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Grâce à la Nintendo Switch 2, les cartes (micro)SD Express arrivent enfin

Nintendo a annoncé la console Switch 2, vous ne l'avez probablement pas raté. Et la société japonaise a choisi une voie particulière pour les cartes mémoire de sa console, qui peuvent stocker des jeux, mais aussi certaines données des utilisateurs : des cartes microSD Express. C'est une norme qui a déjà quelques années, mais qui est très peu utilisée. Les cartes, rares, sont onéreuses : comptez 67 € pour une microSD Express de 128 Go, par exemple.

Une microSD Express. Image Journal Du Lapin.

Un peu de contexte : les cartes SD datent du début des années 2000 et reposent sur la technologie des cartes MMC, un peu plus anciennes. Au fil des années, la norme a évolué en gardant une rétrocompatibilité. Les premières cartes avaient une capacité maximale de 1 Go et un débit maximal de 12,5 Mo/s, alors que les cartes SDUC peuvent atteindre 128 To.

Au niveau des débits, il y a trois solutions en 2025. La première, c'est l'UHS-I, une évolution de la norme originale qui permet un débit maximal de 104 Mo/s1. Ensuite, il y a l'UHS-II et l'UHS-III, pris en charge par Apple dans ses lecteurs : les cartes intègrent des broches supplémentaires qui servent pour un protocole totalement différent de l'UHS-I, plus rapide. Il permet 312 ou 624 Mo/s au maximum. Enfin, il y a les cartes SD Express : elles utilisent les broches supplémentaires pour faire passer une ligne PCI-Express2, avec le protocole NVMe. Dans la pratique, les cartes actuelles ont un débit maximal de 1 Go/s (une ligne PCI-Express 3.0) mais la norme permet environ 4 Go/s (deux lignes PCIe 4.0). Dans les deux cas, les broches classiques restent présentes et toutes les cartes UHS-II ou SD Express sont donc aussi compatibles UHS-I.

Des SSD, avec les défauts des SSD.

Les cartes microSD Express utilisent les mêmes technologies que les SSD et sont de facto des SSD M.2 dans un autre format physique, avec les mêmes avantages et inconvénients. Si elles offrent de bonnes performances, elles utilisent aussi un cache pseudo SLC (comme les SSD) et voient donc les performances s'effondrer en dehors de ce dernier.

Le cache pSLC clarifié (1/2) : l

Le cache pSLC clarifié (1/2) : l'arme secrète des SSD modernes

Le choix de Nintendo

Nintendo impose les cartes microSD Express pour le stockage des jeux pour des questions de performances. Les cartes peuvent atteindre environ 1 Go/s avec un protocole très optimisé (le NVMe des SSD), alors que les cartes microSD classiques de la première Switch ne dépassent pas 100 Mo/s et qu'une bonne partie des cartes du marché est largement en deçà. Dans les faits, la Switch 2 n'est pas incompatible avec les cartes microSD classiques, mais elles ne peuvent pas servir pour les jeux : vous pourrez en insérer une pour récupérer des photos ou des vidéos, par exemple. De même, les cartes microSD Express ne nécessitent pas un lecteur microSD Express (le lecteur de Sandisk vaut 100 €) mais peuvent parfaitement être lues dans un lecteur classique, mais avec le débit de l'UHS-I.

La seconde rangée de broches permet des débits plus élevés. Image Journal Du Lapin.

Si le choix de Nintendo peut sembler être curieux, il a du sens : de nombreux fabricants proposent déjà des cartes ou comptent le faire. Sony, avec les PlayStation 5, a choisi de laisser les joueurs installer un SSD M.2 classique (une solution intéressante) alors que Microsoft passe par des cartes mémoire propriétaires sur les Xbox Series. La société a simplement légèrement modifié le format CFexpress Type B pour ses cartes, qui utilisent donc les mêmes technologies que les microSD Express : du PCI-Express et du NVMe.

Si le prix des cartes peut faire peur plusieurs mois avant le lancement de la console, il ne faut pas oublier une chose : alors que la première Switch avait une capacité de stockage assez faible (32 Go), la nouvelle version intègre 256 Go de stockage. C'est normalement largement suffisant pour patienter avant une diminution du prix des cartes microSD Express : les quelques jeux annoncés ne nécessitent pas un espace de stockage énorme, comme l'indique Frandroid, de l'ordre de 10 à 20 Go environ.

