En Iran, les autorités disent avoir "le doigt sur la gâchette" alors que Donald Trump laisse planer le doute sur une éventuelle intervention dans le pays. Pression américaine en lien avec la répression sanglante du mouvement de contestation dont on ne connaît toujours pas la véritable ampleur en raison du black-out qui se poursuit. La journaliste Delphine Minoui, spécialiste du Moyen-Orient et romancière franco-iranienne, était l'Invitée d'Au Cœur de l'Info.
Le siège de la ville syrienne à majorité kurde de Kobané "doit être levé immédiatement", a déclaré samedi la coprésidente du Parti de l'égalité et de la démocratie des peuples (DEM), une formation turque prokurde. Elle dénonce une "tragédie humanitaire" dans cette localité frontalière de la Turquie et encerclée par l'armée syrienne.
Quel avenir pour le cessez-le-feu conclu il y a deux semaines après d'intenses combats entre l'armée syrienne et des combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie ? Négocié par les États-Unis, il expire aujourd'hui. Les combattants kurdes sont pour l'instant retranchés dans trois localités situées à l’extrémité nord du territoire : Kobané, Hassaké et Qamishli. Précisions de Marie-Charlotte Roupie, correspondante régionale de France 24 et envoyée spéciale en Syrie.
Les États-Unis semblent maintenir la pression sur l'Iran. Alors que la perspective d'une intervention militaire semblait s'être éloignée, le président Donald Trump a affirmé jeudi qu'une "armada navale américaine" était en route pour le Golfe. Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.
Des Européens figurent parmi les détenus de haut rang de l'organisation État islamique (EI) que les États-Unis ont transférés de Syrie vers l'Irak voisin, qui a réclamé vendredi leur rapatriement dans leurs pays d'origine. Récit de Nicolas Chamontin et Yinka Oyetade.
Téhéran considèrera toute attaque "comme une guerre totale à notre encontre", a déclaré vendredi un haut responsable iranien, avant l'arrivée, entre autres, de navires de l'armée américaine au Moyen-Orient. Précisions de Siavosh Ghazi, correspondant de RFI et France 24 à Téhéran.
Air France a annoncé samedi la reprise de sa desserte de Dubaï, suspendue la veille en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient. KLM et plusieurs compagnies européennes ont de leur côté annulé des liaisons vers le Moyen-Orient. Donald Trump a dit jeudi qu'une "armada" américaine se dirigeait vers l'Iran et qu'il espérait ne pas avoir à l'utiliser.
L'offensive de l'armée syrienne menace les forces kurdes, abandonnées à leur sort par leur allié américain. On va plus loin avec Marc Semo, Gauthier Rybinski et Kerim Kamar, représentant de l'administration autonome du Nord Est de la Syrie en France.
Washington a annoncé mercredi mener des opérations pour transférer plusieurs milliers de prisonniers du groupe État islamique vers l'Irak depuis la Syrie, où des affrontements entre l'armée et les forces kurdes font craindre des failles sécuritaires.
Après avoir repris des territoires dans le Nord-Est aux combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes, le gouvernement syrien leur a donné jusqu'à samedi pour trouver un accord d'intégration avec l'État central. Pour les Kurdes de Syrie, le rêve d'un État autonome s'éloigne une fois de plus. Lâchés par la communauté internationale, ils entrent dans une période incertaine, selon le chercheur Adel Bakawan. Entretien.
Ali Shaath, administrateur de Gaza nommé par le Conseil de la paix de Donald Trump, a annoncé jeudi que le passage de Rafah entre le territoire palestinien et l'Égypte rouvrira "dans les deux sens" la semaine prochaine. La réouverture de ce poste-frontière fait partie du plan de trêve annoncé par le président américain en octobre, mais il était resté fermé jusqu'à présent.
