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Il installe un écran 4K et un Mac mini M4 dans un iMac G4
Depuis de nombreuses années, des bidouilleurs s'amusent à recycler un ordinateur Apple qui a été acclamé pour son esthétique : l'iMac G4. Avec sa demi-sphère placée sur le bureau et son moniteur de 15, 17 ou 20 pouces placé sur un pied réglable, le vénérable iMac G4 a un look différent des ordinateurs actuels. Mais le PowerPC G4 est complètement obsolète et donc le jeu consiste habituellement à remplacer les entrailles de la machine, souvent en gardant l'écran. Joshua Stein est allé plus loin et a intégré un écran 4K.
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À l'origine, il a voulu intégrer une carte DockLite G4 dans son iMac G4. Cette carte remplace l'intérieur de l'iMac et permet de réutiliser les ports USB (plus exactement, elle intègre des ports USB), les enceintes originales et la dalle de l'iMac. Il suffit ensuite de relier l'iMac G4 modifié à un ordinateur classique en USB-C ou en HDMI. Le problème principal, selon son retour, c'est que la dalle de 17 pouces de l'iMac G4 a fait son temps : elle affiche une définition faible (1 440 x 900) et n'est pas au niveau des dalles modernes. Qui plus est, le système ne peut pas mettre l'écran en veille quand le Mac passe dans ce mode, ce qui n'est pas bon pour la pérennité de l'écran. Il a donc choisi une autre voie.
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Il a remplacé la dalle d'origine de l'iMac G4 par celle d'un ordinateur portable Dell moderne. Elle fait la même diagonale (17 pouces) mais avec une définition moderne (3 840 x 2 400). C'est ce que l'on pourrait nommer du 4K, mais en ratio 16:10. Sur un Mac moderne, il est donc possible de travailler en mode 2x en pseudo 1 920 x 1 200, ce qui amène une bonne finesse d'affichage. Il a donc intégré la dalle avec un adaptateur eDP (la version interne du DisplayPort). La tâche a nécessité la création d'une pièce en métal pour remplacer une partie du pied de l'iMac : les câbles USB-C modernes sont plus épais que les trous de la version d'origine. Une fois le tout monté, et avec l'aide de l'utilitaire MonitorControl, l'écran peut être réglé manuellement (pour la luminosité) et passe en veille.
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La dernière étape a été l'intégration d'un Mac mini M4 dans la base. Il a imprimé un support en 3D, et laissé un trou sous la machine pour accéder au bouton du Mac mini M4. Il a aussi intégré quelques rallonges pour permettre d'accéder facilement aux prises du Mac mini, avec un bémol : il n'a qu'une seule rallonge Thunderbolt (alors que le Mac mini M4 possède cinq prises) et c'est une solution qui ne suit pas la norme. Comme les prises de l'iMac G4 sont à l'arrière, le côté un peu foutraque de l'intégration des connecteurs n'est par ailleurs pas visible.
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Reste que son bricolage a un côté esthétique évident si on aime le look de l'iMac G4 tout en proposant de bonnes performances avec un écran moderne. Et l'ensemble est bien documenté pour ceux qui veulent tenter l'aventure.
Le mode 4G de Starlink (Direct to Cell) fonctionne avec iMessage
Depuis quelques semaines, Starlink propose une nouvelle fonction aux États-Unis : le Direct to Cell. L'idée est intéressante : n'importe quel smartphone 4G peut se connecter à la constellation de satellites de SpaceX pour pallier l'absence de réseau mobile. Si T-Mobile (l'opérateur américain partenaire de SpaceX) indique que la bêta ne permet que les messages, un test montre que le mot « message » intègre bien l'accès aux iMessage d'Apple1.
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La technologie ne nécessite pas d'être client de T-Mobile, mais elle impose par contre une chose : l'accès aux satellites ne peut s'effectuer que dans une zone qui ne propose aucune autre alternative. Il faut donc se trouver dans une zone dite blanche, sans aucun réseau disponible. Selon l'auteur du test, il est donc possible d'envoyer des messages sur l'application d'Apple directement, et il ne s'agit pas de SMS : les bulles sont bien bleues et certaines fonctions sont présentes, comme le fait que votre interlocuteur est en train de taper une réponse. Le problème principal, par contre, vient de l'éventuel délai : si les messages peuvent partir dans certains cas sans délai visible (comme si le smartphone était connecté à un réseau classique), dans d'autres il y a un décalage de plusieurs minutes. Il note tout de même qu'il n'a noté aucune perte de message, ce qui est un point important.
