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Quatre ans après l’invasion de l’Ukaine, les ultranationalistes russes des chaînes « Z » rongent leur frein

Depuis le lancement de l’« opération militaire spéciale » du Kremlin en Ukraine, le 24 février 2022, la communauté militaire et nationaliste se rallie derrière cette lettre symbole. Sur la messagerie Telegram, les blogueurs racontent une réalité souvent plus crue et moins glorieuse que les déclarations triomphalistes des autorités russes.

© HECTOR RETAMAL/AFP

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New York: une enquête ouverte après une attaque de boules de neige sur des policiers

Alors que la ville de New York a connu un important épisode neigeux, le Washington Square Park est devenu le théâtre d’une bataille de boules de neige géante. La police a été prise pour cible et plusieurs agents ont été touchés au visage. Une enquête a été ouverte et deux suspects sont recherchés pour "agression sur un agent de police".

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Ukraine-Russie: la guerre

Après des années de tension, le président russe Vladimir Poutine a relancé le conflit entre son pays et l'Ukraine - dirigée par Volodymyr Zelensky - en annonçant, le 21 février 2022, "reconnaître l'indépendance de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk", deux régions séparatistes prorusses du Donbass. Dans la foulée, le leader du Kremlin a enclenché, le 24 février, une opération militaire de grande envergure en Ukraine pour officiellement défendre ces séparatistes. "Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a-t-il dit. Le Kremlin a précisé que cette opération ayant pour objectif l'imposition d'un "statut neutre" à l'Ukraine, durerait le temps nécessaire, en fonction de ses "résultats" et sa "pertinence". Cette offensive russe intervient huit ans après que Moscou a annexé la Crimée et parrainé la prise de contrôle de régions du Donbass par des séparatistes prorusses, déclenchant un conflit régional qui a fait plus de 14.000 morts. L'Ukraine a de son côté dénoncé le début d'une "invasion de grande ampleur de la Russie". Cette opération vise à "détruire l'État ukrainien, s'emparer de son territoire par la force et établir une occupation", a notamment réagi le ministère des Affaires étrangères ukrainiens. Juste après le discours de Vladimir Poutine, des explosions ont retenti à Kiev, à Kramatorsk, ville de l'est servant de quartier général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d'Ukraine, à Odessa, sur la mer Noire, et à Marioupol, principal port de l'est. La centrale de Tchernobyl, théâtre du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, est tombée plus tard aux mains des soldats russes. Dès les premières heures de la journée, des habitants de Kiev se sont pressés dans le métro pour s'y abriter ou tenter de quitter la ville, cependant que des voitures remplies de familles fuyant la capitale créaient de vastes embouteillages. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné dans un décret la mobilisation générale des personnes soumises "à la conscription militaire et des réservistes", sous 90 jours dans toutes les régions du pays. Le dirigeant a regretté que l'Ukraine soit "laissée seule" face à l'armée russe alors que l'Alliance atlantique (Otan) a indiqué qu'elle n'enverrait pas de troupes pour la soutenir. De nombreux pays ont malgré tout condamné l'invasion russe. Le président américain Joe Biden, pour qui le maître du Kremlin va devenir "un paria sur la scène internationale", a imposé des restrictions aux exportations de produits technologiques vers la Russie. Le numéro deux de l'ambassade russe à Washington a été expulsé. Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont parallèlement pris des sanctions "massives" contre la Russie dans les secteurs de l'énergie, de la finance et des transports mais sans l'exclure dans l'immédiat du réseau bancaire Swift, qui permet de recevoir ou d'émettre des paiements dans le monde entier. Des sanctions qui auront des conséquences sur l''économie européenne. Emmanuel Macron a lui annoncé que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie dans le cadre de l'Otan. "La France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l'Otan en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars, et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie", a déclaré le président français à l'issue d'un sommet exceptionnel de l'UE à Bruxelles.

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IA : entre Anthropic et le Pentagone, le bras de fer vire à l'ultimatum

La tension qui couve depuis plusieurs semaines entre Anthropic et l'administration américaine est montée d'un cran. A l'issue d'une réunion ce mardi 24 février entre le PDG de la société Dario Amodei et le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth, ce dernier a donné jusqu'à vendredi à la firme pour se plier aux desiderata du Pentagone. A savoir : la levée de ses restrictions quant à l'utilisation par l'armée de son IA Claude, qu'Anthropic entend exclure de deux domaines, la surveillance des masses d'une part et le développement d'armes autonomes d'autre part.

