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Enermax n’a jamais vraiment quitté le marché des alimentations, mais force est de constater que la marque taïwanaise s’était faite plus discrète ces dernières années face à l’omniprésence de Corsair, Seasonic et be quiet!. Le lancement fin 2025 de plusieurs nouvelles gammes dont REVOLUTION III, REVOLUTION III S, EB Bronze, et cette surtout PlatimaxII qui nous occupe aujourd’hui, marque clairement une volonté de revenir en force sur tous les segments, du grand public au haut de gamme.
La PlatimaxII 1200DF s’inscrit dans la continuité directe de la Platimax D.F. de 2017, une alimentation qui avait marqué les esprits par son format compact (160 mm pour 1200W, un record à l’époque) et sa technologie Dust Free Rotation brevetée. Mais si le nom et l’ADN persistent, tout le reste a changé. L’ancienne génération, construite sur une plateforme multi-rails 12V avec une certification ATX classique, se vendait entre 250 et 300 euros et souffrait d’un positionnement tarifaire jugé trop élevé par la presse spécialisée.
La PlatimaxII 1200DF de 2026 joue une partition radicalement différente. Certifiée ATX 3.1 et PCIe 5.1, elle embarque un câble natif 12V-2×6 capable de délivrer 600W au GPU, gère des pics de puissance (power excursion) jusqu’à 235% de sa charge nominale, et conserve la double certification 80 PLUS Platinum et Cybenetics Platinum. Le tout repose sur un rail 12V unique de 100A, des condensateurs 100% japonais, un ventilateur 135 mm avec le système D.F.R. toujours de la partie et un mode semi-passif jusqu’à 60% de charge.
Mais c’est surtout l’étiquette qui surprend : 150 à 180 € selon le vendeur. Pour une alimentation 1200 W Platinum ATX 3.1 entièrement modulaire, assortie de 13 ans de garantie, le positionnement tarifaire défie la concurrence installée. À titre de comparaison, les modèles Platinum 1200 W chez Corsair, Seasonic ou be quiet! se situent le plus souvent entre 220 et 300 €.
Reste à vérifier si ce prix agressif est le signe d’un rapport qualité/prix exceptionnel ou le symptôme de compromis cachés. C’est ce que nous allons déterminer dans ce test complet, appuyé par le rapport de certification Cybenetics et notre inspection détaillée du bloc.
PlatimaxII 1200DF : Emballage & Contenu
L’Enermax PlatimaxII 1200DF est livrée dans un carton brun sobre, rehaussé d’un bandeau blanc en partie basse qui concentre l’essentiel de l’information : nom du produit, visuel du bloc, et surtout la ribambelle de certifications, 80 PLUS Platinum, ATX 3.1, PCIe 5.1, Cybenetics Platinum et Cybenetics A (acoustique). Enermax ne fait pas dans la mise en scène premium avec un packaging noir mat verni : ici, c’est fonctionnel et direct. On sait exactement ce qu’on achète avant même d’ouvrir.
À l’arrière, on retrouve le tableau des spécifications électriques (rails, ampérages, puissances combinées), le schéma du câble natif 12V-2×6, l’illustration brevetée du système Dust Free Rotation, ainsi que la référence produit EPS1200P-NPX et les codes-barres. Tout ce qu’il faut pour un achat éclairé en magasin.
À l’ouverture, l’organisation est soignée. Une épaisse couche de mousse protège le dessus, la notice PlatimaxII est posée par-dessus, puis deux pochettes noires séparées occupent le reste de l’espace : à gauche, une pochette rigide frappée du logo Enermax contenant le bloc d’alimentation, à droite, une pochette en mesh souple regroupant l’ensemble des câbles modulaires. La protection est efficace et le rangement logique.
Côté bundle, Enermax reste minimaliste : les vis de fixation, quelques colliers de serrage et le câble secteur EU. Pas de cable combs, pas d’autocollants, pas de sac de transport premium. On aurait apprécié la présence de cable combs pour accompagner les câbles mesh-sleeved, d’autant qu’Enermax les met en avant dans sa communication. Cela dit, ils se trouvent pour quelques euros et ne sont en rien indispensables.
L’ensemble reflète un positionnement clair : le budget est passé dans le bloc, pas dans l’emballage. Et à ce prix, c’est un choix que l’on respecte
Description du bloc : Enermax PlatimaxII 1200DF
Vue d’ensemble
La PlatimaxII 1200DF adopte une approche résolument fonctionnelle. Pas de fioritures esthétiques, pas de panneaux RGB, pas de coque sculptée façon vaisseau spatial : Enermax mise sur la sobriété, et c’est un choix assumé. Le bloc finit dans la quasi-totalité des cas enfoui dans le compartiment inférieur d’un boîtier, invisible une fois les panneaux fermés. Inutile, donc, de surcharger le design.
La finition est noire mate, uniforme et soignée. Le châssis en acier inspire confiance en main, avec un poids équilibré pour un bloc de 1200W. Rien ne grince, rien ne joue, la qualité perçue est satisfaisante sans être ostentatoire. Les dimensions de 150 × 150 × 86 mm sont contenues pour cette puissance, un point appréciable pour la compatibilité avec les boîtiers les plus compacts.
Face latérale : le branding
Le côté du bloc affiche en grand le logo Enermax et le nom « PlatimaxII 1200DF » en typographie blanche sur fond noir. C’est lisible, net, et c’est à peu près le seul élément de personnalisation visible sur l’ensemble du bloc. Sobre et efficace.
