Des moddeurs font sauter le verrou sur Radeon RX 7000 avec de la Multi Frame Generation jusqu’en 4x. Conséquence immédiate : FSR4 et génération multi-images cohabitent, sans support officiel AMD.
DLSS Enabler pousse la génération multi-images au-delà des limites officielles
Alors qu’Intel n’active la multi-frame generation que sur ses iGPU Arc B-Series et que NVIDIA la réserve à la série RTX 50, le terrain reste fermé aux autres cartes grand public. Les RTX 20/30 n’ont pas de DLSS Frame Generation et doivent passer par FSR FG ou des outils tiers comme Lossless Scaling. Sur RTX 40, la génération de trames reste limitée à du 2x.
DLSS Enabler s’inscrit dans cette brèche : le projet « simule » DLSS Upscaler et DLSS-G Frame Generation dans tout jeu DirectX 12 supportant nativement DLSS2/DLSS3. La branche 3.x cible l’upscaling et la FG standard, tandis que la tech preview 4.x ajoute la Multi Frame Generation et une Adaptive Frame Generation.
FSR4 et Multi Frame Gen sur Radeon RX 7900 XTX via OptiScaler
Dans une nouvelle démonstration, Ancient Gameplays fait tourner de la Multi Frame Generation 3x et 4x au-dessus de FSR 3.1 Frame Generation, avec une logique supplémentaire pour limiter les artefacts d’interpolation avant la génération. Le tout transite par OptiScaler, ce qui permet de combiner FSR4 et multi-frame sur des Radeon RX 7900, y compris RX 7900 XTX.
L’installation n’est pas en un clic : téléchargement de DLSS Enabler 3.02 sur Nexus Mods, puis copie des fichiers de la tech preview 4.0.0.4 dans le dossier du jeu. Pour Cyberpunk 2077, la recommandation est d’installer le module en winmm.dll plutôt qu’en version.dll, puis de renommer la DLL de la tech preview en conséquence. Plusieurs lancements peuvent être nécessaires.
Les résultats varient selon les jeux et restent expérimentaux. Sur Cyberpunk 2077, les artefacts sont visibles, et le 3x peut dégrader la perception en mouvement. Le comportement est comparable à d’autres outils tiers : gains en images par seconde contre une dette visuelle non négligeable. AMD ne livrerait pas une telle feature en l’état, mais certains joueurs privilégieront le framerate.
Dernier point critique : à proscrire en ligne. La modification des fichiers peut déclencher des anti-cheat et conduire à un bannissement instantané. À réserver aux jeux solo, ou aux titres sans anti-cheat.
Ce contournement met une pression implicite sur AMD : la preuve de concept existe déjà, jusqu’en 4x, et fonctionne avec FSR4 via un pipeline DX12. Un support officiel impliquerait toutefois un contrôle qualité strict pour contenir les artefacts, une intégration driver, et un cadre clair côté studios pour la compatibilité.
Mark Zuckerberg a profité de la conférence aux analystes de Meta pour marteler une conviction: l’IA va redéfinir les réseaux sociaux. Après la transition texte → photo → vidéo, le patron de Meta voit poindre une nouvelle forme de médias, plus immersive, rendue possible par des modèles capables d’interpréter le contexte, de comprendre l’utilisateur et de générer des contenus personnalisés.
« Les applis Meta accueilleront les utilisateurs avec des IA qui comprennent leurs préférences et proposent des contenus qu’ils veulent, tout en générant des créations personnalisées de haut niveau », a-t-il résumé. La recommandation algorithmique restera, mais s’effacera derrière des agents créatifs et interactifs. Meta teste déjà le terrain avec un flux « Vibes » dédié à des vidéos courtes générées par IA.
Vers des médias génératifs et interactifs
Zuckerberg projette des formats où une simple invite permet de créer un monde, un mini-jeu ou une scène vidéo à partager avec ses amis. L’idée centrale: faire de la création un geste conversationnel, et de la vidéo un support interactif, modifiable à la volée. Les bibliothèques de contenus ne seraient plus seulement indexées et recommandées, mais remaniées en permanence par des modèles génératifs.
Ce cap prolonge une vision esquissée l’an dernier: l’IA comme moteur de remix à grande échelle, avec des catalogues colossaux que les utilisateurs et les créateurs peuvent reconfigurer. Pour Meta, cela suppose des modèles plus robustes, un outillage de sûreté renforcé et une intégration soignée dans Facebook, Instagram et WhatsApp, afin de conserver la traction sans diluer l’identité des plateformes.
Traction financière et calendrier
Le discours intervient sur fond d’accélération financière: au quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2025, Meta a réalisé 59,89 milliards de dollars de revenus, en hausse de 24 % sur un an, pour un BPA à 8,88 dollars, au-dessus du consensus à 8,21 dollars. Ces performances donnent de l’air pour financer l’empilement d’infrastructures nécessaires aux modèles génératifs et aux nouveaux flux d’expériences.
Si la promesse est claire, l’exécution posera des questions concrètes: contrôle des dérives génératives, droits d’auteur, échelle d’inférence temps réel, et lisibilité pour des utilisateurs déjà saturés par la vidéo courte. Le levier compétitif tient à la distribution: si Meta ancre des outils réellement utiles dans ses apps, la masse critique fera le reste. À l’inverse, un basculement trop brusque vers des fils « synthétiques » risquerait l’effet rejet.
Avec la Sabre V2 Pro Wireless CF, CORSAIR fait évoluer sa souris FPS emblématique vers un positionnement encore plus haut de gamme. Présentée récemment lors du CES 2026, cette déclinaison CF se distingue par l’adoption d’un châssis en fibre de carbone, une première dans la gamme Sabre, pensée pour conjuguer rigidité structurelle, légèreté et sensations premium en main.
D’un point de vue technique, cette version CF conserve l’ADN orienté performance de la Sabre V2 Pro Wireless tout en cherchant à affiner l’expérience globale. On retrouve donc un capteur optique maison, le MARKSMAN S, aperçu dans le test de la Corsair Sabre V2 Pro Ultralight Wireless, une connectivité sans fil à faible latence en 2,4 GHz complétée par le Bluetooth, ainsi qu’un polling rate élevé à 8000 Hz (aussi bien en filaire qu’en sans-fil), destiné aux usages compétitifs. L’ensemble vise une réponse immédiate, sans compromis sur la stabilité ou la précision du suivi.
Le recours à la fibre de carbone ne relève pas ici du simple argument esthétique. CORSAIR met en avant un matériau composite plus rigide que les plastiques traditionnels, permettant de limiter les déformations du châssis tout en maintenant un poids contenu. Cette approche vise à améliorer la sensation de solidité perçue, mais aussi la constance des clics et la maîtrise de la souris lors des mouvements rapides, un point clé pour les joueurs FPS.
