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Guerre en Ukraine : les garanties de sécurité américaines conditionnées à la cession du Donbass ?

Volodymyr Zelensky face à un choix crucial. Le président ukrainien acceptera-t-il de céder le Donbass à la Russie ? Le Financial Times rapporte ce mardi 27 janvier que Washington exercerait actuellement une forte pression sur Kiev pour contraindre l'Ukraine à laisser à Moscou le contrôle des deux oblats de Donetsk et de Louhansk. Les forces du Kremlin sont déjà présentes sur 90 % de ces deux territoires aujourd'hui. Vladimir Poutine avance régulièrement le fait de posséder leur totalité comme un des éléments sur lesquels il ne reculera pas dans le cadre de négociations de paix avec les Ukrainiens. L'administration Trump ne cherche d'ailleurs pas particulièrement à dissuader le président russe d'une telle ambition.

La position américaine saluée par le Kremlin

En tout cas, le pouvoir ukrainien risque d'être forcé de faire évoluer sa position sur ce point. Certes, Volodymyr Zelensky a toujours fait du respect de la souveraineté de son pays une ligne rouge dans les négociations pour mettre fin à la guerre. Mais désormais, il a aussi inexorablement besoin du soutien américain à long terme. Dimanche, le dirigeant a affirmé qu'un accord sur des garanties de sécurité conclues avec les États-Unis était "prêt à 100 %" à être paraphé par les deux pays. Mais, d'après le FT, Donald Trump conditionne la signature de ce texte à un traité de paix entre l'Ukraine et la Russie, qui comprendrait la cession du Donbass. Huit sources différentes ont confirmé ce rapport de force au prestigieux journal britannique.

L'information est rapidement arrivée jusqu'au Kremlin. "Le retrait du Donbass est la voie vers la paix pour l'Ukraine", a réagi l'envoyé spécial de Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, sur le réseau social X, ce mardi. Ce nouvel épisode intervient après une nouvelle session de négociations entre les deux puissances belligérantes et des responsables américains à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), ce week-end. Une réunion qui s'est tenue dans "un esprit constructif", selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Lundi, Volodymyr Zelensky a par ailleurs indiqué que "des préparatifs" étaient en cours pour de nouveaux échanges tripartites cette semaine.

Des armes en plus pour Kiev si le Donbass est cédé ?

Le Financial Times souligne qu'un autre point a été avancé auprès de Kiev par Washington dans les pourparlers des dernières semaines. Selon deux personnes proches du dossier, les États-Unis seraient prêts, en cas d'accord de paix comprenant la cession du Donbass, à fournir à l'Ukraine davantage d'armes une fois la guerre terminée. L'offre présentée par l'administration Trump prévoit par ailleurs une "riposte militaire coordonnée en cas d'attaque prolongée" de l'Ukraine après la signature d'un traité de paix, souligne le quotidien économique. Mais, rappelle la même source, Washington s'impatiente de plus en plus face à la lenteur des négociations, alors que Donald Trump avait promis de régler la guerre ukrainienne "en 24 heures" à son retour à la Maison-Blanche.

En marge d'une rencontre outre-Atlantique entre le milliardaire républicain et le président ukrainien organisée en décembre, plusieurs responsables américains avaient déjà mis une certaine pression sur Kiev, arguant que la proposition formulée par Washington "ne restera[it] pas indéfiniment sur la table". Pour aller vite, Donald Trump est-il donc prêt à accéder à l'une des exigences territoriales les plus importantes pour Moscou, quitte à mettre le couteau sous la gorge à son partenaire ukrainien ? "C'est totalement faux : le seul rôle des États-Unis dans le processus de paix est de réunir les deux parties pour parvenir à un accord", a balayé d'un revers de main Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, toujours auprès du FT.

© REUTERS

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Incendie de Crans-Montana: le père d'un rescapé fustige les époux Moretti qui tentent "d'accabler les employés pour fuir leurs responsabilités"

Le père de Gaëtan, serveur et rescapé de l'incendie du bar au Crans-Montana estime que les propriétaires du bar auraient dû faire appel à une entreprise spécialisée pour recoller les dalles de mousse, actuellement au cœur de l'enquête, au lieu de demander à des employés.

