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Maître de la vie privée, DuckDuckGo ajoute l’édition d’images à Duck.ai

Après avoir introduit la génération d’images à la fin de l’année dernière, DuckDuckGo poursuit l’enrichissement de Duck.ai. Le chatbot privé de l’éditeur permet désormais d’éditer des images à partir d’instructions textuelles, gratuitement et sans création de compte, tout en conservant les principes de confidentialité qui font la réputation de la plateforme.
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Après les photos, Ente s’ouvre au stockage de documents, toujours avec du chiffrement de bout en bout

Ente élargit son périmètre. Jusqu’ici centré sur la synchronisation et le stockage de photos, le service lance une nouvelle application qui accepte tous types de fichiers. Disponible sur iOS et Android, Ente Locker permet de conserver des documents, ainsi que des notes et des mots de passe.

L’application est très basique pour le moment. Elle permet de consulter les fichiers stockés en ligne, de les organiser par collection, de les partager avec un lien et il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Il n’y a ni intégration à l’app Fichiers de l’iPhone, ni remplissage automatique des mots de passe… Bref, l’app ne rivalise pas avec d’autres solutions bien établies comme Dropbox ou OneDrive, sans compter qu’il manque aussi une version web.

Ente Locker. Image iGeneration.

Comme pour Ente Photos, Locker peut tout de même se prévaloir de deux caractéristiques importantes : les fichiers sont chiffrés de bout en bout, ce qui empêche même à l’éditeur de les consulter, et l’application est open source. Ce sont des avantages que l’on retrouve chez Proton également. Là où Proton a commencé par le stockage général avant de renforcer sa gestion des photos, Ente a choisi le chemin inverse.

Le quota d’utilisation mis en place par Ente Locker est peu courant : la limite ne porte pas sur le poids total des fichiers, mais sur leur nombre. L’offre gratuite autorise jusqu’à 100 éléments, qu’il s’agisse d’une simple note ou d’une vidéo de plusieurs Go, tous comptant de la même manière. Les abonnés à Ente Photos (à partir de 2,49 €/mois pour 50 Go) bénéficient, eux, d’un plafond porté à 1 000 éléments.

À ce stade, Locker fait surtout figure de bonus pour les utilisateurs d’Ente Photos vu ses limites. Mais nul doute que la proposition est amenée à s’étoffer au fil du temps.

Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance

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Un Big Mac(intosh) Plus en vidéo, avec son clavier démesuré

Le Big Mac peut désigner un superordinateur composé de centaines de Power Mac G5 (le System X) ou un projet d'ordinateur qui est finalement devenu le Macintosh II1. Mais au Computer History Museum, qui prévoit évidemment de fêter les 50 ans d'Apple, c'est aussi un (gros) Macintosh Plus.

On peut comparer la taille du Big Mac avec un modèle standard à gauche (un Macintosh SE).

Sur X, le musée a montré une vidéo d'un énorme Macintosh Plus, qui semble fonctionnel. Ils promettent de donner plus de détails bientôt, mais ce n'est pas nécessairement un émulateur. En effet, les Macintosh utilisent des moniteurs assez standards et il est possible de remplacer l'écran cathodique par des versions plus petites ou plus grandes. De même, le Macintosh montré propose un fond blanc pour l'écran, mais il est possible d'installer des versions avec un fond vert ou ambré, qui étaient courantes dans les années 80. La partie la plus étonnante est évidemment le clavier : il est absolument énorme, comme le Macintosh.

On peut installer un petit écran dans un Macintosh.

Ce n'est pas une reproduction historiquement correcte, d'ailleurs : le clavier montré n'a pas de pavé numérique ni de flèches. Le Macintosh Plus, sorti en 1986, était justement équipé d'un clavier plus complet que celui des premiers modèles, qui est montré ici. Selon la légende, l'absence de flèches est une demande de Steve Jobs, qui voulait pousser les utilisateurs à employer la souris pour positionner le curseur.

