Sony : à fond dans les jeux PC mais pas trop




Joyeux anniversaire NoFrag ! Eh oui, cela fait 25 ans jour pour jour que l’on enchaîne les frags, mais surtout, les informations sourcées sur les FPS. Créé à l’origine par quelques nerds pour faire comme Blue’s News, mais en français, le site a rapidement évolué vers un contenu très éditorialisé. Ici, on énonce les faits, mais on donne surtout notre avis !

25 ans plus tard, on essaye de faire perdurer l’esprit de NoFrag, malgré les nombreux changements dans l’équipe. Toujours bénévoles et indépendants, on s’attache à faire vivre le site sur notre temps libre, et ce n’est pas facile tous les jours : avec le nombre de sorties croissant et la taille de l’équipe parfois un peu juste, on n’arrive plus forcément à tout suivre. Mais c’est une très belle aventure, et on est bien contents de fêter avec vous ces 25 bougies.
De la part de toute l’équipe, et très sincèrement : merci à vous de nous lire et de nous soutenir financièrement.
Un grand merci à l’ensemble des personnes qui ont consacré du temps à NoFrag au cours de ces 25 dernières années.
Joyeux anniversaire et longue vie à NoFrag !













Il existe des jeux dont l’esthétique parle davantage que la complexité de leur gameplay, des œuvres où les thèmes et les récits forcent les joueurs à réfléchir autrement. Ces thématiques, variées et riches, sont empreintes d’une émotion sincère. Bien que trop rares sur le marché, ces expériences marquent durablement l’esprit des joueurs curieux à travers des aventures hors du temps, loin des histoires interminables de notre époque. Wishfully Studios réitère sa formule en proposant la suite de Planet of Lana, sorti en 2023, avec Planet of Lana II: Children of the Leaf. Cette nouvelle aventure est-elle digne de son aînée, ou s’agit-il d’une suite dont on aurait pu se passer ? Plongeons ensemble dans les méandres de cet univers où robots et humains ont appris à se côtoyer, pour le meilleur comme pour le pire.
Test réalisé sur Nintendo Switch grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur
Commençons par le commencement. Oui, Planet of Lana II est bien la suite directe de Planet of Lana. Le jeu débute par une cinématique qui rappelle aux anciens joueurs – et présente aux nouveaux – les événements du premier opus. Un choix pertinent pour accueillir tous les profils de joueurs dans les meilleures conditions. Cependant, un détail risque de faire tiquer les connaisseurs. Planet of Lana est ce genre d’aventure où les personnages ne prononcent aucune parole compréhensible, de la même manière que Koira pour ne citer que lui. Les personnages s’expriment dans une langue inventée, totalement inaccessible au commun des mortels. Et c’est là tout le charme du jeu, tout y est suggéré, sans jamais avoir besoin de mots clairs. Une force narrative dont peu de jeux peuvent se vanter, et que le premier opus maîtrisait avec brio.
Or, dès l’introduction de cette suite, une voix intelligible fait son apparition. Et le charme s’en retrouve légèrement altéré pour les amoureux de la licence, même si la compréhension est facilitée. Le résumé du premier opus reste néanmoins succinct, inutile ici d’entrer dans les moindres détails. On cherche à rappeler simplement les grandes lignes de l’histoire, mais cette fois avec des paroles simples.
Pour mémoire, Planet of Lana raconte une aventure de science-fiction aux teintes douces-amères. Un monde où la nature règne en équilibre avec ses habitants, où tout est coloré et paisible. Malheureusement, des envahisseurs viennent bousculer cet ordre parfait et kidnappent les habitants du village de Lana, dont sa sœur. La nature n’est plus aussi luxuriante : elle est meurtrie, presque agonisante, et Lana se retrouve seule. C’est au cœur de cette épreuve qu’elle rencontre son nouveau compagnon de toujours : Mui, une petite créature noire qui rappelle fortement les noiraudes du Studio Ghibli.
L’histoire met finalement en évidence que les robots ne sont pas de simples envahisseurs destructeurs. Le récit se montre plus nuancé et suggère une réalité plus complexe. Il laisse entendre qu’une cohabitation entre robots et humains a autrefois existé. Une civilisation technologiquement avancée, dont la fin fut pourtant tragique. Le premier jeu s’achève sur une note d’espoir. Une harmonie entre ces deux univers semble alors possible. Les villageois sont de retour, et Lana en ressort grandie.
Dans ce deuxième épisode, Lana a mûri. Plus âgée, elle se pose désormais de nombreuses questions. Son objectif de vie a changé depuis sa rencontre avec Mui : elle souhaite en savoir toujours plus sur ses origines, mais surtout percer les secrets les plus sombres qui flottent autour de son histoire. Cependant, elle n’a guère le temps de s’interroger. De nouveaux envahisseurs font surface, cette fois-ci, ils semblent humains. Un déchet d’où s’échappe une fumée bleutée est jeté près de son amie Anua, qui tombe instantanément malade. Au même moment, une sirène d’alarme retentit : les envahisseurs sont de retour.