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La raison principale de ce décalage vient du déploiement des satellites compatibles avec la technologie Directo to Cell, encore en cours. Tous les satellites en orbite ne sont pas compatibles et SpaceX envoie régulièrement de nouveaux satellites pour renforcer la constellation, mais aussi remplacer les modèles obsolètes ou en panne. Il est donc possible qu'aucun satellite compatible ne soit disponible à certains moments, ce qui nécessite d'attendre qu'un modèle compatible survole la zone. Dans le futur, Starlink devrait proposer les appels — qui demandent une bande passante plus élevée que de simples messages, et une couverture plus complète — mais aussi un accès à Internet. Les premières informations indiquaient des performances équivalentes à de la 3G (soit quelques centaines de kilobits/s en pratique) mais la société promet désormais la possibilité de regarder des vidéos, ce qui implique un débit de l'ordre de plusieurs mégabits/s.
Au niveau des tarifs, T-Mobile indique que la fonction sera intégrée dans certains abonnements et proposée pour 15 $/mois dans d'autres. Les clients d'autres opérateurs, eux, pourront accéder à un abonnement proposant uniquement cette fonction pour 20 $/mois. Si les opérateurs européens ne communiquent pas sur le sujet, ils devraient eux aussi proposer l'accès dans le futur.
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Dans un usage classique, ils nécessitent une connexion à Internet, contrairement aux SMS. ↩︎
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Promo : les AirPods 4 à partir de 129 €
LDLC vend les AirPods 4 et AirPods 4 avec réduction de bruit accompagnés d'une réduction de 20 €. Ce qui met les premiers à 129 € et les seconds à 179 €.
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Il faut utiliser le code AIRPODS à l'étape du panier. Ce ne sont pas des réductions énormes, mais les autres vendeurs, comme Amazon, la Fnac ou Boulanger n'ont pas de promos en cours ou plus faibles que celle de ce revendeur Apple.
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La fonction clés de voiture est bien mal nommée : des scooters NIU la prennent en charge
NIU annonce la prise en charge de la fonctionnalité clés de voiture d’Apple pour… ses scooters électriques. Les propriétaires pourront désormais déverrouiller et démarrer leur scooter en utilisant un iPhone ou une Apple Watch, avec une clé virtuelle stockée dans l’app Cartes et transmise via la puce NFC du smartphone ou de la montre. C’est le même principe qui existe depuis bien des années pour les voitures, appliqué à un moyen de locomotion différent.
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Comme il faut une puce NFC des deux côtés pour que la communication se fasse, cette nouveauté est réservée aux scooters de la série NQiX, qui débute à 2 700 € pour le modèle le moins puissant. Toutes les variantes de cette gamme intègrent la partie connectée qui est nécessaire au bon fonctionnement de la fonctionnalité d’Apple. NIU rappelle que la clé virtuelle continuera de fonctionner même si la batterie de l’iPhone est vide, grâce à la réserve d’énergie prévue par la Pomme.
NIU n’est pas le premier constructeur de scooters à adopter les clés de voiture d’Apple. Avant lui, c’est Gogoro, spécialiste des stations d’échange pour les batteries de ses véhicules, qui proposait la même fonction et ce, depuis 2023. Il va vraiment falloir lui trouver un autre nom…
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L'iMac M4 bientôt à prix réduit sur le Refurb Store
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Minerais : la plainte de la République démocratique du Congo contre Apple est classée
Mise à jour le 27 février : une brève dépêche de l'agence Reuters signale que le bureau du procureur de Paris a classé l'affaire. Sans plus de détails dans l'immédiat.
Article du 19 décembre 2024
La République démocratique du Congo a porté plainte contre Apple et ses filiales française et belge en les accusant de recourir à des minerais de conflits dans ses produits.
