↩ Accueil

Vue lecture

En RDC, la diplomatie minière américaine se heurte à la résistance de la société civile

L’administration américaine se heurte, en République démocratique du Congo, à l’impératif de concilier la sécurisation de ses approvisionnements en minerais stratégiques avec le respect des normes anticorruption de sa propre législation. La société civile congolaise conteste déjà la mainmise américaine sur les richesses du pays.

© PHOTO ASHLEY GILBERTSON/THE NEW YORK TIMES

  •  

Prêt européen à l’Ukraine : Jordan Bardella vote contre, et s’attire des critiques des autres camps

Le Rassemblement national critique le « montage » de ce prêt, a expliqué un proche de Jordan Bardella, y voyant des « dérogations trop larges » pour des achats d’armes en dehors de l’Europe. Il reproche à ce prêt de reposer sur une hypothèse de remboursement par la Russie de réparations de guerre, plutôt que sur de véritables garanties européennes.

© LEWIS JOLY POUR « LE MONDE »

  •  

« Vers une annexion de facto », « une dépossession des Palestiniens » : les critiques se multiplient contre le plan d’Israël pour étendre son contrôle sur la Cisjordanie

Les condamnations de la communauté internationale se sont poursuivies, mercredi, après les mesures prises par Israël visant à renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, où vivent quelque 3 millions de Palestiniens.

© HAZEM BADER/AFP

  •  

La Turquie veut-elle l’arme nucléaire ? Le silence lourd de sens du chef de la diplomatie

Interrogé sur la possibilité de voir la Turquie entrer dans la course à l’armement nucléaire, mardi 10 février sur le plateau de la chaîne “CNN Türk”, le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, a simplement fait planer un long silence. Ankara cultive l’ambiguïté sur ses intentions d’ouvrir un jour un programme de nucléaire militaire.

© PHOTO HANDOUT/TURKISH FOREIGN MINISTRY/AFP

  •  

Guerre en Ukraine : après un ultimatum américain, Kiev se prépare à des élections

Les Ukrainiens pourraient se rendre aux urnes dans les prochaines semaines. Selon les informations du quotidien britannique, Volodymyr Zelensky devrait annoncer le 24 février - date anniversaire de l’invasion russe - la tenue d’une élection présidentielle. Un ultimatum tout droit venu des Etats-Unis. A la demande de Donald Trump, le pays devra organiser les deux tours du scrutin pour le 15 mai 2026 au plus tard, ou risquer de perdre les garanties de sécurité américaine. Le rendez-vous est double : les Ukrainiens seront également appelés à se prononcer sur l'accord de paix avec la Russie qui prévoit une cession des territoires de Donetsk et Lougansk. Un processus qui devra obligatoirement se dérouler par référendum, puisque la constitution ukrainienne dispose de l’indivisibilité de son territoire.

"Ils ont dit qu’ils voulaient tout faire d’ici juin […] pour que la guerre prenne fin", a confirmé Volodymyr Zelensky aux journalistes du Financial Times. L'objectif de Washington : clôturer le dossier ukrainien pour se concentrer sur les élections de mi-mandat, en novembre.Un agenda et des exigences intenables selon les responsables Ukrainiens et occidentaux sondés par le titre britannique, sceptiques à l'idée d'une coopération de Vladimir Poutine.

Quant à l’organisation d’un scrutin en tant que tel, la perspective n’enchante pas non plus Kiev. Depuis plusieurs mois, le président ukrainien qui n'a cessé de répéter l'impossibilité de tenir une élection en pleine loi martiale, malgré l'instance de Donald Trump. En décembre, le président des Etats-Unis s'en plaignait déjà à une journaliste de Politico : "Les Ukrainiens n’ont pas organisé d’élection depuis longtemps… Ils parlent de démocratie, mais arrive un moment où ce n’est plus une démocratie". En bref, la réthorique usuelle du Kremlin pour justifier sa guerre : Volodymyr Zelensky serait illégitime depuis mai 2024, date à laquelle sont mandat aurait dû prendre fin.

