En Iran, la pression diplomatique s'accentue sur la République islamique après la sanglante répression des manifestations de janvier. Le président iranien "ordonne" des pourparlers avec les Etats-Unis. Donald Trump a déclaré hier espérer conclure un accord.
Le Wall Street Journal révèle que deux mois avant la décision américaine de vendre des puces informatiques ultra-perfectionnées aux Émirats arabes unis, un accord secret avait été conclu entre le clan Trump et un conglomérat émirati. À la manœuvre côté émirati, Tahnoun ben Zayed al-Nahyan, frère du président Mohammed ben Zayed al-Nahyane.
Le destin de l’Iran semble entre les mains de deux hommes : Donald Trump et Ali Khamenei. Le président américain et le Guide suprême iranien s’échangent menaces et invectives, alors que des millions d’Iraniens viennent de vivre une répression sanglante de leur révolte et se demandent où est passé la promesse américaine de punir la République islamique pour les meurtres de milliers de manifestants. Désormais, les discussions entre Washington et Téhéran portent sur le nucléaire. Parlons-en avec Armin Arefi, grand reporter au Point et spécialiste du Proche et Moyen-Orient, Karim Yayahoui, grand reporter à France 24, et Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour.
La justice irakienne a annoncé, lundi, avoir ouvert des enquêtes sur plus de 1 300 détenus membres de l’organisation État islamique transférés depuis la Syrie. Ils font partie des quelque 7 000 jihadistes présumés auparavant détenus par les forces kurdes syriennes et que l’armée américaine a dit vouloir transférer en Irak.
Alors que le passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Égypte, fermé depuis mai 2024, a rouvert lundi dans les deux sens sous de très strictes conditions, des patients palestiniens, malades ou blessés de guerre, ont commencé à arriver du côté égyptien.
L'émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi devraient se rencontrer vendredi à Istanbul pour discuter d'un éventuel accord nucléaire, a rapporté lundi le site Axios en citant deux sources proches du dossier. Un peu plus tôt, le président iranien Massoud Pezeshkian avait demandé l'ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec Washington, selon l'agence de presse iranienne Fars. Suivez notre direct.
Damas et les responsables kurdes sont parvenus à un accord qui doit être mis en œuvre lundi : une "force de sécurité intérieure limitée" doit entrer dans certains secteurs de Hassaké et Qamichli. En conséquence, les forces de sécurité kurdes ont instauré un couvre-feu dans ces deux villes de la zone kurde, entre 6 h et 18 h, lundi et mardi.
L'ayatollah Ali Khamenei a assuré dimanche que toute attaque américaine contre son pays déclencherait "une guerre régionale". De son côté, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a annoncé que l'Iran considère désormais comme "groupes terroristes" les armées européennes après la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la révolution "organisation terroriste".
En Syrie, l'accord trouvé entre le gouvernement et les FDS prévoit l'intégration progressive des forces kurdes et de leur administration au sein du nouvel Etat syrien. La reconquête fulgurante du territoire par les forces d'Ahmad al-Chaara est un véritable coup d'arrêt aux espoirs d'autonomie des Kurdes. Kendal Nezan, président de l'Institut kurde de Paris, dénonce un "lâchage" par les Américains des Kurdes, pourtant fers de lance de la lutte contre l'organisation Etat islamique, il y a 10 ans.
L'État hébreu a annoncé dimanche la fin prochaine des activités de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza, après le refus de l'ONG internationale de fournir la liste détaillée de ses employés palestiniens. MSF dénonce "un prétexte pour empêcher l'aide humanitaire" dans le territoire palestinien.
Israël a annoncé la réouverture, dimanche, du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza. Ce principal point d'entrée et de sortie entre la bande de Gaza et le monde extérieur était fermé quasiment hermétiquement depuis mai 2024. Cette réouverture sera dans un premier temps "limitée au passage des habitants", selon l'État hébreu.
Donald Trump a dit dimanche espérer conclure un accord avec l'Iran après une mise en garde du guide suprême iranien Ali Khamenei sur le risque d'une "guerre régionale" si les États-Unis mettaient à exécution leur menace d'intervention militaire. Plus tôt, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a classé "groupes terroristes" les armées européennes. Voici le fil du 1er février 2026.