Affichée à 179,99 euros, la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF se positionne clairement sur le segment premium des souris sans fil légères orientées performance. Un tarif qui la place face à des références bien établies du marché, et qui implique des attentes élevées en matière de finition, de confort et de comportement en jeu. Reste à vérifier si cette montée en gamme par le matériau s’accompagne d’un gain tangible à l’usage.
Emballage de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF
L’emballage de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF adopte un code visuel désormais bien installé. Nous avons le contraste marqué entre le jaune caractéristique de la marque et une base noire plus technique. La face avant de l’emballage met immédiatement en avant la déclinaison Wireless CF de la SABRE V2 Pro, clairement différenciée des versions précédentes avec une vue de dessus de la souris laissant apparaître le motif de la fibre de carbone sur la coque supérieure.
Plusieurs pictogrammes synthétisent les caractéristiques clés du modèle. Nous voyons le poids annoncé à 55 g, la prise en charge d’un polling rate jusqu’à 8 000 Hz, ainsi que la double connectivité sans fil, incluant le Bluetooth. La mention « Carbon Fiber Gaming Mouse » présente dans le bas de l’emballage souligne l’argument principal de cette version CF au premier contact visuel.
La face arrière de l’emballage se concentre sur les éléments techniques essentiels de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF sous forme de pictogrammes et de descriptifs en 9 langues. CORSAIR met en avant la structure monobloc en fibre de carbone associée à un poids de 55 g (« robuste et légère à la fois »), et le polling rate pouvant atteindre 8 000 Hz, en filaire comme en sans-fil. Nous avons aussi la mention du capteur optique CORSAIR MARKSMAN S avec une résolution native annoncée à 33 000 DPI, et une autonomie pouvant atteindre jusqu’à environ 100 heures en sans fil avec un polling rate à 1000 Hz.
Sur un des grands côtés, CORSAIR nous présente sa souris de profil. La partie inférieure détaille le contenu de la boîte à l’aide de pictogrammes et d’une liste concise : souris, récepteur sans fil 8 kHz, câble USB Type-C vers Type-A, bandes de grip et patins de rechange.
Enfin, un des petits côtés nous présente la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF de dessus. L’image nous permet d’identifier immédiatement la version CF avec le motif de la fibre de carbone restant visible malgré le format réduit. Les principaux arguments techniques sont rappelés de manière synthétique à l’aide de pictogrammes : châssis monocoque en fibre de carbone de 55 g, polling rate sans fil jusqu’à 8 000 Hz, capteur 33 000 DPI, et présence de bandes de grip et de patins supplémentaires.
Unboxing de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF
À l’intérieur du carton accueillant la souris, CORSAIR intègre un QR code renvoyant directement vers le manuel utilisateur en ligne. Un logo CORSAIR WEB HUB rappelle la compatibilité de la SABRE V2 Pro Wireless CF avec l’outil en ligne permettant le paramétrage immédiat du produit sans passer par l’installation d’un logiciel.
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est livrée avec une pochette de transport rigide qui n’est pas sans nous rappeler celle du clavier CORSAIR MAKR 75. Elle est recouverte d’un textile gris foncé et siglée du logo de la marque. La fermeture zippée et la structure semi-rigide devraient assurer une bonne protection de la souris lors des déplacements ou du rangement.
L’intérieur de la pochette est compartimenté pour accueillir la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF, le dongle et le câble USB. Chaque élément dispose d’un emplacement dédié, limitant les déplacements lors du transport et assurant un maintien correct de l’ensemble.
CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF : contenu de la boîte
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF et sa pochette sont accompagnées d’accessoires conformes au positionnement haut de gamme de la souris. Nous avons des bandes de grip adhésives, des patins de rechange, une lingette alcoolisée pour la préparation des surfaces avant la pose, ainsi qu’un livret de sécurité et de conformité.
Spécifications de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF
Capteur
Corsair MARKSMAN S (optique)
Résolution
100 à 33 000 DPI (paliers de 50 DPI)
Vitesse de suivi
Jusqu’à 750 IPS
Accélération max
50 G
Polling rate
1 000 / 2 000 / 4 000 / 8 000 Hz
Latence minimale
0,125 ms (à 8 000 Hz)
Autonomie
Jusqu’à 120 h (2,4 GHz à 1 000 Hz) • ~16 h (8 000 Hz)
Batterie
Li-ion polymère rechargeable 300 mAh
Connectivité
2,4 GHz (Wireless v1.5) • USB-C filaire
Boutons
6 (4 programmables)
Mémoire interne
1 profil embarqué
Patins
UPE • jeu de rechange fourni
Dimensions
122,9(L) mm x 64,1(W) mm x 38,8(H) mm
Poids
55 g (sans câble ni accessoires)
Éclairage
Aucun
Coloris
Noir Fibre de Carbone
Garantie
2 ans
Prix annoncé
179,99 € (Europe)
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF en détail
Une souris symétrique pour droitier
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF adopte un format symétrique. Les lignes sont sobres et équilibrées, adaptées à une prise en main polyvalente. Les boutons latéraux sont positionnés sur le flanc gauche, ce qui réserve l’usage complet aux droitiers. Les dimensions de 122,9 mm x 64,1 mm x 38,8 mm restent contenues et conviendront principalement aux mains moyennes à grandes. Le poids annoncé de 55 grammes place clairement cette version CF parmi les souris sans fil légères orientées performance.
La particularité de cette version repose sur l’utilisation d’un châssis en fibre de carbone, visible sur l’ensemble de la coque supérieure. Selon CORSAIR : « Ce matériau prodige affiche un rapport poids/puissance exceptionnel, offrant à votre souris une robustesse incroyable sans pour autant l’alourdir. » Le motif tressé lui donne une identité visuelle immédiatement reconnaissable à la manière de la ASUS ROG Harpe Ace Extreme.
Un design équilibré
Les vues frontale et arrière mettent en évidence la symétrie complète de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF. La coque est équilibrée de part et d’autre de l’axe central, sans asymétrie marquée par un renflement arrière ou latéral. Les boutons principaux sont à la même hauteur et l’arrière est surélevé pour limiter les frottements de la coque et maintenir une glisse régulière. Nous voyons également le port USB-C positionné à l’avant, centré et facilement accessible. Il permet la recharge de la souris ou son utilisation en mode filaire pour un usage prolongé sans contrainte.
Des boutons principaux légèrement concaves
Les boutons principaux de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF s’intègrent directement à la coque en fibre de carbone, avec une séparation nette entre clic gauche et clic droit en arrière de la molette. La surface présente le même motif tressé que le reste de la coque supérieure. Les ajustements sont propres, sans jeu apparent, et l’alignement reste régulier sur toute la longueur des boutons. Leur forme légèrement concave est conçue pour accueillir naturellement le bout des doigts, permettant un positionnement stable lors des sessions de jeu (ou de travail) prolongées.