Un très gros clavier (non, ce n'est pas une très petite personne).

  1. Bon, aussi un hamburger qui est par ailleurs un indice économique.  ↩︎

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Apple Music : la nouvelle fonction Playlist Playground ne dépend pas d’Apple Intelligence

La fonction Playlist Playground d’Apple Music, introduite avec iOS 26.4 actuellement en bêta, ne dépend manifestement pas d’Apple Intelligence. Cette nouveauté, qui permet de générer automatiquement une playlist à partir d’un prompt, est en effet disponible sur Android, une plateforme où Apple Intelligence n’est évidemment pas présent.

Playlist Playground sur Apple Music Android. Image 9to5Google.

La version 5.2 bêta de l’application Apple Music sur Android permet d’accéder à Playlist Playground, comme l’a notamment relevé 9to5Google. Mais on ne sait pas quel modèle d’IA est utilisé dans ce cas. Plusieurs hypothèses sont possibles : un traitement via le Private Cloud Compute d’Apple (mais cela est normalement réservé aux appareils compatibles Apple Intelligence), une utilisation de Gemini dans le cadre de l’accord récent entre Apple et Google, ou pourquoi pas un recours à OpenAI, qui est déjà mis à contribution pour certaines fonctions d’IA dans iWork (mais Apple mentionne normalement cet acteur).

Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA

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Dans l’univers Apple, des utilisateurs équipés d’iPhone 13 et de la première bêta d’iOS 26.4 rapportent également pouvoir utiliser Playlist Playground. Or, ce modèle n’est pas compatible avec Apple Intelligence. Là encore, cela suggère que la génération des playlists ne repose pas sur Apple Intelligence, ou du moins pas sur un traitement local. On attend désormais des éclaircissements de la part d’Apple sur le fonctionnement précis de cette fonctionnalité « intelligente » sans Apple Intelligence.

Qu’elle soit utilisée sur iOS ou sur Android, cette nouveauté reste pour l’instant inaccessible en Europe. Elle semble limitée aux États-Unis à ce stade.

Apple Music 5.2 (bêta) sur Android. Image iGeneration.

Au passage, la version 5.2 bêta d’Apple Music sur Android gagne les autres nouveautés apparues sur iOS 26.4. Les albums et playlists profitent d’une présentation plus colorée, avec une liste de titres dont le fond s’adapte à la teinte dominante de la pochette. Cette version intègre également la nouvelle section dédiée aux concerts, permettant de repérer les événements à proximité.

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AsteroidOS 2.0 sauve les montres sous Wear OS de l'obsolescence logicielle

Dix ans après la première version, AsteroidOS passe en version 2.0. La première version, en 2016, permettait de remplacer le système d'exploitation de quelques montres connectées — pas les Apple Watch —, la seconde fait la même chose pour plus de produits.

Quelques captures de l'interface.

AsteroidOS est là pour remplacer notamment Wear OS (anciennement Android Wear), le système d'exploitation de Google. Ce n'est pas une ROM Android comme on pourrait en trouver sur des smartphones, mais une distribution GNU/Linux adaptée, pensée pour les montres. Le système n'est pas aussi complet que Wear OS, dans le sens où il ne propose pas d'App Store, mais il a plusieurs apps installées en standard : un agenda, un gestionnaire d'alarme, un lecteur de musique, etc. Il est toujours possible d'installer des apps manuellement, par ailleurs. Les montres sous AsteroidOS ne nécessitent pas stricto sensu un appareil supplémentaire (alors qu'une Apple Watch impose un iPhone) mais il existe des applications de synchronisation pour Android.

AsteroidOS offre actuellement les bases nécessaires pour des montres connectées, mais pas toutes les fonctions. Il n'est par exemple pas possible de passer des appels, même sur une montre équipée d'un modem cellulaire. La version 2.0 a tout de même ajouté la prise en charge des écrans allumés en permanence, des capteurs de fréquence cardiaque, de la boussole, du Bluetooth (audio et HID, c'est-à-dire clavier, souris, etc.). Il y a aussi de nombreux changements sur les apps, la prise en charge de 49 langues, etc.