La Nintendo Switch 2 sera disponible le 5 juin à 469 €

La Nintendo Switch 2 sera disponible le 5 juin à 469 €

Switch 2 : quels seront les jeux disponibles dès le lancement ?

Switch 2 : quels seront les jeux disponibles dès le lancement ?

Enfin, l'arrivée des cartes microSD Express dans la Switch 2 pourrait aussi peut-être donner un coup de fouet à l'adoption de la norme dans les appareils photo, un domaine où les cartes CFexpress ont pris l'ascendant.


  1. Et 208 Mo/s avec une version propriétaire portée par Sandisk.  ↩︎

  2. Et deux lignes en théorie sur une version plus récente.  ↩︎

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Vous ne pourrez plus tricher sur votre âge sur Tinder !

Pour renforcer la sécurité de ses utilisateurs et lutter contre les faux profils, Tinder va permettre à ses membres de vérifier leur identité et leur âge, et ce, à l’aide d’un selfie vidéo et d’un document officiel. Une fonctionnalité déjà en place dans d’autres pays, qui arrive bientôt en France, en Allemagne et en Espagne.
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N'attendez pas Linux sur les M4 de sitôt : c'est visiblement douloureusement compliqué

Sven Peters, un des développeurs du projet Asahi Linux, vient de jeter un pavé dans la mare. Selon lui, la prise en charge des puces M4 (et M3) est « rather painful », ce qui peut se traduire par « c'est très compliqué ». Son post sur Mastodon est très technique et peut ressembler à une langue totalement étrangère pour certains, mais nous allons tenter d'expliquer de façon simplifiée (mais pas nécessairement simple).

Dans les processeurs, il existe plusieurs niveaux de permissions, qui servent à sécuriser l'exécution des programmes. Le noyau, par exemple, a un niveau de permission élevé, alors qu'un logiciel quelconque, lui, doit avoir une priorité plus faible. L'idée est d'éviter un problème qui était courant dans les vieux systèmes d'exploitation : le cas d'un programme qui va écrire dans la mémoire à un endroit inapproprié, comme là où le noyau place ses données. Si vous avez connu Mac OS avant la version X, vous connaissez la sentence : un redémarrage était nécessaire. Dans les systèmes d'exploitation actuels, le but est d'essayer de réduire au minimum le nombre de programmes qui ont la priorité la plus élevée, notamment en déplaçant les pilotes vers l'espace utilisateur. De façon très résumée, un programme avec une priorité faible n'a pas accès à la mémoire d'un programme avec une priorité élevée.

Sans accès bas niveau, la compréhension du fonctionnement des composants est compliquée.

Dans le cas des puces Apple, il y a essentiellement trois niveaux : EL0 pour les applications, EL1 pour le noyau et EL2 pour un hyperviseur, c'est-à-dire un programme qui va permettre (par exemple) de virtualiser un système d'exploitation. Sven Peters donne de nombreux détails dans un post de blog, sur les puces Apple M1. Le problème, c'est que la protection de la mémoire mise en place par Apple dès les puces A15 et M2 (Secure Page Table Monitor) empêche les outils nécessaires pour analyser le matériel des systèmes sur puce d'obtenir une priorité assez élevée, ce qui bloque les tentatives d'analyse.

De façon très concrète, il est possible de créer un noyau Linux qui démarre sur les puces M3 et M4 mais — pour le moment — l'analyse du fonctionnement des différents composants d'Apple (le GPU, certaines extensions propriétaires du CPU, etc.) n'est tout simplement pas envisageable. Et sans rétro-ingénierie, la conception d'un pilote pour obtenir une accélération vidéo (par exemple) est extrêmement compliquée (et probablement impossible). C'est un point que nous avons déjà traité dans un sujet récent, sur la prise en charge du microphone des Mac : Apple propose le nécessaire pour installer un autre système que macOS mais sans aucune documentation, ce qui oblige les développeurs à mettre les mains dans le cambouis (numérique) pour comprendre le fonctionnement des composants... et c'est ce qui bloque ici avec les puces M4.

Asahi Linux prend en charge le microphone des Mac portable, et ça a été compliqué

Asahi Linux prend en charge le microphone des Mac portable, et ça a été compliqué

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Urgent : Nintendo suspend les précommandes de la Switch 2 à cause des droits de douane !