Cette action en justice est la suite judiciaire d'un avertissement formulé en avril dernier par les avocats du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Ils accusent Apple d'être parfaitement informée de l'origine de ces minerais extraits de sites tenus par des groupes armés auteurs de crimes auprès des populations locales.
« Il est clair que le groupe Apple, Apple France et Apple Retail France savent parfaitement que leur chaine d'approvisionnement en minéraux repose sur des actes répréhensibles systémiques », affirme la plainte française, après avoir cité des rapports de l'ONU et des rapports sur les droits humains. Apple Belgique est également visée par cette plainte déposée par les avocats du ministère de la Justice de la RDC.
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Dans son dernier rapport en date sur les minerais de conflits, Apple disait avoir retiré l'an dernier de sa chaine logistique 14 fonderies et raffineries qui refusaient de se soumettre à un audit ou qui ne répondaient pas à ses exigences en matière d'approvisionnement responsable. Et d’ajouter n’avoir « trouvé aucun motif raisonnable pour conclure que l'une des fonderies ou raffineries [partenaires] au 31 décembre 2023 a financé directement ou indirectement des groupes armés en RDC ou dans un pays voisin. » Apple s’est par ailleurs engagée à utiliser 100 % de cobalt recyclé dans ses batteries d’ici 2025.
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Apple accusée par le Congo d’utiliser des minerais « exploités illégalement »
Le RDC reproche également à Apple et ses fournisseurs d'utiliser une certification baptisée ITSCI [Initiative de la chaîne d’approvisionnement de l’étain, ndlr] jugée comme insuffisamment fiable : « Les avocats de la RDC soutiennent que l'ITSCI a été discréditée, notamment par la Responsible Minerals Initiative (RMI) dont Apple est membre, et qu'Apple utilise néanmoins l'ITSCI comme un paravent pour présenter faussement sa chaîne d'approvisionnement comme propre ».
Robert Amsterdam, un avocat exerçant aux États-Unis pour la RDC, a déclaré auprès de Reuters que les plaintes en France et en Belgique étaient les premières de la RDC contre un groupe technologique de premier plan, et qu'il s'agissait d'une « première salve ». Des minerais tels que l'étain, le tantale et le tungstène sont utilisés dans quantité de produits électroniques, Apple n'en est que l'un des destinataires au travers de sa chaine de fabrication.
Mise à jour le 19 décembre : dans une déclaration envoyée à 01net, Apple conteste « fermement » les allégations de la République Démocratique du Congo. L’entreprise indique avoir informé ses fournisseurs que leurs fonderies et raffineries devaient suspendre l’approvisionnement en étain, tantale, tungstène et or en provenance de la RDC et du Rwanda en raison de l’intensification du conflit dans la région plus tôt dans l’année.
Cette décision, Apple explique l’avoir prise car elle craint qu’il ne soit plus possible pour les auditeurs indépendants ou les mécanismes de certification d’effectuer les contrôles requis. Elle ajoute que la majorité des minerais utilisés dans ses produits sont recyclés.
« Nous avons renforcé notre soutien aux organisations qui font un travail indispensable pour aider les communautés », conclut Apple, qui reconnait que la situation dans la région est « très difficile ».
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Google Password Manager synchronise ses clés d'accès sur iOS
Le gestionnaire de mots de passe de Google sait maintenant synchroniser les clés d'accès (passkeys) sur iOS. Cette amélioration relevée par Ars Technica permet d'avoir ses clés d'accès de sites et services web à l'identique, peu importe la plateforme sur laquelle on utilise Chrome. Précédemment, lorsqu'on se servait du navigateur sur iOS, ces passkeys étaient stockés sur iCloud.
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Cette rationalisation permet aussi, lorsqu'on crée une clé d'accès sur un site, de choisir où la sauvegarder et donc d'alimenter le gestionnaire de mots de passe de Google en priorité. Cette possibilité s'active dans les réglages d'iOS en allant dans « Général » puis « Remplissage automatique et mots de passe » et en sélectionnant Chrome.
Un code PIN sera réclamé la prochaine fois que Chrome sur iOS a affaire à un passkey, l'utilisateur devra alors le définir. Il faut utiliser au minimum iOS/iPadOS 17 pour profiter de cette nouvelle possibilité.
