Donald Trump a livré une nouvelle explication des raisons qui l'ont poussé à entrer en guerre en présentant l'Iran comme une menace immédiate pour les Etats-Unis. Quels objectifs de guerre pour Washington ? On va plus loin avec Niagalé Bagayoko, Anne Corpet et Matthieu Mabin à Washington.
L'armée israélienne mène mardi des "frappes simultanées" sur Téhéran et sur la banlieue sud de Beyrouth, au quatrième jour de guerre au Moyen-Orient. Elle dit cibler "des objectifs militaires du régime terroriste iranien et de l'organisation terroriste du Hezbollah", alors que le Hezbollah a mené des tirs contre Israël dans la nuit de dimanche à lundi, précipitant le Liban dans la guerre. Récit en images des dégâts d'une escalade militaire.
Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a annoncé mardi que la France se préparait à affréter des vols pour rapatrier "en priorité" ses ressortissants les plus vulnérables. Près de 400 000 ressortissants français se trouvent dans la région d'après le chef de la diplomatie, dont 25 000 se sont déjà manifestés pour être localisés et inscrits sur les listes de rapatriement.
L'armée israélienne a affirmé mardi avoir déployé des soldats au sol dans le sud du pays et y créer une "zone tampon", peu après l'autorisation donnée par le ministre israélien de la Défense de prendre le contrôle de nouvelles positions au Liban. Depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, l'armée israélienne maintenait déjà des soldats sur cinq positions jugées stratégiques au Liban.
Les autorités iraniennes ont affirmé le 1er mars avoir frappé le porte-avion américain USS Lincoln. Malgré le démenti américain, plusieurs vidéos vues des millions de fois en ligne ont laissé penser à la destruction du navire. Mais ces vidéos sont fausses, le plus souvent issues de jeux vidéo.
Fermé samedi par mesure de "sécurité" après le lancement de l'opération militaire américano-israélien, le point de passage de Kerem Shalom doit être réouvert mardi, a annoncé le ministère de la Défense israélien. Situé sur la triple frontière entre la bande de Gaza, Israël et l'Égypte, il permet l'acheminement de l'aide humanitaire et les évacuations médicales.
L'Iran assure qu'un bombardement américano-israélien a lourdement détruit une école du sud du pays et avance le bilan de 168 morts. Ni les États-Unis ni Israël ne confirment la paternité de cette attaque. Si, pour l'heure, il est impossible de vérifier en toute indépendance la responsabilité de cette frappe et le nombre de victimes, l'analyse des images nous fournit certains éléments.
L'armée israélienne a annoncé mardi la création d'une "zone tampon" au Liban, après avoir déployé des troupes au sol dans le sud du pays. Selon des témoins, l'armée libanaise s'est retirée de sept postes avancés le long de la frontière. Simultanément, l'État hébreu continue de "mener" des frappes dans les capitales Beyrouth et Téhéran, où de nouvelles explosions continuent de retentir. Suivez notre direct.
Le Koweït a été visé par plusieurs frappes iraniennes menées lundi en riposte à l'offensive israélo-américaine de samedi. L'Iran a notamment affirmé avoir visé une base américaine. Des colonnes de fumées ont été observées au dessus de l'ambassade américaine et d'une centrale électrique. Des troubles inédits depuis des décennies dans ce paisible petit pays du Golfe, qui alarment les habitants.
L'ancien bâtiment du parlement iranien, non loin du palais présidentiel et dans le secteur du bâtiment du guide suprême iranien, a été visé par les frappes israéliennes, rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. "Les symboles du pouvoir sont une nouvelle fois visés." L'armée israélienne a appelé à évacuer le secteur de la prison d'Evine à Téhéran.
"Les rues de Téhéran sont vides, la population est terrée chez elle (...) Le contrôle sécuritaire a été renforcé" : autant de faits qui attestent que "le pouvoir iranien ne permettra pas une tentative de relance du mouvement de contestation en Iran", rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il estime que tout le monde se rend compte que "le conflit va durer". "L'économie est paralysée, ce qui aura des conséquences sur les classes les plus pauvres."
Au troisième jour du déclenchement de la guerre en Iran par les Américains et les Israéliens, on en sait un peu plus sur la façon dont elle a été préparée. C'est notamment leurs capacités de renseignement conjointes qui ont permis de décapiter le régime iranien.