L’histoire démarre donc sur les chapeaux de roues : trouver un antidote pour la petite Anua et comprendre pourquoi ces mystérieux envahisseurs sont de retour. Tous ces objectifs se mettent en place dans un journal qu’il est possible de consulter à chaque instant. Planet of Lana II : Children of the Leaf propose une durée de vie d’environ 6 heures, et 8 heures pour qui souhaite en découvrir tous les secrets. Le tout est réparti sur 7 chapitres particulièrement denses et maîtrisés.
Maintenant que le contexte est posé, intéressons-nous au gameplay que propose Planet of Lana II. À première vue d’une apparente simplicité, le jeu arrive tout de même à surprendre. On alterne entre phases d’énigmes et phases de plateforme. Les moments de réflexion sont à la hauteur des énigmes du premier opus. Elles retournent facilement le cerveau et la difficulté est légèrement progressive au vu des nouvelles mécaniques ajoutées. Elles sont intelligentes, stimulantes et parfois tordues. L’apparition des nouveaux biomes injecte un vent de fraîcheur dans les mécaniques. Mui permet de contrôler de nouvelles espèces qui lui ressemblent : des boules noires déposant de la laine inflammable dans le biome montagnard, des poissons capables de cracher de l’encre le biome aquatique ou des mouches volantes libérant de l’eau dans le biome sylvestre.

Tous les mécanismes restent intuitifs, que ce soit à la manette ou via les Joy-Con. Lana se contrôle plus ou moins facilement de la même façon que dans le premier opus. Mui, de son côté, possède une particularité dans son gameplay. Outre ses capacités spéciales à interagir avec son environnement, que ce soit pour ouvrir des passages ou pour court-circuiter des portes et des robots, il ne se déplace que là où vous cliquez.
Il peut donc vous suivre instinctivement, s’arrêter à l’endroit où il se trouve actuellement à l’aide d’une simple touche. Mais pour le faire se déplacer à un endroit précis sans que Lana le suive, il faudra s’armer de patience et déplacer son curseur jusqu’à la zone en question. Une manipulation parfois fastidieuse et très vite répétitive, surtout si vous avez la merveilleuse idée de bouger Lana en même temps. Le curseur revient indéfiniment au milieu de l’écran, et quelques secondes peuvent coûter cher dans des énigmes périlleuses.

Côté Lana, le jeu reste essentiellement un plateformer accessible, mais exigeant. Les passages sont signalés par un code couleur : le jaune dans la plupart des environnements, parfois blanc dans des zones plus robotiques. Même si le parcours reste globalement linéaire, il se découvre sous l’eau et dans les airs. Cette verticalité et cette profondeur apportent une nouvelle dimension au level design, atténuant la sensation de linéarité. Malheureusement, le tout reste contrebalancé par la lourdeur des mouvements de Lana. On comprend qu’elle soit jeune et même plutôt athlétique (sauter sur les murs, courir avec des glissades…) au vu de toutes les prouesses dont elle est capable.
Or, les sauts sont peu réactifs. Dans certaines énigmes au timing serré, cela peut entraîner des morts frustrantes, que ce soit pour Lana ou pour Mui. Un détail qui peut agacer, mais qui reste marginal face à la qualité globale des mécaniques. Lana peut désormais contrôler les robots après le court-circuitage de Mui. Ces nouvelles mécaniques apportent un intérêt supplémentaire à cet opus. Cette suite propose un gameplay plus dynamique et plus riche, qui saura séduire les joueurs frustrés par la relative lenteur du premier opus.
Planet of Lana ne brille pas simplement par son gameplay, mais avant tout par l’univers qu’il dépeint. Ici, on vit une expérience visuelle et sonore de qualité. Les décors variés semblent sortir tout droit d’une peinture, et l’on se plaît à observer les nombreux détails apportés, par rapport au premier opus. Les couleurs chatoyantes du début sont vite entrecoupées de phases plus industrielles, d’usines robotiques. Un équilibre constant entre nature et technologie s’installe, au point que l’on en vient à se demander où se situe la limite entre les deux.
De nouveaux biomes font leur apparition : la montagne enneigée, calme en apparence mais traversée de bourrasques mortelles ; la forêt que l’on connaît bien depuis le premier jeu ; ou encore la mer, avec son décor aquatique d’une grande beauté. On observe, on remarque, on explore chaque détail. Chaque élément peut nous apprendre davantage sur l’histoire de Lana et de la planète Novo.