Des réserves inacceptables pour Pete Hegseth. Faute d'accord, le ministre américain menace d'annuler le contrat passé avec Anthropic à l'été 2025, pour un montant de 200 millions de dollars, ou encore de recourir au Defense Production Act, une loi de 1950 édictée dans le contexte de la guerre de Corée qui autorise le gouvernement à prendre le contrôle de sociétés au nom de la sécurité du pays. La loi a notamment été utilisée lors de l'épidémie de Covid, mais son recours manquerait ici de bases légales, selon des juristes. "Je ne suis pas sûr que cet aspect de la DPA ait jamais été utilisé de cette manière", a déclaré au Washington Post Jerry McGinn, directeur du Centre d'études stratégiques et internationales pour les questions relatives à la base industrielle.

Divergence idéologique

Dans un monde de la tech qui a largement prêté allégeance à Donald Trump, à l'image d'Elon Musk (xAI) ou de Sam Altman (Open IA), Anthropic fait figure d'exception. Fondée en 2021 par des anciens d'Open AI, la firme défend une vision de l'IA plus humaniste que celle de ses concurrents. Avec le Pentagone, les désaccords n'ont été qu'en s'accentuant. Alors que Pete Hegseth énonçait en septembre, via un mémo, "Fini l’idéalisme utopique, place au réalisme froid", et plaidait pour la levée des "contraintes juridiques pouvant limiter des usages militaires légaux", Dario Amodei a répondu par un essai, The Adolescence of Technology (non traduit), paru le 26 janvier. Il défend la mise en place de "limites à l’usage autorisé de [l'IA] par nos gouvernements" et assimile "la surveillance intérieure", "la propagande de masse" et "les armes autonomes" à de possibles "crimes contre l’humanité". Dario Amodei avait également qualifié Donald Trump de "seigneur de guerre féodal" dans un message Facebook au cours de la dernière campagne présidentielle, et appelé à voter pour Kamala Harris.

L'attitude d'Anthropic agace d'autant plus le Pentagone que Claude est à ce jour la seule IA habilitée à être utilisée pour les opérations classifiées. Mais la firme d'Elon Musk pourrait profiter de la situation, xAi étant sur le point d'être également habilité à intervenir dans ces domaines, avec son controversé outil Grok, selon le Wall Street Journal. Reste que la position de Dario Amodei n'a jusqu'à présent pas heurté le business plan de sa société, bien au contraire : la valorisation de cette dernière atteint 350 milliards de dollars, en attendant son introduction en Bourse courant 2026.

© REUTERS

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Influence russe en Afrique et en Amérique du Sud : ce que révèle l’enquête de Forbidden Stories

La "Compagnie", réseau d’experts chargé d’orchestrer des campagnes de désinformation au profit de la Russie à travers le monde, est au centre d'une enquête publiée les 14 et 20 février par le consortium international Forbidden Stories. Discrédit des acteurs occidentaux, propagande anti-Ukraine, ou encore reprise en main du réseau d'Evguéni Prigojine par le Service des renseignements extérieurs : France 24 fait le point sur ces nouvelles révélations.

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"Face aux massacres de manifestants en Iran, nous ne resterons pas silencieux" : l'appel de 111 personnalités

Les soussignés – avocats, membres des professions juridiques et personnalités publiques, que nous soyons de nationalité ou d’origine iranienne, ou de toute autre nationalité – formulons, avec urgence et profonde préoccupation, le présent appel au nom de celles et ceux qui, en Iran, sont réduits au silence.

Partout en Iran, des manifestants pacifiques, qui n'ont cherché qu'à exercer leur droit à la liberté d'expression et à l'autodétermination dans la dignité – y compris leur droit légitime d'exprimer leur exaspération face à l'effondrement économique désormais systémique du pays, qui empêche le peuple iranien d’accéder à ses besoins les plus élémentaires (alors que, selon certaines informations, des milliards de dollars seraient détournés quotidiennement par ceux qui détiennent le pouvoir et leurs proches) – ont été confrontés à l'usage de la force, à des arrestations massives et à des homicides systématiques à grande échelle, ainsi qu’un black-out informationnel croissant.

Bien que les informations en provenance d’Iran soient rares, celles qui parviennent jusqu’à nous indiquent que le nombre de morts liés à la répression menée par le régime au cours des dernières semaines dépasserait les dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, tandis qu’un nombre plus important encore serait détenu illégalement. Le lieu de détention des personnes arrêtées n’est pas divulgué, et il est fait état d’exécutions menées sans aucun procès.