Initialement prévues pour le 9 avril 2025, les précommandes de la Switch 2 sont temporairement suspendues aux États-Unis, vient de confirmer Nintendo dans un communiqué adressé à GameSpot. En cause, l’impact potentiel des nouveaux droits de douane imposés par l’administration Trump, qui pourrait remettre en question le prix public annoncé de la console
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Microsoft a 50 ans

En ce 4 avril 2025, Microsoft fête son 50e anniversaire, un de plus qu’Apple. À cette occasion, les trois uniques CEO de l’entreprise, Bill Gates, Steve Ballmer et Satya Nadella, se sont réunis pour papoter… autour de Copilot.

Three Microsoft CEOs walk into a room on Microsoft’s 50th anniversary … and are interviewed by Copilot! pic.twitter.com/5E8wHCDV92

— Satya Nadella (@satyanadella) April 4, 2025

Sur son site personnel, Bill Gates retrace les prémices de sa société en publiant le code source de son premier projet réalisé avec Paul Allen : un interpréteur BASIC destiné à l'Altair 8800. « Lorsque Paul et moi avons vu [ce micro-ordinateur] en couverture, nous avons compris deux choses : la révolution du PC était imminente et nous voulions être au premier rang », se souvient le programmeur âgé aujourd’hui de 69 ans.

« Après de nombreuses nuits blanches, nous étions enfin prêts à présenter notre interpréteur BASIC à Ed Roberts, le président de MITS [le créateur de l’Altair, ndlr]. La démonstration fut un succès et MITS accepta de nous acheter le logiciel. Ce fut un moment décisif pour Paul et moi. Altair BASIC devint le premier produit de notre nouvelle société, que nous avions décidé d'appeler Micro-Soft », écrit Bill Gates.

Les deux fondateurs de Microsoft, Paul Allen et Bill Gates, en 1975. Image Microsoft.

S’ensuivirent MS-DOS, Windows et Office qui propulsèrent Microsoft au rang d’entreprise ultra dominante dans les années 1990 et au début des années 2000. Après l’avoir écrasée, Bill Gates participera au sauvetage d’Apple en 1997 en nouant, sous les huées, un accord technologique et financier avec un Steve Jobs tout juste de retour.

La fin des années 2000 aura été moins glorieuse pour Microsoft, avec des échecs retentissants (Windows Vista, Zune…) et un virage raté vers les smartphones. Mais l'entreprise a su préserver son statut d’acteur incontournable en consolidant sa position dans le cloud, les services aux entreprises et l’intelligence artificielle.

Microsoft célébrera son 50e anniversaire lors d’un événement organisé sur son campus de Redmond à 18 h 30 (heure française). Des annonces autour de Copilot sont prévues.

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Nintendo retarde les précommandes de la Switch 2 aux États-Unis, à cause de Donald Trump

Mauvaise nouvelle pour les clients américains : Nintendo a annoncé que les précommandes de la Switch 2 ne débuteront pas aux États-Unis le 9 avril 2025 comme prévu et comme dans le reste du monde (même si ça a déjà commencé en réalité). Le géant japonais du jeu vidéo a précisé à Polygon que le retard était lié aux nouvelles règles annoncées cette semaine par le Président américain concernant la hausse drastique des droits de douane. Nintendo est concerné, puisque ses consoles sont produites dans des pays fortement taxés : 34 % en plus pour la Chine ou encore 46 % pour le Vietnam, où se situe aussi une partie de la production.

Image iGeneration, photo de base Nintendo.

Face à de telles hausses, Nintendo entend logiquement ajuster son lancement de la Switch 2 aux États-Unis. La question est d’abord financière : annoncée à 450 $, la nouvelle console portable pourrait être vendue plus chère à cause des nouveaux droits de douane. Il est très difficile d’évaluer la hausse à attendre, Nintendo pouvant choisir de compenser une partie pour ne pas trop augmenter le prix de vente. Polygon émet aussi l’hypothèse d’un ajustement dans la répartition des premiers stocks mondiaux, en défaveur des États-Unis et en faveur d’autres pays.

Quoi qu’il en soit, le fabricant rassure ses clients américains en indiquant que la date de lancement n’est pas modifiée pour le lancement. Aux États-Unis comme ailleurs, la Switch 2 devrait apparaître dans les magasins et dans les foyers à partir du 5 juin 2025. Reste à savoir à quel tarif de l’autre côté de l’Atlantique…

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Apple déploie l'audio spatial en Dolby Atmos sous Windows (mais il faut payer)

Apple vient de mettre à jour l'app Apple Music pour Windows. Elle demande toujours Windows 10 ou 11 et ajoute une fonction qui était absente sous Windows : la prise en charge de l'audio spatial. L'app qui remplace une partie d'iTunes est donc maintenant capable de jouer les morceaux spatialisés fournis par Apple, en passant par le Dolby Atmos.