Face ventilateur : grille et ventilateur 135 mm
La face inférieure (destinée à pointer vers le bas dans la plupart des montages) est occupée par le ventilateur de 135 mm, protégé par une grille en barreaux classique avec un motif en croix aux coins. Le logo Enermax trône au centre sur un médaillon métallique.
Le ventilateur est celui qui intègre la technologie D.F.R. (Dust Free Rotation) brevetée, capable d’inverser son sens de rotation pour expulser la poussière accumulée. Le design de la grille est classique, sans fantaisie, mais parfaitement fonctionnel.
Face arrière : interrupteur et D.F. Switch
C’est ici que la PlatimaxII se distingue de la majorité des alimentations du marché. À droite, on retrouve l’habituel connecteur d’alimentation secteur et l’interrupteur on/off. Mais à gauche, un second bouton poussoir fait son apparition : le D.F. Switch.
Ce bouton active manuellement le cycle de nettoyage Dust Free Rotation. Son fonctionnement dépend de l’état du ventilateur au moment de l’appui. Si le ventilateur est à l’arrêt (mode semi-passif, charge inférieure à 60%), le bouton déclenche 20 secondes de rotation dans le sens horaire suivies de 20 secondes en sens antihoraire avant l’arrêt complet. Si le ventilateur tourne déjà (charge supérieure à 60%), l’appui l’arrête brièvement avant de lancer le même cycle de nettoyage.
L’ensemble de la face arrière est entièrement perforée en nid d’abeille, maximisant l’évacuation de l’air chaud. On aperçoit d’ailleurs les composants internes à travers le mesh, notamment des condensateurs bleus et les bobines cuivrées du transformateur.
Face connecteurs : panneau modulaire
Le panneau de connecteurs modulaires est organisé sur deux rangées clairement étiquetées en sérigraphie blanche. La disposition est la suivante, de gauche à droite :
Rangée du haut : 3× PCI-E, 2× CPU, 3× SATA/Molex
Rangée du bas : 1× PCI-E, 1× 12V-2×6, 2× Motherboard (ATX 24-pin), 2× SATA/Molex
Le marquage est clair et sans ambiguïté, chaque groupe de connecteurs étant identifié par un label et des crochets blancs. Un sticker QC « Warranty Void if Removed » est visible en haut à droite, classique. L’insertion des câbles dans les connecteurs est franche, sans jeu excessif.
Étiquette signalétique
L’étiquette, collée sur le dessus du bloc, récapitule l’ensemble des caractéristiques électriques :
Modèle : EPS1200P-NPX
Entrée : 100-240 VAC, 15-8A, 50-60 Hz
Rail +12V : 100A / 1200W (rail unique)
Rails +3.3V et +5V : 20A chacun, 100W combinés
Rail -12V : 0,4A / 4,8W
Rail +5Vsb : 3,0A / 15W
Puissance totale : 1200W
Certification : 80 PLUS Platinum
Fabricant : ENERMAX Technology Corporation
Fabrication : Made in China
On note les trois tampons de contrôle qualité en bas de l’étiquette (HI-POT OK, BURN-IN OK, ATS OK), attestant que chaque unité passe par un protocole de test avant expédition. Un détail rassurant.
Câbles et connecteurs : Enermax PlatimaxII 1200DF
Vue d’ensemble
La PlatimaxII 1200DF est intégralement modulaire : aucun câble n’est fixé au bloc. L’ensemble des câbles est regroupé dans une pochette mesh souple, accompagné du câble secteur EU. Au total, ce sont 10 câbles modulaires qui composent le kit, tous gainés individuellement en mesh noir (mesh-sleeved) et réalisés en cuivre étamé (tinned copper).
Étalés sur une surface, l’ensemble fait bonne impression. Le gainage mesh est uniforme, dense et d’aspect soigné. Chaque connecteur côté composant est clairement identifié par une sérigraphie blanche (PCI-E, CPU, 20+, 4P, 600W), ce qui élimine toute confusion lors du câblage. Un bon point, surtout pour une alimentation de cette puissance où le nombre de câbles peut vite devenir désorientant.
Inventaire des câbles
Câble
Quantité
Connecteurs
Longueur
Gauge
ATX 24-pin (20+4)
1
1
60 cm
16-22 AWG
CPU 4+4 pin
2
2
70 cm
18 AWG
PCIe 6+2 pin
3
3
60 cm
18 AWG
12V-2×6 natif (600W)
1
1
60 cm
16-24 AWG
SATA (4 connecteurs)
2
8
45+15+15+15 cm
18 AWG
Molex 4-pin (4 connecteurs)
1
4
46+14,5+14,5+14,5 cm
18 AWG
Câble ATX 24-pin (20+4)
Le câble principal d’alimentation carte mère adopte le format classique 20+4 pin détachable, permettant la compatibilité avec les anciennes cartes mères 20 broches. Le gainage mesh individuel rend le faisceau relativement épais vu le nombre de fils (24 brins), mais la souplesse reste correcte. La longueur de 60 cm conviendra à la majorité des boîtiers ATX, y compris ceux avec un routage par l’arrière. Le câblage en 16-22 AWG mixte (16 AWG pour les lignes de puissance, 22 AWG pour les signaux) est conforme aux bonnes pratiques.
Câbles CPU 4+4 pin
Deux câbles CPU EPS 4+4 pin sont fournis, chacun mesurant 70 cm. C’est la bonne longueur pour atteindre le connecteur EPS en haut de la carte mère, même dans les grands boîtiers tour.