De nombreuses montres supportées

La liste des montres qui accepte AsteroidOS 2.0 est assez large : OPPO Watch, TicWatch Pro (2018/2020), Pro 3, C2, C2+, E & S, LG Watch Urbane, G Watch, G Watch R, Watch W7, Motorola Moto 360 (2015), Asus Zenwatch 2, Zenwatch 1, Zenwatch 3, Huawei Watch, Watch 2, Polar M600, Fossil Gen 4, Gen 5 et Gen 6. Les Casio WSD-F10 et WSD-F20 sont prises en charge de façon expérimentale, comme la LG Watch Urbane de seconde génération, la Motorola Moto 360 de 2014, la Sony Smartwatch 3 et les Samsung Gear 2 et Gear Live. Une page donne les fonctions acceptées et le site officiel explique en détail comment installer le système.

Une partie des montres prises en charge.

Dans l'ensemble, le projet est intéressant car il permet de corriger le côté jetable des montres connectées, surtout quand la prise en charge est courte du côté du fabricant. Sur les montres connectées, il y a fréquemment une obsolescence matérielle forte (liée en simplifiant à la durée de vie de la batterie mais aussi aux performances des systèmes sur puce) mais aussi une obsolescence logicielle. Avec les évolutions des systèmes d'exploitation, certaines montres qui étaient à peu près utilisables au départ deviennent lentes avec le temps (oui, nous pensons aux Apple Watch). AsteroidOS permet au moins de garder un appareil utilisable, même si certaines fonctions sont absentes.

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Roole Map, l’application GPS qui double Google Maps et Waze sur l’App Store

Gros coup d’accélérateur pour Roole Map. Lancée fin 2022, cette application de navigation GPS a vu sa popularité exploser ces derniers mois, au point de se hisser en tête du classement de l’App Store dans sa catégorie, devant Google Maps et Waze.

Image iGeneration

Disponible sur iPhone et Android, Roole Map est compatible avec CarPlay depuis l’an dernier. Conçue par Identicar, une société de courtage en assurance, l’application est gratuite, ne requiert aucun compte et ne contient pas de publicité. « Nous avons une vision non-profit, en effet, avec un objectif extra-business : nous faire connaître », expliquaient l’été dernier les dirigeants de Roole au Parisien. L’application sert donc avant tout de vitrine pour accroître la notoriété du groupe, avec la promesse de rester sans pub.

À l’heure où la souveraineté numérique revient dans le débat, Roole met en avant une application labellisée « Origine France Garantie », signe d’un développement effectué en France. Dans les faits, l’app intègre des composants étrangers : la cartographie est fournie par TomTom — une entreprise néerlandaise — tandis que certains services font encore appel à des acteurs américains, comme Google ou Mixpanel.

Les connexions montrent à quels services Roole Map fait appel. Image iGeneration.

Pensée exclusivement pour les trajets en voiture, Roole Map intègre plusieurs fonctions dédiées à cet usage. En renseignant le modèle de son véhicule, on peut obtenir une estimation du coût de carburant pour un itinéraire donné, consulter les stations-service à proximité avec les prix à la pompe, ou encore repérer la présence de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Lors de la conduite, l’application affiche la vitesse en temps réel ainsi que la limitation en vigueur. Un panneau rétractable permet d’éviter ponctuellement certains types de routes (péages, autoroutes, voies non revêtues…) sans avoir à plonger dans les réglages, ce qui peut s’avérer pratique.

Roole Map signale également les zones de contrôle où se trouvent habituellement des radars fixes et affiche l’état du trafic sur l’itinéraire. En revanche, l’absence de fonctionnalités communautaires limite la précision et la réactivité des alertes par rapport à des services comme Waze ou Coyote.

