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L’ICE veut multiplier ses sources de données auprès des publicitaires et des Big Tech

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L’ICE veut multiplier ses sources de données auprès des publicitaires et des Big Tech

Les services de l’immigration et des douanes s’intéressent aux données collectées par les sociétés de technologies publicitaires pour renforcer leurs pratiques d’enquête.

Les données sensibles récupérées par l’industrie publicitaire peuvent-elles servir des enquêtes menées par les autorités gouvernementales ? Si l’on en croit le service de l’immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement, ICE) des États-Unis, la réponse pourrait être : oui.

L’émanation de son ministère de l’Intérieur (DHS, Department of Homeland Security) cherche en effet à mettre la main sur les vastes sommes de données de localisation que s’échangent des courtiers de données publicitaires. Présentée comme une étude de marché plutôt qu’un appel d’offres, une récente Request for Information (RFI) de l’entité indique en effet rechercher des renseignements « d’entreprises conformes aux normes de l’AdTech et de services de données de localisation ».

En parallèle, le DHS a tenté à plusieurs reprises d’obtenir des informations sur des comptes de réseaux sociaux critiquant le gouvernement Trump. De manière moins publique, rapporte TechCrunch, ses services se sont adressés à Meta, Google et d’autres pour obtenir des informations sur les comptes d’opposants au président des États-Unis, ou le contenu de leurs échanges en ligne – des requêtes contestées en justice par des ONG, dont l’American Civil Liberties Union (ACLU).

Évaluation de marché

Le document a été émis par le service des enquêtes du ministère de l’Intérieur (Homeland Security Investigations) des États-Unis, relève Biometric Update, ce qui souligne un intérêt actif des services de l’ICE pour des démonstrations de plateformes et d’outils permettant d’accéder à ce type de données.

Comme toutes les RFI, elle précise néanmoins, en majuscule : « IL S’AGIT UNIQUEMENT D’UNE DEMANDE D’INFORMATIONS. Il ne s’agit pas d’un appel d’offres. Cette demande d’informations est uniquement destinée à des fins d’étude de marché, de planification et de collecte d’informations. »

Plus loin, l’ICE explique travailler avec un « volume croissant de dossiers criminels, civils, légaux et administratifs venus de multiples sources internes et externes ». Et déclare chercher à estimer si le marché de l’adtech (technologies publicitaires) propose « des solutions commerciales prêtes à l’emploi existantes et émergentes comparables à celles proposées par les grands fournisseurs de données d’enquête et d’analyses juridiques/de risques ».

L’ADINT, investigation via données publicitaires

L’écosystème de l’ « adtech » est composé d’une multitude de sociétés aussi bien spécialisées dans le logiciel, les plateformes d’analyse de données, que des courtiers de données. Des sociétés comme Gravy Analytics, Datastream, ou l’américain Xander ont ainsi pour activité de réunir des données publicitaires de multiples origines en de vastes jeux de données qu’elles redistribuent ensuite à leurs clients, souvent pour leur permettre de viser plus précisément des « segments d’audience ».

Comme l’ont montré de multiples enquêtes, leurs pratiques de collectes de données de localisation, d’identifiants d’équipements, d’adresses IP ou autres peuvent se révéler très invasives, y compris dans des pays protégés par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), comme en Union européenne, ou par des textes similaires.

L’ICE est d’ailleurs loin d’être le premier service à s’intéresser à ce type de jeu de données. En 2022, l’Electronic Frontier Foundation constatait qu’un petit courtier nommé Fog Reveal (Dissipation de brouillard) revendait aux forces de l’ordre locales des milliards de données géolocalisées. Concrètement, ce type d’outil permet de géolocaliser un téléphone portable, sans que les autorités n’aient nécessairement les mandats de perquisition appropriés.

Dans un colloque organisé en 2024 par la CNIL et la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), le directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE) Nicolas Lerner avait évoqué le boom de ce que les professionnels du renseignement qualifient d’ADINT (pour Advertising Intelligence). Une pratique qui peut d’ailleurs aussi bien compromettre la sécurité des personnels des armées ou de services de renseignement que celle des citoyens, comme l’ont démontré des journalistes allemands de Bayerischer Rundfunk et netzpolitik.org.

