Les élus républicains ont approuvé l'an dernier une augmentation massive du budget consacré à la lutte contre l'immigration, mais certains d'entre eux exigent désormais des réponses de la part de l'administration Trump.

© REUTERS

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«Nous devons avoir une armée européenne», martèle le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération José Manuel Albares est le grand invité international de RFI mardi 27 janvier 2026. Il salue l'accord de libre-échange commercial conclu entre l'Inde et l'Union européenne. Face à la nouvelle politique des États-Unis, il appelle aussi à la mise en place d'une armée européenne. « L'Europe de la défense est possible », dit-il.

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