L'ancien bâtiment du parlement iranien, non loin du palais présidentiel et dans le secteur du bâtiment du guide suprême iranien, a été visé par les frappes israéliennes, rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. "Les symboles du pouvoir sont une nouvelle fois visés." L'armée israélienne a appelé à évacuer le secteur de la prison d'Evine à Téhéran.
"Les rues de Téhéran sont vides, la population est terrée chez elle (...) Le contrôle sécuritaire a été renforcé" : autant de faits qui attestent que "le pouvoir iranien ne permettra pas une tentative de relance du mouvement de contestation en Iran", rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il estime que tout le monde se rend compte que "le conflit va durer". "L'économie est paralysée, ce qui aura des conséquences sur les classes les plus pauvres."
Au troisième jour du déclenchement de la guerre en Iran par les Américains et les Israéliens, on en sait un peu plus sur la façon dont elle a été préparée. C'est notamment leurs capacités de renseignement conjointes qui ont permis de décapiter le régime iranien.
Le président "marche sur une ligne de crête assez étroite politiquement", estime le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, expliquant : "une partie du mouvement MAGA est instinctivement hostile aux guerres longues au Moyen-Orient". La base MAGA, qui reste fidèle à Donald Trump, reste préoccupée par le coup humain et financier de la guerre, et impose une condition : "pas de troupe américaine au sol".
L'ancien Premier ministre israélien Yaïr Lapid a accordé un entretien à France 24. Il affirme qu'il soutient l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, bien qu'étant "le plus grand rival de Netanyahu". Qualifiant le conflit de "guerre juste", il estime que Téhéran a fait une erreur en attaquant les pays du Golfe, et que le conflit est devenu celui de "toute la région contre l'Iran".
Trois jours après le lancement de l'offensive israélo-américaine en Iran, la riposte iranienne s'intensifie. Des pays voisins tels que l'Arabie Saoudite, Bahreïn et même Chypre ont été touché. Au Liban les combats sont repartis de plus belle entre Israël et le Hezbollah. De son côté, Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au sol. La communauté internationale, qui observe la situation avec inquiétude, redoute désormais une guerre à grande échelle.
Une frappe présumée samedi contre une école de filles à Minab, dans une province du sud de l'Iran, est la cible d'une désinformation. Elle aurait causé la mort de 165 personnes, selon les autorités iraniennes.
Assurant que les États-Unis ont les capacités d'aller "bien au-delà" d'un mois de guerre contre l'Iran, Donald Trump a affirmé lundi que l'opération militaire était "nettement en avance" sur le calendrier prévu. Il s'est dit prêt à aller plus loin "si nécessaire", y compris en envoyant des troupes au sol.
La République islamique iranienne, cible d’une double offensive israélo-américaine, semble concentrer ses représailles dans les pays du Golfe sur les Émirats arabes unis, visés quotidiennement depuis samedi par des missiles et des drones iraniens. Décryptage avec Karim Sader.
Le Premier ministre Keir Starmer a défendu sa décision, lundi, d'avoir d'abord interdit aux États-Unis d'utiliser la base militaire britannique de Diego Garcia, située dans l'océan Indien, pour frapper l'Iran. Plus tôt, le président américain Donald Trump l'avait accusé d'avoir tardé à autoriser l'accès à ce site stratégique.
Au troisième jour du conflit en Iran, la tension est toujours aussi intense. Des centaines d'avions israéliens ont bombardé simultanément le Liban et l'Iran selon l'armée israélienne. En Iran, les frappes israélo-américaines auraient fait au moins 35 morts dans le sud du pays. De son côté, l'armée iranienne affirme avoir visé la base aérienne américaine Ali Al-Salem au Koweït.
Israël a mené de lourdes frappes aériennes à Beyrouth et dans des zones contrôlées par le Hezbollah, lundi, après que le groupe soutenu par l’Iran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël en représailles à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Les frappes iraniennes dans la région se poursuivent, avec des explosions signalées à Bahreïn, à Dubaï et au Koweït.
Plus de 1 000 sites iraniens ont été visés depuis le début des opérations américaines et israéliennes samedi, et au moins 555 personnes ont été tuées, a indiqué le Croissant-Rouge iranien.
