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« Les alliés européens ne doivent pas laisser la société ukrainienne être terrorisée, frigorifiée, plongée dans le noir »

Alors que la Russie est affaiblie et risque de caler, un collectif d’intellectuels appelle, dans une tribune au « Monde », les dirigeants européens à mobiliser les systèmes de défense antiaérienne et l’aviation des armées européennes pour protéger le ciel de l’Ukraine.

© « Le Monde »

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : en Russie, certains jeunes « vivent dans une sorte d’“émigration intérieure” déjà bien connue à l’époque soviétique, exprimant leur opposition comme ils peuvent malgré la répression croissante »

La société russe peut-elle se révolter ? Soutient-elle majoritairement la guerre ? Les réponses de notre journaliste Benjamin Quénelle, spécialiste de la Russie.

© HECTOR RETAMAL/AFP

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Manifestations en Iran : le régime face à une nouvelle contestation étudiante

Un mois après de vastes manifestations, dont la violente répression a causé la mort de plus de 7 000 personnes en Iran selon les ONG (3 000 selon le bilan officiel des autorités), les étudiants du pays descendent dans la rue pour la quatrième journée d'affilée, ce mardi 24 février. Depuis samedi, jour du début du nouveau trimestre universitaire, plusieurs établissements du pays, notamment dans la capitale Téhéran, sont le théâtre de protestations mais aussi d'affrontements entre opposants au régime et groupes pro-gouvernement.

Ces manifestations surviennent alors que les États-Unis font planer des menaces d'intervention militaire en Iran si aucun accord sur le nucléaire n'est trouvé. Mardi, les protestations ont repris dans plusieurs universités du pays. Selon une vidéo relayée par la chaîne Telegram Anjmotahed, des étudiants de l'Université de Téhéran ont scandé "Par le sang des camarades, nous tiendrons jusqu'à la fin", malgré la présence de nombreux Bassidji, ces groupes paramilitaires déployés pour réprimer les manifestations anti-gouvernement. Selon Iran Wire, les étudiants de l'Université Shahid Beheshti de Téhéran ont entamé une marche de protestation ce mardi matin. À l'Université des Beaux-Arts, les manifestants ont scandé "Mort au dictateur" ou encore "Khamenei, monstre, nous t'enterrons", toujours selon la chaîne Telegram Anjmotahed.

Pro-government and anti-government demonstrators clash at the Amirkabir University of Technology in Tehran, with additional protests and actions taking place this morning at universities across Iran. pic.twitter.com/kJlPrvLBe7

— OSINTdefender (@sentdefender) February 22, 2026

"Vive le chah"

Silencieux depuis le début des protestations, le pouvoir iranien a finalement réagi, ce mardi, affirmant que les étudiants avaient le droit de manifester mais qu'ils devaient "comprendre les lignes rouges". "Les choses sacrées et le drapeau sont deux exemples de ces lignes rouges que nous devons protéger et ne pas franchir ou dépasser, même au plus fort de la colère", a déclaré la porte-parole du gouvernement Fatemeh Mohajerani. Lundi, plusieurs vidéos montraient les protestations à l'Université féminine Al-Zahra, à Téhéran, où des slogans anti-gouvernement ont été entendus. Selon ces images, un drapeau iranien a justement été brûlé, un geste hautement symbolique alors qu'il a été adopté en 1979 après la révolution, portant le pouvoir actuel à la tête du pays.

Bousculé par des manifestations intérieures et fragilisé par les menaces américaines, le régime des mollahs voit le spectre du chah revenir par ces manifestations étudiantes. De nombreux militants étudiants, à l'instar de ceux de l'Université de technologie Sharif ou de celle de Sadjad, filmés en train de scander "vive le chah", crient leur soutien à l'ancien dirigeant iranien, qui a quitté le pouvoir après la révolution de 1979. Alors qu'il tente de profiter de la situation pour revenir aux affaires, le petit-fils du dernier chah, Reza Pahlavi, a également été cité à plusieurs reprises et le drapeau iranien orné du lion, symbole de sa famille, déployé.

Protesters raise the Lion and Sun Flag, representing the Pahlavi Dynasty, over the Sharif University of Technology in the Iranian capital of Tehran. pic.twitter.com/nyCC0nGgMr

— OSINTdefender (@sentdefender) February 22, 2026

Étudiants interdits de campus

Depuis le début des protestations samedi, plusieurs violences ont eu lieu dans les universités, notamment entre les manifestants et des groupes pro-gouvernement. Mais la répression des émeutes de janvier pèse dans les esprits des étudiants. Le début de ces nouveaux rassemblements contre le pouvoir en place a notamment coïncidé avec des cérémonies traditionnelles organisées après 40 jours pour pleurer les personnes tuées par les forces de l'ordre lors des dernières manifestations, les plus violentes depuis la révolution islamique de 1979.

