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« Une arme au service de la colonisation » : quand l’archéologie biblique chasse les Palestiniens de Cisjordanie

REPORTAGE - Une loi examinée à la Knesset prévoit de transférer des sites archéologiques de Cisjordanie au ministère israélien du Patrimoine, ouvrant la voie à leur annexion de fait. Sur le terrain, expropriations et parcs bibliques redessinent déjà la carte, de Sebastia à Jérusalem-Est.

© Stanislas Poyet/ LE FIGARO

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Le PLD, ce phénix de la vie politique japonaise

DÉCRYPTAGE - La formation conservatrice qui a quasiment toujours dirigé l’archipel nippon se dirige vers une nouvelle victoire aux législatives de dimanche. Derrière ce succès, un mélange de populisme et de pragmatisme, qui assure la stabilité mais tue dans l’œuf les réformes.

© Kim Kyung-Hoon / REUTERS

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LES ÉCLAIREURS - Missiles iraniens, un sujet au cœur des tensions

Depuis la répression du mouvement de contestation en Iran par le pouvoir au mois de janvier, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions. Téhéran a souligné à plusieurs reprises que les discussions devaient rester strictement limitées à la question nucléaire, rejetant toute négociation sur son programme de missiles ou ses capacités de défense.

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Etats-Unis - Iran : ce que l'on sait des négociations prévues vendredi à Oman

Tout juste quelques semaines après la répression sanglante des manifestations en Iran, menée par le régime des mollahs, et les menaces du président américain de renverser ce dernier, Washington et Téhéran semblent privilégier la désescalade. Les Etats-Unis et l'Iran ont convenu de prendre part à des discussions ce vendredi 6 février à Oman, ont déclaré mercredi des représentants des deux pays, après des heures de confusion sur la tenue réelle de ces négociations et leur lieu.

La possible annulation de ces pourparlers, face aux divergences quant à leur organisation, a suscité de vives inquiétudes à travers le Moyen-Orient, alors que le président Donald Trump menace de recourir à la force militaire. Interrogé mercredi après-midi par la chaîne de télévision américaine NBC News, le locataire de la Maison-Blanche a répondu par l'affirmative à la question de savoir si le guide suprême de la Révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, devait être inquiet. "Je pense qu'il devrait être très inquiet", a-t-il déclaré.

A Oman plutôt qu'en Turquie

Selon le site américain Axios, au moins neuf pays de la région ont contacté mercredi la Maison-Blanche aux plus hauts niveaux, dont le Pakistan, l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Égypte et les Émirats arabes unis, exhortant fortement les États-Unis à ne pas annuler la rencontre. "Ils nous ont demandé de tenir la réunion et d'écouter ce que les Iraniens ont à dire. Nous avons dit que nous ferons la réunion s'ils insistent. Mais nous sommes très sceptiques", a ainsi déclaré un responsable américain au média en ligne. En fin de journée, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a finalement confirmé la tenue des pourparlers à Oman, après des heures d'incertitude.

Après que les Etats-Unis ont donné leur accord pour ce changement, initialement refusé selon Axios, c'est donc finalement à Oman plutôt qu'en Turquie que les négociations devraient avoir lieu. Et pour cause : Téhéran insiste pour que la réunion soit bilatérale pour n'aborder qu'un seul sujet, celui de son programme nucléaire. Or, la Turquie avait travaillé pour organiser à Istanbul, avec d'autres pays de la région, des discussions axées sur des questions telles que le programme de missiles balistiques de l'Iran et d'autres préoccupations dont la répression meurtrière des manifestations anti-régime de début janvier, qui aurait fait près de 30 000 morts selon plusieurs ONG.

Sujets de discussion non définis

L'émissaire du président américain, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, devraient participer aux pourparlers face à Abbas Araqchi. Mais à 24 heures du début des discussions, les sujets qui devraient être abordés ne sont toujours pas clairs. Téhéran a répété être disposé à évoquer uniquement son programme nucléaire, qui se trouve de longue date au cœur des préoccupations des puissances occidentales. Mais le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré mercredi qu'il était nécessaire que les discussions concernent plusieurs autres sujets, pour être significatives. "Si les Iraniens veulent une rencontre, nous sommes prêts", a-t-il dit aux journalistes, insistant sur le programme balistique de Téhéran, son soutien à des groupes armés au Proche-Orient et la façon dont le peuple iranien est traité. Les autorités iraniennes ont décrit leur programme de missiles balistiques comme une "ligne rouge" pour les négociations, présentant ces armes comme indispensables à la sécurité du pays. Selon un représentant iranien interrogé par Reuters, l'insistance des Etats-Unis à discuter de questions autres que le nucléaire pourrait ainsi compromettre les négociations.

Interrogé par l'agence de presse AP, un responsable de la Maison-Blanche a pour sa part indiqué que Washington restait "très sceptique" quant au succès des pourparlers, mais a accepté le changement de plans par respect pour les alliés de la région. Reste que la désescalade semble être le chemin privilégié par les deux puissances, alors qu'aucune d'entre elles n'a vraiment intérêt à un conflit armé qui pourrait déstabiliser l'ensemble de la région, déjà largement fragilisée par la guerre à Gaza.

Mardi 3 février, deux incidents sont déjà intervenus. Un drone iranien a d'abord été abattu par un avion de chasse américain, après s'être trop approché du porte-avions USS Abraham Lincoln, qui naviguait à environ 800 kilomètres au sud des côtes de l'Iran. Quelques heures plus tard, deux navires du Corps des gardiens de la révolution islamique et un drone iranien menaçaient d'arraisonner un pétrolier battant pavillon américain. Un destroyer américain, avec le soutien de l’armée de l’air, a finalement escorté le bateau pour le mettre en sécurité.

© REUTERS/Elizabeth Frantz

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