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Retenez le nom OAC : il va peut-être remplacer le MP3, l'AAC et Opus

Si le monde des codecs vidéo est plus mis en avant que le monde de celui des codecs audio, ce dernier évolue toujours tout de même. AOMedia (Alliance for Open Media, soit alliance pour des médias ouverts) travaille en effet sur un codec audio, l'OAC (ou Open Audio Codec).

Le logo de l'Alliance for Open Media.

L'idée est évidemment de proposer un codec audio libre, performant et ouvert. Le projet open source est en ligne depuis peu et il est basé sur Opus, qui est déjà un codec libre.

Le monde des codecs audio est fragmenté

Le problème des codecs audio est simple : il est fragmenté. Le MP3 (dans le domaine public depuis quelques années) est encore très utilisé même si ce n'est pas le plus performant, l'AAC (employé par Apple) n'est pas libre et dépend largement de la qualité de l'encodeur1, le FLAC et autres ALAC (sans pertes) demandent un débit plus élevé que les autres, les différents codecs Dolby sont fermés et nécessitent des licences, etc.

Le logo d'Opus.
Apple a ajouté le support de l

Apple a ajouté le support de l'Ogg Vorbis en douce dans macOS et iOS, avec une lecture native

Sur le papier, l'Opus est déjà un bon choix : il est bien pris en charge par les systèmes récents et est très efficace à bas débit, notamment pour la voix sur IP et pour les communications dans les navigateurs, comme WebRTC. Mais une version améliorée portée par l'alliance qui a réussi à mettre en avant l'AV1 — un codec vidéo très efficace et libre — pourrait permettre à l'OAC de remplacer les anciens codecs, si les différentes plateformes qui distribuent de l'audio l'utilisent… du moins quand il sera finalisé. Car les travaux viennent de commencer et, même si Opus est une base solide, il faudra probablement un moment pour finaliser le nouveau codec.


  1. L'encodeur d'Apple est notoirement meilleur que les implémentations open source, par exemple.  ↩︎

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L’IA va-t-elle détruire vos emplois et épuiser les ressources ? La réponse de Sam Altman !

Invité cette semaine à un événement organisé par The Indian Express en marge du sommet sur l’IA de New Delhi, Sam Altman a livré une défense appuyée du rôle de l’IA dans la société. En ligne de mire : l'impact environnemental, mais aussi l'accusation récurrente d’être responsable des vagues de licenciements observées dans la tech.
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Revendeur Apple Premium : fin de parcours pour l’Easy Store de Nancy

L’aventure s’arrête pour le magasin Easy Store de Nancy. La boutique s’apprête à tirer définitivement le rideau après 18 ans de présence dans le centre-ville. L’Est Républicain rapporte que trois autres magasins devraient l’imiter prochainement dans le Grand Est.

Easy Store Nancy. Image Easy Store

Créé en 1994, le groupe Easy Store a été placé en redressement judiciaire début 2024. Selon L’Est Républicain, il sera placé en liquidation judiciaire mardi 24 février. L’opération devrait faire fermer les boutiques d’Épinal, de Moulins-lès-Metz et de Mulhouse, cette dernière opérant sous le nom de BeMac. Une trentaine d’employés seraient laissés sur le carreau. Le responsable de la boutique de Nancy Arthur Lesauvage explique :

C’est dû à un tout. Il y a la conjoncture, internet, la Fnac en face, la gestion… Grosso modo, Apple avec qui on est partenaire, ne souhaite plus de petites structures indépendantes comme la nôtre mais plutôt des gros groupes avec 100 - 150 boutiques.

Le groupe a connu plusieurs changements depuis l’année dernière. La boutique située à Vandœuvre-lès-Nancy a fermé définitivement, tandis que celle d’Épinal a déménagé d’une zone commerciale vers le centre-ville. Le magasin de Nancy fermera ses portes la semaine prochaine.