En un simple coup de téléphone, l’un d’eux avait en effet obtenu un fichier de 3,6 milliards de points de localisation via la plateforme Datarade, ce qui avait notamment permis de repérer des dizaines d’appareils (et leurs mouvements) dans des établissements soupçonnés d’accueillir des membres de la NSA, ou encore dans une base aérienne cruciale dans les opérations de drones américaines.

Dans le cas présent, cela dit, l’intérêt exprimé par l’ICE ne peut se lire sans évoquer le croisement de jeux de données sensibles déjà réalisé par l’éphémère ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) dans les premiers mois du second mandat de Donald Trump. Ni sans être rapproché des actions violentes de l’ICE contre des citoyens des États-Unis comme des ressortissants d’autres pays présents sur le territoire.

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Actualité : Canal+ : notre top 10 des meilleurs films à voir en streaming en février 2026

Face à l'hégémonie des plateformes comme Netflix, Disney+, Prime Video et HBO Max, la chaîne Canal+ et son service de streaming garde son rang auprès du public français, grâce à une offre de qualité et notamment un catalogue de centaines de films.Face à la multitude de programmes disponibles, Les Numériques poursuit chaque mois son travail de curatio...

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Cette mise à jour que tout le monde oublie sur son PC est pourtant essentielle

Les mises à jour du BIOS, largement négligées par les utilisateurs de PC, offrent pourtant des gains de performance pouvant atteindre 15 à 20 %, une meilleure longévité des composants et une protection contre des vulnérabilités de sécurité documentées, le tout sans coût supplémentaire.

L’article Cette mise à jour que tout le monde oublie sur son PC est pourtant essentielle est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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Les nouveux Intel Xeon 600 s'emparent de 12 records du monde d'overclocking

Le 2 février 2026, Intel dévoilait sa nouvelle gamme de processeurs Xeon "abordables" pour les stations de travail : les Xeon 600. Un lancement qui s'est accompagné comme souvent d'une petite vague de sponsoring d'overclockeurs réputés, histoire de voir s'il y avait moyen de gratter quelques records...

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Actualité : Canon lance un ultra grand-angle 14mm F1.4 qui repousse toutes les limites

Avec son angle de champ de 114 degrés et sa conception rectilinéaire, le Canon RF 14mm F1.4L VCM permet de capturer des scènes très larges, qu’il s’agisse de paysages, d’architecture (intérieure ou extérieure) ou encore même de ciels étoilés en atrophotographie. L’ouverture très lumineuse F1.4 ouvre la porte au travail en faibles conditions lumineuse...

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Texas Instruments s'offre Silicon Labs pour 7,5 milliards de dollars

Silicon Labs

Texas Instruments annonce l'acquisition de Silicon Labs pour un montant de 7,5 milliards de dollars. Cette opération stratégique vise à fusionner l'expertise de TI en puces analogiques avec le portefeuille de connectivité sans fil de Silicon Labs, créant ainsi un leader mondial pour les applications industrielles et l'IoT. La finalisation est prévue pour le premier semestre 2027.

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Actualité : Poignées de portes rétractables : Tesla au centre d'un nouveau procès suite à un décès

Si depuis quelques mois Tesla a annoncé qu'il allait revoir son système de poignées retractables sur ses voitures suite à plusieurs accidents, et que la Chine a même décidé tout récemment de bannir ce système, le mal est malheureusement fait. En ce début février 2026, la mère d'un jeune homme de 20 ans a porté plainte contre le constructeur suite à...

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Actualité : “Ce serait un appareil très différent des smartphones actuels” : Elon Musk n'exclut pas de lancer son propre smartphone Starlink

Il n'y aura normalement jamais de smartphone Tesla. Mais l'éventualité qu'Elon Musk propose à l'avenir un téléphone via l'une de ses nombreuse sociétés n'est pas à exclure. Alors que le rachat de xAI par SpaceX est en route, l'empire de l'homme le plus riche du monde, par la voie de sa lucrative branche Starlink, pourrait prendre un nouveau virage.D'...

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Apple établit un record : près de 7 smartphones sur 10 aux États-Unis sont des iPhones.

