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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont eu un échange téléphonique, à la veille de discussions ukraino-américaines à Genève

Le négociateur ukrainien Rustem Umerov doit rencontrer, jeudi, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner en Suisse, où ils devraient aborder le sujet de la reconstruction de l’Ukraine après la guerre ⁠et de coopération économique, a confirmé Volodymyr ‌Zelensky, mercredi. Cette rencontre vise aussi à préparer de nouvelles négociations trilatérales avec la Russie, attendues en mars.

© HENRY NICHOLLS/AFP

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En Allemagne, la dépendance de l’armée aux technologies américaines suscite des inquiétudes

Les députés allemands ont approuvé, mercredi, l’achat de drones de combat par la Bundeswehr. Mais le montant de la commande a été revu à la baisse. La présence de l’investisseur américain Peter Thiel, proche de Donald Trump et contempteur de la démocratie, au capital d’une des deux entreprises qui fabriqueront ces drones, dérange.

©  MAXIMILIAN MANN/DOCKS  POUR «LE MONDE»

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Discours sur l'état de l'Union de D. Trump : l'Amérique d'abord, à quel prix ?

Donald Trump a célébré mardi son bilan devant le Congrès. Une allocution de près de deux heures, un record pour un discours sur l’état de l’Union, rendez-vous annuel entre le Président des États-Unis et les Américains. Donald Trump a vivement attaqué les démocrates et s’est aussi félicité d’avoir relancé l’économie américaine après avoir hérité d’une crise.

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Pour ou contre Trump, une fracture historique pour l'Amérique et le monde

Dans le monde de Donald Trump, il n’y a pas vraiment de place pour la nuance ou l’ambiguïté. Soit on soutient sans réserve l’action et la politique du président des États-Unis, et alors on applaudit à cette incroyable série de victoires. Soit on est l’ennemi de l’Amérique, de ses valeurs traditionnelles et de sa culture, de la paix, de la prospérité ou encore de la liberté d’expression. Et alors, il faut se préparer à essuyer la foudre ou les injures. Dans cet épisode, Thierry Arnaud revient avec Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire, et Antoine Heulard, correspondant de BFMTV à Washington, sur le plus long discours sur l'état de l'Union de l'histoire des États-Unis.

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Russie: frappe meurtrière de l’Ukraine contre une installation industrielle dans la région de Smolensk

C’est un événement rare en Russie : une frappe meurtrière de Kiev contre une installation industrielle. Elle s'est déroulée dans la région de Smolensk, dans l'ouest de la Russie et, selon les autorités, le bilan atteignait sept morts et dix blessés à la mi-journée ce jeudi 25 février. 

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L'agriculture au défi du réchauffement

Au Salon international de l'Agriculture, à Paris, les professionnels du secteur n'ont pas seulement exposé leurs animaux, et leurs griefs, ils ont parlé solutions du futur, robotisation, permaculture, OGM, adaptation au changement climatique... Dans ce dernier domaine, l'Espagne a des projets bien avancés.

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Une influenceuse avec "El Mencho" quelques heures avant sa mort ? Ces images sont générées par IA

Tué le 22 février, le baron mexicain de la drogue El Mancho a pu être retrouvé grâce à sa petite amie, ont annoncé les autorités. Aussitôt, l'influenceuse mexicaine Maria Julissa a été accusée d'être la petite amie en question, sur la base d’images qui s'avèrent générées par intelligence artificielle. L'influenceuse a dénoncé des "fausses" affirmations. 

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Affaire Epstein : Larry Summers, ancien ministre des finances américain, démissionne de son poste d’enseignant à Harvard

Larry Summers, devenu président de l’université Harvard dans les années 2000, a annoncé sa démission de l’université après la publication de sa correspondance électronique avec le financier et criminel sexuel américain.

© LE MONDE D’APRÈS AFP/COMITÉ DE SURVEILLANCE DE LA CHAMBRE DES DÉMOCRATES

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Lait infantile: l'UE renforce les contrôles douaniers sur la substance chinoise incriminée

Le lait infantile contaminé à la céréulide a provoqué plusieurs morts de nourrissons en France depuis le début de l’hiver. Un fournisseur chinois basé à Wuhan est au centre des soupçons.Mais la contamination touche aussi le reste de l’Europe. Les autorités sanitaires de l’UE, déjà saisies depuis décembre, ont pris une nouvelle décision qui entre en vigueur ce jeudi 25 février, à savoir un renforcement des contrôles douaniers. 