Il y a une option pour le Dolby Atmos.

Et qui dit Dolby Atmos dit évidemment dîme à payer. Comme l'indique la page de support chez Apple, vous aurez besoin de l'app Dolby Access. Si vous voulez profiter du son en Dolby Atmos avec un casque, vous devrez ensuite débourser 18 €, le prix de la licence pour la version pour les casques audio1. Si vous avez un décodeur externe relié en HDMI à votre PC, tout devrait par contre fonctionner sans payer. Si vous avez le matériel adéquat, le fonctionnement est le même que sous macOS ou iOS, avec un résultat qui dépend évidemment du talent des personnes qui ont fait le mix audio.

Un exemple de morceau compatible.

  1. Certains fabricants offrent la licence à l'achat d'un casque.  ↩︎

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Facebook : le début de la fin de la modération en Europe

Meta vient de mettre fin au contrat de plus de 2 000 modérateurs européens employés par Telus Digital. Cette décision ne manque pas de s'interroger sur l’avenir de la modération de contenus sur Facebook, Instagram et WhatsApp dans l’Union européenne, à l’heure du renforcement du cadre réglementaire avec le DSA.
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Google propose des jeux pour Android Auto

Alors qu'Apple améliore CarPlay à petites touches (avec par exemple un mode Sport), Google se lance dans les jeux pour les voitures. Ne vous attendez pas à The Witcher 3 comme sur les Tesla (qui accèdent à Steam) mais à Angy Birds, Beach Buggy Racing ou Candy Crush Soda Saga (la liste des jeux est disponible chez Google).

Angry Birds, mais dans la voiture. Image 9to5 Google

En réalité, contrairement à Tesla qui exécute les jeux sur le système de la voiture, les jeux s'exécutent ici sur le smartphone de l'utilisateur, qui doit fonctionner sous Android 15. Pour accéder aux jeux, le véhicule devra être arrêté — vous n'allez pas attaquer les cochons verts dans les bouchons — et accepter Android Auto. Cette interface Google est l'équivalent de CarPlay, qui fonctionne sur certains autoradios ou tout simplement au-dessus d'Android Automotive, le système d'exploitation de certains véhicules. Par ailleurs, il existe aussi d'autres jeux qui fonctionnent directement sous Android Automotive, mais la liste est différente. Dans ce cas précis, ils sont exécutés directement sur le système sur puce du véhicule.

Jouer aux petites voitures dans une voiture. Image 9to5 Google.
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MacBook Air : nouvelle promo sur le M4, le M2 encore au tarif canon de 899 €

Nouvelle réduction sur le tout nouveau MacBook Air M4. Elle n’est pas encore très importante, mais ma foi, c’est toujours ça de gagné. La version de base en coloris lumière stellaire est vendue 1 130 € sur Amazon au lieu de 1 199 €. Avec les 69 € économisés, vous voudrez peut-être acheter un hub USB-C ou une batterie externe. Dans sa nouvelle robe bleu clair, l’ordinateur est vendu 1 150 €.

MacBook Air M4. Image MacGeneration.

Le MacBook Air M4 est un ordinateur portable bourré de qualités : il est léger, polyvalent, endurant… La configuration de base dispose de 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Par rapport à son prédécesseur, il est environ 15 % plus rapide et bénéficie d’une webcam plus avancée.

Si vous voulez notre avis, la vraie bonne affaire du moment est le MacBook Air M2 à seulement 899 € chez quelques revendeurs : Darty, Cdiscount et Fnac. Il n’y a pas si longtemps, Apple le vendait encore 1 199 €.

Cette machine est à peine moins bonne que celle de dernière génération. Si vous ne vous souciez pas trop des performances, ce qui devrait être le cas si vous choisissez un MacBook Air, vous ne remarquerez aucune différence avec le M4.

Test des MacBook Air M4 : faut-il lâcher la M1 ?

Test des MacBook Air M4 : faut-il lâcher la M1 ?