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"Le pari de L'Express sur l'Europe est judicieux" : nos lecteurs commentent notre nouvelle formule

Groenland : Trump isolé

​Sylvio Le Blanc, Montréal (Canada)

Le président états-unien Donald Trump a déclaré qu’il s’emparerait du Groenland "d’une manière ou d’une autre", et que s’il ne le faisait pas, "la Russie ou la Chine le feraient". Or, selon des experts et de hauts responsables, cette crainte est infondée. "Zebigbos" souhaite en réalité s’emparer des ressources de cette île. Problème : le prétexte invoqué – la sécurité nationale – ne passe pas auprès de ses concitoyens ni auprès des Etats membres de l’Otan, car les Etats-Unis peuvent pleinement garantir leur propre sécurité et celle du Groenland sans posséder l’île. Espérons que la perspective des élections de mi-mandat prévues en novembre tempérera les ardeurs expansionnistes du président. (S’emparer du Groenland, mais à quel prix ?, L’Express du 15 janvier.)

Déficit : la France creuse encore…

Jacques Canier, Colombes (Hauts-de-Seine)

Je souhaite apporter mon soutien à vos excellents chroniqueurs, et notamment au professeur Denys de Béchillon et à Nicolas Bouzou, qui dénoncent de la persistance du déni de responsabilité collective à propos de la funeste "boule de neige" des déficits publics et de notre endettement subséquent. Dérives ardemment entretenues par divers partis politiques ou syndicats, mais aussi une partie de la presse, avec un résultat très clair : en France, si on touche le fond, on creuse encore... (En 2027, le président sera impopulaire ou ne sera pas, par Nicolas Bouzou, L’Express du 15 janvier.)

Les éleveurs et leurs "collègues"

Armand Garonne, Pruniers-en-Sologne (Loir-et-Cher)

Bravo à Gérald Bronner pour sa fine perception de la relation si particulière qu'entretient l'éleveur avec ses bêtes. Pour rédiger mon essai Allo Paris ? Ici La Terre, j’ai moi-même rencontré une éleveuse qui nomme ses vaches "mes collègues". Heureusement que certains "Parisiens" comme vous tentent de faire comprendre ces nuances. (Les éleveurs ont-ils vraiment de l’affection pour leurs vaches ?, L’Express du 24 décembre.)

Europe : un pari judicieux…

​​​​Guylaine Remeur, Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes)

Le "pari de l'Europe" va contribuer à nous éclairer, nous humbles citoyens et lecteurs. Je me suis précipitée sur ce nouveau numéro, riche d'articles, de points de vue, d'explications... Ces éclairages politiques, scientifiques et diplomatiques nous aident à comprendre l'Europe d'aujourd’hui. Pourquoi les politiques publiques de nos voisins fonctionnent-elles mieux que chez nous ? Vos analyses nous invitent à nous interroger, à réfléchir, à comparer et peut-être à changer nos points de vue. Oui, nos visions diffèrent, mais, sans compromis et sans réforme, le reste du monde ne nous attendra pas. Votre initiative est inspirante, responsable, utile, judicieuse. Bravo !

… des articles fiables…

Dominique Meyer, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

Fidèle abonnée à votre magazine, je constate avec plaisir que, malgré le changement de présentation, vos articles restent sérieux, documentés et fiables. J'encourage tous les membres de votre hebdomadaire à continuer dans cette voie, la seule qui permette de lutter contre la désinformation.

… une mise en page réussie…

René Hurstel, Rossfeld (Bas-Rhin)

Permettez-moi de vous remercier pour la nouvelle présentation de L’Express, aussi agréable à lire qu’enrichissante sur le plan intellectuel.