Vue de dessus, la séparation des boutons de reste de la coque est bien marquée. Les deux boutons sont bien isolés, mais le motif en fibre de carbone assure tout de même une continuité visuelle.
Une molette caoutchoutée et crantée
La molette de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est crantée et entourée d’une bande en caoutchouc pour une meilleure accroche du doigt. Cette surface antidérapante permet un défilement précis, même lors de mouvements rapides ou avec des doigts humides. Son intérieur jaune crée un contraste visuel avec la coque en fibre de carbone et permet de la repérer rapidement. Évidée, elle participe à la réduction du poids global de la souris. Placée entre les deux boutons principaux, elle s’intègre naturellement à l’ensemble.
Une souris discrète
Le logo CORSAIR est placé à l’arrière de la coque, directement sur la surface en fibre de carbone. De couleur claire, il reste bien visible sans être trop voyant et s’intègre naturellement au design général de la souris. Il ne s’agit pas d’un logo rétroéclairé, un choix logique vu l’orientation sobre et légère de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF.
Sur le côté gauche, on retrouve le double slash « // » devenu caractéristique de l’identité visuelle CORSAIR, ici accompagné de l’inscription SABRE. Discrets, ces éléments n’alourdissent pas le design général de la souris. Ils sont accompagnés d’une série de petits motifs répétés en forme de Y également repérables sur de nombreux produits de la marque.
Des boutons latéraux bien placés
Enfin, pour finir le tour complet de la coque de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF, nous retrouvons les boutons latéraux positionnés sur le côté gauche dans une zone facilement accessible au pouce. Ils présentent une surface mate et texturée pour une bonne accroche et un appui précis.
En dessous de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF
Le dessous de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF adopte une disposition classique. Le capteur est positionné au centre, entouré de larges patins en PTFE placés à l’avant et à l’arrière, couvrant une bonne surface de contact pour assurer une glisse régulière.
Nous avons également des boutons habituels : un bouton dédié au réglage des DPI et un sélecteur qui permet de basculer entre les différents modes de connexion (sans fil 2,4 GHz et Bluetooth). Tout est facilement accessible, tout en restant discret une fois la souris en main. Une étiquette rassemble des informations techniques.
Les accessoires
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est livrée avec un ensemble d’accessoires pensés pour la personnalisation et l’entretien. Nous avons plusieurs bandes de grip prédécoupées. Elles seront à positionner sur les côtés et sur les boutons principaux afin d’améliorer l’accroche selon les préférences de l’utilisateur. Leur texture marquée vise à améliorer la prise en main, notamment lors des mouvements rapides. Le bundle comprend également des patins de rechange et une lingette alcoolisée prévue pour nettoyer la surface avant la pose des grips.
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est livrée avec un dongle muni d’un clip arrière permettant un positionnement sécurisé sur le bord d’un tapis de souris, par exemple. Il est à brancher au câble USB-A vers USB-C gainé de 1,8 m fourni (recharge et utilisation en mode filaire). Placer le récepteur plus près de la souris permet de minimiser les interférences, de réduire le délai d’entrée et d’assurer une réactivité constante, surtout lors de l’utilisation de taux de rafraîchissement élevés.
Pour des performances avancées, il peut ainsi être réglé à 8 000 Hz via le CORSAIR Web Hub, offrant une latence ultra-faible avec des mises à jour d’entrée toutes les 0,125 millisecondes. Le câble est malheureusement plutôt rigide et pourra gêner certains utilisateurs au déplacement de la souris.
CORSAIR WEB HUB : personnalisation sans logiciel
Comme pour la CORSAIR SABRE V2 Pro Ultralight Wireless que nous avions testée, la version CF pourra être paramétrée grâce au CORSAIR WEB HUB. Cet outil en ligne permet de se passer de l’installation de CORSAIR iCUE et ainsi de personnaliser sa souris directement depuis un navigateur.
Notre CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est reconnue immédiatement. La fenêtre principale intègre un menu de gestion de profils (4 en tout), de choix de langage et de paramétrage (taux de polling rate de 1000 Hz à 8000 Hz, mise en veille, levée, prédiction et contrôle d’ondulation).
Trois menus principaux sont également présents :
Affectation des touches : permet d’attribuer des fonctions aux différents boutons de la souris (raccourcis, touches, fonctions médias…),
DPI : ajustement des DPI sur cinq niveaux par incréments de 50. À chaque niveau correspond une couleur que l’on retrouvera sur un indicateur LED présent sur le dessus de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF,
Gestionnaire de macros : permet d’enregistrer et d’éditer des séquences d’actions.
Tapis CORSAIR MM Pro Control
Notre CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF a été annoncée au CES cette année en même temps que le dernier tapis de souris de la marque, le CORSAIR MM Pro Control. Ce tapis est optimisé pour l’esport et doté d’une surface conçue pour un suivi précis du capteur. Annoncé à 26,99 euros en format moyen et 54,99 euros en grand, il est disponible en noir ou en gris.
Sur les premiers côtés de l’emballage, CORSAIR met clairement en avant le positionnement du MM Pro Control : un tapis en tissu orienté contrôle, pensé pour un usage e-sport. Le packaging reprend le code couleur jaune et noir de la marque, avec une présentation verticale qui précise immédiatement la taille Medium (320 × 300 mm) et l’épaisseur de 4 mm. Les pictogrammes insistent sur les points clés annoncés : surface optimisée pour la précision, base en caoutchouc antidérapante et bords cousus. Une fenêtre laisse entrevoir la texture du tissu, donnant un premier aperçu concret du produit avant ouverture.
Sur les deux autres côtés, CORSAIR complète les informations. Le nom MM Pro Control est repris en grand, accompagné des principaux arguments déjà évoqués : surface en tissu orientée contrôle, base antidérapante en PU et bords cousus. Une vue du tapis permet de se faire une idée de son format et de sa finition, tandis que l’autre face, plus sobre, regroupe les mentions légales, les informations multilingues et les références du produit.
À l’ouverture, le MM Pro Control apparaît simplement roulé dans son emballage, sans film plastique ni housse de protection supplémentaire.
Selon CORSAIR, « Conçu pour les performances e-sport, le tapis MM PRO Control dispose d’une surface en tissu spécialisée conçue pour un contrôle professionnel, permettant un suivi précis du capteur et des mouvements prévisibles de la souris. Sa texture uniforme et homogène donne aux joueurs compétitifs la confiance nécessaire pour effectuer facilement des micro-corrections ». Au toucher, le revêtement est finement texturé avec un toucher doux et lisse. Les bords sont cousus de manière régulière, avec des coutures discrètes inclinées et anti-effilochage spécialement conçues pour ne pas gêner l’utilisateur.