Les boutiques Easy Store sont des Apple Premium Reseller, c’est-à-dire des revendeurs spécialisés reconnus par Apple, proposant l’ensemble de l’écosystème (Mac, iPhone, iPad, accessoires) avec des conseils dédiés, des services et un accompagnement plus poussé que dans un simple point de vente généraliste. Cupertino n’a pas implanté d’Apple Store à Nancy ou à Mulhouse.

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L’application AlloCiné remasterisée sur Apple TV

Laissée à l’abandon pendant des années, la version tvOS d’AlloCiné s’offre finalement une nouvelle jeunesse. Cette application Apple TV a été revue de fond en comble : elle jouit notamment d’une nouvelle interface et d’un moteur de recherche qui lui faisait défaut.

Application AlloCiné sur Apple TV. Image iGeneration.

Sur l’écran du salon, AlloCiné permet de se tenir rapidement informé des sorties au cinéma et sur les services de streaming. L’accent est mis sur les bandes-annonces des films et des séries récemment arrivés et à venir.

Image iGeneration

Les fiches des programmes regroupent l’essentiel : notes de la presse et du public, casting, synopsis… En revanche, les horaires de séances ne sont toujours pas disponibles. Pour cela, il faut passer par l’application mobile ou le site web. L’app donne également accès aux émissions maison d’AlloCiné, comme Fun Facts et Faux Raccord.

Image iGeneration

Cette nouvelle version nécessite tvOS 18.6. Sur iPhone et iPad, les exigences sont plus souples, puisqu’iOS 16 suffit.

Comment regarder les chaînes de télé sur l’Apple TV : toutes les apps et offres disponibles

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Après avoir enrichi l’app Météo d’Apple, les créateurs de Dark Sky lancent… une nouvelle app météo

Apple a acheté Dark Sky il y a près de six ans pour enrichir sa propre application Météo et le résultat a été la toute nouvelle app fournie avec iOS 15 dès l’année suivante. Les développeurs ont travaillé pendant quelques années à Cupertino, sans s’attarder toutefois. La preuve, ils sont de retour avec une nouvelle app et manifestement, ils ont leur domaine de prédilection et ne comptent pas l’abandonner. Acme Weather (App Store US) est, vous l’aurez deviné sans peine, une nouvelle app météo !

Acme Weather en action. Image iGeneration.

Commençons par la mauvaise nouvelle : si vous nous lisez hors des États-Unis ou du Canada, vous ne pourrez pas découvrir ce qu’ils ont préparé. Pour l’heure, le lancement est réservé à ces deux pays, même si Acme Weather semble parfaitement fonctionner hors des frontières nord-américaines. Les sources de données comptent des références européennes et l’app propose une option pour abandonner les ridicules unités américaines pour utiliser les plus raisonnables unités métriques. Pour autant que je puisse en juger après quelques minutes, tout fonctionne parfaitement depuis la France, même si j’imagine que le modèle maison a surtout été testé de l’autre côté de l’Atlantique.

Le modèle économique mérite sans doute un mot d’entrée de jeu. Acme Weather est uniquement payante et sur abonnement, ce qui est difficile à éviter quand on sait que les meilleures sources de données ne sont pas gratuites. On peut essayer l’app pendant deux semaines sans payer, après quoi il faudra compter 25 $ par an pour l’utiliser. Il n’y a qu’une seule formule et on aura accès à toutes les fonctionnalités et les données associées, au moins c’est simple. L’abonnement évite par ailleurs toute publicité, voire revente des données personnelles, un marché juteux pour les plus gros acteurs du secteur.

Quelles idées ont les créateurs de Dark Sky pour justifier une énième app météo ? Outre une présentation assez différente de ce que l’on voit le plus souvent, en mode sépia et police à empattement façon journal papier (il n’y a pas de thème d’ailleurs, c’est la seule option), on note quelques bonnes idées. La meilleure, c’est peut-être ce graphique des prévisions sur les prochaines 24 heures qui n’affiche pas qu’une seule courbe. À la place, les développeurs rassemblent les prédictions de toutes leurs sources sur un même graphique, tout en mettant en avant celle qui provient du modèle créé en interne, avec les valeurs jugées les plus fiables.