Le tout fonctionne parfaitement, même si le gameplay est désormais un peu plus exigeant. La direction artistique est saisissante et l’ambiance sonore, tout simplement fabuleuse. Les bruitages nous immergent totalement dans l’action et dans les environnements. Tandis que les musiques symphoniques de Takeshi Furukawa, célèbre pour The Last Guardian, renforcent cette immersion. La musique occupe une place primordiale dans cette épopée, et chaque note correspond parfaitement à l’ambiance mise en scène : parfois triste, parfois empreinte de colère. On vit l’aventure autant que Lana et Mui.
Les émotions de Lana sont au cœur de l’aventure. Certes, elle a gagné en maturité, mais elle reste cette jeune adolescente qui ne souhaite que le bien autour d’elle et cherche à aider son prochain, même si cela peut lui attirer des ennuis. Ses intonations sont compréhensibles malgré la langue inconnue. Pas besoin de mots intelligibles pour saisir une dispute entre sœurs. Les décors nous parlent, les expressions des personnages aussi. Il est rare de voir des jeux où les mots ne sont pas nécessaires pour se laisser transporter dans une aventure saisissante. On se construit en quelque sorte sa propre interprétation, même si la fin pousse à poser la manette tant elle surprend.

Planet of Lana se démarque également par les thèmes qu’il aborde. Ils sont loin d’être simples : l’équilibre entre nature et technologie, la mémoire d’un monde oublié, la résilience face à la perte d’un proche ou d’un avenir, la solidarité, l’entraide, le deuil… Lana traverse tellement d’émotions qu’il est difficile de ne pas se sentir touché. On en vient même à se demander comment nous aurions réagi face à de tels événements.
En résumé, Planet of Lana II : Children of the Leaf s’impose comme une suite réussie et cohérente. Plus dynamique dans son gameplay, plus exigeante dans ses énigmes, elle conserve pourtant ce qui faisait la force du premier opus : une direction artistique somptueuse et une narration émotionnelle sans mots. Portée par une bande-son remarquable et un univers toujours aussi évocateur, l’aventure touche autant qu’elle émerveille. Courte mais dense, cette nouvelle odyssée confirme que la série a encore beaucoup à raconter.
Cet article TEST Planet of Lana II: Children of the Leaf : Une suite plus dynamique et émotionnelle est apparu en premier sur JVFrance.
Dans quelques jours aura lieu le Mario Day 2026 et pour fêter cette bonne nouvelle, quoi de mieux que d’alimenter le catalogue Nintendo Switch Online ? C’est en tout cas la première annonce de l’éditeur japonais, mais quelle sera la prochaine ?
Le Virtual Boy est désormais disponible pour les consoles Nintendo Switch et l’éditeur en profite donc pour publier de nouveaux titres. En effet, dès le 10 mars 2026, ce sont trois nouveaux jeux qui seront disponibles pour les abonnés au service. Parmi eux, on retrouve notamment :
Alors que Mario Tennis Fever est sortie il y a quelques semaines, l’occasion est idéale pour tester l’un des premiers jeux de la franchise. Une bande-annonce présentant ces trois titres a par ailleurs été diffusée par Nintendo sur sa page YouTube :
Rappelons tout de même que pour profiter de ces productions, il faut disposer d’un abonnement au Nintendo Switch Online + Pack additionnel.
Cet article Trois nouveaux jeux Mario ajoutés dans le Nintendo Switch Online pour fêter le Mario Day 2026 est apparu en premier sur JVFrance.