… mais un modèle institutionnel à revoir

René Andron, Marseille (Bouches-du-Rhône)

L'orientation annoncée de la ligne éditoriale de L'Express vers l'Europe est certes louable, mais bien insuffisante. En effet, pour que l'Europe existe dans le nouvel ordre mondial, il aurait fallu qu'elle soit d'ores et déjà beaucoup plus intégrée, avec un modèle institutionnel de type confédéral, et une gouvernance supra nationale, disposant des pouvoirs nécessaires pour déployer les plans et stratégies utiles pour conserver son rang, son rôle et sa sécurité. Nous en sommes loin.

© FORUM/MAXPPP

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Pourquoi Gabriel Zucman devrait lire "Retour de l’URSS" d’André Gide : l'édito d'Eric Chol

Fin décembre, une tribune publiée dans un grand journal du soir a suscité quelques remous chez les économistes. L’auteur en question, Gabriel Zucman, fait pourtant figure de grand "loser" de l’année écoulée : en dépit d’une opération de communication sans précédent, l’ancien élève de Thomas Piketty n’a pas réussi à convaincre nos députés d’adopter sa proposition de taxe antiriches : celle-ci est restée lettre morte, et tant mieux pour l’économie française, comme nous avons eu l’occasion de le montrer.

Qu’importe : l’auteur de l’essai Les milliardaires ne paient pas d’impôts sur le revenu et nous allons y mettre fin (Seuil, 2025) est vite remonté sur son cheval, pour batailler contre une "idée à la mode", une "antienne", un "refrain", selon ses mots, qui consisterait à peindre en noir une Europe à la remorque des Etats-Unis.

On a trop dit, ici dans les colonnes de L’Express, notre foi dans les forces de ce continent européen pour ne pas risquer de se faire taxer de décliniste par le premier idéologue venu quand il s’agit de lever le voile sur la réalité européenne. Car c’est bien de cela dont il s’agit.

Dans l’ère de post-vérité dans laquelle nous vivons, la comparaison trompeuse entre l’économie européenne et celle des Etats-Unis à laquelle se livre Gabriel Zucman ne serait pas grave si elle n’introduisait pas un grand méchant doute. Or c’est précisément son objectif : mettre en pièces les soubassements du rapport Draghi, le fameux document de l’ancien patron de la Banque centrale européenne, qui pose avec clarté les raisons du décrochage européen à l’œuvre et les solutions pour en sortir.

Les contre-vérités de Gabriel Zucman

Hostile aux solutions présentées, Zucman estime qu’il est plus habile d’attaquer le diagnostic, en évoquant le mythe d’une "sclérose européenne, face à un supposé eldorado américain". Gare à la FAKE NEWS ! Et c’est précisément pour démonter ce mensonge - car c’en est un - que nous donnons dans L’Express la parole à un des meilleurs experts : Antoine Levy, qui enseigne à l’université de Berkeley. Avant lui, plusieurs économistes ont commencé à mettre en pièces la démonstration du directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, parmi lesquels François Bourguignon, Philippe Aghion ou Xavier Jaravel.

Cette fois-ci, Antoine Levy va plus loin, en démasquant les contre-vérités de Gabriel Zucman. Mais celui qui passe pour "la rock star de l’économie" préfère vivre dans ses mirages. A l’inverse d’un André Gide, dont le voyage en URSS au milieu des années 1930 dessilla les yeux face à la réalité soviétique. "Le mensonge, fût-ce celui du silence, peut paraître opportun, et opportune la persévérance dans le mensonge, mais il fait à l'ennemi trop beau jeu, et la vérité, fût-elle douloureuse, ne peut blesser que pour guérir", écrit-il. (Retour de l'URSS, Payot).

Chez Gide, il y avait une part d’anticonformisme, impossible à trouver dans l’alignement idéologique de nos nouveaux propagandistes.