Le marché américain des smartphones a clôturé le quatrième trimestre 2025 avec une hausse de 1 % par rapport à l'année précédente. Cette légère croissance a été freinée par la faiblesse du segment des appareils à moins de 300 dollars et le déclin des modèles Android plus chers . Dans ce contexte, le segment des 300 à 600 dollars a enregistré une hausse de 27 % , surpassant ainsi le segment des plus de 600 dollars , qui est resté globalement stable. Le segment le plus abordable, celui des moins de 300 dollars , a quant à lui reculé de 7 % , pénalisé par une baisse de la demande et un marché de plus en plus concentré. Parmi les fabricants, Motorola a dépassé Samsung sur le segment d'entrée de gamme , grâce aux nouveaux Moto G Play 2026 et Moto G 5G 2026 , lancés à une période où peu de modèles prépayés arrivent généralement sur le marché. Apple a réalisé son meilleur trimestre historique aux États-Unis, atteignant une part de marché de 69 % , contre 65 % l'année précédente. Samsung a été la principale victime de cette situation , chutant à 13 % . Les résultats d'Apple ont été portés par les iPhone 16e et iPhone 17 , qui ont bénéficié d'offres particulièrement agressives de la part des trois principaux opérateurs américains ( AT&T , T-Mobile et Verizon ). AT&T, en particulier, a réalisé 89 % de parts de marché d'Apple dans ses ventes totales de smartphones, tandis que les deux autres opérateurs ont tout de même constaté une augmentation de leur part de marché Apple par rapport à 2024. L' iPhone 17 Pro Max a été le modèle le plus vendu sur les trois canaux. L' iPhone 16e a également trouvé sa place auprès d'un public plus soucieux de son budget, se révélant populaire sur les plateformes de paiement prépayé et chez les grands détaillants, et clôturant le mois de décembre avec son meilleur mois de ventes depuis son lancement. D'après les analystes de Counterpoint, la croissance du segment des smartphones entre 300 et 600 dollars indique que de nombreux utilisateurs se tournent vers des produits plus abordables, en raison d'une conjoncture économique moins favorable. Apple , avec l'iPhone 16e, et Google , avec le Pixel 9a , ont réalisé de bonnes performances sur ce segment, tandis que Samsung et Motorola ont perdu des parts de marché. La situation est différente sur le segment des appareils à moins de 300 dollars , fragilisé non seulement par une demande atone, mais aussi par la hausse attendue du prix de la mémoire . Au cours des deux prochains trimestres, le coût des composants pourrait augmenter de plus de 15 % , ce qui représenterait une charge importante pour des appareils dont les marges sont déjà faibles. Même une légère augmentation de prix pourrait donc impacter directement les utilisateurs . Il reste à voir si la croissance du segment milieu de gamme se poursuivra en 2026, hors période des fêtes, ou si les utilisateurs privilégieront à nouveau les modèles plus onéreux. Pour l'instant, le marché américain connaît une lente mais nette réorganisation, et c'est Apple, l'entreprise mordue , qui en profite . (Lire la suite)
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Android Auto : Les voitures disparaissent de Google Maps : que se passe-t-il ?

Ces derniers jours, plusieurs utilisateurs ont signalé un comportement étrange d' Android Auto : en conduisant, l' icône de la voiture sur Google Maps disparaît soudainement, ne laissant visible que la carte. La navigation fonctionne toujours bien , mais l'absence d'un point indiquant votre position est vraiment gênante, surtout lorsqu'on se fie aux graphismes pour s'orienter rapidement. D'après les rapports, le problème affecte l' icône du véhicule , quelle qu'elle soit. Certains utilisateurs utilisent des icônes personnalisées, d'autres conservent l'icône par défaut, mais dans les deux cas, l'élément disparaît parfois complètement. D'après ceux qui ont constaté l'anomalie, la carte continue de suivre la position du véhicule , affichant les indications et les informations trafic en temps réel. Seul le point indiquant votre position actuelle manque à l'appel. Le problème semble se produire le plus souvent lorsque Google Maps disparaît brièvement de l'écran, par exemple lors du retour à l'écran d'infodivertissement du véhicule ou lors de l'ouverture d'une application multimédia via Android Auto. Les premiers signalements coïncident avec le déploiement de la mise à jour Android Auto 16.1 , activée ces derniers jours sur le canal stable. Nous avons également rencontré ce problème sur notre appareil, confirmant ainsi son caractère généralisé. La cause exacte est encore inconnue, mais le moment d'apparition suggère un simple bug introduit par cette mise à jour. Il s'agit clairement d'un bug graphique typique des mises à jour récentes, et un correctif devrait être déployé dans les prochaines mises à jour de Google. Pour l'instant, la seule solution consiste à essayer d'installer une version antérieure d'Android Auto. (Lire la suite)
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Gemini utilisera des applications pour vous : l’automatisation sur Android devient concrète.