Des questions juridiques

Kiev n'a jamais fermé la porte à ce rendez-vous démocratique. "Je demande aux Etats-Unis de m’aider, peut-être avec nos collègues européens, à garantir la sécurité pour l’organisation d’élections… Et alors, dans les 60 à 90 prochains jours, l’Ukraine sera prête", avait déclaré Volodymyr Zelensky en décembre 2025. Une problématique toujours d’actualité alors que des millions d’Ukrainiens sont déplacés, qu’environ 20 % du territoire national est sous occupation russe, et que surtout, la population n’y est pas favorable.

Comme L'Express le soulignait en décembre, si 22 % des Ukrainiens soutiennent des élections après un cessez-le-feu avec des garanties de sécurité, les deux tiers pensent qu’elles ne devraient se tenir qu’après la fin de la guerre, selon l’Institut international de sociologie de Kiev. "Même chez les opposants de Zelensky, une majorité refuse des élections", observait Anton Hrouchetskyi, son directeur.

Mais face aux pressions américaines, Kiev n'a pas attendu l'ultimatum pour commencer à se préparer. Le 11 décembre, le président demandait déjà aux députés d'élaborer des amendements permettant d’organiser des élections sous loi martiale. Et les législateurs risquent d'avoir du pain sur la planche tant les problématiques juridiques sont nombreuses. Car, près de quatre ans de guerre plus tard, le code électoral semble obsolète. Aujourd'hui, selon la législation du pays, un candidat à la présidence doit avoir résidé uniquement en Ukraine au cours des dix dernières années, excluant de facto les réfugiés ou les prisonniers de guerre. Ensuite, comment décider quelle commune ne pourra pas voter pour des raisons de sécurité ? Ou comment mettre à jour le registre électoral ? Quelle légitimité pour une élections où les soldats, les déplacés et les réfugiés n'ont pas pu physiquement se rendre aux urnes ?

Pour tenter d’apporter réponse à ces questions, le Parlement ukrainien a prévu d’éplucher ces dossiers entre mars et avril. Un délai particulièrement court alors que la commission électorale du pays évoquait un délai de six mois pour relancer le processus électoral après la fin de la loi martiale.

Le scrutin de tous les dangers

Et le scrutin est exposé à une autre menace : celui des ingérences russes. Selon Olha Aivazovska, présidente du conseil d’administration de l’ONG Opora, une organisation de référence chargée de la surveillance des élections et du processus électoral en Ukraine, sans cessez-le-feu, la Russie pourrait facilement perturber le scrutin. Entre autres, l’omniprésence des drones russes "menace les bureaux de vote dans toute l’Ukraine", a-t-elle souligné dans les colonnes du Financial Times. En novembre, Olha Aivazovska tirait déjà la sonnette d’alarme auprès de L’Express : "Le risque d’ingérence russe est de 100 %. La Russie a systématiquement instrumentalisé le processus politique en Ukraine, pour s’assurer la loyauté de certains groupes au pouvoir".

La perspective de rivalités internes à l’Ukraine génère aussi des angoisses. "La compétition politique pendant la guerre est néfaste", a déclaré le maire de Kiev, Vitali Klitschko, au journal britannique. Et d’ajouter : "Nous pouvons détruire le pays de l’intérieur [ce qui est] l’objectif de la Russie".

Mais pour d’autres experts, la question des affrontements politiques est caduque. Si la popularité de Volodymyr Zelensky a effectivement décliné depuis le début de la guerre, son entourage ne doute pas de sa réélection, surtout si le vote pour l’élection est organisé en même temps que celui du référendum pour l’accord de paix.