À la Une de la presse, ce lundi 2 mars 2026 : la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. En France, les journaux se penchent sur la stratégie de force brute de Donald Trump. Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du prix Nobel de la guerre. Enfin, les dessins de presse imaginent l'héritage peu glorieux du guide suprême.
En réponse aux frappes du Hezbollah menées par solidarité avec l'Iran, Israël a attaqué le Liban lundi. Des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement armé chiite pro-iranien, et sur le sud du pays ont contraint de nombreux habitants à fuir sur les routes. Récit en images.
Les États-Unis ont conseillé lundi soir à leurs ressortissants de partir immédiatement de plus d'une dizaine de pays du Proche-Orient, citant des "risques sécuritaires", alors que la guerre au Moyen-Orient s'est intensifiée et élargie, avec un nouveau front ouvert au Liban. L'armée israélienne continue de mener des frappes à grande échelle à travers Téhéran, ciblant notamment le siège de la télévision publique iranienne. Suivez notre direct.
Israël a mené des frappes sur le Liban, dans la nuit de dimanche à lundi, en riposte aux tirs de projectiles du Hezbollah. L'armée israélienne dit avoir visé "des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah". Selon le ministère libanais, les frappes ont fait au moins 31 morts et 149 blessés.
Dimanche, de puissantes détonations ont été entendues dans et autour de Téhéran, le Pentagone assure avoir détruit le QG des Gardiens de la Révolution. En réponse, la République islamique a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d'Israël - des débris faisant des victimes. Téhéran continue de viser les bases américaines chez ses voisins, les pays du Golfe, et des navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.
"Le dôme de fer n'est pas infaillible", interceptant - selon les experts - 93 % des missiles. Ce dimanche, des frappes de missiles balistiques ont ainsi touché des zones civiles à Jérusalem, en Israël. "Mais il faut le relativiser (...) Pour l'instant, Israël a toujours la suprématie du ciel et de la défense", relate claire Duhamel, correspondante pour France 24 à Jérusalem.
L'armée israélienne a déclaré dimanche "ne pas être au courant" d'une frappe américaine ou israélienne contre l'école Minab, dans le sud de l'Iran qui, selon les autorités iraniennes, a fait plus de 100 morts samedi. Washington a assuré enquêter sur ces informations. Voici ce que l’on sait.
Sur le territoire irakien, les attaques se multiplient. "Le Sud-Est a été visé par des attaques de drones non-identifiées, selon les sources sécuritaires", explique Marie-Charlotte Roupie, correspondante de France 24 à Bagdad. Dans le nord du pays, les positions américaines sont fortement ciblées : des drones en ont visé près de l'aéroport d'Erbil, déclenchant plusieurs explosions. "On ne connaît pas encore l'ampleur des dégâts mais la situation inquiète fortement les habitants."
Les administrations, comme les banques et les boutiques, sont fermées. "Toutes les activités économiques sont à l'arrêt pendant au moins sept jours en Iran", rapporte Siavosh Ghazi, le correspondant de France 24 à Téhéran. "En cette période de pré-nouvel an iranien, où les commerçants font d'habitude beaucoup d'affaire, de nombreuses pertes sont à prévoir alors qu'il y a déjà une forte inflation, ce qui provoque beaucoup de mécontentement."
Le Quartier général des Gardiens de la révolution iraniens a été détruit, dimanche, par des frappes américano-israéliennes. Donald Trump les a une nouvelle fois appelé à "déposer les armes" alors que les États-Unis ont déploré leurs premières victimes. De son côté, Téhéran a continué à mener des frappes de représailles sur les pays du Golfe, laissant craindre un embrasement régional.
Au lendemain du lancement de l'opération israélo-américaine sur l'Iran, qui a notamment conduit à la mort du guide suprême Ali Khamenei, Thierry Coville, chercheur à l'Iris et spécialiste de l'Iran, analyse les justifications et la légalité d'une telle attaque du point de vue du droit international, ainsi que le "scénario très inquiétant qui se profile" dans la région.
Des pétroliers navigant aux abords du détroit d'Ormuz ont été pris pour cible par des drones, tandis que des centaines de navires jettent l'ancre à l'extérieur de ce passage maritime étroit entre l'Iran et la péninsule arabique. Téhéran avait annoncé samedi avoir fermé la navigation dans le détroit, par lequel transite 20 % du pétrole mondial.