Une petite languette en tissu CORSAIR est discrètement cousue sur la tranche, tandis que le logo de la marque est apposé dans un coin, sans chercher à attirer l’attention. L’ensemble reste volontairement minimaliste et purement orienté usage.
Le dessous du tapis repose sur une base en polyuréthane de 4 mm qui assure une bonne adhérence au bureau. Une fois en place, le MM Pro Control ne bouge pas, même lors de mouvements rapides ou appuyés. Son épaisseur apporte également un léger confort supplémentaire, permettant au poignet et à la main de rester posés naturellement lors des longues sessions, sans nuire à la précision des déplacements.
Enfin, dernier point important, le MM PRO Control est lavable à la main. La surface reste ainsi propre plus longtemps, limitant l’accumulation de poussière souvent rencontrée sur les tapis en tissu. Cela permet de conserver un suivi du capteur plus régulier et précis.
La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF en pratique
À l’usage, la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF se montre immédiatement facile à prendre en main. Pour rappel, la souris mesure 122,9 mm x 64,1mm x 38,8 mm et profite d’un format symétrique sans renflement arrière ni latéral. La sensation en main est plutôt neutre, la souris n’impose pas de position particulière, et conviendra donc à différents styles de prise en main, notamment claw et fingertip.
Le poids contenu de 55 g se fait clairement sentir dès les premières minutes : la souris se déplace facilement, avec un bon équilibre général et sans donner l’impression d’un avant ou d’un arrière plus lourd.
Les switches des boutons principaux ne sont pas identifiés par la marque, nous supposons que ce sont les mêmes qui équipent toute la série SABRE V2 Pro. Leurs clics sont nets et réguliers, avec une course courte, nette et une résistance mesurée pour éviter les clics accidentels. Leur légère concavité aide à positionner naturellement les doigts lors des sessions prolongées, mais aurait mérité d’être un peu plus prononcée.
Les boutons latéraux, placés sur le flanc gauche, sont facilement accessibles. Cependant, ils sont peu proéminents et nécessiteront donc un temps d’adaptation. Leur relief discret les rend moins faciles à distinguer du reste de la coque, en particulier pour la partie supérieure, quasiment au même niveau que la coque. La molette, recouverte d’une bande en caoutchouc, offre une rotation fluide, mais des crans peu marqués. Ce fonctionnement lisse conviendra à certains usages, mais pourra en revanche gêner les utilisateurs qui recherchent un défilement plus fermement cranté, notamment en navigation ou pour le changement d’armes en jeu.
Pour ce qui est de la fibre de carbone, principal élément distinctif de cette version CF, son apport se traduit surtout par les sensations en main. La coque apparaît très rigide, sans flexion perceptible, et renvoie une impression de produit bien fini et homogène. En revanche, d’un point de vue strictement fonctionnel, cette rigidité accrue n’apporte pas de gain mesurable en performance : l’usage d’une souris gaming, même en FPS compétitif, ne soumet pas forcément le châssis à des contraintes de poids ou de torsion extrêmes. Le carbone sert donc davantage le positionnement premium et la qualité perçue que la performance pure.
Côté connexion sans fil, la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF prend en charge un polling rate jusqu’à 8 000 Hz en mode RF 2,4 GHz et en filaire. À l’usage, la connexion se montre hyper stable et réactive, avec des mouvements et des clics transmis de manière fluide, sans décrochage constaté. Le gain apporté par cette fréquence élevée reste discret et ne sera pas forcément perceptible pour tous les joueurs, mais il contribue à une sensation de réponse immédiate. Cette prise en charge du 8 000 Hz s’adresse avant tout aux gamers compétitifs exigeants, disposant d’une configuration capable d’en tirer parti.
Enfin, un petit indicateur LED est discrètement placé à l’arrière de la molette. Il permet de visualiser rapidement l’état de la souris, que ce soit le niveau de charge ou le mode de fonctionnement actif, sans détourner l’attention en jeu. Il servira également de repérage visuel au moment du changement de DPI grâce au bouton situé sous la base.
Conclusion
[Test] CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF : la SABRE passe au carbone, toujours à 8 000 Hz
Conclusion
Avec la SABRE V2 Pro Wireless CF, CORSAIR fait clairement évoluer sa souris FPS vers un positionnement encore plus haut de gamme. On retrouve tout ce qui fait l’identité de la gamme : un format symétrique sans artifice, un poids très contenu de 55 grammes et un capteur MARKSMAN S déjà éprouvé sur d’autres références de la marque. À l’usage, la souris se montre immédiatement accessible, sans phase d’apprentissage marquée. La prise en main est naturelle, la glisse est fluide et l’équilibre général bien maîtrisé, ce qui en fait un outil à l’aise aussi bien en jeu compétitif qu’en utilisation quotidienne.
Le principal élément différenciant de cette version CF reste bien sûr l’adoption d’un châssis en fibre de carbone. En main, la différence est perceptible : la coque est extrêmement rigide, sans la moindre flexion, et renvoie une sensation de solidité inhabituelle pour une souris aussi légère. En revanche, il faut rester mesuré : sur le plan strictement fonctionnel, la fibre de carbone n’apporte pas de gain tangible en performance pure. Elle valorise avant tout la qualité perçue, la finition et le positionnement premium de cette déclinaison CF.
Sur le plan technique, le polling rate jusqu’à 8 000 Hz en sans fil comme en filaire est un des arguments majeurs de la SABRE V2 Pro Wireless CF. En pratique, la connexion RF 2,4 GHz se montre irréprochable : aucune instabilité, aucune latence perceptible, même lors des mouvements rapides ou des enchaînements de clics. Le bénéfice du 8 000 Hz reste toutefois subtil et dépendra fortement du profil du joueur et de sa configuration. Les plus exigeants y verront une sensation de réponse immédiate supplémentaire, tandis que les utilisateurs plus occasionnels n’en tireront pas forcément un avantage flagrant.
Enfin, quelques points méritent d’être soulignés. Les boutons latéraux, très discrets et peu proéminents, demandent un temps d’adaptation pour être repérés sans hésitation, surtout dans le feu de l’action. La molette, fluide et agréable, propose en revanche des crans peu marqués, ce qui pourra déplaire aux amateurs de défilement plus ferme. Enfin, comme nous l'avions signalé dans la version ultra light, le câble plutôt rigide n’est pas le plus agréable à l’usage en mode filaire, en particulier lors des déplacements rapides de la souris.