© REUTERS

  •  

Cette loi américaine pourrait mettre fin aux délais de prescription des violences sexuelles

Chuck Schumer, le chef de file des démocrates au Sénat américain, a annoncé ce mardi 10 février lors d'une conférence de presse à Washington D.C., le projet de loi "Virginia Giuffre". Son objectif : mettre fin aux délais de prescription des violences sexuelles. Le frère de Virginia Giuffre a aussi pris la parole à cette occasion. Un moment d'émotion commenté par Florent Rodo.

  •  

Affaire Epstein : ce que l'on sait sur Fabrice Aidan, le diplomate français mis en cause

Après les révélations éclaboussant Jack et Caroline Lang, un autre Français est visé par l'affaire Epstein. Selon les investigations de Mediapart et Franceinfo, Fabrice Aidan, diplomate français, apparaît dans les nombreux documents révélés fin janvier par le département américain de la Justice, au sujet d'un scandale de consultation d'images pédopornographiques, ainsi que de ses liens privés avec l'homme d'affaires américain. Invité de la matinale de RTL, mardi matin, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, s'est dit "effaré" par ces révélations et a indiqué avoir saisi la justice française.

"J'ai saisi le procureur de la République, lancé une enquête administrative pour concourir au travail de la Justice, ainsi qu'une procédure disciplinaire le concernant", a-t-il expliqué, tout en refusant, à ce stade, de "laisser entendre que l'affaire éclabousserait les agents du ministère des Affaires étrangères".

Fabrice Aidan occupait le poste de "secrétaire des Affaires étrangères principal" mais était détaché, explique le ministre. Il était en effet directeur des affaires internationales d'Engie, avant d'être suspendu. Il fait, en revanche, toujours partie à l'heure actuelle des effectifs du Quai d'Orsay.

Images pédopornographiques

Le nom de Fabrice Aidan est mentionné plus de 200 fois dans les documents révélés par les autorités américaines. L'un d'entre eux a particulièrement intéressé les journalistes français : un mail envoyé le 13 avril 2016 par la directrice financière de la banque Edmond de Rothschild. Il mentionne une actualité liée à la sortie d'une enquête du reporter Vincent Jauvert, indiquant qu'un diplomate français en poste au siège de l'ONU à New York aurait été épinglé par le FBI pour consultation présumée de sites pédopornographiques.

L'article ne cite aucun nom, pourtant, Jeffrey Epstein sait déjà qu'il vise Fabrice Aidan, et s'empresse de transférer le message à deux diplomates : le Norvégien Terje Roed-Larsen, envoyé spécial auprès du secrétariat général de l'ONU, et son principal conseiller... le Français Fabrice Aidan.

On apprend ainsi qu'en 2013, l'ONU avait été alertée par le FBI de l'existence d'une enquête portant sur l'un de ses agents à New York, et avait ouvert une enquête interne. Mais avant que celle-ci n'ait pu aboutir, Fabrice Aidan quitte son poste en urgence et est exfiltré vers la France.

Postes élevés dans le public et le privé

Gérard Araud, à l'époque représentant permanent de la France à l'ONU, lui aurait "demandé de quitter tout de suite son poste, ce qu'il a fait", indique-t-il à Mediapart. "Je ne sais quelles sont les suites qui ont été données par le Quai d’Orsay". Le ministère des Affaires étrangères indique, pour sa part, qu’aucune charge n’ayant été retenue par la justice américaine à l’époque, aucune sanction n’avait été envisagée en France.

Celui qui était rattaché à la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient du Quai d'Orsay a par la suite multiplié les postes dans des institutions privées ou publiques : l'Unesco, le géant de l'énergie Engie, et précédemment la banque Edmond de Rothschild, qui l'aurait licencié peu de temps après la publication du livre de Vincent Jauvert.

Services rendus à Epstein

Malgré l'enquête du FBI, le diplomate français a continué de voyager entre les Etats-Unis et la France, développant par la même occasion des relations avec Jeffrey Epstein, à qui il faisait bénéficier de ses services, notamment le partage d'informations diplomatiques. Il apparaît plus particulièrement comme un intermédiaire dans sa relation avec Terje Roed-Larson, Norvégien connu pour sa participation aux négociations qui ont mené à la signature des accords d'Oslo entre Israël et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Fabrice Aidan en a été l'assistant au début des années 2000.