Le graphique de gauche affiche des courbes très variables, celui de droite est plus resserré, ce qui ajoute une information importante sur le degré de confiance à accorder aux prévisions. Image Acme Weather.

Sur le papier, on pourrait croire que c’est une grande source de confusion, mais l’exécution est très bien faite. Les courbes secondaires ne gênent pas la lecture principale, par exemple la courbe des températures qui est prévue sur les prochaines heures. Elles l’enrichissent toutefois d’une autre information importante : est-ce que tous les modèles s’accordent sur une valeur proche, ce qui indique que ces prévisions météo sont fiables, ou bien les courbes partent-elles dans tous les sens, ce qui suggère une incertitude à venir.

Fondamentalement, les prévisions météorologiques sont un art de la prévision et même si les modèles toujours plus sophistiqués se sont énormément améliorés ces dernières années, on a tous des expériences malheureuses au quotidien avec nos apps météo. C’est d’autant plus vrai à l’heure du dérèglement climatique, avec des bouleversements à l’échelle planétaire qui peuvent perturber des modèles jusque-là fiables. La proposition d’Acme Weather est à cet égard très intéressante, c’est une façon pertinente de reconnaître les limites des modèles et d’en faire une force au lieu d’une faiblesse. Malheureusement pour Apple, cette leçon n’a pas été donnée — ou entendue… — à Cupertino.

Apple Météo : la tempête de trop pour les météorologues ?

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Acme Weather affichera également une carte des informations remontées en temps réel par les autres utilisateurs. C’est une bonne manière d’avoir des données ultra-locales fiables, même s’il faudra pour cela que la base d’utilisateurs soit suffisamment importante. Comme dans Dark Sky, l’app fait aussi la part belle aux cartes, qui affichent de multiples données, de la température aux précipitations, du vent à la couverture nuageuse et même des cartes plus spécialisées, comme la quantité de neige attendue.

Autre point fort récupéré de l’ancienne app, des notifications extrêmement complètes si vous le souhaitez. L’alerte de pluie dans la prochaine heure, qui avait fait la réputation de Dark Sky, est bien de la partie, tout comme les messages envoyés par les gouvernements en cas de météo dangereuse. De façon plus originale, on peut créer des notifications personnalisées pour savoir le matin avant de partir s’il pleuvra dans la journée, ou bien si les UV1 seront élevés dans l’après-midi. Encore plus intrigant, les développeurs proposent des fonctions « Labs » qu’ils testent à partir de leur modèle. Il y en a trois au lancement, avec la possibilité de recevoir des alertes si un arc-en-ciel ou des aurores boréales devraient être visibles à sa position, ou bien si le coucher de soleil promet d’être magnifique ce soir-là.

La carte communautaire d’Acme Weather à gauche, les notifications complètes au centre et à droite. Image iGeneration.

En bref, Acme Weather multiplie les bonnes idées, que l’on aurait aimé voir intégrées à Météo d’Apple. L’avantage de cette nouvelle app, c’est qu’elle ne sera pas réservée aux utilisateurs de produits pommés, elle sera aussi proposée pour Android à terme. À défaut de savoir quand elle sera proposée dans le reste du monde, vous pouvez la récupérer sur l’App Store si vous nous lisez depuis les États-Unis ou le Canada.

On ne sait pas encore si l’iPad ou le Mac seront servis, Acme Weather n’est optimisée que pour l’iPhone à ce stade. iOS 18.2 est nécessaire au minimum et l’interface n’est pas traduite en français.


  1. Mais si, vous savez bien, la grosse boule de feu dans le ciel n’est pas qu’une légende, elle reviendra forcément.  ↩︎

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Apple doit-elle en finir avec iPadOS ?