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En Allemagne, l'AfD confrontée à une série d'accusations de népotisme

Ce sont des accusations qui font tache pour une formation, l'AfD, qui a construit son image sur un idéal d'exemplarité. Différents médias allemands ont révélé au cours des semaines passées des pratiques relevant du népotisme. C'est tout d'abord le député Jan Wenzel Schmidt, élu du Land de Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne, qui a été accusé par le magazine Der Spiegel à la fin de l'année dernière d’avoir confié certaines tâches de son activité parlementaire à des employés de sa société de produits de vapotage. Lesquels étaient rémunérés environ 550 euros par mois, avec de l'argent public.

Au début du mois, la chaîne de télévision ZDF a par ailleurs révélé que le père du ministre-président du même Land, Ulrich Siegmund, était employé par le député Thomas Korell, autre élu de Saxe-Anhalt au Bundestag et touchait 7 725 euros brut par mois. Le même Korell a également eu recours aux parents d’un autre député régional de l’AfD. Quant à Claudia Weiss, autre députée AfD de Saxe-Anhalt, elle s’est attachée les services de trois membres de la fratrie d’un cadre local du parti... tandis que l'une de ses filles, comme les compagnes de deux autres élus, sont rémunérées par le groupe parlementaire du parti au parlement de Magdebourg (capitale du Land de Saxe-Anhalt). Dans le Land de Basse-Saxe, des pratiques similaires ont été observées. Selon les médias, l’épouse du président local du parti, Ansgar Schledde, travaille au service d’un député fédéral AfD.

S'il est proscrit pour un député allemand d'employer l'un de ses proches, cette interdiction ne s'étend pas aux proches d'un collègue et c'est de cette ambiguïté qu'a joué l'AfD. Ulrich Siegmund s'est également fendu d'une justification plutôt originale dans une série de vidéos, arguant que la réputation du parti l'empêchait de disposer d'un grand choix de candidats et qu'il était plus facile de travailler avec des proches, en qui l'on avait davantage confiance... Enfin, il n'a pas omis de se draper dans la posture de victime : "Vous vous souvenez quand j'ai dit il y a quelques mois qu'ils tenteraient tout ce qui est possible pour empêcher notre succès électoral de devenir un événement historique ?", a-t-il déclaré.

Principale formation d'opposition

La coprésidente du parti Alice Weidel a pour sa part réagi le 24 février. "Il est désormais clair que les accusations portées par les médias sont infondées et complètement exagérées", a-t-elle affirmé, tandis que l'autre coprésident, Tino Chrupalla, a reconnu que la pratique consistant à employer des proches laissait un "mauvais goût" dans la bouche des électeurs. Avant de reconnaître que lui-même employait l’épouse d’un député... Björn Höcke, président de l’AfD en Thuringe, figure parmi les critiques les plus virulents de ces pratiques. "Nous seuls pouvons nous faire échouer. Mais cet échec devient possible", a-t-il écrit sur X.

L'AfD fait en effet figure de principale formation d'opposition en Allemagne, et ces différentes affaires tombent plutôt mal dans une année qui affiche un calendrier électoral dense, avec de nombreuses élections au niveau local. Sur la lancée de précédentes victoires, le parti compte notamment obtenir la majorité dans le Land de Saxe-Anhalt, le 6 septembre. Ces révélations, auxquelles s'ajoutent d'autres affaires (les liens de Tino Chrupalla avec la Russie, ceux d’Alice Weidel avec Donald Trump), ont permis au Premier ministre Friedrich Merz de lancer quelques attaques. "Nous devons non seulement adopter une ligne dure contre l'AfD sur les questions politiques, mais aussi la combattre en tant que parti des soi-disant hommes intègres et patriotes, a-t-il déclaré au journal allemand Die Rheinpfalz. Le parti se caractérise par un copinage et un népotisme profondément enracinés." Reste à voir si le vote pour l'AfD, souvent très idéologique, s'en trouvera affecté.