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Arm lance le Cortex A320, pour l'IA et les objets connectés
Arm vient d'annoncer un nouveau processeur dans sa gamme, le Cortex A320. Le successeur du rare Cortex A35 vise deux marchés particuliers : celui des objets connectés et éventuellement celui de l'IA. Compte tenu de ses performances, nous allons le voir, il ne devrait pas être employé dans les smartphones1.
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La gamme actuelle, chez Arm, est segmentée en fonction des usages : le Cortex X925 est un cœur performant qui consomme beaucoup, les Cortex A7xx offrent un compromis entre performances et consommation et les Cortex A5xx placent le taquet du côté de la consommation, au détriment des performances. Le Cortex A320, lui, le déplace encore un peu : il consomme encore moins que le Cortex A520 — dont il dérive —, avec une efficacité énergétique améliorée (jusqu'à 50 % de gains). Arm se garde bien de le comparer au Cortex A520 sur les performances étant donné qu'il s'agit d'un cœur (très) basse consommation, mais la société annonce un gain de 30 % par rapport au Cortex A35.
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Arm annonce sa gamme de CPU 2024, pour les puces de 2025 : Cortex X925 et A725
C'est un cœur basique qui utilise des technologies datées — il est in-order, alors que les puces Out-of-Order existent depuis une trentaine d'années —, avec comme but principal une consommation faible. En effet, les différentes optimisations modernes qui tendent à améliorer les performances ont souvent un impact négatif sur la consommation. Arm propose tout de même une option intéressante, qui explique son orientation vers l'IA : il peut intégrer les instructions NEON et SVE2. Pour faire court, elles permettent de traiter plusieurs données avec une seule instruction, ce qui accélère notamment les calculs liés à l'IA et aux réseaux de neurones. Le gain est important face à une puce qui n'intègre pas les instructions : un traitement vectoriel (SV2) ou SIMD (NEON) peut être jusqu'à dix fois plus rapide. Si les chiffres peuvent faire sourire — 0,25 TOP en 8 bits, contre 38 chez Apple avec l'Apple M4 —, Arm vise des objets connectés qui n'ont évidemment pas les mêmes besoins qu'un Mac ou un iPad Pro.
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Le Cortex A320 vise les objets connectés, qui pourront obtenir une puissance de calcul suffisante pour de nombreuses tâches (animer une interface, effectuer des analyses, etc.) sans que le coût explose. Car l'intérêt des variantes basse consommation d'Arm vient de la taille des puces : même en employant des technologies un peu anciennes, le processeur peut être très compact et donc peu onéreux à produire. Qui plus est, il est très modulaire : un système sur puce peut intégrer entre un et quatre cœurs, la mémoire cache de niveau 1 peut être de 32 ou 64 ko, la mémoire cache de niveau 2, elle, peut varier de 0 à 512 ko et est partagée entre les cœurs. Même l'unité vectorielle/SIMD peut être adaptée : elle peut être liée à un cœur ou partagée entre deux cœurs. Notons enfin, toujours dans le domaine de l'IA, qu'Arm a simplifié l'intégration de sa gamme de NPU Ethos. Le Cortex A320 devrait donc trouver sa place à moyen terme dans de nombreux appareils.
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Le Cortex A35, son prédécesseur, était parfois présent dans des boîtiers TV d'entrée de gamme ou dans des appareils qui ne nécessitent pas une grande puissance de calcul. ↩︎
Jeu : DREDGE fait enfin son apparition sur l’App Store, pour l’iPhone, l’iPad et le Mac
DREDGE (14,99 €) est enfin disponible sur l’App Store, avec plus de deux mois de retard sur le planning prévu au départ. Ce jeu vidéo sorti à l’origine pour les ordinateurs sous Windows et les consoles est disponible sur le Mac depuis le mois de décembre, mais pas sur la boutique d’Apple. Pour une raison ou une autre, cette sortie a été décalée jusqu’à maintenant. Vous pouvez ainsi installer le jeu sur votre iPhone, iPad ou Mac et le tester gratuitement pour vous faire une idée.