Très attendus par les fans de la première heure, Nintendo fait enfin revivre les premiers jeux de la Game Boy Advance sur Nintendo Switch. Et pour débuter, quoi de mieux que de choisir l’un des épisodes les plus appréciés des joueurs : Pokémon Rouge Feu / Vert Feuille. Après avoir replongé dans cet opus iconique, voici notre ressenti sur ce portage pour le moins minimaliste, en attendant avec impatience la sortie de Pokémon Pokopia.
Testé sur Nintendo Switch 2 grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur
Pokémon a toujours été une franchise extrêmement lucrative, que ce soit à travers les cartes à jouer, les jeux vidéo ou les produits dérivés. Nous l’avons vu en 2025 avec la sortie de Légendes Pokémon Z-A, chaque nouvelle sortie constitue un petit événement, et la production que nous testons aujourd’hui ne fait pas exception. Après une première parution en 2004 sur Game Boy Advance, Pokémon Rouge Feu / Vert Feuille arrive enfin sur Nintendo Switch, et c’est un vrai événement : il s’agit tout simplement des premiers épisodes issus de l’ère Game Boy à paraître sur la console, et peut-être pas les derniers…
Avant l’arrivée de Rouge Feu / Vert Feuille en octobre 2004, les joueurs avaient eu droit l’année précédente à Pokémon Rubis / Saphir. Il est donc fort probable que ces titres soient également proposés dans les prochains mois – voire dans les prochaines années – selon le calendrier de Nintendo. Une question demeure toutefois : pourquoi ne pas avoir intégré ces remakes au catalogue Nintendo Switch Online + Pack additionnel, alors que l’émulateur GBA est déjà disponible ? Les proposer à la vente séparément peut s’entendre, mais les inclure directement pour les abonnés – à l’image des DLC de Mario Kart 8 Deluxe ou Animal Crossing: New Horizons – aurait été une approche bien plus équitable pour les joueurs.

L’année suivante sortira Pokémon Émeraude, dernier opus de l’ère GBA avant l’arrivée de Pokémon Diamant/Perle en 2007 sur Nintendo DS. Après des années à attendre de revoir les anciens titres Pokémon arriver sur Nintendo Switch, une question reste en suspens : la méthode choisie par Nintendo répond‑elle vraiment aux attentes des consommateurs ? Rien n’est moins sûr…
Aussi excellents soient-ils, Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille sont sortis ce vendredi 27 février 2026 au prix de 19,99 € par version. Si les nouveautés peuvent sembler intéressantes et rendre le tarif acceptable, il n’en est rien : il s’agit en réalité de l’émulation d’une simple ROM, sans aucune amélioration notable. On retrouve donc exactement le même jeu qu’à l’époque, à la virgule près, avec le moteur d’origine.

Résultat : les pixels sont particulièrement visibles, surtout sur un grand écran 4K, un format qui aurait mérité davantage de soin. Aucun réglage n’est disponible : pas de mode 4:3, pas d’option pour remplir l’écran… Vous devrez composer avec des bandes noires sur les côtés. Côté contenu, la durée de vie reste toutefois solide, avec la possibilité de capturer Deoxys, Lugia et Ho-Oh après avoir terminé la Ligue Pokémon (auparavant accessibles uniquement via des distributions), et c’est l’une des seules véritables améliorations apportées par ces adaptations. Le soft reset est toujours disponible en pressant simultanément les touches A+B+X+Y : pratique pour la chasse aux shiny.
D’un poids d’environ 32 Mo sur Nintendo Switch, le jeu est proposé en version française… et uniquement française. Pour éviter toute erreur d’achat, Nintendo aurait pu proposer une version unique regroupant toutes les langues, mais ce n’est pas le cas ! Le jeu est décliné en dix versions différentes sur le Nintendo eShop, chacune correspondant à une langue. En cas d’erreur, il faudra donc repasser à la caisse.
Petit point positif malgré tout : les jeux proposent bien du multijoueur en local, et il sera possible de transférer les créatures capturées vers Pokémon Home via une future mise à jour. Pas de mode en ligne cependant, contrairement à d’autres titres du catalogue Game Boy Advance qui prennent bien en charge cette fonctionnalité : le strict minimum, donc.
Pokémon Rouge Feu/Vert Feuille restent d’excellentes productions, mais l’effort fourni par Nintendo pour ce portage est plus que minimaliste. Certes, le jeu prend en charge le multijoueur local et sera prochainement compatible avec Pokémon Home pour transférer ses créatures vers d’autres versions. Toutefois, aucune nouveauté majeure n’a été intégrée, et l’on peut légitimement s’interroger sur le manque d’investissement de l’éditeur japonais. Vendus à un tarif que l’on peut juger excessif avec 40€ à débourser pour obtenir les deux versions (20€ par jeu), nous ne recommandons ces portages qu’aux fans inconditionnels.
Cet article TEST Pokémon Rouge Feu/Vert Feuille : Un retour minimaliste sur Nintendo Switch est apparu en premier sur JVFrance.