Le format 4+4 splitté permet la compatibilité avec les cartes mères ne disposant que d’un connecteur 4 broches. Deux câbles sont attendus sur une alimentation de 1200W, permettant d’alimenter les cartes mères haut de gamme équipées d’un double connecteur EPS (8+4 ou 8+8). Le gauge de 18 AWG est standard pour ce type de câble.
Câbles PCIe 6+2 pin
Trois câbles PCIe 6+2 pin individuels de 60 cm sont fournis. Chaque câble propose un seul connecteur 6+2 pin, ce qui est préférable aux câbles en daisy-chain (un câble, deux connecteurs) que l’on trouve encore sur certaines alimentations. Un câble par connecteur signifie une meilleure répartition de la charge et moins de risques de surchauffe sur les lignes de puissance.
Le format 6+2 splitté assure la compatibilité avec les cartes graphiques nécessitant du 6 ou du 8 broches. Ces câbles restent utiles pour les GPU plus anciens ou les configurations multi-GPU, même si le câble 12V-2×6 natif est désormais la norme pour les cartes graphiques récentes.
Câble 12V-2×6 natif (600W)
C’est le câble star de cette alimentation. Le connecteur 12V-2×6 (aussi appelé 12+4 pin ou 16-pin dans le langage courant) est natif, c’est-à-dire directement câblé depuis le bloc sans adaptateur intermédiaire. C’est une exigence de la norme ATX 3.1 et un gage de fiabilité par rapport aux adaptateurs PCIe vers 12VHPWR qui ont fait couler beaucoup d’encre (et griller quelques connecteurs).
Le câble mesure 60 cm et est marqué « 600W » côté connecteur GPU. Le gauge mixte 16-24 AWG (16 AWG pour les lignes de puissance 12V, 24 AWG pour les lignes de signal/sense) est conforme à la spécification PCIe 5.1. Le faisceau est plus large que les câbles PCIe classiques du fait du nombre de conducteurs (12 lignes de puissance + 4 lignes de signal), mais le gainage mesh maintient l’ensemble cohérent.
Câbles SATA et Molex
Deux câbles SATA proposent chacun 4 connecteurs en série (45+15+15+15 cm), pour un total de 8 connecteurs SATA. C’est suffisant pour la grande majorité des configurations, y compris celles avec plusieurs SSD et disques durs.
Un câble Molex 4-pin avec 4 connecteurs en série complète le kit pour les périphériques legacy (contrôleurs de ventilateurs, pompes, hubs). Le gainage mesh est identique aux autres câbles, les connecteurs Molex sont dorés, et l’ensemble reste propre.
Impression générale
Le kit de câbles de la PlatimaxII 1200DF est complet et bien exécuté. Le gainage mesh individuel sur l’ensemble des câbles donne un rendu uniforme et professionnel. Les connecteurs sont correctement identifiés, les longueurs sont adaptées aux boîtiers standard et le choix du câble unique par connecteur PCIe (pas de daisy-chain) est appréciable.
On regrette simplement l’absence de cable combs dans la boîte pour maintenir les fils alignés, un accessoire qui aurait parfaitement complété ces câbles mesh-sleeved. Mais c’est un détail, pas un défaut.
Intérieur de l’Enermax PlatimaxII 1200DF
Plateforme et OEM
En ouvrant le bloc (ce qui invalide la garantie, rappelons-le), on découvre une plateforme conçue par RSY, un OEM taïwanais qui fabrique également des alimentations pour d’autres marques. Le PCB est double-face, ce qui permet une disposition plus dense des composants et une meilleure gestion thermique. L’ensemble est propre, bien organisé, avec des soudures nettes et aucun signe de coupe de coûts visible à l’œil nu.
La topologie retenue est classique pour du haut de gamme moderne : APFC (Active Power Factor Correction) côté primaire, suivi d’un convertisseur Full-Bridge combiné à un LLC Resonant Converter. Côté secondaire, le rail 12V utilise une rectification synchrone, tandis que les rails mineurs (3.3V et 5V) sont gérés par des convertisseurs DC-DC. C’est exactement ce qu’on attend d’une alimentation Platinum de cette puissance : efficacité maximale, régulation serrée des tensions et pertes minimales.
Étage d’entrée et filtrage
Le filtrage EMI en entrée est sérieux : quatre condensateurs Y, deux condensateurs X, deux bobines de mode commun (CM chokes) et un MOV (Metal Oxide Varistor) pour la protection contre les surtensions secteur. La protection contre les appels de courant au démarrage (inrush current) est assurée par une thermistance NTC SCK-0512 (5 Ohm à 25°C) couplée à un relais de bypass, un montage standard mais efficace.
Le redressement est confié à deux ponts de diodes, une configuration adaptée à la puissance de 1200W pour répartir la charge thermique.
APFC (correction du facteur de puissance)
L’étage APFC emploie trois MOSFETs Way-On WML28N60C4 (600V, 13A à 100°C) et deux diodes boost Maple Semi MSP06065G1 (650V, 6A à 150°C). Le contrôleur APFC est un Texas Instruments UCC28180, un composant éprouvé et largement utilisé dans les alimentations haut de gamme. Il est accompagné d’un circuit SPN5003 de Sync Power dédié à la réduction de la consommation en veille.