L'État hébreu constate une nette détérioration de la santé mentale des Israéliens. En cause, les répercussions internes de la guerre de Gaza, la plus longue menée par le pays. Décryptage.
Plusieurs ONG parlent désormais d'au moins 30 000 morts en 48 heures en Iran, et de dizaines de milliers d'arrestations, dans la répression du mouvement de contestation contre le régime. Une machine répressive que Louis Arnaud, ancien détenu de la prison d’Evin, a connu de l'intérieur; il témoigne de cette expérience traumatique et de ce qui l'a "sauvé des ténèbres" dans son livre "La Révolution intérieure" (éditions Les Équateurs). Il est l'invité d'Au Cœur de l'Info.
L'explosion qui s'est produite samedi dans le port de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran, faisant au moins un mort et 14 blessés, aurait été causée par une fuite de gaz, a déclaré le chef local des pompiers, cité par l'agence de presse semi-officielle iranienne Mehr. Plus tôt, Téhéran avait averti que les forces armées étaient "en état d'alerte maximale" face à une éventuelle attaque américaine.
Le port de Bandar Abbas, lieu stratégique du commerce maritime de pétrole a été touché par une explosion dans un contexte de tensions exacerbées entre l'Iran et les États-Unis. L'origine de l'explosion reste, pour l'heure, inconnue. À l’ouest de l’Iran, quatre personnes ont été tuées après une explosion de gaz dans un immeuble résidentiel à Ahvaz a rapporté le quotidien officiel Tehran Times, citant le chef des pompiers de la ville.
Au moins 26 personnes, dont des enfants, sont mortes samedi dans des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, les plus intenses depuis de nombreuses semaines, ont déclaré les autorités sanitaires palestiniennes, alors qu'un cessez-le-feu est censé être en vigueur dans le territoire côtier. Précisions depuis Gaza de Claire Nicolet, cheffe de mission pour MSF en Palestine.
Des frappes israéliennes ont fait plus de 30 morts, samedi, dans la bande de Gaza, l'un des bilans les plus lourds depuis le cessez-le-feu d'octobre visant à mettre fin aux combats. Le Qatar a condamné "les violations israéliennes répétées" du cessez-le-feu dans l'enclave palestinienne.
Une explosion a secoué samedi un bâtiment de Bandar Abbas, un port du sud de l'Iran sur le Golfe, a indiqué la télévision d'Etat, sans que l'origine ne soit connue à ce stade.
Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir approuvé plusieurs ventes importantes d'armes à Israël et l'Arabie Saoudite, deux de ses plus proches alliés au Moyen-Orient, alors que Donald Trump souffle le chaud et le froid quant à une éventuelle intervention militaire américaine en Iran.
Donald Trump a déclaré samedi que l'Iran négociait avec les États-Unis, sans toutefois donner de précisions, au moment où Téhéran semble vouloir privilégier la diplomatie face à la menace d'une attaque américaine. Le Premier ministre et chef de la diplomatie qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, s'est rendu à Téhéran, selon le ministère des Affaires étrangères. Retrouvez le fil du 31 janvier 2026.
L'Iran veut "conclure un accord" avec les États-Unis, a déclaré vendredi Donald Trump, en ajoutant qu'il avait fixé à Téhéran un délai qu'il n'a pas divulgué. Cette déclaration intervient après que l'Iran s'est dit prêt à renouer le dialogue sur le nucléaire tout en excluant de discuter de ses capacités de défense et balistiques.
Après avoir longtemps qualifié de "trompeurs" les bilans publiés par le ministère de la Santé de Gaza, dépendant du Hamas, l’armée israélienne estime désormais que plus de 71 000 Gazaouis ont été tués depuis le 7-Octobre.
Le pouvoir syrien et les Kurdes, qui contrôlent une zone autonome dans le nord de la Syrie, ont annoncé vendredi un accord "global". Première conséquence : les forces et l'administration kurdes seront progressivement intégrées au sein de l'État syrien.