Un missile tiré depuis l’Iran vers la Turquie a été intercepté par l’OTAN, provoquant une vive inquiétude en ce cinquième jour de conflit au Moyen-Orient. Selon nos journalistes, il s’agirait d’une erreur rapidement minimisée par Ankara, qui estime que cela ne justifie pas l’activation de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord. Rivale de l’Iran, la Turquie se dit surtout préoccupée par la stabilité régionale et la création éventuelle d’un Kurdistan à sa frontière. Analyse de Ludovic de Foucaud.
Un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien dans l'océan Indien, a annoncé mercredi 5 mars le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, après que la marine sri-lankaise a annoncé le naufrage au large de ses côtes de la frégate iranienne Dena. Le chroniqueur international de France 24, Gauthier Rybinski, analyse les incidences de cette annonce sur les parties du conflit, et sur le commerce dans le détroit d'Ormuz.
Aux États-Unis, "la situation est extrêmement tendue", comme l’a reconnu Pete Hegseth lors de son point presse, mais le pays cherche "à éviter que ce conflit régional n’entraîne directement l’OTAN dans la guerre", analyse Matthieu Mabin. Au cinquième jour de la guerre autour de l’Iran, la Turquie a intercepté un missile iranien dans la nuit, montrant que les combats débordent largement l’Iran, tandis que les divisions politiques à Washington s’accentuent à l’approche des Midterms.
À Jérusalem, les sirènes ont retenti tout l’après-midi de ce mercredi 5 mars, mais tous les missiles venant d'Iran ont été interceptés. Selon l’État hébreu, le pays reste sous pression, mais les attaques sont moins intenses qu’au début de l’offensive, les forces iraniennes seraient déjà partiellement neutralisées. Notre correspondant à Jérusalem, Stéphane Amar, détaille également les tensions sur l’autre front, à la frontière avec le Liban, où deux soldats israéliens ont été tués.
Au cinquième jour de la guerre, Israël et les États-Unis poursuivent leurs frappes sur l’Iran, ciblant sites de missiles et centres de commandement. Un F-35 israélien a abattu un avion iranien au-dessus de Téhéran, tandis qu’un missile iranien vers la Turquie a été intercepté par l’OTAN, provoquant des tensions diplomatiques à Ankara.
En pleine offensive contre l’Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahou incitent la population à se soulever contre le régime, toujours en place malgré les tensions. Le régime iranien dispose d’un puissant système de surveillance de masse, reposant sur un logiciel russe de reconnaissance faciale, dont le fonctionnement a été révélé grâce à une fuite de données par Forbidden Stories et ses partenaires. Le rédacteur en chef de Forbidden Stories, Frédéric Métézeau, était l'invité de France 24 pour parler de cette enquête à la lumière des derniers développements en Iran.
Les gouvernements d’Amérique latine ont exprimé leur inquiétude après le lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran samedi, révélant de profondes divisions sur le continent. Certains dirigeants ont condamné ces attaques et insisté sur le respect du droit international, tandis que d’autres ont privilégié la diplomatie et refusé tout engagement militaire direct, comme analyse Léa Hurel, correspondante de France 24 en Colombie.
Un missile balistique tiré depuis l'Iran et qui se dirigeait vers l'espace aérien turc a été détruit par les systèmes de défense de l'Otan positionnés en Méditerranée orientale. Un responsable turc a estimé par la suite, sous couvert de l'anonymat, que le missile visait Chypre. La Turquie a convoqué mercredi soir l'ambassadeur d'Iran pour exprimer ses "préoccupations" alors que le conflit s'étend de plus en plus, comme l'explique Jenna Le Bras depuis Istanbul.
Au cinquième jour du conflit au Moyen-Orient, la France est concernée, entre enjeux militaires, géopolitiques et commerciaux, notamment dans le détroit d’Ormuz. Mardi soir, Emmanuel Macron a accusé l’Iran de relancer les hostilités, annoncé l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée et organisé le rapatriement des ressortissants français. Selon Pascale Joannin, directrice générale de la Fondation Robert Schuman, la France et l’Europe doivent adopter une posture défensive, mais elles ont tout intérêt à peser leurs choix : le conflit pourrait durer, l’Iran semble agir de manière disproportionnée et viser les intérêts occidentaux, tandis que l’Europe peine à parler d'une seule voix.
Alors qu’Israël et les États-Unis poursuivent leurs attaques sur l’Iran, les Gardiens de la révolution indiquent de leur côté avoir le "contrôle total" du détroit d’Ormuz. Le régime iranien se dit prêt à "poursuivre la guerre", ainsi que l’a affirmé le principal conseiller d'Ali Khamenei. De son côté, le Liban est en proie à une intensification des frappes israéliennes. La guerre a réactivé le conflit entre Israël et le Hezbollah, poussant au départ des dizaines de milliers de personnes.
En Iran, la chute du régime reste peu probable tant que l’appareil sécuritaire demeure aux mains du pouvoir et que la population, privée d’organisation, ne peut exprimer son opposition. Invité de France 24, le sociologue franco-iranien Farhad Khosrokhavar estime que les frappes aériennes américaines et israéliennes ne menacent pas directement le régime ; seule une intervention terrestre pourrait, selon lui, en modifier l’équilibre.