Les condensateurs de stockage (bulk caps) sont deux Rubycon série MXE de 420V / 470 µF chacun, soit 940 µF combinés, avec une durée de vie de 2 000 heures à 105°C. Rubycon est une marque japonaise de premier plan, et la série MXE est couramment utilisée dans les alimentations de qualité. Deux condensateurs en parallèle plutôt qu’un seul gros permettent une meilleure réponse transitoire et une répartition thermique plus homogène.
Convertisseur principal
Le convertisseur Full-Bridge utilise quatre MOSFETs Convert CS25N50FF (500V, 25A à 100°C), pilotés par un contrôleur LLC résonant Texas Instruments UCC25600.
Cette combinaison Full-Bridge + LLC est la topologie de référence pour les alimentations haute puissance à haut rendement.
Le LLC résonant permet des commutations douces (soft switching) qui réduisent les pertes et le bruit électrique.
Côté secondaire : rail 12V
Le rail 12V principal utilise la rectification synchrone avec pas moins de huit MOSFETs Hauyi Microelectronics HYG020N04NR1B (40V, 160A à 100°C, Rds(on) de 2,4 mOhm). Huit MOSFETs pour un seul rail 12V de 100A, c’est généreux et garantit une faible résistance en conduction, donc moins de pertes et moins de chaleur.
Le Rds(on) extrêmement bas de 2,4 mOhm confirme cette orientation vers l’efficacité.
Rails mineurs : 3.3V et 5V (DC-DC)
Les rails 3.3V et 5V sont générés par des convertisseurs DC-DC dérivés du rail 12V, avec quatre MOSFETs et deux contrôleurs PWM ANPEC APW7160A. Cette approche DC-DC (par opposition à la régulation groupée) assure une régulation indépendante et précise de chaque rail mineur, même sous des charges déséquilibrées (cross-load).
C’est devenu le standard sur les alimentations de qualité depuis plusieurs années.
Condensateurs de filtrage secondaire
Le filtrage secondaire fait appel à un mix de condensateurs électrolytiques et polymères :
5× Rubycon série YXS (3 000 à 6 000 heures à 105°C)
2× Rubycon série YXJ (4 000 à 10 000 heures à 105°C)
31× UNICON série KXM(M) (2 000 à 5 000 heures à 105°C)
15× polymères Nippon Chemi-con
8× polymères UNICON série PB
La présence de condensateurs polymères solides (Nippon Chemi-con et UNICON) côté secondaire est un bon point. Ces composants offrent une meilleure stabilité à haute fréquence et une durée de vie supérieure aux électrolytiques classiques, contribuant à la qualité du signal en sortie (ripple & noise réduits).
On notera que si les condensateurs primaires (Rubycon) et une partie des secondaires sont japonais, une proportion significative du filtrage secondaire repose sur des UNICON, un fabricant taïwanais. C’est un choix courant pour contenir les coûts tout en maintenant un niveau de qualité acceptable. À moins de 180 €, c’est un compromis compréhensible.
Ventilateur
Le refroidissement est assuré par un Globe Fan RL4Z S1352512HH, un ventilateur de 135 mm alimenté en 12V (0,45A) équipé d’un roulement à double billes (Double Ball Bearing). Le choix du DBB est pertinent pour une alimentation : ce type de roulement supporte mieux les températures élevées et offre une durée de vie supérieure aux roulements hydrauliques ou à bague dans les environnements chauds comme l’intérieur d’un bloc d’alimentation.
C’est ce ventilateur qui intègre la technologie D.F.R. (Dust Free Rotation) brevetée par Enermax, capable d’inverser son sens de rotation pour expulser la poussière. Le mode semi-passif coupe le ventilateur sous 60% de charge (soit environ 720W), ce qui signifie un fonctionnement totalement silencieux en usage bureautique et même en gaming modéré.
Circuit de supervision et protection
La supervision est confiée à un circuit IN1S313I-SAG, qui gère l’ensemble des protections intégrées : OCP (surintensité), OVP (surtension), UVP (sous-tension), OPP (surpuissance), OTP (surchauffe) et SCP (court-circuit). La suite complète de protections est présente, conforme aux exigences ATX 3.1.
Circuit 5V Standby
Le circuit de veille 5VSB utilise un MOSFET Shenzhen Foster Semiconductor FIR4N70BLG (700V, 2,5A) comme redresseur, piloté par un contrôleur PWM INFSitronix IN2P070C. Rien de remarquable ici, c’est un circuit de veille classique et fonctionnel.
Bilan de l’inspection interne
L’intérieur de la PlatimaxII 1200DF révèle une plateforme sérieuse et cohérente avec le positionnement du produit. La topologie Full-Bridge LLC avec rectification synchrone est le standard du haut de gamme, les composants primaires sont de bonne facture (Rubycon, Texas Instruments, Way-On), et la présence de huit MOSFETs sur le rail 12V témoigne d’une conception pensée pour l’efficacité.
Le compromis se situe au niveau de certains composants secondaires (UNICON plutôt que du 100% japonais sur le filtrage) et du choix de l’OEM RSY, moins connu que les références du secteur comme Seasonic, CWT ou Great Wall. Mais à moins de 180 € pour une alimentation 1200W Platinum ATX 3.1, il fallait bien optimiser quelque part, et Enermax a fait le choix de ne pas rogner sur les composants critiques. C’est un arbitrage intelligent.
Performances de la Enermax PlatimaxII 1200DF : rapport Cybenetics
Les résultats qui suivent sont issus du rapport de certification Cybenetics, un laboratoire indépendant qui teste les alimentations selon un protocole standardisé couvrant plus de 1 450 combinaisons de charge. Ces mesures sont réalisées en conditions contrôlées (230V, 30-32°C ambiant) et constituent la référence la plus fiable pour évaluer une alimentation.