© L'Express

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"C'est un petit Napoléon" : Gregory Bovino, le visage glaçant de la police de l'immigration de Donald Trump

Sa longue veste verte, sa mâchoire carrée et ses déclarations tonitruantes sont désormais bien connues des Américains. Depuis la mise en place par Donald Trump d'une sévère politique anti-immigration aux États-Unis, Gregory Bovino est devenu un visage omniprésent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Commandant "itinérant" de l'ICE, la police chargée d'arrêter les étrangers clandestins, le responsable a supervisé les principales opérations ordonnées par l'administration américaine dans plusieurs villes du pays. Los Angeles, Charlotte, Chicago... Le policier se déplace sur l'ensemble du territoire américain pour commander ses hommes, aux méthodes plus que musclées. Ces derniers jours, Gregory Bovino a mené les opérations à Minneapolis, dans le Minnesota.

Mais, avec deux Américains tués en quelques jours par des agents sous ses ordres dans la ville, son image à Washington semble enfin s'écorner. Le président américain, qui défendait jusque-là coûte que coûte les pratiques de l'ICE sur le terrain, a adopté depuis ce week-end un ton plus conciliant à l'égard des critiques. À quelques mois des élections de mi-mandat, pas question pour Donald Trump de s'empêtrer dans une crise commençant même à choquer une partie de son propre camp. Résultat : Gregory Bovino devrait faire les frais de cette approche – un peu – moins radicale de Donald Trump. Selon Reuters et The Atlantic, le policier devrait être démis de ses fonctions, puis retourner à son précédent poste de patrouilleur en chef à El Centro, en Californie, pour surveiller la frontière mexicaine. Cependant, le département de la Sécurité intérieure dément pour le moment toute rétrogradation.

Fasciné par la police aux frontières

Une chose est sûre : le rôle de l'ultramédiatique Gregory Bovino dans les violences de l'ICE à Minneapolis est loin d'être anodin. Au lieu de tenir un discours d'apaisement, le policier n'a cessé de mettre de l'huile sur le feu, tout en justifiant sans réserve les coups de feu ayant conduit à la mort de Renee Good, début janvier, et à celle d'Alex Pretti, samedi. Dans la première affaire, il avait "tiré son chapeau" à l'auteur du tir, évoquant un "environnement difficile". Dans la seconde, il a accusé l'infirmier de 37 ans tué lors d'une manifestation ce week-end d'avoir souhaité "massacrer les forces de l'ordre". "Le fait que [les policiers] soient hautement entraînés a empêché toute fusillade spécifique contre les forces de l'ordre, donc bravo à nos forces de l'ordre de l'avoir neutralisé avant qu'il ne puisse passer à l'acte", a-t-il félicité, lors d'une émission diffusée sur CNN.

Jusqu'au-boutiste assumé, Greg Bovino est loin d'avoir laissé uniquement des bons souvenirs aux connaissances qui l'ont côtoyé lors de ses expériences passées. Dans un long article fouillé, le Chicago Sun-Times est revenu sur les traces de cet homme fasciné par la police aux frontières. D'après cet article, basé sur de nombreuses sources, il serait passionné par ce monde sécuritaire depuis son enfance. Le visionnage du film The Border, dans lequel Jack Nicholson et Harvey Keitel incarnent des agents aux frontières, l'aurait à la fois émerveillé et révolté. Séduit par la profession mise en avant dans le long-métrage, il aurait en revanche détesté l'image médiocre renvoyée par les personnages tout au cours de l'intrigue. Un sentiment qui l'aurait ensuite poussé à vouloir rejoindre lui-même la police aux frontières. Son ambition : faire honneur aux couleurs vertes de l'uniforme de ce service.

Au même moment, le jeune Gregory Bovino fait face à une enfance cabossée. En 1981, son père est condamné à de la prison pour avoir tué, ivre, une jeune femme de 26 ans alors qu'il était au volant d'un camion. L'homme doit vendre son bar, puis divorce de son épouse. Malgré cet épisode difficile, Gregory Bovino reste attaché à sa région de Caroline du Nord, où il réalise une partie de ses études. Après une maîtrise, il rejoint la police en 1996 et touche du doigt son rêve de devenir un patrouilleur aux frontières. Il rejoint l'unité tant espérée, puis est envoyé dans différents États américains, mais aussi à l'étranger. Petit à petit, au fil de responsabilités toujours plus importantes, il gravit les échelons. En 2020, le voilà nommé responsable de la police aux frontières du secteur d'El Centro, où il affirme diriger environ 900 policiers.