Le président "marche sur une ligne de crête assez étroite politiquement", estime le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, expliquant : "une partie du mouvement MAGA est instinctivement hostile aux guerres longues au Moyen-Orient". La base MAGA, qui reste fidèle à Donald Trump, reste préoccupée par le coup humain et financier de la guerre, et impose une condition : "pas de troupe américaine au sol".
L'ancien Premier ministre israélien Yaïr Lapid a accordé un entretien à France 24. Il affirme qu'il soutient l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, bien qu'étant "le plus grand rival de Netanyahu". Qualifiant le conflit de "guerre juste", il estime que Téhéran a fait une erreur en attaquant les pays du Golfe, et que le conflit est devenu celui de "toute la région contre l'Iran".
Trois jours après le lancement de l'offensive israélo-américaine en Iran, la riposte iranienne s'intensifie. Des pays voisins tels que l'Arabie saoudite, Bahreïn et même Chypre ont été touchés. Au Liban, les combats sont repartis de plus belle entre Israël et le Hezbollah. De son côté, Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au sol. La communauté internationale, qui observe la situation avec inquiétude, redoute désormais une guerre à grande échelle.
Une frappe présumée samedi contre une école de filles à Minab, dans une province du sud de l'Iran, est la cible d'une désinformation. Elle aurait causé la mort de 165 personnes, selon les autorités iraniennes.
Assurant que les États-Unis ont les capacités d'aller "bien au-delà" d'un mois de guerre contre l'Iran, Donald Trump a affirmé lundi que l'opération militaire était "nettement en avance" sur le calendrier prévu. Il s'est dit prêt à aller plus loin "si nécessaire", y compris en envoyant des troupes au sol.
La République islamique iranienne, cible d’une double offensive israélo-américaine, semble concentrer ses représailles dans les pays du Golfe sur les Émirats arabes unis, visés quotidiennement depuis samedi par des missiles et des drones iraniens. Décryptage avec Karim Sader.
Le Premier ministre Keir Starmer a défendu sa décision, lundi, d'avoir d'abord interdit aux États-Unis d'utiliser la base militaire britannique de Diego Garcia, située dans l'océan Indien, pour frapper l'Iran. Plus tôt, le président américain Donald Trump l'avait accusé d'avoir tardé à autoriser l'accès à ce site stratégique.
Au troisième jour du conflit en Iran, la tension est toujours aussi intense. Des centaines d'avions israéliens ont bombardé simultanément le Liban et l'Iran selon l'armée israélienne. En Iran, les frappes israélo-américaines auraient fait au moins 35 morts dans le sud du pays. De son côté, l'armée iranienne affirme avoir visé la base aérienne américaine Ali Al-Salem au Koweït.
Israël a mené de lourdes frappes aériennes à Beyrouth et dans des zones contrôlées par le Hezbollah, lundi, après que le groupe soutenu par l’Iran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël en représailles à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Les frappes iraniennes dans la région se poursuivent, avec des explosions signalées à Bahreïn, à Dubaï et au Koweït.
Plus de 1 000 sites iraniens ont été visés depuis le début des opérations américaines et israéliennes samedi, et au moins 555 personnes ont été tuées, a indiqué le Croissant-Rouge iranien.
À la Une de la presse, ce lundi 2 mars 2026 : la crise en Iran et au Proche-Orient fait évidemment la Une de tous les journaux dans la région. En France, les journaux se penchent sur la stratégie de force brute de Donald Trump. Au-delà des Unes, quelques journaux questionnent la stratégie de Donald Trump. L’Humanité affirme que Donald Trump serait en quête du prix Nobel de la guerre. Enfin, les dessins de presse imaginent l'héritage peu glorieux du guide suprême.
En réponse aux frappes du Hezbollah menées par solidarité avec l'Iran, Israël a attaqué le Liban lundi. Des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement armé chiite pro-iranien, et sur le sud du pays ont contraint de nombreux habitants à fuir sur les routes. Récit en images.
L'offensive militaire d'Israël et des États-Unis contre l'Iran s'est poursuivie lundi pour la troisième journée consécutive : l'armée israélienne a mené des frappes à grande échelle contre le territoire iranien, dont de nouvelles "cibles" stratégiques à Téhéran, alors que le régime iranien a porté la riposte sur plusieurs fronts, monarchies du Golfe incluses. Israël a aussi déclenché des attaques contre l'infrastructure du Hezbollah en plusieurs points du Liban. Voici le fil du 2 mars 2026.