L’Enermax PlatimaxII 1200DF obtient la certification Cybenetics Platinum avec une efficacité moyenne de 92,69% sur l’ensemble des combinaisons de charge testées.
Charge
Puissance DC
Efficacité
Ventilateur
Bruit
10%
120 W
91,28%
0 RPM
< 6 dBA
20%
240 W
93,63%
0 RPM
< 6 dBA
30%
359 W
94,17%
0 RPM
< 6 dBA
40%
480 W
94,18%
0 RPM
< 6 dBA
50%
599 W
93,95%
732 RPM
18,6 dBA
60%
720 W
93,66%
858 RPM
22,8 dBA
70%
840 W
93,20%
1 073 RPM
30,3 dBA
80%
960 W
92,58%
1 272 RPM
35,1 dBA
90%
1 079 W
92,06%
1 501 RPM
40,1 dBA
100%
1 199 W
91,50%
1 737 RPM
44,3 dBA
110%
1 320 W
90,93%
1 891 RPM
46,6 dBA
Le pic d’efficacité se situe entre 30% et 40% de charge, à 94,18%, un excellent résultat. Même à pleine charge (1 200W), l’efficacité reste au-dessus de 91%. À faible charge (2% soit ~24W), l’alimentation atteint 76,1%, ce qui dépasse le minimum ATX 3.1 de 70%.
En conditions réelles de gaming (400-700W de consommation système typique), l’alimentation évolue dans sa zone de rendement optimal entre 93% et 94%. Ce sont des watts qui ne sont pas perdus en chaleur, et ça se traduit par moins de bruit et une facture d’électricité réduite.
Acoustique : Cybenetics A
La PlatimaxII 1200DF décroche la certification Cybenetics A en acoustique, avec un bruit moyen de 21,69 dBA sur l’ensemble des combinaisons de charge. Le mode semi-passif coupe le ventilateur jusqu’à environ 50% de charge (600W), rendant l’alimentation totalement inaudible en dessous de ce seuil.
La courbe de bruit est progressive et bien gérée. Jusqu’à 600W, c’est le silence total (< 6 dBA). À 60% de charge le ventilateur démarre doucement à 858 RPM pour 22,8 dBA, un niveau à peine perceptible. Ce n’est qu’au-delà de 70% (840W) que le bruit devient notable à 30 dBA, et il faut pousser à pleine charge pour atteindre 44,3 dBA.
Pour la majorité des configurations gaming qui sollicitent l’alimentation entre 300 et 600W, la PlatimaxII sera tout simplement silencieuse.
Régulation des tensions
Rail
Régulation de charge
12V
0,62%
5V
0,56%
3.3V
1,28%
5VSB
2,59%
La régulation du rail 12V est excellente à 0,62%, loin de la limite ATX de 5%. Le 5V fait encore mieux à 0,56%. Le 3.3V et le 5VSB sont un cran en dessous mais restent dans des valeurs très correctes. La topologie DC-DC pour les rails mineurs fait ici son travail : les tensions restent stables quelle que soit la répartition de charge.
Ripple & Noise (ondulation résiduelle)
Charge
12V
5V
3.3V
5VSB
Limite ATX
50%
22,48 mV
16,23 mV
19,14 mV
14,97 mV
120 / 50 / 50 / 50 mV
100%
23,46 mV
19,75 mV
24,12 mV
21,92 mV
120 / 50 / 50 / 50 mV
Les valeurs de ripple sont bonnes et restent très en dessous des limites ATX sur l’ensemble de la plage de charge. Le 12V à pleine charge plafonne à 23,46 mV pour une limite de 120 mV, soit moins de 20% de la marge autorisée. Les rails mineurs restent sous 25 mV pour une limite de 50 mV. Pas d’inquiétude côté qualité du signal : les composants alimentés par cette unité recevront un courant propre.
Seul bémol relevé par Cybenetics : le rail 5VSB montre un ripple élevé en condition d’OCP (120-199 mV), mais cela ne concerne que les situations de surcharge extrême, bien au-delà du fonctionnement normal.
Protections et conformité
Protection
Résultat
OCP 12V (normal / hot)
140,4A (140%) / 136,4A (136%)
OPP (normal / hot)
1 682W (140%) / 1 637W (136%)
OTP
Oui (113°C au dissipateur)
SCP
Tous rails vers terre : OK
UVP
OK à 90V et 80V
Hold-Up Time
21,8 ms (minimum ATX : 16 ms)
Power Excursion ATX 3.1
Oui
Consommation en veille
0,129W (ErP Lot 6 : < 0,5W)
Fan Failure Protection
Non
L’OCP du rail 12V se déclenche à 140A en conditions normales, soit 140% de la charge nominale. C’est suffisamment haut pour ne pas gêner les pics de puissance des GPU modernes, tout en protégeant efficacement le système. L’OPP monte à 1 682W (140%), ce qui confirme la capacité de power excursion ATX 3.1.
Le hold-up time de 21,8 ms dépasse largement le minimum ATX de 16 ms, garantissant que le système a le temps de se couper proprement en cas de coupure secteur.
La consommation en veille de 0,129W est exemplaire, bien en dessous de la limite ErP Lot 6 de 0,5W.
Seule absence notable : la protection contre la panne ventilateur (Fan Failure Protection) n’est pas implémentée. C’est un point que l’on retrouve sur certains blocs concurrents haut de gamme, mais qui reste rare à ce niveau de prix.