Gemini pourra bientôt contrôler directement votre écran Android . En fait, ce sera même plus tôt que prévu : de nouveaux éléments indiquent que cette fonctionnalité est en cours de développement, ce qui laisse supposer un processus assez complexe en coulisses. L’image qui se dessine est celle d’une fonction capable d’effectuer des tâches quotidiennes dans certaines applications compatibles , mais accompagnée d’avertissements assez clairs concernant la responsabilité et la confidentialité . Le code de la version bêta 17.4 de l' application Google contient des lignes dédiées à une fonction appelée « Get tasks done with Gemini », nom de code interne : bonobo . Ce mode repose sur l' automatisation de l'écran , une fonctionnalité introduite par Android avec la distribution 16 QPR3 . Le principe est simple : Gemini gère certaines opérations dans les applications compatibles , comme passer des commandes ou réserver des courses. Cette fonctionnalité semble faire partie des Labs et est donc encore en phase expérimentale ; une interaction régulière est nécessaire pour éviter tout malentendu. Google précise que Gemini peut commettre des erreurs et souligne que l'utilisateur demeure entièrement responsable des actions de l'agent. Le processus peut être interrompu à tout moment et le contrôle manuel repris, empêchant ainsi toute poursuite involontaire de l'automatisation. Les avertissements les plus explicites concernent le traitement des données sensibles . Lorsque Gemini interagit avec une application, certaines captures d'écran sont analysées par des examinateurs si l' option « Conserver l'activité » est activée. Google déconseille de saisir ses identifiants de connexion ou ses informations de paiement dans les conversations avec Gemini et déconseille d'utiliser l'automatisation dans les situations sensibles ou urgentes. Toujours dans cette version bêta, des références apparaissent à une autre fonctionnalité, nommée en interne wasabi , liée à la gestion de l'image , c'est-à-dire la représentation tridimensionnelle déjà utilisée dans Google Meet sur Android XR . Les chaînes de caractères révèlent des options telles que « Image prête », « Reprendre » et une mention relative à la confidentialité qui accorde un contrôle exclusif sur son image numérique. L'avenir appartient à l'intelligence artificielle agentive , dont on parle depuis un certain temps déjà, mais qui devient aujourd'hui une réalité. L'évolution de cette automatisation reste à voir. (Lire la suite)
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Google Aluminum, le nouveau ChromeOS prendra plus de temps : premiers détails

L'annonce par Google du développement d'Aluminium , système fusionnant Android et ChromeOS , a suscité une grande curiosité. L'idée d'un environnement unique conçu pour ordinateurs portables et tablettes apparaît comme une avancée majeure attendue depuis des années, notamment après les difficultés rencontrées par Android sur tablettes et les limites de ChromeOS pour remplacer un ordinateur traditionnel. De nouvelles informations issues de documents juridiques américains ont toutefois tempéré l'enthousiasme : le calendrier officiel apparaît beaucoup plus long et, surtout, beaucoup plus compliqué que prévu. D'après les documents relatifs à l' affaire antitrust contre Google , la version complète d' Aluminum ne sera pas disponible avant 2028. Malgré les déclarations de Sameer Samat, responsable d'Android , en 2025, qui évoquait un possible lancement en 2026, Google a présenté un point de vue très différent aux juges. La voie « la plus rapide » citée dans les documents prévoit un accès initial pour certains testeurs commerciaux de confiance seulement à la fin de 2026 . L’adoption dans les environnements d’entreprise et d’éducation, actuellement les principaux secteurs d’utilisation des Chromebooks, est repoussée directement à 2028 . Ces délais sont également dus à un problème technique soulevé par les avocats de Google : tous les matériels actuels ne seront pas compatibles avec le nouveau système. Certains appareils pourront migrer, tandis que d’autres resteront sous ChromeOS , qui devra recevoir des mises à jour au moins jusqu’en 2033 , conformément à l’ engagement de support de 10 ans . Les documents révèlent également le projet de Google d' abandonner ChromeOS dès que possible. La date cible pour son arrêt complet est 2034 , sous réserve des réglementations imposant une période de support minimale. John Maletis, responsable de ChromeOS, a confirmé que tous les Chromebooks ne seront pas compatibles avec le nouveau système en raison de limitations techniques . Les modèles les plus récents auront plus de chances d'être compatibles, tandis que les autres continueront de recevoir les mises à jour de ChromeOS sans passer à Aluminum. Le professeur Jason Nieh , cité dans les documents comme témoin et intervieweur des ingénieurs de Google, a également confirmé l'existence d'un certain pourcentage d'appareils incompatibles, mais n'a pas indiqué de pourcentage. La partie la plus sensible des documents qui ont été publiés concerne le traitement spécial accordé à ChromeOS et, apparemment, également au futur Aluminium , dans le contexte des restrictions imposées à Google par le juge Amit Mehta dans l'affaire antitrust. Bien que le juge ait interdit les accords privilégiant la recherche Google ou les applications Google sur les smartphones Android, il a exclu de cette interdiction les appareils fonctionnant sous ChromeOS ou son successeur. En pratique, Google pourrait donc continuer à conclure des accords favorisant ses propres applications sur Aluminum. Le juge a justifié sa décision en arguant que le navigateur Chrome est un composant essentiel de ChromeOS. Cette position pourrait également s'appliquer à Aluminium, bien que sa nécessité dépende des choix de conception effectués par Google lui-même. En résumé, tout bien considéré, la transition de ChromeOS à Aluminum apparaît beaucoup plus longue et complexe que prévu, et laisse penser que la fusion entre les deux univers Google ne se fera pas de manière linéaire. (Lire la suite)
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Elon Musk avait personnellement supervisé la dérive sexuelle de Grok