Les premiers contacts entre le financier américain et l'assistant de Terje Roed-Larson remontent à 2010, alors que Jeffrey Epstein cherche à se faire inviter en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis, pour rencontrer notamment Abdullah Bin Zayed, fils du fondateur du pays. Le Norvégien va jouer les entremetteurs.

Fabrice Aidan transfère également des rapports des Nations unies depuis sa messagerie professionnelle à Jeffrey Epstein, semble lui faciliter l'obtention de visas pour ses proches. Il lui rend encore d'autres services comme, "trouver la pointure de Terje Roed-Larsen", afin de lui offrir une paire de chaussures de luxe.

On découvre également des transferts d'argent entre Jeffrey Epstein et le diplomate norvégien, dont l'achat pour 27 553 dollars d'une grande quantité d'exemplaires d'un livre rédigé par Terje Roed-Larsen sur le Proche-Orient. "Est-ce que nous envoyons de l’argent à Terje ou est-ce lui qui nous en envoie ?", s'interroge le comptable d'Epstein. Le financier américain va également prêter sa résidence de l'avenue Foch de nombreuses fois à Terje Roed-Larsen, tandis que Fabrice Aidan s'occupe de l'intendance. Pour rappel, il bénéficie toujours de la présomption d'innocence dans cette affaire, mais n'a pas répondu aux sollicitations de la presse.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a affirmé "ne pouvoir exclure" une éventuelle présence d'autres mails rattachés au ministère des Affaires étrangères, en lien avec l'immense scandale international. "Des noms de diplomates semblent apparaître dans les documents sans que je puisse en tirer des conclusions", a-t-il commenté. En ce qui concerne Fabrice Aidan, "la procédure disciplinaire décidera de son avenir", a ajouté Jean-Noël Barrot.

© Maxime Jegat/PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

  •  

« Le “Washington Post” est devenu la victime collatérale du choix de Jeff Bezos de nouer les meilleures relations possibles avec Donald Trump »

Dans sa chronique, l’éditorialiste au « Monde » Gilles Paris dresse le parallèle entre les choix opposés de deux patrons de presse, Jimmy Lai, porte-voix de la résistance prodémocratie à Hongkong, et Jeff Bezos, propriétaire du « Washington Post ».

© HEATHER DIEHL/Getty Images via AFP

  •  

Affaire Epstein: "Depuis plusieurs jours on reçoit des témoignages de parents qui nous disent qu'il s'est passé quelque chose avec leur fille", affirme Mathias Darmon (avocat de Innocence en danger)

L'avocat de l'ONG Innocence en danger revient sur le témoignage de Ebba Karlsson, ancienne mannequin et plaignante contre Daniel Siad, suspecté d'être recruteur de Jeffrey Epstein. Pour lui un témoignage en appel souvent d'autres. "Depuis plusieurs jours on reçoit des témoignages de parents qui nous disent qu'il s'est passé quelque chose avec leur fille" exprime-t-il sur BFMTV.

  •  

Sénégal : un étudiant meurt après des heurts entre manifestants et la police

Un étudiant en médecine est décédé lundi à Dakar après des heurts violents dans une grande université de la capitale entre les forces de sécurité et des étudiants qui protestent régulièrement contre des retards de paiement de leurs arriérés de bourse, dans un contexte économique très difficile au Sénégal. Récit de Sérine Bey.

  •  

À Madagascar, le cyclone Gezani fait au moins 20 morts

Le cyclone Gezani a frappé de plein fouet la Grande Île, faisant au moins 20 morts, selon les autorités locales. Le nouvel homme fort du pays, le colonel Michaël Randrianirina, s'est rendu dans la deuxième ville du pays, Toamasina, qui a été frappée mardi soir par des rafales à 250 km/h.

  •  
❌