Réponse transitoire (Power Excursion)
Rail
Tension minimale à 200%
Limite ATX
12V
11,27V
10,8V
5V
4,907V
4,5V
3.3V
3,206V
2,97V
5VSB
4,971V
4,5V
Sous un pic de puissance à 200% de la charge nominale, toutes les tensions restent dans les limites ATX avec une marge confortable. Le 12V ne descend qu’à 11,27V pour une limite de 10,8V. La PlatimaxII encaisse les power excursions des GPU modernes sans broncher.
Face à la concurrence : où se situe la PlatimaxII 1200DF ?
Pour situer la PlatimaxII 1200DF dans le paysage, nous l’avons comparée à quatre alimentations 1200W ATX 3.1 disponibles sur le marché européen, en nous appuyant exclusivement sur les données certifiées Cybenetics (mesurées sur plus de 1 450 combinaisons de charge à 230V).
Modèle
Certification
Bruit Cyb.
Eff. moyenne
Bruit moyen
Prix EU
Garantie
be quiet! Dark Power 14
Titanium
A++
93,39%
14,79 dBA
~300 €
10 ans
Corsair HX1200i (2025)
Platinum
A+
91,78%
19,88 dBA
~260 €
10 ans
ASUS ROG Thor 1200P3
Platinum
A++
92,61%
10,45 dBA
~340 €
10 ans
be quiet! Pure Power 13M
Platinum
A
91,90%
22,69 dBA
~215 €
10 ans
Enermax PlatimaxII 1200DF
Platinum
A
92,69%
21,69 dBA
150-180 €
13 ans
Analyse
En efficacité moyenne, la PlatimaxII 1200DF affiche 92,69%, ce qui la place au-dessus de la Corsair HX1200i (91,78%) et de la be quiet! Pure Power 13M (91,90%), et pratiquement au niveau de l’ASUS ROG Thor 1200P3 (92,61%). Seule la Dark Power 14, certifiée Titanium, la devance nettement à 93,39%.
Côté acoustique, la PlatimaxII se situe dans la moyenne haute à 21,69 dBA, comparable à la Pure Power 13M (22,69 dBA). La Dark Power 14 (14,79 dBA) et surtout la ROG Thor (10,45 dBA) font mieux, mais à des tarifs respectivement deux et deux fois et demi supérieurs.
Là où l’Enermax frappe, c’est sur le rapport prix/performances. À moins de 180 €, elle offre un rendement Platinum supérieur à 92,5% avec une garantie de 13 ans, la plus longue du comparatif. La Dark Power 14, meilleure sur tous les critères techniques, coûte le double. La Corsair HX1200i, avec un rendement inférieur, est affichée à 260 €. Quant à la ROG Thor, son prix de 340 € se justifie par l’écran OLED, les MOSFET GaN et un niveau de bruit exceptionnel, mais pas par son seul rendement.
La Pure Power 13M de be quiet! est la concurrente la plus directe à 215 €, mais la PlatimaxII la surpasse en efficacité (92,69% vs 91,90%), la bat en bruit (21,69 vs 22,69 dBA), et coûte 50 € de moins avec 3 ans de garantie supplémentaire.
En clair : si le budget est un facteur de décision (et il l’est presque toujours), la PlatimaxII 1200DF n’a tout simplement pas de rivale à son prix. On peut trouver mieux en performance pure ou en silence, mais jamais à 149,90 €.
Conclusion : Enermax PlatimaxII 1200DF
[Test] Enermax PlatimaxII 1200DF : 1200W Platinum ATX 3.1 à moins de 200 €, c’est sérieux ?
Conclusion
À moins de 180 €, l'Enermax PlatimaxII 1200DF pose une question simple : où est le piège ? Après avoir passé au crible le bloc sous toutes les coutures, de l'inspection des composants internes au rapport Cybenetics certifié, la réponse est claire : il n'y en a pas.
L'efficacité moyenne de 92,69% confirme la double certification Platinum (80 PLUS et Cybenetics). La régulation des tensions est serrée, le ripple est maîtrisé, les protections sont complètes, le hold-up time dépasse largement les exigences ATX, et la réponse transitoire encaisse les power excursions des GPU nouvelle génération sans difficulté. Sur le papier des performances pures, cette alimentation joue dans la même catégorie que des modèles vendus 220 à 300 €.
L'intérieur révèle une plateforme RSY sérieuse, avec une topologie Full-Bridge LLC et rectification synchrone, des contrôleurs Texas Instruments, des condensateurs primaires Rubycon et huit MOSFETs sur le rail 12V. Le compromis se situe au niveau de certains condensateurs secondaires (UNICON plutôt que du 100% japonais), mais les composants critiques ne sont pas bradés.
Côté usage, le mode semi-passif jusqu'à 600W rend l'alimentation inaudible en gaming classique (certification Cybenetics A, 21,69 dBA de moyenne). Le câble 12V-2x6 natif 600W répond à la norme PCIe 5.1, les câbles mesh-sleeved sont soignés, et la garantie de 13 ans témoigne de la confiance d'Enermax dans son produit.
Les points négatifs ? L'absence de cable combs dans la boîte, un OEM (RSY) moins connu que les ténors du secteur, pas de protection contre la panne ventilateur, et un packaging sans prétention. Ce sont des détails, pas des défauts.
Enermax frappe fort avec la PlatimaxII 1200DF. À ce tarif, avec ces performances et cette garantie, la concurrence a du souci à se faire. En février 2026, au moment où cet article est rédigé, c’est tout simplement la meilleure offre qualité/prix du marché sur le segment des alimentations haut de gamme ATX 3.1.