Le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, a accordé un entretien à France 24. Alors que le Liban est de nouveau pris dans l'engrenage de la guerre après l'attaque israélo-américaine contre l'Iran, il affirme que "l'attitude de la part du Hezbollah est irresponsable". Selon lui, Israël "a pris pour prétexte l'action du Hezbollah", qui est en train de "réduire l'efficacité de l'action diplomatique de l'État libanais."
Au cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient, un avion de chasse a été abattu par Israël dans le ciel iranien. Cette attaque marque le début de combats aériens au-dessus de Téhéran, comme analyse notre correspondant sur place, Siavosh Ghazi. Par ailleurs, l'hommage national pour Khamenei prévu mercredi soir à Téhéran est "reporté", selon la télévision d'Etat. Officiellement, les autorités ont invoqué le risque d'affluence pour ce report.
Au cinquième jour de la guerre, un calme relatif règne à Beyrouth après une matinée marquée par des frappes israéliennes, dont il est encore difficile d’évaluer les dégâts. Dans le sud du Liban, à la frontière avec Israël, des dizaines de localités ont été sommées d’évacuer, alors qu’Israël aurait débuté une offensive terrestre. Les précisions de notre correspondant de France 24, Serge Berberi, depuis la capitale libanaise.
Pete Hegseth, figure marquée par ses positions conservatrices, a affirmé lors de sa conférence de presse du 4 mars que les États-Unis « avancent » dans la guerre. Washington affiche une montée en puissance, tant sur l’intensité des opérations que sur l’élargissement de ses objectifs militaires. Mais une inflexion apparaît par rapport au début du conflit, comme le souligne Gauthier Rybinski : le secrétaire américain à la Défense affirme que le combat durera « le temps qu’il faudra », tout en laissant entendre que l’issue pourrait être rapide. Une ambiguïté qui nourrit les interrogations sur la clarté réelle des buts de guerre américains.
En pleine escalade militaire au Moyen-Orient, Emmanuel Macron a tenu un discours aux Français, désignant l’Iran comme responsable de la crise tout en dénonçant le non-respect du droit international par les frappes israélo-américaines. Le président a annoncé le renforcement de la sécurité des bases et ambassades françaises, le rapatriement des citoyens, le déploiement de moyens militaires supplémentaires, et exprimé ses inquiétudes quant aux tensions au Liban et aux impacts sur le commerce international.
Revivez la prise de parole du secrétaire à la Défense des États-Unis Pete Hegseth du mercredi 4 mars, au cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par des frappes américaines sur l'Iran. Cette conférence de presse était conjointe avec Dan Caine, Chef d'état-major des armées des États-Unis.
Au Moyen-Orient, les pétroliers et raffineries sont touchés par des missiles. Le détroit d'Ormuz essentiel est bloqué. Quelles conséquences pour les réserves françaises ? La France a pour l'instant trois mois de consommation en stock.
Les États-Unis ont annoncé mercredi qu'un sous-marin américain a coulé "par une torpille" un navire de guerre iranien dans l'océan Indien. La marine sri-lankaise avait auparavant fait part du naufrage au large de ses côtes du navire Dena. Les autorités sri-lankaises ont annoncé que 32 marins ont été secourus et que les corps de 87 autres ont été récupérés. Les recherches se poursuivent pour retrouver 61 membres d'équipage toujours portés disparus.
Les États-Unis ont brandi la menace de la suspension de tous leurs échanges commerciaux avec l’Espagne, Donald Trump critiquant le pays pour son refus de mettre ses bases militaires à disposition pour les frappes américaines et son non-respect des engagements liés à l’OTAN. Madrid, qui maintient sa position pacifiste et le respect du droit international, affirme disposer des ressources nécessaires pour supporter un éventuel blocus commercial américain, malgré les menaces de sanctions.
En Iran, Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir frappé un navire de guerre américain et un pétrolier ravitailleur, à 600 km des côtes iraniennes, dans l'Océan Indien, comme l''explique le correspondant de France 24 à Téhéran Siavosh Ghazi. Les deux bateaux seraient en feu selon un communiqué. Une dizaine de bateaux auraient été frappés par l’Iran dans le détroit d’Ormuz ces derniers jours. Suivez la suite des événements au Moyen-Orient sur France 24.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi le déploiement de moyens militaires supplémentaires, dont le porte-avions Charles De Gaulle et son escorte, pour aider à la protection de ses alliés confrontés aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
Cinq jours après le début des frappes au Moyen-Orient, les premiers vols de rapatriement de ressortissants français et européens sont arrivés à Paris et dans d’autres pays, mettant fin à des trajets éprouvants et à plusieurs jours d’angoisse pour les passagers. Malgré le soulagement, la situation reste tendue : de nombreuses liaisons aériennes restent annulées et une grande partie de l’espace aérien de la région doit encore être contournée.
Les Gardiens de la révolution iraniens affirment contrôler totalement le détroit d’Ormuz, où le trafic maritime est actuellement à l’arrêt après plusieurs attaques de drones contre des navires, menaçant un passage crucial pour environ 30 % du pétrole mondial. Pour éviter une crise similaire à celle de 1984, la France envisage de former une coalition pour sécuriser la circulation des navires, tandis que Donald Trump se dit prêt à escorter les tankers afin de garantir la libre circulation de l’énergie.