Crimes contre l'humanité

Parallèlement, le régime iranien a coupé l’accès de la population à Internet, l’isolant ainsi du reste du monde. Le 10 janvier 2026, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits des Nations Unies sur la République islamique d’Iran a demandé le rétablissement immédiat de l’accès à Internet et des communications mobiles, ainsi que la fin de la répression violente des manifestations en cours. A ce jour, la République islamique n’a pas donné suite à cet appel.

La violence d’Etat exercée par la République islamique à l’encontre des manifestants a d’ores et déjà atteint le seuil des crimes internationaux les plus graves. En 2024, la Mission d’établissement des faits de l'ONU a estimé que les violations graves commises lors des manifestations "Femme, Vie, Liberté" de 2022 pouvaient constituer des crimes contre l’humanité. Les faits plus récents — notamment les homicides à grande échelle et la répression systématique de manifestants pacifiques — sont également susceptibles de recevoir cette qualification. Le 23 janvier 2026, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté une résolution prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur l’Iran, ainsi que d’un an celui du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme. La résolution appelle également à l’ouverture d’une enquête urgente sur la répression des manifestations à travers le pays qui a débuté le 28 décembre 2025.

Compte tenu de la gravité des atrocités perpétrées par les autorités à l’encontre du peuple iranien, nous appelons les gouvernements, les institutions et les citoyens du monde entier à agir immédiatement en :

  1. Condamnant publiquement et sans équivoque les homicides et la détention illégale de manifestants pacifiques, et en exigeant l’arrêt immédiat du recours aux balles réelles, aux arrestations arbitraires, à la torture et aux exécutions.
  2. Soutenant les enquêtes indépendantes et la préservation des preuves, en coopération avec la Mission d’établissement des faits de l'ONU et d’autres mécanismes d’établissement des responsabilités.
  3. Sanctionnant le Corps des Gardiens de la révolution islamique en tant qu’organisation terroriste.
  4. Refusant l’entrée et le séjour à toute personne impliquée dans de graves violations des droits humains, au moyen d'une action coordonnée comprenant des interdictions de visa, un contrôle rigoureux en matière d’immigration et des gels d’avoirs visant les hauts responsables, les forces de police et militaires, les juges, les procureurs, les autorités pénitentiaires, ainsi que toute autre personne ayant ordonné, facilité ou commis des violations des droits humains.
  5. Empêchant l’impunité par la fuite. Lorsque des auteurs présumés cherchent à entrer sur un territoire ou s’y trouvent, lorsque les preuves le justifient, ils doivent faire l'objet d'enquêtes et de poursuites en vertu du droit national applicable, notamment au titre de la compétence universelle, lorsque cela est possible.

Nous ne resterons pas silencieux alors que des Iraniens sont tués pour avoir revendiqué leur droit à la dignité et à la liberté. Les responsables doivent savoir qu'ils auront des comptes à rendre et qu’aucune échappatoire ne leur sera offerte par la communauté internationale.

Les opinions exprimées dans la présente lettre le sont à titre strictement personnel et ne reflètent pas celles des cabinets d’avocats, employeurs ou clients des signataires (le cas échéant).

* Signé par :