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En effet, DREDGE peut être téléchargé sans payer et propose une version de démonstration qui permet de découvrir ce jeu de pêche associé à un jeu d’aventures, le tout dans une ambiance pleine de mystères et sur des eaux pas toujours amicales. J’avais testé rapidement le titre sur un Mac et il est tout aussi prenant sur un iPhone, même s’il faut noter que tous les contrôles ne sont pas tellement optimisés et notamment un peu petits. On y arrive, mais ce n’est pas aussi confortable qu’avec un grand écran, tandis qu’une manette devrait améliorer le confort.
Si la démo vous convainc, il faudra acheter le jeu complet. Cela passe par un achat in-app habituellement facturé 29,99 €, même s’il est à moitié prix pour le lancement, soit 14,99 €. Quelques contenus supplémentaires payants permettront de prolonger la durée de vie, si vous appréciez particulièrement DREDGE. À noter que si le jeu n’est pas optimisé pour le Vision Pro, on peut installer la version iPad sur le casque.
DREDGE est un jeu assez léger, qui nécessite un iPhone ou iPad sous iOS 13 au minimum, ou alors un Mac sous macOS 10.13 (High Sierra). Comptez 650 Mo environ au téléchargement et le jeu est entièrement traduit en français.
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Le mode sombre n'est pas nécessairement un bon argument écologique car les utilisateurs montent la luminosité
De temps en temps, un argument en faveur du mode sombre des applications et des sites Internet apparaît dans une conversation, et il a parfois été mis en avant pour des moteurs de recherches : le mode sombre est bon pour l'environnement car il consomme moins d'énergie. C'est un argument biaisé au départ — toutes les technologies ne fonctionnent pas de la même façon —, mais qui a surtout un problème selon une étude de chercheurs de la BBC : les gains éventuels sont contrebalancés par un réflexe des utilisateurs qui est de monter la luminosité.
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L'étude a d'abord un défaut, nous y reviendrons plus bas : les chercheurs ont employé un MacBook Pro de 2017 et un PC portable non nommé doté d'un écran LCD. Les deux modèles emploient des écrans LCD avec un rétroéclairage LED, ce qui amène un défaut : de l'aveu même des chercheurs, la différence de consommation entre le mode sombre et le mode clair d'un site (la BBC) est assez faible. C'est lié au fonctionnement même des écrans LCD classiques : afficher du noir ou du blanc n'a pas réellement d'impact sur la consommation et le point le plus important est le niveau de rétroéclairage. L'énergie consommée par ce dernier ne varie pas en fonction de ce qui est affiché, et donc la consommation globale dépend essentiellement du niveau choisi. L'étude montre bien le problème : les participants montaient le rétroéclairage à 12,5 crans (en moyenne, sur 16) dans une pièce sombre avec le mode sombre, à 12,7 crans dans une pièce éclairée avec le mode sombre, à 9,6 crans dans une pièce sombre avec le mode clair et à 10,7 dans une pièce éclairée avec le mode clair. Dans le cas d'un écran LCD classique, le mode clair consomme donc mécaniquement moins.
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Une des raisons est purement physiologique, selon cette vidéo : avec le mode sombre dans une pièce sombre, notre pupille se dilate, ce qui réduit la profondeur de champ de notre vision et tend donc à rendre les textes flous… avec comme réflexe une augmentation de la luminosité, ce qui contracte la pupille.
L'absence de l'OLED et du Mini LED
Le problème principal de l'étude, c'est qu'elle ne prend pas en compte deux technologies modernes. La première est l'OLED, présent dans la majorité des smartphones, mais encore rare dans les PC portables et les moniteurs. Avec l'OLED, un pixel noir ne consomme littéralement rien, ce qui permet en théorie au mode sombre de consommer moins. Ce n'est généralement pas tout à fait vrai : les modes sombres emploient rarement du noir pur et le réflexe des utilisateurs de monter la luminosité reste présent. L'OLED mériterait donc des mesures précises, car si la consommation sur du noir est nulle, la consommation moyenne pour afficher du blanc est généralement plus élevée que sur les LCD à luminosité identique (c'est notamment le cas sur les téléviseurs).
