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Guerre en Iran : autour de l’artère vitale d’Ormuz, la bataille navale est déjà engagée

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Une nouvelle série de puissantes explosions secouent Téhéran en Iran
"L'Iran a mis le Hezbollah (entre Israël et le Liban) pour qu'il y ait une guerre", estime Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée israélienne
"Il faut que le peuple iranien se libère de ce régime", estime Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée israélienne
"Plus de 600 frappes ont eu lieu" depuis le début de la guerre en Iran, assure Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée israélienne
"On ne veut pas que des civils innocents soient pris dans des frappes", explique Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée israélienne qui a appelé à évacuer un quartier de Téhéran
Guerre en Iran: "Nous avons détruit totalement le quartier général des Basij, le quartier général des milices pro-régime" iranien, assure Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée israélienne
EN DIRECT, Iran : l’armée israélienne lance une nouvelle attaque à Téhéran ; « les frappes les plus graves sont encore à venir de la part » des Etats-Unis, prévient Marco Rubio
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Guerre au Moyen-Orient : le spectre d'un embrasement régional
De l'Iran au Venezuela : bienvenue dans l'ère de la CIA "made in Trump"
Pour éliminer le guide suprême iranien, Ali Khamenei, les informations de la CIA ont encore une fois été décisives. Selon les informations du New York Times, l'agence de renseignement américaine traquait l'ayatollah depuis des mois et savait qu'une réunion entre les dirigeants iraniens allait avoir lieu samedi 28 février à Téhéran. L'infiltration de la CIA ne s'est pas arrêtée là puisque l'agence américaine aurait également pu transmettre une photo de l'ayatollah au président américain pour confirmer son décès.
Malgré ce nouveau succès, une menace plane sur l’agence de renseignements la plus puissante au monde. Son nom ? Donald Trump. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2025, le président américain organise une purge d’envergure au sein de ses services de renseignements. L'objectif : détruire les carrières des personnes qui ont enquêté sur ses liaisons avec la Russie lors de la campagne de 2016. "La purge va même encore plus loin, précise Tim Weiner, journaliste américain, auteur de La Mission (Robert Laffont), vainqueur du prix Pulitzer en 1988. Si vous voulez un poste élevé au sein de la CIA, vous devez essentiellement prêter allégeance, non pas à la Constitution, mais à Donald Trump lui-même." Un an après le début de cette purge, difficile de savoir précisément combien de personnes sont parties. Certaines sources évoquent un chiffre avoisinant les 1 200 personnes.
D’autres changements surviennent rapidement. Notamment sur le recrutement des agents. Depuis les années 1980, la CIA avait pour habitude de recruter des agents de différentes ethnies pour faciliter les infiltrations à l’étranger. Mais l’administration Trump a aboli le DEI, le programme en faveur de la diversité, l’équité et l'inclusion. "Envoyer des espions exclusivement blancs, en Chine, au Pakistan ou en Somalie, est une mauvaise idée, explique Tim Weiner. Les espions veulent se fondre dans la masse. Ils veulent connaître la langue, l'histoire et la culture des pays qu'ils espionnent. Autrefois, la diversité était l'un des superpouvoirs de la CIA." Enfin, un troisième bouleversement s’est joué au fil des mois au sein de l’agence, dont l’aboutissement s'est illustré... le 3 janvier 2026.
L'opération Maduro
L’enlèvement de Nicolas Maduro raconte quelque chose de ce qu’est devenue la CIA sous Donald Trump. Une agence qu’il a voulu remodeler pour l’adapter à ses priorités. A travers la "Doctrine Monroe", rebaptisée "Donroe" par le président Trump, Washington s'autorise à s’immiscer dans les affaires de ses voisins latino-américains. Et sur le plan tactique, l’opération "Absolute Revolve" est un véritable succès. En plus de ces sources humaines infiltrées à Caracas, la CIA aurait communiqué plusieurs renseignements essentiels à la capture du président vénézuélien. En interne, l’opération symbolise bien la fracture qui s’est progressivement ouverte à la CIA : avec d’un côté, les analystes qui travaillent dans les bureaux, et de l’autre, les officiers de terrain, considérés comme des héros par la nouvelle administration.
La CIA serait donc entrée dans une nouvelle phase de politisation à outrance. Pourtant ce n’est pas si nouveau… Fondée en 1947 dans le cadre du National Security Act, l’agence est dès le début utilisée contre l’Union soviétique pendant la guerre froide. Depuis sa création, "la CIA est un instrument de la politique étrangère américaine, raconte Tim Weiner. Elle fait ce que le président lui dit de faire. Elle lui appartient." Aujourd’hui, la question est donc de savoir où placer le curseur entre la compétence et la loyauté. Entre purge au sein du renseignement, dérive autoritaire et politisation des institutions, Donald Trump prend le risque de fragiliser considérablement la plus célèbre des agences de renseignement.
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Attaque iranienne contre une base militaire à Chypre : la guerre aux portes de l'Europe ?
La guerre au Moyen-Orient, entre la coalition israélo-américaine et l'Iran, pourrait-elle s'étendre aux portes de l'Europe ? Lundi, une base britannique située à Chypre a été ciblée par plusieurs drones iraniens Shahed, causant toutefois des dégâts limités et aucune victime, selon des responsables chypriotes et britanniques.
Une première frappe a touché une piste de la base aérienne britannique d'Akrotiri peu après minuit. Les responsables chypriotes pensent que l'attaque aurait été menée par le Hezbollah libanais, groupe militaire soutenu par l'Iran, au moyen d'un drone Shahed.
La cible n'était pas l'île méditerranéenne en soi, mais la base militaire britannique. Depuis ce week-end, l'Iran et ses alliés ripostent en effet à l'offensive israélo-américaine par des attaques contre des bases militaires, y compris alliées. Lundi en journée, deux autres drones ont été détectés se dirigeant vers Akrotiri, avant d'être interceptés, a déclaré un porte-parole chypriote.
Vers une possible escalade ?
La base d'Akrotiri est dans le viseur de l'Iran et de ses alliés, après que le Premier ministre Keir Starmer a accepté la demande des Etats-Unis, dimanche, d'utiliser cette position pour "des frappes défensives". La Grande-Bretagne compte environ 7 000 militaires et leurs familles à Chypre. Ses bases, d'une superficie de 255 kilomètres carrés (un peu moins de 3 % de la superficie de Chypre), abritent également un poste d'écoute britannique stratégique.
Le président chypriote Níkos Christodoulídis a néanmoins dit vouloir "être clair" sur le fait que son pays "ne participe d'aucune manière et n'a aucune intention de prendre part à une quelconque opération militaire".
La base d'Akrotiri est l'une des deux bases que la Grande-Bretagne a conservées dans son ancienne colonie depuis son indépendance en 1960. Elle a notamment été utilisée pour des opérations militaires en Irak, en Syrie et au Yémen. Chypre assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne (UE). Bien qu'elle ne soit pas membre de l'Otan comme le Royaume-Uni, en vertu de la clause de défense mutuelle de l'UE, les Etats membres devraient lui porter secours en cas d'attaque.
Le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a déclaré lundi que la Grèce défendrait Chypre "par tous les moyens possibles" et qu'elle envoyait deux frégates à Chypre, dont une équipée d'un système anti-drone, ainsi que quatre avions de chasse F-16.
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Le bombardement d'une école en Iran, cible d'intox