Les forces kurdes font face à une avancée de l'armée syrienne dans le nord-est. Mardi, les FDS ont annoncé avoir été "contraintes de se retirer" d'al-Hol, le plus grand des camps de détention de jihadistes, après un nouvel accord de cessez-le-feu avec le pouvoir à Damas. Washington a annoncé mercredi mener des opérations pour transférer jusqu'à 7 000 prisonniers du groupe Etat islamique (EI) vers l'Irak depuis la Syrie.
La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé mercredi la mort de trois journalistes dans une frappe israélienne. De son côté, l'armée de l'Etat hébreu affirme avoir ciblé trois "suspects" manœuvrant un drone. Selon un témoin, il s'agissait d'un drone civil destiné à filmer une distribution alimentaire.
L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Rifaat al-Assad, frère du président Hafez al-Assad, surnommé "le boucher de Hama" pour avoir écrasé en 1982 un soulèvement islamiste dans la ville du centre de la Syrie, est mort mardi aux Émirats arabes unis. Il avait 88 ans.
Les forces kurdes ont déclaré mardi s'engager à respecter le cessez-le-feu de quatre jours annoncé plus tôt par le gouvernement syrien, après l'échec de précédents efforts de trêve. L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.
L'armée syrienne a pénétré mercredi dans le camp de détention d'al-Hol, le plus grand camp de prisonniers de familles de jihadistes de l'EI, au lendemain du retrait des forces kurdes de cette enceinte. Il abrite quelque 24 000 personnes, dont environ 6 300 femmes et enfants étrangers.
Délogées d'Alep début janvier puis des provinces de Raqqa et de Deir Ezzor lundi, les Forces démocratiques syriennes sont désormais repliées à Hassaké, dans le nord de la Syrie. Le président syrien Ahmed al-Charaa a accordé mardi quatre jours aux Kurdes pour proposer un plan sur "l'intégration pacifique" de cette province au sein de l'État. Une demande soutenue par les États-Unis, jadis principal allié des Kurdes.
Alors que l'Iran a été secoué par une vague inédite de manifestations pendant trois semaines, l'ambassadeur de la République islamique en France, Mohammad Amin Nejad, répond aux questions de France 24. Contestant le lourd bilan humain avancé par les ONG et l'agence de presse Reuters, il affirme que Téhéran ne tire pas sur ses "enfants", et dénonce un "complot" orchestré par des puissances étrangères.
Des bulldozers israéliens ont commencé mardi à démolir sans avertissement préalable des bâtiments du siège de l'Unrwa à Jérusalem-Est. L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dénonce une "attaque sans précédent", "une violation grave du droit international ainsi que des privilèges et immunités des Nations unies".
La répression des manifestants participant aux protestations nationales en Iran a fait au moins 4 029 morts, selon des militants, mardi. L'agence de presse américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA) a confirmé ce bilan, précisant que plus de 26 000 personnes ont été arrêtées lors de cette répression.
Les trois semaines de manifestations en Iran ont été violemment réprimées. Mais avec notamment la coupure quasi-totale d'Internet depuis plus de dix jours, il est difficile d'établir un décompte exact du nombre de victimes. Les autorités iraniennes ont avancé, pour la première fois depuis le début de la contestation, un bilan d'au moins 5 000 morts. Bilan en-deçà de ceux communiqués par plusieurs ONG fiables.
L'armée syrienne s'est déployée lundi dans des zones évacuées par les forces kurdes, conformément à un accord de cessez-le-feu qui affaiblit leurs espoirs d'autonomie. Malgré la trêve, les Kurdes ont dénoncé des attaques et des affrontements près d'une prison où se trouvent des détenus du groupe État islamique dans la province de Raqqa.
Quel bilan du nombre de morts en Iran ? Depuis le début des manifestations contre le régime fin décembre, le décompte du nombre de morts ne cesse d'augmenter. Au 19 janvier, deux ONG ont confirmé près de 4 000 morts, un bilan toutefois provisoire et encore sous-évalué à cause de la difficulté d'accès à Internet.