Qui c'est qu'a la plus Grok ?
Elon Musk avait personnellement supervisé la dérive sexuelle de Grok

En 2025, le nombre de signalements par X de contenus à caractère pédosexuel a chuté de 81 % après que l’entreprise en ait internalisé la détection. Dans le même temps, Musk poussait les équipes de Grok à entraîner son chatbot débridé à reproduire des contenus à caractère sexuel.

Réagissant à la polémique autour de la vague massive de deepfakes en bikinis générés par Grok, le compte @Safety de X.com précisait le 14 janvier dernier : « Nous restons déterminés à faire de X une plateforme sûre pour tous et continuons à appliquer une politique de tolérance zéro envers toute forme d’exploitation sexuelle des enfants, de nudité non consentie et de contenu sexuel non désiré ».

« Nous prenons des mesures pour supprimer les contenus violents hautement prioritaires, notamment les contenus pédopornographiques (CSAM) et la nudité non consentie, et prenons les mesures appropriées à l’encontre des comptes qui enfreignent nos règles X. Nous signalons également aux autorités compétentes les comptes qui recherchent des contenus liés à l’exploitation sexuelle des enfants, si nécessaire. »

X.com n’a pas mis à jour son rapport de transparence depuis son rachat par Elon Musk en 2022. Et le parquet de Paris explique au Monde que X aurait commencé, l’an passé, à utiliser une technologie « maison », en remplacement du système Safer de détection de contenus pédopornographiques de l’organisation Thorn, qui avait elle-même été accusée de lobbying intense en faveur du projet #ChatControl de surveillance des messageries chiffrées.

Le 18 juin 2025, @Safety avait en effet annoncé « une mise à jour importante concernant notre travail continu de détection des contenus pédopornographiques (CSAM) et […] que nous avons lancé des efforts supplémentaires de correspondance de hachage CSAM […] grâce au travail incroyable de notre équipe d’ingénieurs en sécurité, qui a mis au point des systèmes de pointe pour renforcer encore nos capacités d’application de la loi ».

En 2024, précisait @Safety, « X a envoyé 686 176 signalements au National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) et suspendu 4 572 486 comptes. Entre juillet et octobre 2024, @NCMEC
a obtenu 94 arrestations et 1 condamnation grâce à ce partenariat
 ».

Or, le parquet précise au Monde qu’« entre juin et octobre 2025, il a été constaté une baisse de 81,4 % des signalements concernant la France adressés par X au National Center for Missing & Exploited Children en matière de pédopornographie ».

Ce qui a entraîné les magistrats à étoffer leur enquête sur des faits de « complicité de détention d’images de mineurs représentant un caractère pédopornographique », de « complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée » de ces contenus.