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Le second vient des écrans Mini LED, comme ceux des MacBook Pro récents ou de certains iPad. Au lieu d'utiliser un rétroéclairage global, les écrans Mini LED travaillent sur plusieurs zones et peuvent donc adapter la luminosité (et donc la consommation en énergie) aux données affichées à l'écran. C'est une solution intéressante dans certains cas (par exemple les bandes noires dans les films) mais pas nécessairement pour la lecture d'un site Internet : la présence de texte habituellement blanc sur une bonne partie de la zone d'affichage tend à activer le rétroéclairage sur une majorité de l'écran1.
Dans les faits, quelle que soit la technologie, la solution principale pour réduire la consommation d'un écran reste de diminuer le rétroéclairage. Et rappelons que si nos moniteurs peuvent atteindre plusieurs centaines de cd/m², les recommandations classiques indiquent une valeur comprise entre 120 et 180 cd/m², ce qui peut paradoxalement paraître très sombre au premier abord.
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Un problème qui va dépendre du nombre de zones, et donc de Mini LED pour le rétroéclairage. ↩︎
L’iPhone 16e intègre une batterie plus grosse et une meilleure autonomie d’après les premiers tests
Même si Apple ne met pas en avant la capacité des batteries intégrées à ses smartphones, l’information est disponible publiquement pour des raisons réglementaires. De quoi établir que l’iPhone 16e intègre une batterie de 15,56 Wh, quasiment deux fois plus grosse que celle du SE de troisième génération qu’il remplace ou encore 10 à 11 % plus grosse que celles qui équipent les iPhone 16 et 16 Pro, de taille similaire. Seuls les modèles « Plus » ou « Max » ont une batterie nettement plus grosse, c’est l’avantage d’avoir un téléphone physiquement plus imposant.
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Ce n’est pas une surprise dans ces conditions si l’autonomie est un point fort de l’iPhone 16e. Apple donne des chiffres qui ont l’avantage d’être cohérents d’une génération à l’autre, sans être particulièrement intéressants pour autant si l’on veut en juger en utilisation courante. En lecture vidéo, par exemple, on note bien le quasi-doublement de l’autonomie par rapport au modèle qu’il remplace et le 16e avec ses 26 heures est au niveau du 16 Plus, qui dispose pourtant d’une bien plus grosse batterie.
Sauf que la taille et surtout le type d’écran entre en ligne de compte, faussant les résultats. Vous pouvez ainsi noter sur le graphique l’avantage apporté par l’écran ProMotion des modèles Pro : leur batterie est quasiment identique à celle des iPhone 16 de taille équivalente et pourtant la capacité de leur écran à faire varier sa fréquence de rafraichissement leur permet d’offrir une autonomie bien plus longue à cet exercice.
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Les premiers tests du téléphone publiés par nos confrères qui ont eu la chance d’être invités par Apple dès le premier jour apportent un éclairage différent et plus proche des conditions réelles. Ainsi, Patrick Holland juge pour Cnet que l’autonomie au quotidien est excellente : pendant les six jours intensifs de tests, il n’a chargé son iPhone 16e que trois fois. Il estime qu’il tiendra sans problème une journée d’utilisation normale et aura encore assez de charge pour une demi-journée supplémentaire avant de devoir le brancher. Du côté de The Verge, Allison Johnson indique avoir encore 41 % de batterie après 5 heures d’utilisation active, ce qui devrait là encore largement suffire pour une journée.
En usage courant, une grande inconnue est le modem cellulaire, qui consomme beaucoup d’énergie et qui est exclusif à l’iPhone 16e, puisqu’il s’agit du premier modem conçu par Apple. Dave2D a comparé l’autonomie cellulaire d’un iPhone 16 équipé d’un modem Qualcomm à celle du nouveau-venu et les résultats sont prometteurs : suite à une partie de Pokemon Unite puis la diffusion de vidéos diffusées depuis Netflix, l’autonomie mesurée sur le 16 est inférieure de 18 % environ par rapport au 16e. Alors même que la différence sur la capacité de la batterie n’est que de 11 %, cela semble indiquer que le modem d’Apple joue bien un rôle en étant plus économe.