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Qualcomm abandonne la 5G mmWave avec son Snapdragon 8s Gen 4, comme Apple avec son modem C1

Qualcomm vient d'annoncer un nouveau modèle de Snapdragon, le 8s Gen 4. Cette version haut de gamme se place un peu en deçà des Snapdragon 8 Elite qui équipent plusieurs smartphones haut de gamme de 2025. Qualcomm semble ici surtout éviter de mettre ses œufs dans le même panier : alors que les Snapdragon 8 Elite intègrent des cœurs Oryon maison, le Snapdragon 8s Gen 4 utilise des cœurs Arm sous licence, dans une configuration solide.

Image Qualcomm,via GSM Arena.

Qualcomm reste sur la même génération que les Snapdragon 8 Gen 3 et 8s Gen 3, avec d'abord un cœur Cortex X4 à 3,2 GHz. Il est accompagné d'une solution atypique : sept cœurs Cortex A720 — le milieu de gamme d'Arm — dans une configuration en trois blocs. Trois cœurs peuvent atteindre 3 GHz, deux se limitent à 2,8 GHz et les deux derniers ne dépassent pas 2 GHz. C'est un choix atypique : les modèles de la génération précédente intégraient des cœurs basse consommation Cortex A520. Ce choix devrait permettre d'obtenir de très bons résultats dans pas mal de cas, mais peut amener des craintes sur l'autonomie, surtout avec une gravure qui reste en 4 nm. Le GPU est l'Adreno 825 et (comme souvent) Qualcomm donne peu de détails : il se place a priori entre l'Adreno 750 de la génération précédente et l'Adreno 830 des modèles Elite. Qualcomm annonce 31 % de gains par rapport au 8s Gen 3 (probablement sur plusieurs cœurs) sur le CPU et 49 % de gains sur le GPU, avec notamment la gestion du ray tracing.

Image Qualcomm.

Le point intéressant vient de l'absence de la prise en charge de la 5G mmWave (millimétrique) dans le modem qui est intégré dans le système sur puce. Il est évidemment 5G mais se limite aux bandes classiques (sous les 6 GHz). Un choix qui peut sembler étonnant — et qui a été reproché à Apple avec son modem Apple C1 — mais reste assez logique. La 5G millimétrique reste assez rare dans le monde. Si elle offre des débits très élevés, elle demeure assez peu pratique avec des ondes incapables de traverser les murs. Son absence dans des produits qui ne ciblent pas le très haut de gamme (chez Apple avec l'iPhone 16e) n'est donc pas réellement un problème. Pour le reste, le système sur puce est évidemment doté d'un NPU plus rapide, du Wi-Fi 7 et du Bluetooth 6.0. Ce Snapdragon 8s Gen 4 devrait trouver sa place dans les appareils haut de gamme (mais pas trop) de 2025, pour occuper le marché en dessous des modèles à base de Snaodragon 8 Elite.

Apple : le modem C1 est le point de départ d

Apple : le modem C1 est le point de départ d'une plateforme majeure pour nos produits

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Promo : l’Apple Watch Series 10 à 377 € au lieu de 449

Si vous cherchez une Apple Watch dernière génération à prix raisonnable, Amazon Italie propose un bon prix sur la Series 10. La gamme débute à 377,64 € au lieu de 449 pour la « petite » version de 42 mm, ou bien 397,32 € au lieu de 479 pour la grande variante de 46 mm. Dans les deux cas, le boîtier sera en aluminium et même si Amazon n’a pas autant d’options qu’Apple, plusieurs coloris et combinaisons de bracelets sont proposés à ces prix.

Image WatchGeneration.

Pour rappel, la Series 10 a modifié le boitier de la montre conçue par Apple, pas tant sur le plan esthétique que sur celui des dimensions. L’Apple Watch a gagné en finesse avec un gain d’environ 10 % par rapport à la génération précédente et un plus grand écran, sans trop toucher aux dimensions du carré. Côté style toujours, une nouvelle finition noir de jais brillante est aussi proposée. Sur le plan des fonctionnalités, c’est plus maigre avec tout de même l’ajout d’un thermomètre pour l’eau, un écran qui élargit un petit peu les angles de vue ou encore une charge plus rapide.

Test de l

Test de l'Apple Watch Series 10 : ce n’est pas l’Apple Watch X, mais ce n’est pas grave

Vous pouvez commander sur Amazon Italie avec votre compte français et même si vous paierez des frais de port, la promotion, de l’ordre de 15 à 17 % tout compris, reste très intéressante.

