OpenAI x Cisco : Codex passe d’assistant à agent CI/CD en production
OpenAI a annoncé le 20 janvier un partenariat élargi avec Cisco autour de Codex, son modèle de génération et de maintenance de code. Chez l’équipementier réseau, l’outil n’est plus un simple assistant de complétion, mais un composant ancré dans les chaînes de production logicielle, confronté à des monorepos et multi-repos à dominante C/C++, et aux contraintes de sécurité, de conformité et de gouvernance d’un acteur global.
Le cœur de la proposition, côté Cisco, tient à une capacité d’« agency » revendiquée : Codex s’insère dans les workflows CLI existants et exécute des boucles « compiler–tester–corriger » en autonomie, dans les cadres d’audit en place. OpenAI cite des fonctions clés éprouvées en production : connexion à plusieurs grands dépôts pour analyse et raisonnement, manipulation de langages complexes, exécution en ligne de commande et respect des garde‑fous internes.
Intégration en production et gains mesurés
En optimisation de builds inter‑dépôts, Codex a passé au crible plus de 15 dépôts liés, leurs journaux de compilation et graphes de dépendances, pour éliminer des inefficiences. Résultat annoncé : environ 20 % de réduction des temps de build et plus de 1 500 heures ingénieur économisées par mois à l’échelle mondiale.
Sur la correction de défauts à grande échelle dans des bases C/C++, l’automatisation via Codex‑CLI a transformé des chantiers de plusieurs semaines en opérations de quelques heures, avec une hausse de débit comprise entre 10× et 15×. Le modèle prend en charge la génération, l’exécution des tests et l’itération jusqu’à validation dans les pipelines existants.
Côté front, l’équipe Splunk chez Cisco a mobilisé Codex pour migrer plusieurs interfaces de React 18 vers React 19. Les modifications répétitives ont été prises en charge de façon autonome, compressant une charge initialement estimée à plusieurs semaines en quelques jours. Les équipes évoquent aussi la génération de documents de développement suivis par les équipes d’audit afin de tracer la logique de production de code.
Un modèle façonné par les retours terrain
Cisco a contribué à affiner le modèle sur des points concrets : orchestration de workflow, contrôles de sécurité, gestion de tâches longues et intégration aux chaînes CI/CD. Le message est clair : Codex évolue d’un outil individuel à un partenaire d’ingénierie capable d’opérer à l’échelle d’une entreprise, dans des environnements hétérogènes et soumis à des contraintes réglementaires.
Les deux entreprises prévoient de poursuivre ce travail dans les prochains mois pour étendre les cas d’usage d’ingénierie « AI‑native » à l’échelle. Cisco positionne déjà Codex comme un pilier de ses pratiques de développement et d’exploitation assistées par l’IA.
Au‑delà des chiffres, l’intérêt réside dans la mise en production d’un agent capable de boucler sur compile‑test‑fix sans sortir du cadre de gouvernance. Si l’approche se généralise, le goulot d’étranglement ne sera plus tant l’écriture que l’orchestration et la supervision des correctifs massifs, avec des impacts directs sur les cadences de release, la dette technique et la structure des équipes qualité.
Source : ITHome
