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Les tests réalisés par Tom’s Guide sont néanmoins moins positifs. Le site mesure l’autonomie des smartphones sur de la navigation web en mode cellulaire, ce qui devrait permettre au 16e de sortir du lot. Le dernier né termine toutefois le test au même niveau (12h41m) que le 16, qui dispose pourtant d’une batterie plus petite et d’un modem en théorie plus gourmand. Cela reste un bon score en soi et le site rappelle que l’iPhone SE 3 faisait bien pire à ce même test (7h38m), mais ce serait tout de même une déception pour le modem C1.
Ces premiers résultats sont forcément limités, tant par le manque de temps que par les conditions de test. Est-ce que le modem C1 creuse l’écart quand le réseau cellulaire est moins bon ou au contraire est-ce que celui de Qualcomm reprend l’avantage ? Y a-t-il aussi une différence entre la 5G et 4G ? Il faudra d’autres retours pour en juger et vous pourrez naturellement compter sur les nôtres dès que nous aurons mis la main sur l’iPhone 16e.
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Patrick Drahi sauve SFR en lâchant 45 % du capital à ses créanciers
Patrick Drahi n’est jamais meilleur que dans une crise sans issue apparente. Après l’arrestation de son fidèle associé Armando Pereira, en juillet 2023, la dette accumulée par Altice semblait insurmontable. Et pourtant ! Dix-huit mois plus tard, Patrick Drahi est parvenu à arracher un accord pour restructurer le capital d’Altice France. Non seulement l’opération ne lui coute pas un sou, mais il conserve le contrôle de la filiale propriétaire de l’opérateur SFR.
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L’arrestation d’Armando Pereira pour des faits présumés de malversations n’est pas seulement un scandale qui a déstabilisé Altice, mais aussi un coup dur pour Patrick Drahi, qui se disait « trahi et trompé » par un ami de trente ans. Alors que sa petite entreprise Sogetrel travaille avec France Télécom depuis quelques années, Pereira rencontre Drahi en 1991, et devient sous-traitant dans l’installation du câble. Les deux hommes fondent Altice en 2002.
Pendant une dizaine d’années, ils vont allier la maitrise technique et la réduction des couts pour transformer un réseau de petits opérateurs locaux en meilleur concurrent de l’opérateur historique. Après avoir pris du champ, et s’être empêtré dans des montages financiers pour cacher qu’il était propriétaire du principal installateur de connexions SFR, Pereira est régulièrement rappelé par Drahi pour régler les problèmes de l’opérateur.
Il prend une première fois la direction générale de SFR en 2017, pour accélérer le déploiement de la fibre optique, puis une nouvelle fois en 2022, pour secouer la direction de l’entreprise. Entretemps, SFR est devenu un opérateur malade, qui perd des dizaines de milliers de clients chaque trimestre. L’arrestation de Pereira semble signer le coup d’arrêt d’une restructuration d’autant plus difficile que l’opérateur était plombé par une dette colossale.
Drahi avait déclenché l’ire de ses créditeurs en sous-entendant qu’il ne pourrait peut-être pas les rembourser en totalité. Plus de 150 d’entre eux, représentant 80 % de la dette sécurisée d’Altice France, s’étaient alors ligués pour réclamer leur dû. Le coup de bluff de la 17e fortune française a fait effet : moins d’un an plus tard, les prêteurs ont accepté d’échanger 8,6 milliards d’euros de dette contre 45 % du capital de SFR. BlackRock, Fidelity et d’autres fonds d’investissements américains ont ainsi accepté que Drahi garde le contrôleur de l’opérateur au carré rouge.
Pour ne rien gâcher, l’opération ne va pas lui couter un sou, puisque l’indemnité de 2 milliards de dollars est prélevée sur le produit de la vente d’Altice Media à l’armateur CMA-CGM et des data centers de l’entreprise à Morgan Stanley. Le remboursement du reste de la dette, 15 milliards d’euros, est rééchelonné jusqu’en 2033. Le taux est un peu plus élevé, mais le niveau d’endettement de SFR revient dans des limites soutenables, suffisamment pour qu’un concurrent puisse avoir l’idée de faire une offre d’achat. Autrement dit : les créanciers de Drahi ont accepté de perdre un peu d’argent maintenant en espérant en récupérer beaucoup plus tard.
