↩ Accueil

Vue lecture

Le Tchad veut mieux rentabiliser son immense cheptel de dromadaires

Avec plus de 11 millions de têtes, le pays compte le plus grand troupeau de la planète, mais il est incapable d’exploiter financièrement cette richesse. L’une des ambitions affichées du gouvernement de Mahamat Idriss Déby est de valoriser cet atout. Quitte à faire appel à la Hongrie de Viktor Orban.

© Noé Hochet-Bodin

  •  

Turquie: une commission parlementaire ouvre la voie au retour des membres du PKK dans le pays

C'est une étape importante dans le processus de paix engagé à l'automne 2024 entre Ankara et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) : mercredi 18 février 2026, une commission parlementaire chargée de préparer la voie aux avancées législatives nécessaires à la paix a rendu son rapport. Ce dernier était très attendu, alors que le PKK a annoncé, il y a neuf mois, son intention de désarmer. Le rapport prône de réintégrer les membres du PKK dans la société turque, mais exclut toute amnistie des combattants.

  •  

Les Etats-Unis accusent la Chine d'avoir mené un essai nucléaire secret

Que s'est-il passé le 22 juin 2020 au Kazakhstan ? Selon les Etats-Unis, la Chine a mené ce jour-là un essai nucléaire discret. Washington vient de donner de nouveaux détails sur une "explosion" souterraine survenue à la station sismique PS23, qui fait partie d'un système de surveillance mondial exploité par l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (Otice).

Le secrétaire d'Etat adjoint Christopher Yeaw a déclaré lors d'une conférence à l'Institut Hudson, un groupe de réflexion basé à Washington, que cette station sismique située au Kazakhstan avait enregistré une "explosion" de magnitude 2,75. Elle a été enregistrée à 720 km du site d'essais de Lop Nor, dans la région du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine. D'après Christopher Yeaw, les Etats-Unis ont utilisé des données sismiques recueillies par cette installation située au Kazakhstan pour conclure que la Chine avait procédé à un essai nucléaire explosif.

"C'est ce à quoi on pourrait s'attendre lors d'un essai nucléaire"

"Il est très peu probable, selon moi, qu'il s'agisse d'autre chose qu'une explosion, une explosion unique", a affirmé Christopher Yeaw, comme le rapporte Reuters. Selon lui, ces données ne correspondent pas à des explosions minières. "Ce n'est absolument pas compatible avec un séisme", a également déclaré cet ancien analyste du renseignement et responsable de la défense, titulaire d'un doctorat en génie nucléaire. "C'est ce à quoi on pourrait s'attendre lors d'un essai nucléaire."

Selon Washington, la puissance de l'explosion présumée, c'est-à-dire la quantité d'énergie libérée, reste incertaine en raison des efforts qui auraient été déployés par le gouvernement chinois pour dissimuler l'essai. Pékin aurait ainsi tenté de dissimuler l'essai en utilisant une méthode appelée découplage, consistant à faire exploser l'engin à l'intérieur d'une grande chambre souterraine afin de réduire l'amplitude des ondes de choc qu'il propage dans la roche environnante, et in fine perturber les systèmes de surveillance internationaux, expliquent Reuters et The Washington Post.

Pour sa part, l'Otice, chargée de détecter les explosions d'essais nucléaires, a indiqué mardi dans un communiqué que les données étaient insuffisantes pour confirmer avec certitude l'allégation de Christopher Yeaw. Selon le secrétaire exécutif de l'organisation, Robert Floyd, la station PS23 a enregistré "deux très faibles événements sismiques" espacés de 12 secondes le 22 juin 2020. Le système de surveillance de l'Otice est capable de détecter des "événements" compatibles avec des explosions d'essais nucléaires d'une puissance égale ou supérieure à 551 tonnes (500 tonnes métriques) de TNT, a-t-il précisé. "Ces deux événements étaient bien en deçà de ce seuil. Par conséquent, avec ces seules données, il est impossible d'évaluer avec certitude la cause de ces événements", a indiqué Robert Floyd dans ce communiqué.

Une allégation "totalement infondée" selon la Chine

Interrogé par Reuters, Liu Pengyu, un porte-parole de l'ambassade de Chine à Washington a nié tout essai nucléaire. Selon Pékin, cette allégation, totalement infondée, constitue une tentative de fabriquer des prétextes pour reprendre les essais nucléaires américains. "Il s'agit d'une manipulation politique visant à asseoir l'hégémonie nucléaire et à se soustraire à ses propres responsabilités en matière de désarmement nucléaire", a déploré Liu Pengyu.

Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis accusent la Chine, une puissance nucléaire en pleine expansion. Le 7 février dernier, Thomas DiNanno, sous-secrétaire d'Etat au contrôle des armements, a été le premier responsable américain à affirmer que Pékin avait procédé à un essai nucléaire en 2020. Il a déclaré que l'armée chinoise avait "cherché à dissimuler" ses efforts car "elle reconnaissait que ces essais violaient les engagements du traité d'interdiction des essais nucléaires".

Une tactique de pression des Américains ?

Les Etats-Unis, la Russie et la Chine sont signataires du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires de 1996 (TICE), qui interdit "tout essai d'arme nucléaire ou toute autre explosion nucléaire". Toutefois, les Etats-Unis et la Chine n'ont jamais ratifié le traité et la Russie a retiré sa ratification en 2023. Le dernier essai nucléaire confirmé en Russie remonte à la fin de l'Union soviétique, en 1990. Le dernier essai chinois a eu lieu à Lop Nur en 1996.

L'attention portée par l'administration américaine à cet événement fait suite à une déclaration de Donald Trump en octobre dernier, selon laquelle la Chine et la Russie auraient procédé à des essais nucléaires. Le président américain s'est engagé à reprendre les essais nucléaires américains "sur un pied d'égalité" avec ces deux pays.

Comme l'explique The Washington Post, l'annonce de Donald Trump a alarmé les experts en contrôle des armements, car toute reprise de tels essais remettrait en cause un tabou post-Guerre froide aux Etats-Unis, en vigueur depuis le dernier essai nucléaire en 1992. Après l'expiration, le 5 février 2026, du dernier traité de limitation des armements nucléaires entre les Etats-Unis et la Russie, New Start, le milliardaire issu du Parti républicain a indiqué qu'il espérait le remplacer par un accord "nouveau, amélioré et modernisé" qui inclurait non seulement les Etats-Unis et la Russie, les deux plus grands arsenaux nucléaires au monde, mais aussi la Chine. Selon des analystes, la divulgation publique d'un essai nucléaire chinois pourrait donc être une tactique de pression de Washington visant à inciter Pékin à participer à la négociation de cet accord remplaçant le traité New Start.

La Chine possède environ 600 ogives nucléaires, selon un rapport du Pentagone publié en décembre dernier. Selon ce document, la Chine déploiera plus de 1 000 ogives nucléaires d'ici 2030. A titre de comparaison, la Russie en possède environ 4 300 et les Etats-Unis environ 3 700, des chiffres datant de janvier 2025 rapportés dans la dernière évaluation annuelle de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).

© REUTERS

  •  

Quand Paris danse au rythme du Carnaval de Barranquilla

Le mythique Carnaval colombien de Barranquilla, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, a rassemblé plus de 1 300 participants au Cabaret Sauvage de Paris. Danseurs, musiciens et membres de la diaspora ont recréé l’esprit du plus grand carnaval de Colombie. Entre Colombiens nostalgiques et Parisiens curieux, la fête devient un moment de partage. Un reportage d'Aymeric Peze.

  •  

Le secteur de la défense recrute à tour de bras

L’emploi dans l’industrie de la défense a progressé de 15 % entre 2022 et 2024. A l’image de Thales, de Naval Group ou de MBDA, les géants du secteur font des annonces ambitieuses pour 2026.

© Guillaume Saligot/Ouest-France/MAXPPP

  •  

"Les chances sont faibles": Barack Obama clarifie ses propos sur les extraterrestres

Lors d’un format de question-réponse rapide, l’ancien président américain a relancé les théories complotistes notamment sur la zone 51, cette base militaire située dans le désert du Nevada utilisée pour des tests d’avions et de technologies militaires avancées, célèbre pour les nombreuses théories du complot qui la concerne. Dans la foulée, le président américain a tenu à préciser son propos. le chercheur Franck Selsis, détaille l'amalgame que peuvent faire certaines personnes entre existence de vie ailleurs, et visite d'extraterrestres sur la Terre. 

  •  

L'Allemagne émet des doutes sur l'intérêt du SCAF, l'avion de combat franco-allemand de 6e génération

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré, mercredi 18 février dans un entretien, que son pays n'avait pas besoin du même avion de combat que la France, laissant planer le doute sur la participation de l'Allemagne à ce projet franco-germano-espagnol lancé dès 2017 et censé structurer la défense européenne. L'Élysée a communiqué dans la foulée, affirmant qu'Emmanuel Macron restait « engagé pour le succès du projet » SCAF.

  •  

En Ukraine, le froid comme “arme de guerre”

Les récentes attaques russes sur l’Ukraine ont provoqué la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de la guerre, en février 2022. Le 15 février, 1 600 immeubles de Kiev étaient encore privés de chauffage, dénonçait le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko, sur Telegram.

© Photo Valentyn Ogirenko/REUTERS

  •  
❌