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Pages ne sait plus publier un livre directement sur Apple Books

La mise à jour de Pages sortie hier ne se contente pas de mieux intégrer Apple Intelligence au traitement de texte d’Apple. Parmi les nouveautés plus discrètes, il y a aussi une fonctionnalité retirée dans la nouvelle version : l’export vers Apple Books, la boutique de livres numériques de la Pomme. L’entreprise a envoyé en fin de journée un mail pour prévenir tous ceux qui ont publié des livres numériques sur Apple Books, dont MacGeneration, en notant que le changement était effectif à compter du 3 avril 2025.

Le début du processus de publication vers Apple Books que l’on trouvait auparavant dans Pages. Image MacGeneration.

En ouvrant Pages 14.4, rien ne semble pourtant avoir changé. On trouve ainsi toujours une commande « Publier vers Apple Books » dans le menu « Fichier », comme sous l’ancienne version. Même si Apple n’a pas renommé la commande, son rôle est différent : alors qu’elle générait jusque-là le fichier ePub nécessaire à la boutique et ouvrait dans la foulée le portail de mise en ligne, en ayant pris soin d’envoyer les documents sur les serveurs d’Apple, elle se contente désormais de générer l’ePub.

Plusieurs options sont proposées pour changer le titre (celui du fichier par défaut), l’auteur, l’image de couverture avec quelques éléments supplémentaires pour également générer un extrait ou encore modifier le format de sortie. Une fois les paramètres saisis, Pages demande de choisir une destination, où l’app créera un dossier pour placer tous les éléments, dont les fichiers ePub. L’app propose alors d’ouvrir le portail de publication, où l’auteur du livre pour déposer le document pour une mise en ligne dans la foulée.

La commande d’envoi vers Apple Books ouvre désormais cet écran qui permet d’ajuster les paramètres des fichiers générés. Image MacGeneration.
À la fin du processus, on peut toujours ouvrir le portail de publication d’Apple Books, mais le fichier devra être envoyé par la suite. Image MacGeneration.

Au bout du compte, le changement apporté par la mise à jour n’est pas si gênant, puisque le résultat devrait être le même qu’avant, avec des fichiers ePub normalement compatibles avec la boutique de livres numériques conçue à Cupertino. L’envoi est simplement rendu plus compliqué par le choix de retirer cette fonctionnalité de mise en ligne directement depuis Pages.

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Motorola Edge 60 Fusion : moins de 400 euros pour tout ça ?!

Avec son design travaillé, ses jolies couleurs, son écran incurvé sur les quatre côtés et une intelligence artificielle intégrée en local, le Motorola Edge 60 Fusion tente de se faire une place sur le segment milieu de gamme. Il arrive en France à 399 € avec des specs équilibrées, et ça semble être une très bonne affaire !
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iOS 18.4 : les navigateurs tiers peuvent désormais installer des extensions

Apple a ajouté une possibilité pour les navigateurs web tiers sur l’App Store. À compter d’iOS 18.4, et naturellement d’iPadOS 18.4 ainsi que visionOS 2.4, les navigateurs basés sur WebKit1 peuvent désormais installer des extensions web, une possibilité réservée à Safari jusque-là. Le changement a été annoncé sur le blog de WebKit, puisque c’est bien le moteur de rendu conçu par Apple qui introduit cette possibilité, qui pourra maintenant être exploitée par les navigateurs web qui le souhaitent.

Image iGeneration.

C’est le standard défini par le W3C WebExtensions qui sert de base à la nouveauté, même s’il ne faut pas s’attendre à pouvoir transférer des extensions développées pour Chrome ou Firefox sans un travail d’adaptation. Apple a prévu des API en Objective-C et Swift, dont trois nouvelles classes qui pourront servir aux développeurs d’extensions à convertir celles qui existent ou à en créer de nouvelles.

Même si c’est probablement moins utile, la nouveauté est aussi disponible sous macOS 15.4, pour les navigateurs qui reposent sur WebKit toujours. Hors Safari, ces derniers sont assez rares et ils ont à leur disposition d’autres méthodes pour proposer des extensions.