  1. Saeid ABEDI
  2. Safya AKORRI
  3. Laura ASBATI
  4. Juliette ASSO-RICHARD
  5. Niels AUJOUANNET-KELNER
  6. Dr Philippe AZOUAOU
  7. Yas BANIFATEMI
  8. Tristane BANON, essayiste, romancière et journaliste
  9. Simone BENZAQUEN RODAN, essayiste
  10. Dr Affef BEN MANSOUR
  11. Professeur George BERMANN
  12. Ketevan BETANELI
  13. Matthieu BOCCON-GIBOD
  14. Dr Rouven BODENHEIMER
  15. Anastasia BONDARENKO
  16. Sebastien BONNARD
  17. Martin BRASART
  18. Marie-Provence BRUE
  19. Guillemette BURGALA
  20. Laurence BURGER
  21. Nora BUSSIGNY, journaliste et autrice
  22. Audrey CAMINADES
  23. Jonathan CARY
  24. Sydney CHARDON
  25. Hélène DAHER
  26. Emmanuel DAOUD
  27. Coralie DARRIGADE
  28. Louis DEGOS, Bâtonnier du Barreau de Paris
  29. Guillaume DE RANCOURT
  30. Ladan DIRICKX, Bâtonnière du Barreau d’Angers
  31. Sarah DORAGHI, journaliste, auteure et actrice
  32. Caroline DUCLERQ
  33. Carine DUPEYRON
  34. Shirley ELGHANIAN, chef d’entreprise et entrepreneur
  35. Patrick EL HAYEK
  36. Jérémie FIERVILLE
  37. Louis FLANNERY KC
  38. Clément FOUCHARD
  39. Laurence FRANC-MENGET
  40. Charles FUSSELL
  41. Ulrike GANTENBERG
  42. Anne GAUSTAD
  43. Virginie GUILHAUME, journaliste et présentatrice de télévision
  44. Amir GHAFFARI
  45. Saam GOLSHANI 
  46. Fabienne GOUBAULT
  47. Sara HABIBI
  48. Marzieh HAMIDI, athlète (championne de taekwondo)
  49. Dominique T. HASCHER
  50. Pascal HOLLANDER
  51. Jean-Christophe HONLET
  52. Michael HUMBERT, entrepreneur
  53. Edward HUMPHRIES
  54. Alexandra JOHNSON
  55. Cyrus KADIVAR, auteur
  56. Raphaël KAMINSKY
  57. Rachel KHAN, athlète, actrice et écrivaine
  58. Elie KLEIMAN
  59. Professeure Julie KLEIN
  60. Professeure Caroline KLEINER
  61. Ioana KNOLL-TUDOR
  62. Jean-Luc LARRIBAU
  63. Karen LAIK
  64. Maude LEBOIS
  65. Irène LEGER
  66. Nanou LELEU-KNOBIL
  67. Antonin LEVY
  68. Dorothee MADSEN
  69. Eliza MAHDAVY-TURCAT
  70. Professeur Harry MCVEA
  71. Caroline MIRIEU DE LABARRE
  72. Yasmin MOHAMMAD
  73. Alasdair MURRAY, écrivain, consultant politique et expert en communication
  74. Samantha NATAF
  75. Marie-Agnès NICOLAS
  76. Reihaneh NOVEIR
  77. Claire PAULY
  78. Marily PARALIKA
  79. Yuri PARKHOMENKO
  80. Anna PEYDA
  81. Pierre PIC
  82. Rachel-Flore PRADO
  83. Harry PREBENSEN
  84. Florian QUINTARD
  85. Guillaume DE RANCOURT
  86. Alaina RAMSAY
  87. Alice ROUSSEAU
  88. Kyra RUBINSTEIN
  89. Sahand SABER
  90. Shaparak SALEH
  91. Marjane SATRAPI, artiste, réalisatrice et écrivaine
  92. Juliette SCHWEBLIN
  93. Professeur Christophe SERAGLINI
  94. Mohamed SHELBAYA
  95. Benjamin SIINO
  96. Luke SOBOTA
  97. Eleonora SORRIBES
  98. Ilana SOSKIN
  99. Julie SPINELLI
  100. Robert STEELE
  101. Gisele STEPHENS CHU
  102. Natasha TARDIF
  103. Professeur Louis THIBIERGE
  104. Max TINTIGNAC
  105. Anne-Sophie TONIN
  106. Peter TURNER KC
  107. Alexandra VAN DER MEULEN
  108. Teresa VEGA
  109. Julie WALRAFEN
  110. Rikard WIKSTROM-HERMANSEN
  111. François ZIMERAY

© REUTERS

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Marc Crépon, philosophe : « L’affaire Epstein nous sidère par l’ampleur des complicités et la culture du viol au plus haut niveau de la société »

Le penseur, spécialiste des formes et des effets de la violence, décrypte, dans un entretien au « Monde », la réception du scandale sexuel. Le chercheur au CNRS met en garde contre le risque d’absence de considération pour les souffrances et le traumatisme des victimes.

© MINISTÈRE AMÉRICAIN DE LA JUSTICE/« LE MONDE »

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Nucléaire : l’Iran dénonce les « mensonges » de Donald Trump, après son discours sur l’état de l’union

Quelques heures plus tôt, le président des Etats-Unis avait affirmé, lors de son discours de politique générale devant le Congrès, que l’Iran avait « déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases » militaires et travaillait à concevoir des missiles « qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis ».

© PLANET LABS PBC via REUTERS

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