À 179,99 €, la SABRE V2 Pro Wireless CF s’adresse clairement à un public averti, prêt à investir dans une souris haut de gamme. Une proposition cohérente et aboutie, qui séduira surtout ceux qui recherchent une version plus exclusive de la SABRE, autant pour les sensations que pour la fiche technique.
Qualité / Finition
9.2
Réactivité
9.5
Ergonomie
8.2
Prix
7.5
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
Poids très contenu (55 g), immédiatement perceptible à l’usage
Format symétrique polyvalent, facile à prendre en main
Capteur CORSAIR MARKSMAN S précis et fiable
Connexion sans fil stable, avec prise en charge du polling rate 8 000 Hz
Châssis en fibre de carbone offrant une excellente rigidité et une finition premium
Configuration possible sans logiciel via le CORSAIR Web Hub
Pochette de transport rigide fournie, appréciable à ce niveau de gamme
Points faibles
Boutons latéraux peu proéminents, demandant un temps d’adaptation
Molette aux crans peu marqués, qui ne conviendra pas à tous
Câble USB assez rigide, peu agréable en usage filaire prolongé
Apport fonctionnel limité de la fibre de carbone en jeu
Tarif élevé (179,99 €), réservé à un public averti
La réputation de Gamemax dans l’univers des alimentations PC reste loin d’être flatteuse. Un tour rapide sur Reddit suffit pour tomber sur des fils entiers dédiés aux marques « à fuir absolument », et Gamemax figure régulièrement en bonne place. Entre composants douteux, condensateurs qui gonflent au bout de six mois, le consensus semble clair : mieux vaut investir quelques euros de plus dans du Corsair ou du Seasonic.
Sauf que voilà, le marché des alimentations SFX haute puissance est un territoire à part. Quand on cherche du 850W dans un format aussi compact, les options se comptent sur les doigts d’une main, et les prix grimpent vite. La Gamemax GS 850G V25, affichée à 109 euros avec une garantie de 10 ans, nous a donc intrigués. Une garantie aussi longue pour une marque censément « budget » ? Soit Gamemax a complètement perdu la tête, soit quelque chose a changé dans leur approche.
Nous avons donc décidé de vérifier par nous-mêmes en ouvrant l’unité pour analyser la qualité réelle des composants. Pas de tests électriques ici – monter un banc de test digne de ce nom avec oscilloscope et charge électronique programmable demande un investissement à cinq chiffres que nous préférons éviter plutôt que de vous servir des mesures approximatives au multimètre comme certains sites. En revanche, un teardown complet permet d’identifier les composants utilisés et de juger de la qualité de construction.
Spoiler : les résultats sont surprenants.
Emballage et contenu de la Gamemax GS 850G V25
L’alimentation est livrée dans un carton noir compact, relevé de touches vertes et de finitions sobres. Sur la face avant, l’essentiel est mis en avant : certification 80 Plus Gold, puissance de 850 W, compatibilité ATX 3.1 et PCIe 5.1. Un point attire immédiatement l’attention : le badge « 10 ans de garantie » apparaît clairement, un engagement fort pour une marque souvent pointée du doigt.
Le dos du packaging liste les spécifications détaillées : entrée AC 110-240V, fréquence 50-60Hz, et la répartition des rails DC. On retrouve également la liste complète des connecteurs disponibles, ce qui permet de vérifier rapidement la compatibilité avec sa configuration avant même d’ouvrir la boîte.
À l’intérieur, l’unité repose dans une mousse noire épaisse qui assure une protection correcte pendant le transport. Les câbles modulaires sont rangés dans un sac de rangement gris séparé, ce qui facilite l’organisation.
Le bundle inclut quatre vis de montage, deux serre-câbles et un manuel utilisateur – le strict nécessaire pour l’installation.
Design et présentation générale
La Gamemax GS 850G V25 adopte un châssis noir entièrement mat, sobre et sans fioriture. Pas de RGB, pas d’excès décoratif – juste une finition uniforme qui disparaîtra dans la plupart des boîtiers ITX. La grille de ventilation suit un motif diagonal moderne qui laisse largement apparaître le ventilateur de 92 mm tout en assurant une protection mécanique suffisante contre les chocs lors de la manipulation.
Sur le panneau de connecteurs modulaires, une mention « Intelligent temperature control » confirme la présence d’un système de gestion thermique semi passif. D’après les spécifications, le ventilateur reste inactif en dessous de 20% de charge (environ 170W) pour maintenir un fonctionnement silencieux, puis s’active progressivement selon la température interne et la charge appliquée.
Le panneau de connecteurs modulaires adopte une disposition logique. La rangée supérieure regroupe les ports carte mère (M/B), CPU/PCIe, et le connecteur 12V-2×6 pour les cartes graphiques récentes. La section centrale offre plusieurs sorties SATA et périphériques, tandis que la rangée inférieure propose des ports CPU/PCIe supplémentaires. Chaque connecteur est clairement étiqueté, réduisant les risques d’erreur lors du câblage. Un QR code en bas à gauche permet d’enregistrer l’alimentation pour activer la garantie de 10 ans.
À l’arrière, une large grille perforée favorise l’évacuation de l’air chaud. Le port d’entrée AC est accompagné d’un interrupteur général clairement positionné. Pas de sélecteur de tension manuel – l’alimentation gère automatiquement la plage 110-240V à 50-60Hz via son circuit PFC actif, ce qui garantit une compatibilité universelle sans manipulation utilisateur.
Les panneaux latéraux sont divisés en diagonale. La première zone arbore un logo de lion ainsi que la mention « 850W », traitée avec une finition holographique dont la teinte varie selon l’angle de vue, passant du rose au bleu puis à l’argenté.
La seconde zone adopte une finition dépourvue de toute inscription et intègre des perforations qui favorisent la dissipation naturelle de l’air de l’intérieur vers l’extérieur, un choix pertinent pour une alimentation au format SFX.
L’étiquette des spécifications techniques, située sur la face inférieure, détaille la distribution des rails :
Rail +12V : 70A (840W) – C’est ici que se concentre l’essentiel de la puissance pour alimenter processeur et carte graphique
Rails +3.3V et +5V : 15A chacun (puissance combinée 80W) – Suffisant pour les périphériques modernes
Rail +5VSB : 2.5A (12.5W) – Alimente les fonctions en veille
Rail -12V : 0.3A (3.6W) – Quasi obsolète, maintenu pour compatibilité legacy
La puissance totale atteint 850W, avec la certification 80 Plus Gold bien visible. Les marquages de conformité (CE, FCC, CB, UKCA, EAC, TÜV, RoHS) confirment le respect des normes internationales. L’alimentation est fabriquée en Chine, comme l’immense majorité des PSU du marché, quel que soit le nom de la marque.