  1. En Union européenne, on peut avoir des navigateurs web basés sur un autre moteur de rendu grâce au DMA, mais cela reste théorique à ce jour.  ↩︎

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KidFlix : démantèlement d’un réseau pédopornographique mondial sans précédent

Une opération internationale coordonnée par Europol a permis de démanteler KidFlix, une plateforme pédopornographique du darknet rassemblant 1,8 million d’utilisateurs. Avec 91 000 vidéos d’abus, 79 arrestations et 39 enfants protégés, il s’agit de l’une des plus vastes affaires de pédocriminalité numérique jamais révélées.
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Microsoft vend son mini PC dans le cloud, pour Windows 365

Microsoft — qui fête ses 50 ans — l'avait annoncé en 2024 et il est maintenant disponible. De qui parlons-nous ? Du « PC » dans le cloud, le Windows 365 Link. Ce mini PC somme toute assez classique fonctionne sous Windows CPC1, une version modifiée et allégée de Windows 11 qui n'a qu'une seule fonction : la possibilité de se connecter au service de cloud de Microsoft.

Une employée au travail. Image Microsoft.

Comme annoncé précédemment, cette solution qui se rapproche des clients légers des années 90 et du concept de Network Computer2 de la même époque n'est pas disponible sur tous les marchés. Il est vendu aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Allemagne. Le prix, qui devrait être le même si un jour Microsoft le lance en France, est de 420 €.

Le PC dispose d'une configuration basique (un processeur d'entrée de gamme Intel N250, 8 Go de RAM, 64 Go de stockage), mais ce n'est pas très important : tout tourne sur le cloud et il n'y a pas d'applications stockées ou exécutées localement en dehors du client qui se connecte au cloud. La connectique locale est assez complète : trois prises USB-A dont une en face avant, une prise USB-C, une sortie DisplayPort, une sortie HDMI, une sortie audio analogique, de l'Ethernet et une prise barrel pour une alimentation (il ne s'alimente pas en USB-C). Il est aussi Wi-Fi 6E et Bluetooth 5.3 et Microsoft explique que la majorité des périphériques standards fonctionnent. Il faut donc comprendre que ceux qui demandent un pilote spécifique sont probablement inutilisables.

Le mini PC. Image Microsoft.

Reste tout de même la question du prix : si le cloud simplifie probablement la gestion du matériel pour les entreprises (et la mise en place du flex office, parfois traduit par « sans bureau fixe »), le coût reste élevé. En plus du prix du matériel, qui est du même ordre qu'un mini PC classique, il faut un abonnement à Windows 365. L'offre de base avec seulement deux cœurs, 4 Go de RAM et 64 Go de stockage est aux environs de 30 €/mois (hors taxes) et une configuration à peu près confortable (quatre cœurs, 16 Go de RAM, 256 Go de stockage) monte à 80 €/mois (H.T.).


  1. Aucun rapport avec Amstrad ou un magazine de jeux vidéo.  ↩︎

  2. L'iMac original a été pensé au départ comme un Network Computer.  ↩︎

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Silence : une application pour bloquer les appels indésirables sans abonnement

Begone est sans doute la meilleure application de blocage des appels indésirables, mais sa récente adoption du modèle économique de l’abonnement provoque les réactions habituelles. Arnaud Guitard prend le contrepied avec Silence, une application de blocage qui non seulement n’a pas d’abonnement, mais coute 0,99 € une bonne fois pour toutes, comme à l’époque glorieuse des débuts de l’App Store.

Silence possède sa propre base de données de numéros indésirables, qui compte plus de 70 000 entrées et s’enrichit régulièrement, au gré des signalements des utilisateurs. La simplicité de l’interface et la possibilité de mettre à jour la liste de blocage avec un raccourci jouent en sa faveur, mais il est regrettable qu’elle ne propose pas de bloquer l’ensemble des numéros réservés au démarchage téléphonique (01 62, 01 63, 02 70, 02 71, 03 77, 03 78, 04 24, 04 25, 05 68, 05 69, 09 48, 09 49, 09 475, 09 476, 09 477, 09 478 et 09 479).

Pour éviter d’être (trop) dérangé, n’oubliez donc pas d’inscrire vos numéros au service d’opposition Bloctel, qui interdit aux professionnels avec lesquels vous n’avez pas de relation contractuelle de vous appeler. Si vous êtes assaillis d’appels, n’oubliez pas l’existence de l’option Appels d’inconnus silencieux dans les réglages de l’application Téléphone.