« Faire progresser notre compréhension collective de l’univers »

Une enquête de trois journalistes du Washington Post intitulée « Dans les coulisses du pari de Musk pour attirer les utilisateurs qui a transformé Grok en générateur de porno » permet de mieux comprendre comment X et Grok en sont arrivés là.

Quelques semaines avant qu’Elon Musk ne quitte officiellement le DOGE du gouvernement de Donald Trump au printemps dernier, les employés de l’équipe chargée d’aider à définir la manière dont le chatbot Grok de xAI répond à ses utilisateurs reçurent en effet une « dérogation surprenante » de leur employeur, raconte le Post.

Elle leur demandait en effet de s’engager à travailler sur du « contenu vulgaire [profane en anglais], y compris sexuel ». La note les prévenait que leur travail les exposerait dès lors à « des contenus sensibles, violents, sexuels et/ou autres contenus choquants » qui, précisait la décharge, « peuvent être perturbants, traumatisants et/ou causer un stress psychologique ».

Peu après le retour de Musk chez xAI, une note des ressources humaines a demandé à l’équipe qui supervise des centaines de « tuteurs IA », chargés d’étiqueter les résultats de Grok afin de les améliorer, de demander aux candidats à un poste s’ils seraient à l’aise pour travailler avec du contenu « explicite ».

L’entreprise modifia également certains protocoles relatifs aux contenus à caractère sexuel. À l’origine, xAI conseillait à ses employés d’éviter d’examiner ce type de contenus sensibles, afin d’éviter d’apprendre au chatbot à pouvoir les reproduire, selon trois des personnes interrogées par le Post.

Mais le protocole fut modifié durant l’été 2025, de sorte qu’il soit acceptable d’étiqueter les images de personnes nues générées par l’IA. L’un des employés qui travaillait avec le générateur d’images de Grok raconte même avoir « souvent » reçu des demandes pour que Grok « déshabille » des gens depuis le printemps 2025, et estime que le bot s’y conformait environ 90 % du temps.

Des employés évoquent « une nouvelle orientation inquiétante » pour une entreprise qui demande explicitement à être présentée comme « une entreprise qui travaille à la mise au point d’une intelligence artificielle visant à accélérer les découvertes scientifiques humaines, dont la mission est de faire progresser notre compréhension collective de l’univers ». Une dérive leur laissant penser que l’entreprise était désormais prête à produire tout type de contenu susceptible d’attirer et de fidéliser les utilisateurs.

Accroître la popularité de Grok avec des contenus à caractère sexuel

Dans les mois qui ont suivi, ces employés ont ainsi été exposés à ce que le Post qualifie de « flot d’enregistrements audio à caractère sexuel », émanant notamment de « conversations obscènes » entre des occupants de Tesla et le chatbot de leur voiture, ainsi que des interactions à caractère sexuel d’autres utilisateurs avec Grok.

Après avoir quitté le DOGE en mai, Musk a maintenu une « présence constante » dans les bureaux de xAI, jusqu’à y passer parfois la nuit, souligne le Post. Certains employés ont été invités à ne pas prendre de vacances à la fin du printemps ou au début de l’été, mais également, et régulièrement, à y travailler la nuit et pendant des week-ends.

L’objectif assigné par Musk était d’accroître la popularité de Grok. Au fil de nombreuses réunions, il défendait une nouvelle mesure, les « secondes d’activité de l’utilisateur », censée mesurer de manière précise le temps passé par les gens à converser avec le chatbot.

À cet effet, xAI s’est mis à créer du contenu à caractère sexuel et des compagnes IA sexy. L’entreprise a aussi levé les restrictions préalablement mises en place en ignorant les avertissements internes au sujet des risques juridiques et éthiques liés à la production de tels contenus, selon des documents obtenus par le Post et des entretiens menés auprès de plus d’une demi-douzaine d’anciens employés de X et xAI, et plusieurs personnes proches de M. Musk.

Les équipes de X chargées de la sécurité avaient pourtant averti à plusieurs reprises la direction que ses outils d’IA pouvaient permettre aux utilisateurs de créer des images sexuelles d’enfants ou de célébrités à l’aide de l’IA, ce qui pourrait enfreindre la loi, selon deux de ces personnes.

Les sources du Post précisent qu’au sein de xAI, l’équipe chargée de la sécurité de l’IA de l’entreprise ne comptait en outre que deux ou trois personnes pendant la majeure partie de l’année 2025, contre des dizaines d’employés dans les équipes similaires chez OpenAI ou d’autres concurrents.