Câblage et connectique de la Gamemax GS 850G V25
La GS 850G V25 adopte une conception entièrement modulaire, ce qui simplifie considérablement le câble management dans les boîtiers compacts. Chaque port est clairement étiqueté en blanc, réduisant les risques d’erreur lors du branchement.
La disposition des connecteurs suit une logique claire. La rangée supérieure regroupe l’alimentation carte mère, CPU/PCIe, et deux connecteurs 12V-2×6 capables de fournir jusqu’à 600W pour les cartes graphiques récentes. La section centrale propose plusieurs sorties périphériques et SATA, tandis que la rangée inférieure offre des ports CPU/PCIe supplémentaires pour les configurations haut de gamme.
Les câbles eux-mêmes suivent un design plat embossé entièrement noir (dans notre cas), ce qui facilite le routage derrière le plateau carte mère ou dans les espaces réduits des boîtiers ITX. Voici la configuration complète :
Câble ATX 24 broches (carte mère) : 350 mm + extension 100 mm – Un seul câble fourni, suffisant pour tous les boîtiers SFX.
Câble CPU 4+4 broches (x2) : 400 mm + extension 100 mm – Deux connecteurs sur un même câble, pratique pour les cartes mères haut de gamme nécessitant une double alimentation CPU.
Câbles PCIe 6+2 broches (x2) : 400 mm + extension 150 mm – Deux câbles distincts avec deux connecteurs chacun, permettant d’alimenter jusqu’à quatre périphériques PCIe ou deux cartes graphiques en configuration multi-GPU.
Câble PCIe 12V-2×6 : 400 mm + extension 100 mm – Le connecteur nouvelle génération pour les cartes graphiques compatibles ATX 3.1 et PCIe 5.1. Ce câble utilise un format 12+4 broches, avec 12 lignes de puissance principales et 4 broches de signal qui permettent à la carte graphique de communiquer avec l’alimentation pour réguler la consommation si nécessaire.
Câbles SATA (3 connecteurs) : 300 mm + 150 mm + 150 mm – Deux câbles fournis, soit six connecteurs SATA au total pour les SSD, HDD et autres périphériques.
Câble Molex IDE (3 connecteurs) : 300 mm + 150 mm + 150 mm – Un câble avec trois connecteurs pour les périphériques legacy ou certains accessoires type contrôleur RGB.
Le câble 12V-2×6 est fourni avec un guide-câble amovible coudé à 90°. Dans la théorie, ce guide améliore le routage dans les boîtiers compacts. Dans la pratique, son utilisation pose plusieurs problèmes : côté carte graphique, il ne s’insère pas physiquement si le port PCIe 5.1 est en retrait ou si le shroud de la carte graphique obstrue l’accès.
Côté alimentation, une fois branché, il masque partiellement un connecteur PCIe 8 broches adjacent sur le panneau modulaire – ce qui ne pose pas de problème si vous utilisez exclusivement le 12V-2×6, mais peut créer de la confusion lors de l’installation. Notre recommandation : testez d’abord sans le guide-câble pour vérifier la compatibilité avec votre configuration, puis décidez s’il apporte un réel bénéfice à votre câble management.
Avec 850W de puissance disponible, la GS 850G V25 dispose d’une marge confortable pour alimenter des configurations exigeantes, incluant des processeurs haut de gamme et des cartes graphiques dernière génération. La présence du connecteur 12VHPWR garantit la compatibilité avec les GPU actuels et futurs, un point essentiel pour une alimentation censée durer 10 ans.
Alimentation, plateforme interne et composants
C’est ici que les choses deviennent intéressantes. Ouvrir une alimentation Gamemax avec les préjugés négatifs qui circulent sur internet, c’est s’attendre à découvrir des condensateurs no-name et une construction approximative. Sauf que ce n’est pas du tout ce que nous avons trouvé.
OEM et plateforme : Sohoo SH026
L’identification de l’OEM a nécessité un examen minutieux du PCB. Les marquages répétés « SH » sur plusieurs composants (notamment SH026-T1 sur le transformateur principal et SH026-3 VER:1.0 sur le circuit imprimé) pointent vers Sohoo (Guangdong Sohoo Technology), un fabricant chinois spécialisé dans les alimentations PC. Sohoo n’a pas la notoriété d’un CWT ou d’un Seasonic, mais produit également des alimentations pour DeepCool et d’autres marques du segment milieu de gamme. La plateforme utilisée est la SH026, une architecture moderne compatible ATX 3.1 et PCIe 5.1.
Cette plateforme a été testée de manière exhaustive par un site russe disposant d’équipement professionnel (oscilloscope, charges électroniques programmables), avec des résultats qui confirment les choix techniques que nous avons observés lors du démontage. Nous y reviendrons dans la section dédiée aux tests.
Le condensateur principal : Nippon Chemi-Con
Premier choc : le gros condensateur primaire est un Nippon Chemi-Con série KMR, référence 16RXAM, spécifications 400V 680µF avec une tolérance thermique de 105°C. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les fabricants de condensateurs, Nippon Chemi-Con est un constructeur japonais considéré comme premium dans l’industrie. Leurs composants figurent régulièrement dans les alimentations haut de gamme Seasonic, Corsair RMx, ou Super Flower. Ce n’est pas le genre de condensateur qu’on s’attend à trouver dans une alimentation à 109 euros d’une marque « budget ».
La série KMR est spécifiquement conçue pour les applications longue durée avec une faible impédance et une excellente stabilité thermique. C’est exactement le type de composant qu’on met dans une alimentation qu’on garantit 10 ans, pas dans un produit qu’on espère voir mourir juste après la période de garantie.
Les condensateurs secondaires : Teapo et polymères
Sur les rails secondaires, la situation est plus nuancée. Sohoo a opté pour un mélange de condensateurs Teapo (marque taïwanaise milieu de gamme, présente notamment sur les séries SY et SC) et de condensateurs polymères pour les circuits de filtrage rapide. Nous avons identifié plusieurs unités polymères de 1200µF 16V (série 16FG) et 330µF 16V, complétées par des condensateurs Apaq ARCP.
Teapo n’est pas une marque premium – on est loin des Nippon Chemi-Con ou Rubycon – mais elle reste correcte pour une alimentation de ce positionnement tarifaire.
Les condensateurs polymères, en revanche, offrent des avantages significatifs : ESR (résistance série équivalente) plus faible, meilleure stabilité thermique, durée de vie prolongée et réponse plus rapide aux variations de charge. On retrouve ce type de composants dans les alimentations où la régulation précise du voltage est critique.
Le contrôleur principal : Monolithic Power Systems HR1213
Le cœur de cette alimentation repose sur un contrôleur Monolithic Power Systems HR1213, une puce combo qui intègre à la fois le contrôleur PFC (Power Factor Correction) et le convertisseur LLC résonant. MPS (Monolithic Power Systems) est un fabricant américano-taïwanais reconnu dans l’industrie des semiconducteurs, avec une solide réputation en termes de fiabilité et d’efficacité énergétique. Leurs circuits intégrés équipent de nombreuses alimentations de marques établies.