Test de l'appareil photo de l'iPhone 16e : un capteur en retrait
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Quand les clones Mac envahissaient les magazines high-tech
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Ce billet paru sur Reddit nous offre une petite remontée dans le temps, que certains (beaucoup même) n’ont pas connu. Ce n’était pas avant Jésus Christ, mais c’était malgré tout quelques années avant MacGeneration ;)
Il y a eu une époque où l’on pouvait acheter des clones Mac, qui bien souvent avaient l’apparence de vulgaires PC. En initiant cette politique risquée, Apple espérait regagner des parts de marché. Manque de chance, les ordinateurs vendus entre autres par Power Computing et Motorola ont surtout eu tendance à grignoter celles d’Apple. À cette époque, la presse spécialisée papier connaissait encore une période de croissance et était remplie de publicités pour des entreprises de vente par correspondance.
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Lorsque l’on cherchait du matériel un peu trop pointu, il fallait souvent commander aux États-Unis, chose qui n’était pas simple, car, comme le montre la photo, le numéro mis en avant sur la réclame était un numéro vert accessible depuis les États-Unis. Les choses étaient un peu plus simples quand on avait un fax à disposition. Outre le prix très concurrentiel de ces Motorola StarMax avec leurs vitesses atteignant les 240 MHz et leur label 100% Mac OS Performance, leur petit plus, c’est le modem 28,8 kb/s offert qui permettait de se frotter aux « autoroutes de l’information ».
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Tout comme chez Motorola, PowerComputing n’avait pas un gros budget consacré au design, mais, dans ses tours, on pouvait changer beaucoup de choses. Voilà qui en rendra nostalgique certain.
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Et à la fin, cela démarrait effectivement comme un Mac. Quand Mac OS voulait bien se charger sans trop de difficultés, mais ça c’est une autre histoire. Pour ceux qui veulent (re)découvrir cet épisode de l’histoire d’Apple, nous ne pouvons que vous recommander la lecture de notre série : La guerre des clones.
Test iPhone 16e : un bon compromis ou un iPhone au rabais ? Les avis sont mitigés !
La lacune de l'iPhone 16e qui vous embête le plus
C’est demain que l’iPhone 16e sera officiellement mis en vente. Depuis sa présentation, nous avons disséqué sa fiche technique pour voir les lacunes grandes ou petites par rapport aux autres modèles de la gamme. D’ici sa sortie demain, nous serons en mesure de vous livrer un premier aperçu du nouvel entrée de gamme d’Apple.
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Les lacunes plus ou moins étonnantes de l’iPhone 16e
Les décisions d’Apple pour raboter le prix d’un iPhone 16e sont connues. Le discours marketing d’Apple est simple : proposer un téléphone à tous ceux qui veulent un appareil avec un bon écran, une bonne autonomie et un appareil photo de bonne qualité. Autrement dit, Apple avec ce modèle, ne cherche pas à jouer à la course technologique comme elle le fait avec sa gamme Pro. Elle pourrait d’ailleurs cet automne tenir un discours assez similaire avec l’iPhone Air, mais celui-ci devrait se distinguer par sa finesse et son poids.
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Alors, évoquons rapidement les lacunes de l’iPhone 16e. L’absence de MagSafe a pu surprendre, mais, hormis pour les geek, est-ce un drame ? En fin d’année dernière, nous vous avions demandé comment vous rechargiez votre téléphone. Vous étiez 34 % à le faire exclusivement avec un câble.
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iPhone 16e : l’absence de MagSafe, un faux problème ?
Il y a également l’absence de Thread, qui chagrine beaucoup Nicolas, mais beaucoup n’ont pas forcément l’utilité de ce protocole qui a un intérêt certain chez quiconque utilisant de la domotique de manière avancée. Il y a aussi l’absence de sortie vidéo USB-C qui enquiquine Pierre. Dans certains cas, cela peut être pratique. En ce qui me concerne, une vie sans AirTag est tout simplement impensable, alors l’absence de puce UWB est problématique. D’autre part, est-ce bien raisonnable de proposer un smartphone avec un seul capteur pour la photo en 2025 dans cette gamme de prix ? Enfin, il y en a qui regrettent que cette nouvelle gamme avec ses deux couleurs soit un brin tristounet.
Pour vous, que manque-t-il (raisonnablement) à cet iPhone 16e ?