« Les Etats-Unis parient sur une coordination active entre les pays et les industries pour sécuriser toute la chaîne de l’IA »

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Tom Homan, chargé par Donald Trump de la sécurité des frontières, a annoncé ce mercredi 4 février le retrait immédiat de 700 agents de la police de l’immigration (ICE) dans le Minnesota, ramenant leur nombre à 2 000 sur le terrain. Surnommé le "tsar des frontières", Tom Homan a justifié cette réduction par une coopération "sans précédent" des autorités locales qui gèrent les prisons du comté.
"Soyons clairs : le président Trump a la ferme intention de procéder à des expulsions massives durant son mandat et les mesures de contrôle de l’immigration se poursuivront quotidiennement dans tout le pays", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. "Le président Trump a pris un engagement. Et nous n’avons donné aucune instruction contraire."
Début janvier, l'administration Trump a déployé environ 2 000 agents fédéraux dans le Minnesota, dans le cadre de l'opération Metro Surge. Le 6 janvier, Todd Lyons, directeur par intérim du service de l'immigration et des douanes (ICE), l'a qualifiée de "plus grande opération d'immigration jamais menée", la veille du meurtre de Renee Good. Au fil du mois de janvier, des centaines d'agents supplémentaires ont été déployés.
Le renforcement des effectifs a été contesté et dénoncé dès ses débuts par le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et d'autres démocrates, qui ont exigé le retrait d'un déploiement fédéral vingt fois supérieur au nombre normal d'agents chargés de l'application des lois sur l'immigration dans l'Etat, surpassant ainsi les forces de police locales.
Cette lutte contre l'immigration s'inscrit dans une campagne nationale, fièrement affichée par Donald Trump mais elle a suscité des critiques, notamment de la part de certains de ses collègues républicains. Des juges fédéraux ont également questionné la légalité de la détention de ces migrants. En guise de défense, le président américain affirme que nombre d'entre eux sont souvent coupables de fraude financière ou de crimes violents.
Pour tenter d'apaiser la colère qui régnait dans les rues de la ville, après la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tués par des agents fédéraux, Donald Trump a envoyé Tom Homan au Minnesota fin janvier. Ce dernier a déclaré que son objectif était de rétablir l'effectif habituel d'environ 150 agents fédéraux de l'immigration dans l'Etat, mais n'a pas précisé quand il pensait que cela serait possible. Il n'a pas plus non précisé s'il quitterait lui aussi l'Etat après y avoir été dépêché pour superviser les opérations.
L'émissaire de Donald Trump souhaite que davantage de prisons au Minnesota autorisent les agents d'immigration à transférer la garde des migrants détenus. Certaines le font déjà, mais seulement sept shérifs sur les 87 comtés du Minnesota ont signé des accords de coopération officiels avec l'ICE. D'autres, notamment la principale prison de Minneapolis, refusent de coopérer. Minneapolis et certaines autres villes interdisent à leurs employés, y compris les policiers, de s'enquérir de la citoyenneté des personnes ou de coopérer avec les services fédéraux de l'immigration, arguant que cela menace la sécurité publique si les migrants victimes ou témoins de crimes craignent de se manifester.
Tom Homan, un ancien agent de l'ICE, a également accusé les manifestants d"entraver" le travail des agents de l'immigration, qu'il a salués comme des patriotes faisant respecter la loi, accomplissant un travail difficile tout en étant injustement vilipendés.
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