Le HR1213 implémente une topologie moderne qui explique plusieurs caractéristiques de cette alimentation. Son contrôleur PFC multi-mode bascule automatiquement entre mode CCM (Continuous Conduction Mode) à forte charge et DCM (Discontinuous Conduction Mode) à faible charge, optimisant l’efficacité selon les besoins. Le convertisseur LLC intégré supporte des fréquences jusqu’à 500 kHz en régime nominal, avec contrôle en mode courant pour une meilleure stabilité et une réponse rapide aux variations de charge.
Cette puce intègre également un mode burst à faible charge, qui réduit drastiquement la fréquence de commutation lorsque la consommation est minime. C’est ce qui permet au ventilateur de rester inactif en dessous de 20% de charge (environ 170W) tout en maintenant une régulation correcte. L’ensemble des protections modernes est également géré par ce contrôleur : OVP (sur-tension), OCP (sur-intensité), OPP (sur-puissance), thermal shutdown.
Un second contrôleur Monolithic Power MP6924B gère la rectification synchrone du rail +12V, tandis qu’un superviseur Grenergy GR8323F surveille l’ensemble du système et coordonne les différentes protections.
MOSFETs et composants de puissance
Le teardown réalisé par nos confrères a permis d’identifier précisément les composants de puissance utilisés par Sohoo sur cette plateforme SH026. Du côté primaire, un unique MOSFET GaN GaNext G1N65R050TL-N gère la conversion APFC, accompagné d’une diode boost Global Power Technology G3S06508D. Les switchs principaux sont deux Sanrise Tech SRC60R140B, configurés en topologie half-bridge.
Côté secondaire, six Sanrise Tech SRT04N016L assurent la rectification synchrone du rail +12V, complétés par deux diodes Schottky MHCHXM ER20L60CS. Les rails +5V et +3.3V utilisent quatre MOSFETs All Power AP180N03G. Ce ne sont pas des composants haut de gamme (Infineon, Vishay), mais ils correspondent au positionnement tarifaire de l’alimentation tout en offrant des caractéristiques suffisantes pour une certification 80 Plus Gold.
Le cœur de cette alimentation repose sur un contrôleur Monolithic Power Systems HR1213, une puce combo assurant à la fois la gestion de l’APFC multi-mode et de la conversion LLC résonante. Ce contrôleur pilote la correction du facteur de puissance en CCM ou DCM selon la charge, tout en gérant la conversion LLC en mode courant, avec prise en charge des modes skip et burst à faible charge.
Ventilateur
Le refroidissement est confié à un ventilateur ultra-fin de 92 mm (15 mm d’épaisseur), une contrainte inhérente au format SFX. Il s’agit d’un PowerYear PY-9215M12S (12 V, 0,20 A), un modèle OEM à roulement Rifle, largement utilisé dans les alimentations compactes.
Ce type de roulement offre une longévité supérieure à un sleeve classique, sans atteindre toutefois le niveau d’un véritable FDB. En charge élevée, le bruit reste dépendant de la courbe de ventilation, un point que nous analyserons plus loin lors des mesures acoustiques.
Construction et qualité d’assemblage
L’assemblage repose sur un PCB double face dense, intégrant des pistes de puissance épaisses et de multiples points de renfort par vias. Les soudures ne présentent pas de défaut manifeste à l’œil nu, mais affichent une finition perfectible, typique d’une production orientée coût. L’organisation du circuit montre une séparation claire entre les étages primaire et secondaire, avec isolation appropriée au niveau du transformateur.
Le design interne exploite intelligemment l’espace disponible. Plusieurs cartes filles verticales permettent de maximiser la densité des composants sans compromettre la circulation d’air. Les MOSFETs de puissance sont montés sur des dissipateurs thermiques appropriés, collés avec de la pâte thermique pour assurer un transfert de chaleur efficace.
Le transformateur principal porte la référence SH026-T1, associée au code LC 2517. La mention « SH » apparaît à plusieurs endroits sur le PCB, notamment via la référence SH026-3 VER:1.0, ce qui pourrait pointer vers Sohoo, un OEM asiatique souvent cité pour des alimentations produites pour DeepCool. Ce n’est pas un acteur aussi établi que CWT ou Seasonic, mais dans cette gamme de prix, s’appuyer sur un fabricant spécialisé plutôt que de tout développer en interne reste une approche cohérente.
Protections intégrées
L’alimentation intègre l’ensemble complet des protections modernes, toutes gérées par le contrôleur HR1213 et le superviseur Grenergy : OVP (sur-tension), UVP (sous-tension), OCP (sur-intensité), OPP (sur-puissance), SCP (court-circuit), OTP (sur-température), et SIP (protection d’insertion à chaud). Ces circuits surveillent en permanence les paramètres électriques et thermiques, coupant l’alimentation en cas d’anomalie pour protéger les composants connectés.
Filtrage EMI
Le circuit d’entrée AC dispose d’un filtrage EMI/RFI complet avec 6 condensateurs Y, 2 condensateurs X, 2 selfs de mode commun et 1 varistance MOV. Un thermistor NTC (5d-15) couplé à un relais assure la protection contre les appels de courant à la mise sous tension. Ce filtrage réduit les interférences électromagnétiques émises par l’alimentation et améliore la compatibilité avec les normes internationales (CE, FCC). C’est un détail technique que les fabricants budget ont tendance à négliger, mais qui participe à la stabilité globale du système.
Ce que nous n’avons pas pu vérifier
La conception SFX ultra-compacte de cette alimentation pose un problème pratique : plusieurs composants clés sont soudés sur des cartes filles montées verticalement et inaccessibles sans dessoudage destructif. Nous n’avons donc pas pu identifier personnellement tous les MOSFETs primaires et secondaires, ni vérifier tous les circuits de régulation en détail – c’est le teardown russe qui nous a fourni ces informations complémentaires.
Dessouder des composants pour une simple analyse nous semblait disproportionné, d’autant que cela rendrait l’unité inutilisable. Les alimentations SFX à cette puissance sont des prouesses d’ingénierie en termes de densité, et cette complexité rend le teardown complet plus difficile que sur une alimentation ATX classique.
Tests basiques avec Dr. Power III
Bien que nous ne disposions pas d’un laboratoire d’essai complet avec oscilloscope et charge électronique programmable, nous avons effectué des tests de validation basiques à l’aide d’un testeur Thermaltake Dr. Power III. Ce dispositif permet de vérifier les tensions de sortie, le signal Power Good, et la détection correcte du connecteur 12V-2×6, sans toutefois mesurer le ripple, la régulation sous charge, ou l’efficacité réelle.