Le Post relève aussi que trois cadres supérieurs du petit groupe chargé de superviser la sécurité des produits, la sécurité de l’IA et le comportement des modèles avaient annoncé leur départ début décembre.

+ 72 % de téléchargements grâce aux deepfakes en bikinis

« La stratégie de Musk a porté ses fruits pour l’entreprise », relève le Post. Alors que Grok était autrefois classé plusieurs dizaines de places derrière ChatGPT dans le classement des applications gratuites de l’App Store d’Apple, il figure désormais dans le top 5, aux côtés du chatbot d’OpenAI et de Gemini de Google.

Selon la société d’études de marché Sensor Tower, le nombre moyen quotidien de téléchargements de l’application Grok dans le monde a bondi de 72 % entre le 1er et le 19 janvier par rapport à la même période en décembre.

Le 15 janvier, xAI publiait une offre de recrutement d’un superviseur de la sécurité chargé de « superviser la modération du contenu et le service client afin de lutter contre le spam, la fraude et les contenus préjudiciables, en appliquant les politiques de manière impartiale » afin de « faire de X un espace plus sûr et plus fiable pour les utilisateurs du monde entier ».

Le Post précise que ni Musk, ni xAI ni X n’ont répondu à sa demande détaillée de commentaires.

Nitasha Tiku, l’une des trois signataires de l’enquête du Post, fait partie de la centaine de journalistes à avoir appris leur licenciement hier. Les deux autres, Faiz Siddiqui et Elizabeth Dwoskin, semblent avoir été épargnés.

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ASRock communique à propos des défaillances des processeurs AMD sur ses cartes, mais...

Après ASUS la semaine dernière, c'est au tour d'ASRock de communiquer à propos des processeurs AMD Ryzen qui rendent l'âme sur ses cartes mères. Si le phénomène reste marginal, il dure depuis un petit moment maintenant et on voit régulièrement apparaitre des nouvelles sur les réseaux sociaux. Peu importe le processeur dans la série Ryzen 9000, peu importe la carte mère compatible qui va avec, les mauvaises nouvelles se suivent avec, par exemple, pas moins de cinq remontées il y a tout juste deux jours. Bonne nouvelle donc, ASRock se penche sur la question. Mauvaise nouvelle, la marque n'avance pas grand chose en suggretions... TAIPEI, Taiwan, 5th February, 2026 - ASRock is closely monitoring recent discussions regarding the performance and behavior of AMD Ryzen™ 9000 series processors on ASRock AMD platforms. In response to these reports, we have implemented comprehensive internal reviews and rigorous verification processes. We have been working in seamless coordination with AMD continuously to further validate system performance across a wide range of hardware configurations, while optimizing BIOS and enhancing overall system stability. […]

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Cooler Master X Silent Edge Platinum 1100 watts : un pur bonheur passif

Enfin ! Nous l'attendions depuis un petit moment depuis notre découverte fin 2023 lors d'un passage dans les bureaux de la marque, et elle est là : la Cooler Master X Silent Edge Platinum en version de 1100 W. Le nom est clair pour les habitués, il s'agit d'un bloc ATX fanless d'une puissance assez dingue de 1100 W, et en plus avec une certification 80 PLUS Platinum. Du haut de gamme qui s'affiche à 299 U+20AC avec une garantie de quinze ans, mais aussi une belle connectique avec notamment un connecteur 12V-2x6 violet qui permet de voir rapidement si l'insertion est bonne ou non. […]

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Le prix et la date de sortie du matériel Steam restent indéterminés.

Valve a ajusté son calendrier de lancement pour son matériel Steam, comme indiqué sur le blog officiel de Steam . Suite à l'annonce de novembre, l'entreprise prévoyait de communiquer des prix et des dates de sortie précis pour la Steam Machine, le Steam Frame et le Steam Controller, mais doit désormais faire face à des retards en raison de pénuries mondiales de composants de mémoire. La disponibilité limitée et la hausse des coûts nécessitent une révision des prix et du calendrier, notamment pour la Steam Machine et le Steam Frame. Une sortie au cours du premier semestre est toujours prévue. Les dates et les prix précis ne sont pas encore disponibles et peuvent évoluer en fonction du marché. (Lire la suite)
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