© REUTERS

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L'Islande souhaite accélérer le vote sur son adhésion à l'UE

L'Islande, petit Etat insulaire de 400 000 habitants, pourrait-elle devenir le 28e Etat membre de l'Union européenne ? Selon plusieurs sources du média en ligne Politico, l'actuel gouvernement pourrait consulter ses concitoyens dès le mois d'août 2026 pour un référendum d'intégration à l'UE.

La semaine dernière, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a annoncé que le Parlement présentera une résolution ce printemps sur l'opportunité d'organiser un référendum sur la reprise des pourparlers d'adhésion à l'UE. "Les développements dans les affaires mondiales montrent que nous devrions examiner ce qui est le mieux adapté pour renforcer nos défenses et notre sécurité", a-t-elle expliqué auprès de la radio publique RÚV.

Des pourparlers accélérés

L'actuelle coalition dirigeante de Reykjavik, au pouvoir depuis 2024, avait promis d'organiser un référendum sur la reprise des pourparlers d'adhésion à l'UE d'ici 2027. La décision de reprendre les pourparlers dès le printemps 2025 serait alors une preuve d'accélération. Un revirement après qu'un gouvernement précédent a gelé les négociations en 2013, et définitivement abandonné la candidature d'intégration en 2015. Selon le média public RÚV, deux sondages d'opinion en 2025 indiquaient une majorité étroite en faveur de l'adhésion à l'Union européenne. Dans l'un, réalisé par l'institut Prósent, 45 % des répondants se disaient favorables à l'adhésion de leur pays à l'UE, contre 35 % contre. Un autre sondage de Gallup donnait des résultats similaires, avec 44 % de votes favorables et 36 % d'opposition. Si les Islandais votaient pour le "oui", l'adhésion à l'UE pourrait alors être effective rapidement. Et pour cause : l'Islande est membre de l'Espace économique européen et fait partie de l'espace Schengen.

Cet élan référendaire en Islande intervient alors que les responsables de l'Etat insulaire ont régulièrement rencontré les plus hauts représentants de l'Union européenne ces derniers mois. Après une visite à Reykjavik en juillet 2025, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a de nouveau rencontré le Premier ministre islandais Kristrún Frostadóttir à Bruxelles le mois dernier louant un partenariat qui "offre stabilité et prévisibilité dans un monde volatile". Tandis que la commissaire à l'élargissement de l'UE Marta Kos a rencontré la ministre islandaise des Affaires étrangères Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir le mois dernier à Bruxelles.

La menace du Groenland, un déclencheur

Mais si le calendrier des négociations en Islande pourrait voir une accélération, c'est en partie lié aux menaces que font peser les États-Unis sur l'Etat insulaire. Il y a d'abord eu l'imposition des droits de douane, fixés à 15 % et plus. Mais surtout, ce qui inquiète le plus, les déclarations de Donald Trump sur l'annexion du Groenland, pays voisin de l'Islande. "La question du Groenland oblige les Islandais à réexaminer leurs relations internationales, et elle alimente dans une large mesure le débat sur l'adhésion à l'UE en Islande", a déclaré Eirikur Bergmann, professeur de politique à l'Université Bifrost d'Islande, auprès du média Euractiv.

Aux annonces fracassantes de Donald Trump sur le Groenland s'ajoute par ailleurs une confusion de son administration et de lui-même au sujet de l'Etat insulaire. "Je pense que l'Islande mentionnée quatre fois dans le discours de Donald Trump au Forum économique mondial de Davos le mois dernier alors que le président américain parlait du Groenland a certainement échauffé les esprits", a déclaré un responsable de l'Union européenne auprès de Politico, ajoutant qu'elle "doit être troublante pour un petit pays". En outre, "la blague" de l'ambassadeur américain en Islande, Billy Long, selon laquelle le pays nordique devrait devenir le 52e Etat américain, sous-entendant au passage que le Groenland serait le 51e, est très mal passée sur l'île. Une pétition signée par près de 4 000 Islandais demandait son éviction fin janvier.

Aussi, l'Islande n'a pas d'armée et dépend de son adhésion à l'Otan et d'un accord de défense bilatéral de 1951 avec les Etats-Unis pour sa sécurité. Une adhésion à l'Union européenne pourrait ainsi lui apporter davantage de gages de sécurité face aux velléités expansionnistes de Donald Trump.

© ANTON BRINK/EPA/MaxPPP

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