Issu d'une famille... d'immigrés

La frontière mexicaine devient le lieu de prédilection de Gregory Bovino pour développer ses méthodes pour le moins rudes. Avec ses hommes, il traque les migrants venus du Mexique pour les empêcher d'entrer sur le territoire américain. "C'est un petit Napoléon qui veut vous faire croire qu'il est un héros, l'homme le plus moral et le plus compétent au monde, et que tout autour de vous est dangereux", décrit auprès du Chicago Sun-Times Jenn Budd, une ancienne agente de patrouille qui l’a connu. "Mais c'est lui qui va vous sauver. Tout ça n'est qu'une mise en scène pour lui." Cette ex-policière décrit une brigade à l'atmosphère sexiste, où plusieurs femmes ont déposé des signalements pour des agressions sexuelles et des viols.

Selon elle, certains migrants étaient par ailleurs frappés par des agents. "Ici, la pratique courante consiste à porter de fausses accusations contre les personnes que l'on vient de tabasser", déplore l'ex-professionnelle. Pourtant, à la lumière de son histoire familiale, le sort réservé par Gregory Bovino aux immigrés qu'il pourchasse a de quoi interpeller. En effet, ses ancêtres étaient eux-mêmes des immigrés italiens, qui ont rejoint les États-Unis dans les années 20 en quête d'une vie meilleure. À l'époque, leur arrivée dans le pays avait été compliquée par la loi Johnson-Reed de 1924, restreignant grandement la possibilité pour les étrangers de venir résider outre-Atlantique. Un texte eugéniste et raciste, aujourd'hui cité par certains trumpistes... pour justifier l'actuelle politique anti-immigration dans le pays.

Qu'importent ses racines familiales, Gregory Bovino a poussé à l'extrême les méthodes employées par les policiers de l'ICE sous sa responsabilité. Pour freiner les contestations dans la rue, il promeut ce qu'il appelle des "opérations de destruction massives". "Elles sont très rapides et très agressives", explique dans un podcast de CNN la journaliste du New York Times Lulu Garcia-Navarro, qui a travaillé sur le sujet. "[Les policiers] brisent des vitres, entrent et arrêtent des gens. Gregory Bovino justifie ces tactiques par la volonté de ne pas mettre ses agents en danger et d'empêcher que des manifestations ne dégénèrent." Le principal intéressé, lui, nie toute brutalité gratuite. "Nos agents agissent toujours dans le respect de la loi, de l'éthique et de la morale", assurait-il en octobre dernier, toujours sur CNN.

Au vu des dernières évolutions de la situation, cette vision semble avoir atteint ses limites. Gregory Gavino pouvait jusqu'ici compter sur le soutien sans faille de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, pas en reste en matière de dérapages incontrôlés et de saillies polémiques. Mais, d'après deux sources citées par The Atlantic, elle aussi serait actuellement sur la sellette à cause des violences à Minneapolis. L'ICE est en effet placé sous la responsabilité de son département. Coutumier des publications provocantes sur les réseaux sociaux, Gregory Bovino avait comparé son action à la tête de la police de l'immigration à Minneapolis comme à celle de Dark Vador, le méchant de la saga Star Wars. En substituant, bien entendu, la "guerre des étoiles" à la "guerre des frontières" menée à tous crins sur le territoire américain.

© REUTERS/Evelyn Hockstein/File Photo

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Mort d'Alex Pretti : l'administration Trump face aux images

Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a été tué à Minneapolis aux États-Unis samedi. Abattu par la police de l’immigration (ICE), le manifestant a été neutralisé par des tirs que les autorités américaines ont présentés comme défensifs parce qu'elles considéraient l'homme comme une menace armée. L’analyse des images contredit cette version.

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