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Grammy Awards : une charge anti-trump ?

Les artistes musicaux ont largement profité de l’audience des Grammy Awards pour prendre position contre l'ICE aux Etats-Unis. Le portoricain Bad Bunny a été le plus vocal. « Avant de remercier Dieu, je voudrais dire « ICE dehors », a-t-il déclaré au début de la cérémonie. Les explications avec Cécile COQUET-MOKOKO, professeure de civilisation américaine à l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. 

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Le Chili officialise la candidature de l’ex-présidente Michelle Bachelet à la tête de l’ONU

Le Chili a officialisé lundi la candidature de l’ex-présidente Michelle Bachelet au poste de secrétaire générale de l’ONU. Également soutenue par le Brésil et le Mexique, l’ancienne haute commissaire des Nations unies aux droits humains se positionne pour succéder à Antonio Guterres en décembre 2026 et devenir la première femme à occuper cette fonction.

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Un "cheikh espion" omniprésent derrière la controversée vente de puces américaines à Abu Dhabi

Le Wall Street Journal révèle que deux mois avant la décision américaine de vendre des puces informatiques ultra-perfectionnées aux Émirats arabes unis, un accord secret avait été conclu entre le clan Trump et un conglomérat émirati. À la manœuvre côté émirati, Tahnoun ben Zayed al-Nahyan, frère du président Mohammed ben Zayed al-Nahyane.

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Israël se refuse toujours à communiquer un bilan humain à Gaza

Les deux années de guerre dévastatrice à Gaza auraient coûté la vie à au moins 70 000, voire 100 000 Palestiniens. Si les chiffres entretiennent la polémique, plusieurs médias israéliens ont affirmé que l’armée israélienne considérait ceux communiqués par le ministère de la Santé de Gaza comme fiables, ce que Tsahal a démenti.

© BASHAR TALEB / AFP

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Au Niger, le “déni au sommet” après l’assaut contre l’aéroport de Niamey

Après l’attaque de l’aéroport international Hamani Diori de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier par les djihadistes du groupe État islamique, la presse ouest-africaine examine les secousses diplomatiques. Les médias internationaux rappellent de leur côté que les insurgés ont pénétré dans une enceinte qui abrite notamment une cargaison d’uranium concentré, que le Niger entend vendre à la Russie sans avoir pour l’instant de solution logistique.

© PHOTO / 2026 PLANET LABS PBC / AFP

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Google aurait enfreint ses propres règles d’éthique pour aider un sous-traitant militaire israélien

Google aurait-il enfreint ses règles d'éthique pour aider un sous-traitant militaire israélien à appliquer sa technologie d’intelligence artificielle (IA), Gemini, à l'analyse d'images filmées par drone ? C'est du moins ce qu'affirme un ancien employé de l'entreprise américaine, qui a déposé une plainte confidentielle de lanceur d'alerte auprès des autorités fédérales, un document consulté par The Washington Post. Selon des éléments joints à la plainte, ce logiciel maison aurait été utilisé par un appareil de défense israélien à un moment où la firme prenait publiquement ses distances avec l’armée israélienne, après des protestations d’employés contre un contrat conclu avec le gouvernement israélien.

En juillet 2024, la division cloud computing de Google aurait ainsi reçu une demande d’assistance client émanant d’une personne utilisant une adresse e-mail des Forces de défense israéliennes (IDF), visant à rendre Gemini plus fiable dans l’identification d’objets tels que des drones, des véhicules blindés et des soldats dans des images vidéo aériennes. En retour, des employés de cette unité auraient formulé plusieurs suggestions et effectué des tests internes, indiquent les documents transmis avec la plainte.

Un double standard

Seul problème et non des moindres : les règles éthiques régissant l'utilisation de l'IA à l'époque stipulaient que Google ne devait pas déployer des technologies d’IA en lien avec des armes, ni pour une surveillance "violant les normes internationalement reconnues". "Beaucoup de mes projets chez Google sont passés par leur processus interne d’examen éthique de l’IA", a déclaré l’ancien employé à l’origine de la plainte dans un communiqué transmis à The Washington Post, sous couvert d’anonymat. "Ce processus est rigoureux et, en tant qu’employés, on nous rappelle régulièrement l’importance des principes d’IA de l’entreprise. Mais lorsqu’il s’agissait d’Israël et de Gaza, c’était l’inverse… J’ai saisi la SEC (NDLR : l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) parce que j’estimais que l’entreprise devait être tenue responsable de ce double standard", poursuit-il.

De son côté, Google a contesté les accusations du lanceur d’alerte et déclaré que l’entreprise n’avait pas violé ses principes d’IA, car l’utilisation des services d’IA par ce compte était trop faible pour être "significative". "Nous avons répondu à une question d’usage général, comme nous le ferions pour n’importe quel client, avec des informations standard de service d’assistance, et nous n’avons fourni aucune aide technique supplémentaire", indique l'entreprise dans un communiqué.

Des partenariats avec le gouvernement israélien

Cette polémique s'inscrit dans un contexte plus large, où Google est régulièrement critiqué pour ses partenariats avec le gouvernement israélien. En 2021 déjà, le géant des moteurs de recherche et Amazon avaient remporté un contrat cloud de 1,2 milliard de dollars avec Israël. En janvier 2025, The Post a également rapporté que des employés de Google s’étaient empressés de fournir à l’armée israélienne un accès accru à des outils d’IA dans les semaines suivant l’attaque du 7-Octobre. D'après un document interne, un employé de Google avait en effet averti ses collègues que le ministère israélien de la Défense pourrait se tourner vers Amazon si ses demandes de davantage de capacité d'IA n'étaient pas approuvées.

En avril 2024, Google avait d'ailleurs licencié plus de 50 employés, après que certains salariés avaient organisé des manifestations dans les bureaux de l’entreprise et exigé l’arrêt de la collaboration avec le gouvernement israélien. En février de l’année dernière, Google avait aussi mis à jour ses politiques d’IA pour supprimer ses engagements à ne pas appliquer la technologie aux armes ou à la surveillance, affirmant qu’elle devait évoluer pour aider les gouvernements démocratiquement élus à rester compétitifs dans la bataille mondiale pour la domination de l’IA.

© REUTERS

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En Syrie, le nouvel accord entre Damas et les Kurdes “soude la géographie à la souveraineté”

Des forces du gouvernement syrien sont entrées ce 2 février à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, conformément à un énième accord entre le gouvernement d’Ahmed El-Charaa et les Forces démocratiques syriennes (FDS) prévoyant un cessez-le-feu et une intégration des organes militaires et civils kurdes dans le giron de l’État syrien.

© Photo BAKR ALKASEM / AFP

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Fini Zoom et Teams, l’État français veut être souverain jusque dans ses visioconférences

D’ici à 2027, les fonctionnaires ne devront plus utiliser des outils de visioconférence étrangers, notamment américains. Une mesure qui s’inscrit dans les efforts mis en œuvre au sein de l’Union européenne pour “se libérer de la dépendance vis-à-vis des géants américains de la technologie” mais qui peinent à convaincre, faute de solutions de remplacement satisfaisantes.

© Photo YOAN VALAT/AFP

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