Les frontières entre chaque membre de l’écosystème Apple n’ont jamais été aussi floues. Et cette tendance ne va faire que s’accentuer cette année. L’année dernière, iPadOS a fini par adopter les derniers codes qui lui manquaient pour s'aligner sur macOS : une barre des menus, une gestion des fenêtres plus évoluée... Sur le plan matériel, la convergence est totale. Dans quelques semaines, un Mac fonctionnera avec une puce d’iPhone. Dans quelques mois, une fois déplié, l’iPhone Fold sera quasiment un iPad comme un autre. Enfin, d'ici la fin de l’année, le MacBook Pro M6 devrait enfoncer le clou avec son écran tactile et sa puce cellulaire, devenant ainsi une sorte de super iPad Pro.

Un système coincé entre deux chaises

Tous ces changements amènent le blogueur Matt Birchler à une réflexion radicale : Apple doit mettre fin à l’expérience iPadOS. Si l'idée peut surprendre, elle répond pourtant aux frustrations croissantes des utilisateurs. Les possesseurs d'iPad Pro adorent leur matériel mais se sentent perpétuellement bridés par le logiciel, tandis que les utilisateurs de modèles plus modestes s'agacent de voir débarquer des fonctions de « bureau » qui ne font que complexifier une interface initialement pensée pour la simplicité.

J’ai travaillé trois jours avec iPadOS 26 et un écran externe : c’était bien assez

J’ai travaillé trois jours avec iPadOS 26 et un écran externe : c’était bien assez

Le scénario de Matt Birchler est limpide : Apple pourrait enfin clarifier sa gamme en opérant une véritable scission logicielle. Dans cette optique, l'iPad classique, le modèle mini et l'iPad Air feraient leurs adieux à iPadOS pour basculer sous la bannière d'iOS. L'idée derrière ce mouvement est de permettre à ces tablettes de retrouver la simplicité du tactile pur, sans s'encombrer d'une gestion de fenêtres complexe qui finit par alourdir l'expérience utilisateur. L'iPhone Fold, avec sa dalle de 8 pouces une fois dépliée, s'inscrirait d'ailleurs naturellement dans cette lignée en profitant d'une interface iOS parfaitement optimisée pour ce format hybride.

Image iGeneration

Le véritable pivot de cette thèse concerne évidemment l'iPad Pro. Pour Birchler, la tablette haut de gamme d'Apple ne devrait plus se contenter de singer le Mac, mais bien devenir un Mac à part entière. En livrant l'iPad Pro avec macOS, Apple résoudrait instantanément les frustrations des utilisateurs « Pro » tout en intégrant l'appareil dans une famille de produits cohérente. L'arrivée imminente de MacBook Pro tactiles ne ferait que confirmer cette direction : si macOS doit de toute façon apprendre à gérer le tactile, l'existence d'un iPadOS faisant doublon devient alors difficile à justifier.

L’illusion de l'interface inadaptée

À ceux qui objectent que l'interface du Mac est trop étroite pour le doigt, Matt Birchler oppose un argument technique percutant. Les éléments d'interface de macOS ne sont pas beaucoup plus petits que ceux d'iPadOS. En comparant les boutons de barre d'outils d'un MacBook Pro 14" et d'un iPad Pro 11" avec leur zoom par défaut, la différence est presque inexistante. Pour lui, le travail est déjà largement entamé en coulisses : avec SwiftUI, Apple génère déjà des interfaces virtuellement identiques pour les deux plateformes. La transition logicielle serait donc bien moins douloureuse que ne le pensent les sceptiques.

D'ailleurs, si l'on regarde les dernières mises à jour d'iPadOS, la quasi-totalité des nouveautés marquantes visaient à rapprocher la tablette du Mac. Qu'il s'agisse de la gestion des fenêtres ou du support de la souris, Apple a fini par copier les mécaniques de macOS après avoir tenté des approches spécifiques à l'iPad qui n'ont jamais vraiment convaincu. Plutôt que de continuer à développer une pâle copie, Birchler suggère qu'Apple ferait mieux d'adopter l'original pour ses machines les plus puissantes.