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Amazon teste une IA qui achète chez n'importe qui

Amazon poursuit l’intégration de l’IA dans son écosystème d’achat avec une nouvelle fonctionnalité en test baptisée Buy with Amazon. Découverte en février, cette option vise à permettre à l’utilisateur de commander des produits disponibles sur des sites tiers, et ce, sans quitter l’application Amazon Shopping.
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Le SSD USB4 Corsair EX400U, parfait pour les Mac et les iPhone, en promotion

Un des premiers SSD USB4 compact, le Corsair EX400U, est en promotion. Capable d'atteindre presque 4 Go/s (nous avons mesuré 3,9 Go/s sur un Mac mini M4 Pro), il est actuellement à 204 € au lieu de 245 € en temps normal. C'est la variante de 2 To qui est en promotion sur Amazon. S'il est très rapide sur un Mac moderne, il est aussi intéressant sur un iPhone Pro grâce à sa compatibilité MagSafe.

Un SSD compact et rapide. Image MacGeneration.
Test du Corsair EX400U, un SSD USB4 parfait pour les Mac… et les iPhone

Test du Corsair EX400U, un SSD USB4 parfait pour les Mac… et les iPhone

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Apple travaille sur le suivi des exercices de musculation grâce à une caméra

Une demande attribuée à Apple a été publiée hier par l’organisme américain qui se charge d’enregistrer les brevets. Le brevet n°20250108259 a été déposé par Cupertino en septembre 2024 et il cite trois inventeurs parmi les employés de la Pomme. Son ambition est d’imaginer une méthode pour suivre et compter le nombre d’exercices effectués, par exemple dans le cadre d’une séance de musculation. Pour y parvenir, ces trois ingénieurs d’Apple cherchent à exploiter une caméra et une bonne dose d’intelligence artificielle pour identifier la posture de l’utilisateur, reconnaître des exercices et compter le nombre de répétitions.

Identification d’un exercice de musculation, ici des squats, à partir de l’enregistrement vidéo de l’utilisateur. Capture d’écran du brevet 20250108259, image WatchGeneration.

Comme toujours, le brevet reste assez vague et ne décrit pas un produit, même s’il est assez facile en l’occurrence d’imaginer des applications. Plus qu’en salle de sport, où poser un iPhone pour se filmer pendant un exercice n’est pas toujours évident, Fitness+ pourrait être enrichi avec une telle fonctionnalité. En posant son smartphone ou un iPad près du téléviseur, avec les caméras orientées vers soi, on pourrait avoir un suivi plus précis du nombre de répétitions effectuées, avec peut-être même une validation de la posture demandée par l’exercice en cours.

La demande ne semble pas concerner l’Apple Watch, qui pourrait pourtant intégrer une caméra si l’on en croit certaines rumeurs. Celle-ci serait toutefois au poignet, très mal placée pour suivre la posture de son porteur. De toute manière, il ne faut pas perdre de vue que les demandes de brevet ne mènent pas toujours — et même rarement — à des produits concrets. Apple a pour l’habitude d’expérimenter des idées nouvelles, qu’elle brevette systématiquement, même si elles n’ont mené à rien sur le plan commercial.

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Certains utilisateurs rencontrent des difficultés avec CarPlay depuis leur passage à iOS 18.4

CarPlay est capricieux pour une partie des utilisateurs depuis leur passage à iOS 18.4. La fonctionnalité qui permet de projeter une interface gérée par un iPhone sur un ou plusieurs écran(s) du tableau de bord ne fonctionne plus du tout d’après certains témoignages, d’autres évoquent l’arrêt de l’affichage du morceau en cours sur l’écran derrière le volant ou alors l’absence de retour audio pour Siri. Ces bugs ne sont pas généralisés pour autant et nous ne les avons pas croisés à la rédaction depuis les premières bêtas d’iOS 18.4. Néanmoins, cela dépend peut-être des voitures et de leur manière de gérer CarPlay.

Le morceau en cours de lecture devrait s’afficher sur ce compteur, mais ce n’est plus le cas pour ce conducteur de Honda Civic dernière génération. Image /r/CarPlay.

Si vous êtes touché, vous pouvez redémarrer l’iPhone puis réinitialiser la connexion à CarPlay (dans Réglages, ouvrez la section « Général » puis « CarPlay », sélectionnez votre voiture et touchez le bouton pour l’oublier), en sachant que cela ne suffira pas forcément. N’allez pas jusqu’à réinitialiser votre smartphone si un redémarrage ne suffit pas, c’est probablement le signe que vous souffrez d’un bug qu’Apple corrigera par la suite avec une mise à jour d’iOS 18.4.

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