Qualité / Finition
8.8
Performances
9
Nuisances Sonores
8.5
Prix
9.2
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
Rendement Cybenetics Platinum 92,69%, excellent
Prix agressif pour 1200W Platinum ATX 3.1
Garantie 13 ans, la plus longue du segment
Semi-passif jusqu'à 600W, inaudible en gaming & DF switch
Câbles mesh-sleeved individuels
Points faibles
Pas de cable combs inclus dans la boîte
OEM RSY moins connu que Seasonic ou CWT
Condensateurs secondaires UNICON, pas 100% japonais
Meta muscle son plan IA avec NVIDIA et vise des clusters hyperscale capables d’aligner des millions de GPU Blackwell et Rubin. Au menu : architecture unifiée, CPU Arm Grace en production et réseau Ethernet Spectrum-X sur toute la ligne.
Meta NVIDIA : cap industriel sur l’entraînement et l’inférence
Partenariat stratégique multiannuel et multigénérationnel couvrant on-premises, cloud et infrastructure IA. Meta construit des data centers hyperscale optimisés pour l’entraînement et l’inférence, avec intégration à grande échelle de CPU NVIDIA et de millions de GPU NVIDIA Blackwell et Rubin.
NVIDIA fournit également la brique réseau avec les commutateurs Ethernet Spectrum-X, intégrés à la plateforme Facebook Open Switching System de Meta, pour une latence maîtrisée et une meilleure efficience énergétique. Objectif : une architecture unifiée qui simplifie l’exploitation et maximise les performances.
CPU Arm Grace, Vera et unification GB300
Meta et NVIDIA poursuivent le déploiement de CPU Arm NVIDIA Grace en production dans les data centers de Meta, avec des gains notables de performance par watt. Il s’agit du premier déploiement d’envergure « Grace-only », soutenu par des investissements de co‑design et d’optimisation logicielle dans les bibliothèques CPU.
Les deux sociétés collaborent aussi sur les CPU NVIDIA Vera, avec un potentiel de déploiement massif en 2027 pour étendre l’empreinte compute IA économe en énergie et pousser l’écosystème logiciel Arm. Côté GPU, Meta adopte des systèmes basés sur GB300 pour couvrir à la fois on‑prem et les déploiements chez les NVIDIA Cloud Partners.
Meta généralise la plateforme réseau NVIDIA Spectrum‑X sur son empreinte, visant un transit IA‑scale prévisible, une latence réduite et une utilisation accrue des ressources, avec bénéfices opérationnels et énergétiques à la clé.
Confidential computing et co‑design modèle‑infrastructure
Meta adopte NVIDIA Confidential Computing pour le traitement privé dans WhatsApp afin d’activer des fonctions IA tout en garantissant la confidentialité et l’intégrité des données. L’extension de ces capacités est en cours d’étude pour d’autres usages au sein du portefeuille Meta.
Les équipes d’ingénierie de NVIDIA et Meta travaillent en co‑design profond pour optimiser l’exécution des modèles de dernière génération sur les charges critiques de Meta. L’objectif affiché est un gain simultané de performance et d’efficience, du framework logiciel jusqu’au silicium.
Si les volumes restent non chiffrés, l’ambition « millions de GPU » positionne Meta parmi les plus gros acheteurs de silicium IA. Le choix d’une pile Arm (Grace aujourd’hui, Vera potentiellement dès 2027) et d’un Ethernet optimisé IA (Spectrum‑X) confirme un recentrage sur l’efficacité énergétique et l’uniformisation opérationnelle, avec un impact direct sur les coûts et la vélocité de développement de modèles maison.
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Un test de débit directement depuis la barre des tâches, et une salve de correctifs qui affinent 24H2 et 25H2. Les builds de préversion livrent des gains concrets sans attendre le déploiement général.
Windows 11 peaufine 24H2 et 25H2 avec KB5077241
Microsoft diffuse en Release Preview les builds Windows 11 26100.7918 (24H2) et 26200.7918 (25H2) sous KB5077241, avec une partie des nouveautés en déploiement graduel. Cette vague introduit un petit set d’Emoji 16.0 dans le panneau dédié et renforce Windows Backup for Organizations avec une restauration au premier accès capable de rétablir paramètres et applications Microsoft Store dans des scénarios entreprise compatibles.
Les environnements couverts incluent les appareils Entra hybrid-joined, les Cloud PCs et les contextes multi-utilisateurs. Quick Machine Recovery bascule aussi sur activé automatiquement pour certains PC Windows Pro non rejoints à un domaine et non inscrits en gestion d’endpoints, tandis que les machines gérées restent désactivées par défaut sauf choix de l’organisation.
Barre des tâches, Start et File Explorer gagnent en utilité
La zone réseau de la barre des tâches accueille un raccourci natif vers un test de débit. Le mode barre des tâches non combinée ajuste aussi la gestion du dépassement pour éviter d’envoyer tout un groupe de fenêtres en overflow quand seules quelques icônes ne tiennent plus. Le menu compte du menu Démarrer ajoute par ailleurs un point d’entrée vers la page des avantages du compte Microsoft.
Plusieurs améliorations de qualité sont listées : prise en charge des fichiers .webp comme fond d’écran, mises à jour de boîtes de dialogue dans Stockage, meilleure performance de l’analyse des fichiers temporaires, réactivité accrue des paramètres de Windows Update. Des correctifs touchent le partage à proximité pour les gros fichiers, le panneau de projection et le spooler d’impression.