Dans un rapport publié lundi, la télévision d'État a reconnu que des rassemblements anti-gouvernement "limités" avaient eu lieu dans plusieurs universités. Selon l'agence de presse Mehr, proche du pouvoir en place, une "poignée d'étudiants" ayant participé aux manifestations à l'Université Sharif ont été interdits de campus jusqu'à nouvel ordre.

© REUTERS

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Droits de douane : ces entreprises qui veulent que Donald Trump les rembourse

Les risques pesaient sur l'administration Trump depuis la décision de la Cour suprême d'invalider, vendredi 20 février, les droits de douane sur la quasi-totalité des produits entrant aux États-Unis. FedEx a ouvert le bal. L'entreprise de livraison est la première grande société américaine à déposer plainte contre le gouvernement pour demander le remboursement des taxes que la justice américaine a jugées illégales, depuis que l'instance a rendu son verdict. "FedEx a pris les mesures nécessaires pour protéger les droits de la société en tant qu'importateur officiel afin d'obtenir des remboursements de droits de douane", a déclaré la société dans un communiqué lundi 23 février.

Depuis novembre et la mise en place de ces tarifs douaniers, plusieurs centaines d'entreprises avaient anticipé l'annonce de la Cour suprême en entamant des démarches judiciaires. Parmi elles, plusieurs poids lourds comme le géant chinois des voitures électriques BYD, la filiale américaine du constructeur japonais Toyota, l'entreprise de caméra embarquée GoPro ou encore la multinationale américaine Costco.

175 milliards de dollars

Mais rien ne garantit que ces procédures aillent à leur terme. Bien que la Cour suprême ait annulé les droits de douane, l'instance ne s'est pas exprimée sur la question des remboursements. "La Cour ne dit rien aujourd'hui sur la question de savoir si, et le cas échéant comment, le gouvernement devrait procéder pour restituer les milliards de dollars qu'il a perçus auprès des importateurs", a écrit le juge Brett Kavanaugh dans sa décision, reconnaissant que ces remboursements auront un poids conséquent sur le Trésor. Par ailleurs, ce ne sont pas les droits de douane eux-mêmes qui ont été contestés mais la manière dont Donald Trump les a imposés, usant à tort d'une loi d'urgence. Les recettes liées à ces droits de douane pourraient atteindre 175 milliards de dollars, soit plus de 145 milliards d'euros, selon les experts de la Penn Wharton University.

Et les entreprises ne sont pas les seules à demander des comptes au président-milliardaire. Lundi, 22 sénateurs démocrates ont dévoilé un projet de loi qui obligerait les douanes à rembourser aux sociétés les droits de douane injustement payés, majorés d'intérêts, dans un délai de 180 jours. "Le plan fiscal illégal de Trump a déjà causé des dommages durables aux familles américaines, aux petites entreprises et aux fabricants qui ont été frappés vague après vague par les nouveaux droits de douane de Trump", a affirmé Ron Wyden de l'Oregon, estimant que cette loi devrait prioriser les petites entreprises. Selon une estimation de la Tax Foundation, les tarifs douaniers ont causé une hausse d'impôt de 1 000 dollars, soit 848 euros, sur les ménages américains.

Contre-attaque

Malgré la décision de la Cour suprême, Donald Trump a refusé de trancher la question du remboursement, estimant que ce sujet devrait être traité par les tribunaux. "Mon sentiment est que cela pourrait être prolongé sur des semaines, des mois, des années", a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent lors d'un événement à Dallas, au Texas, estimant que le peuple américain "ne verra pas" la restitution. Une position qui est aussi celle du président, qui a estimé que le remboursement pourrait avoir lieu après son départ de la Maison-Blanche.

En dépit du camouflet subi, Donald Trump a choisi de ne pas capituler. Dès l'annonce de la Cour suprême, le président américain a annoncé un plan B : une taxe uniforme de 10 %, puis de 15 %, appliquée à l'ensemble des partenaires commerciaux.

© REUTERS

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Le message fort de Volodymyr Zelensky à son peuple après 4 ans de guerre contre la Russie de Vladimir Poutine

La guerre entre la Russie et l'Ukraine fête ses quatre ans, et c'est à cette occasion que le Volodymyr Zelensky a souhaité adresser un message à son peuple. Vladimir Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre ni "brisé les Ukrainiens", a déclaré le président ukrainien dans une vidéo diffusée ce mardi. 

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INFOGRAPHIES. Interviews à la chaîne, hyperactivité en ligne et images générées par l'IA: décryptage des codes de communication de Donald Trump

Le tournant radical pris par le président américain pour son second mandat se constate aussi dans sa façon de communiquer. Depuis son retour au pouvoir, le président américain intensifie sa présence face aux journalistes et inonde les réseaux sociaux de ses publications.

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