Une réorganisation, pas une fusion…

En opérant cette bascule, Apple resterait paradoxalement fidèle à sa philosophie. Il ne s'agirait pas de fusionner iPadOS et macOS, mais simplement de supprimer le système qui se trouve au milieu pour laisser place à deux pôles forts. Certes, le pari est audacieux et ne se concrétisera peut-être pas immédiatement. Mais plus l'iPhone pliable approche, plus la question de la cohérence logicielle devient brûlante.

Cet automne, Apple pourrait proposer deux systèmes différents pour deux appareils de taille similaire, l'iPad mini et le futur Fold. C'est un non-sens ergonomique. Séparer la gamme en deux fait sens : d'un côté, des iPad grand public et des iPhone pliables sous un iOS épuré centré sur le tactile, et de l'autre, le Mac, qui reste la plateforme de choix pour ceux qui veulent une machine à tout faire, quel que soit son format.

Ce scénario est séduisant sur le papier, mais Apple aura-t-elle le courage de se lancer dans une telle aventure ? Rien n’est moins sûr…

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L’IA, le nouveau paravent idéal pour les plans sociaux ?

L’IA, le nouveau paravent idéal pour les plans sociaux ? Besoin de dégraisser les effectifs sans trop écorner votre image de marque ? Dites que c’est la faute de l’intelligence artificielle. La ficelle peut paraître grossière, mais de nombreux groupes n'hésitent plus à l’utiliser. Une stratégie souvent payante auprès des actionnaires, qui voient dans ces coupes sombres un signe de modernisation forcée.

Le cas d’école Amazon

L'exemple le plus flagrant reste celui d’Amazon. En octobre dernier, le géant de l'e-commerce annonçait un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 14 000 postes. Dans un premier temps, la firme de Seattle a largement mis en avant l’argument de l’IA et de l'automatisation pour justifier ces coupes sombres dans ses effectifs de bureau.

Amazon enclenche l’automatisation et supprime 14 000 postes

Amazon enclenche l’automatisation et supprime 14 000 postes

Pourtant, le discours a curieusement évolué quelques semaines plus tard, laissant apparaître des motivations économiques beaucoup plus classiques. Ce glissement sémantique illustre bien la tentation des grands groupes : utiliser l'IA comme un catalyseur de "progrès" pour faire passer la pilule de la réduction de la masse salariale.

Sam Altman en 2019 - photo TechCrunch (CC BY 2.0

Sam Altman s’agace de cette tendance

Cette tendance à pointer systématiquement l'IA du doigt commence d'ailleurs à agacer sérieusement Sam Altman. Le patron d’OpenAI y voit une forme de paresse intellectuelle, voire de malhonnêteté managériale :

« Je ne connais pas le pourcentage exact, mais il y a une certaine tendance à rendre responsable l’IA de licenciements qui auraient eu lieu de toute façon », estimait-il récemment.

Pour le père de ChatGPT, l'IA est devenue le bouc émissaire idéal pour masquer des erreurs de gestion ou des ralentissements de marché qui n'ont, en réalité, rien à voir avec les algorithmes.

Entre prémices et restructuration profonde

Si l’intelligence artificielle est incontestablement une technologie de rupture appelée à redéfinir le marché du travail, nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Les chiffres commencent toutefois à parler : selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, environ 55 000 postes auraient été supprimés aux États-Unis en 2025 en raison de cette technologie.

Reste que Sam Altman demeure lucide sur le long terme. S'il reconnaît que l’IA entraîne de véritables suppressions d’emplois dans certains secteurs spécifiques, il mise sur la "destruction créatrice" chère aux économistes. Comme pour chaque révolution technologique précédente, de nouveaux types de métiers devraient finir par émerger pour compenser ces pertes. En attendant, l'argument de l'IA risque de rester, pour un bon moment encore, le meilleur ami des directions des ressources humaines.

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