File Explorer ajoute une commande « Extraire tout » dans la barre quand on parcourt des archives non-ZIP. S’ajoutent des correctifs pour les instances d’Explorer lancées depuis la barre des tâches et des améliorations de fiabilité pour la page Réseau. Côté affichage, Microsoft mentionne de meilleurs temps de reprise et un comportement affiné pour les portables sur dock.
Pour les utilisateurs avancés comme pour l’IT, l’association du test de débit intégré, des ajustements de l’overflow non combiné et des options de restauration cible des irritants quotidiens tout en préparant le terrain aux déploiements 24H2/25H2 sur des parcs hétérogènes.
Un test à l’aveugle massif a tranché. La majorité des joueurs plébiscitent la dernière itération de l’upscaling de NVIDIA, avec un avantage qui s’étend à tous les cas d’usage.
DLSS 4.5 préféré dans tous les scénarios
ComputerBase a organisé pendant deux semaines un blind test vidéo à large échelle, où chaque extrait était identifié uniquement par un numéro. Les votants devaient choisir la sortie d’image qu’ils jugeaient la plus convaincante entre rendu natif, DLSS 4.5 et FSR Upscaling AI (FSR 4 sur Radeon RX 9000).
Résultat net : DLSS 4.5 arrive en tête dans chaque jeu évalué, dont Anno 117, ARC Raiders, Cyberpunk 2077, Horizon Forbidden West, Satisfactory et The Last of Us Part II. Cyberpunk 2077 fait figure d’exception relative, avec une préférence presque à égalité pour le rendu natif, mais DLSS 4.5 garde une courte avance.
Du côté d’AMD, le package « Redstone » et ses techniques ML les plus récentes, pleinement prises en charge dans Cyberpunk 2077 et ARC Raiders, n’ont pas convaincu face au natif dans ces deux titres. Les gains de FPS restent réels, mais l’attrait visuel perçu par les joueurs avantage le natif ou DLSS 4.5 selon le jeu.
Transformer de seconde génération et FP8 au service de l’image
NVIDIA attribue cette avance à un modèle Transformer de seconde génération, entraîné sur un jeu de données vidéoludique bien plus vaste, avec un investissement de calcul multiplié par cinq par rapport au premier upscaler DLSS 4. L’inférence exploite le format FP8 pour augmenter le débit de calcul avec une perte de précision minimale.
Le nouvel algorithme serait plus contextuel et utiliserait mieux les entrées d’upscaling, ce qui se traduit, à l’écran, par des détails plus fins et des contours plus stables. C’est précisément ce qu’a reflété le vote cumulé des joueurs sur l’ensemble des scènes testées.
Au-delà du classement, l’écart serré observé dans Cyberpunk 2077 souligne que le rendu natif reste une référence visuelle forte dans certains contextes. Mais le rapport qualité/performance de DLSS 4.5, soutenu par un pipeline ML plus mature, impose désormais un standard difficile à contester sur la majorité des titres testés.
Des exigences d’identification numérique et de scan facial chez un géant du chat provoquent un embouteillage immédiat chez un concurrent historique. Les statistiques basculent, l’infrastructure suit en urgence.
TeamSpeak en tension après la bascule Discord
La mise en place par Discordd’une vérification d’âge avec pièce d’identité ou reconnaissance faciale pour certains serveurs provoque un afflux massif vers TeamSpeak. Aux États-Unis, la capacité d’hébergement actuelle est annoncée au maximum, tous les serveurs tournant à plein régime.
Pour absorber le pic, TeamSpeak ajoute des instances Frankfurt-3 et Toronto-1. Les régions avec de la marge restante sont limitées : Amsterdam-3 et les nouvelles Frankfurt-3 et Toronto-1.
Calendrier et paramètres côté Discord
Discord prévoit l’entrée en vigueur globale de ses exigences de vérification d’âge début mars 2026. Par défaut, tous les comptes, nouveaux comme existants, passeront en mode filtré pour proposer une « expérience adaptée aux ados ».
L’accès aux contenus restreints nécessitera une vérification : scan d’une pièce d’identité gouvernementale ou reconnaissance faciale. Un modèle d’inférence d’âge complétera le dispositif en analysant les jeux pratiqués, le temps passé et les horaires d’activité pour estimer la majorité des utilisateurs.
L’objectif affiché est de renforcer la protection des mineurs tout en laissant plus de latitude aux adultes vérifiés. Dans l’intervalle, la recherche d’outils sans restrictions visibles alimente la migration, et TeamSpeak joue son rôle d’alternative éprouvée.
La saturation rapide des régions US souligne un déplacement d’usage qui pourrait durer si la friction perçue autour de l’ID/scan facial se confirme. Côté infrastructures, l’ajout d’instances ciblées par TeamSpeak montre une exécution pragmatique, mais la capacité à étendre vite et globalement sera déterminante si la vague s’amplifie en 2026.
Le zero-knowledge est-il réellement respecté par les gestionnaires de mots de passe ? Une étude a révélé des failles dans Bitwarden, LastPass ou Dashlane.
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Si vous doutez de votre antivirus ou si vous utilisez une version gratuite, ce logiciel sera parfait en complément.
Il va de soi que si vous utilisez déjà une protection solide payante il faudra passer votre chemin, les surcouches sécuritaires sont déconseillées.
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Cette version est utilisable de Windows Vista à Windows 11.