Les mesures ont été effectuées à température ambiante (environ 22°C), alimentation à vide sans charge connectée, après quelques minutes de fonctionnement pour laisser les tensions se stabiliser.
Résultats des mesures
Connecteur
Rail
Tension mesurée
Tolérance Intel
Statut
24 broches
+12V
12.1V
11.4V – 12.6V
Conforme
24 broches
+5V
5.18V
4.75V – 5.25V
Conforme
24 broches
+3.3V
3.43V
3.14V – 3.47V
Conforme
24 broches
+5Vsb
5.18
4.75V – 5.25V
–
CPU 4+4
+12V
12.1V
11.4V – 12.6V
Conforme
PCIe classique
+12V
12.2V
11.4V – 12.6V
Conforme
12V-2×6
+12V
12.2V
11.4V – 12.6V
Conforme
12V-2×6
Détection
600W
–
Conforme
SATA
+12V
12.1V
11.4V – 12.6V
Conforme
SATA
+5V
5.18V
4.75V – 5.25V
Conforme
SATA
+3.3V
3.43V
3.14V – 3.47V
Conforme
Molex
+12V
12.2V
11.4V – 12.6V
Conforme
Molex
+5V
5.18V
4.75V – 5.25V
Conforme
Signal Power Good : 140ms (tolérance Intel : 100-500ms)
Diagnostic système : Aucune erreur détectée (écran LCD resté blanc, aucun signal sonore)
Analyse des résultats
Le rail +12 V affiche une très bonne stabilité, mesurée entre 12,1 V et 12,2 V sur l’ensemble des connecteurs testés. Ces valeurs se situent confortablement dans la plage de tolérance Intel (11,4 V – 12,6 V) et restent proches de la tension nominale idéale de 12 V. Pour une alimentation de cette gamme de prix, la régulation à vide est pleinement satisfaisante.
Le rail +5 V affiche 5,18 V. Bien que légèrement au-dessus de la valeur nominale, il demeure largement dans les spécifications (4,75 V – 5,25 V). Ce comportement est courant sur les alimentations modernes et n’a pas d’impact sur la compatibilité ou la fiabilité.
Le rail +3,3 V, mesuré à 3,43 V, se rapproche davantage de la limite haute de tolérance (3,47 V). La tension reste conforme, mais ce positionnement suggère un calibrage un peu optimiste. En conditions réelles sous charge, une légère baisse est attendue, ce qui devrait ramener ce rail dans une zone plus confortable. Ce point mérite néanmoins une attention particulière avec des composants sensibles à ce rail.
Le signal Power Good (PG) est mesuré à 139 ms, une valeur bien équilibrée, conforme aux spécifications ATX, garantissant une séquence de démarrage stable. Le connecteur 12V-2×6 est correctement détecté avec la reconnaissance des signaux SENSE0 et SENSE1, validant une capacité de 600 W et la compatibilité avec les cartes graphiques récentes et à venir.
Ce que ces tests ne révèlent pas
C’est important de comprendre les limites de ces mesures. Un test à vide ne sollicite l’alimentation qu’à hauteur de quelques watts (le testeur lui-même consomme très peu). Les véritables défis apparaissent sous charge : maintien de la régulation quand le processeur et la carte graphique tirent plusieurs centaines de watts simultanément, stabilité du ripple (bruit électrique superposé à la tension continue), gestion thermique du ventilateur sous stress prolongé, efficacité réelle aux différents niveaux de charge.
Un banc de test professionnel avec oscilloscope numérique, charge électronique programmable, wattmètre de précision et sondes thermiques permettrait de tracer des courbes d’efficacité, de mesurer le ripple en millivolts, de tester la régulation cross-load (charge déséquilibrée entre les rails), et de vérifier le comportement thermique sous stress de plusieurs heures. Ce matériel représente un investissement de plusieurs milliers d’euros que nous ne possédons pas.
Nous préférons cette approche honnête – tests basiques mais fiables – plutôt que de simuler des mesures approximatives avec un multimètre standard comme le font certains sites, donnant l’illusion d’un test complet alors que la méthodologie n’a aucune rigueur scientifique.
Verdict : Gamemax a-t-elle vraiment changé ?
[Test] Gamemax GS 850G V25 : une alimentation SFX 850 W à 109 € qui bouscule les préjugés
Conclusion
La Gamemax GS 850G V25 ne correspond pas à l’image caricaturale que la marque traîne encore sur de nombreux forums. Sans prétendre rivaliser avec les références historiques du marché, cette alimentation SFX 850 W montre une évolution nette dans l’approche technique et la sélection des composants. Le choix d’un condensateur primaire Nippon Chemi-Con, l’usage de condensateurs polymères sur les rails secondaires et l’adoption d’une topologie LLC moderne constituent des signaux difficiles à ignorer à ce niveau de prix.
La construction interne, bien que perfectible sur la finition, apparaît sérieuse et cohérente avec les contraintes d’un format SFX haute densité. Les soudures et l’assemblage trahissent une production orientée coût, mais sans défaut critique visible. Les mesures réalisées à vide confirment une régulation correcte des rails et une compatibilité conforme aux standards ATX 3.1 et PCIe 5.1, avec un signal Power Good bien calibré et une détection fonctionnelle du connecteur 12V-2x6.
Il convient toutefois de rester prudent. L’absence de tests sous charge lourde, de mesures de ripple et d’analyses thermiques prolongées empêche toute validation définitive de la plateforme sur le long terme. La garantie de 10 ans annoncée par Gamemax est ambitieuse et engageante, mais seule l’expérience terrain permettra de juger de sa pertinence réelle.
En l’état, la GS 850G V25 s’impose comme une option crédible pour les configurations SFX exigeantes, là où l’offre reste limitée et souvent très onéreuse. Elle ne fait pas oublier les leaders du marché, mais elle démontre que Gamemax n’est plus systématiquement synonyme de compromis dangereux. Une alimentation à considérer avec discernement, mais sans préjugé.
À 109 euros avec une garantie de 10 ans et des composants de qualité correcte à bonne, la Gamemax GS850 V2.5 mérite notre badge Qualité/Prix.
OpenAI teste des publicités dans ChatGPT, y compris sur la version gratuite et l’offre Go à 8 $/mois. Des captures partagées par des utilisateurs Android montrent un écran d’introduction en plein écran et l’apparition d’un bloc « Promotion » distinct sous les réponses.
L’entreprise promet que les annonces n’altèrent pas le contenu des réponses et qu’elles sont clairement séparées de la conversation. Les données personnelles ne seraient pas partagées avec les annonceurs et OpenAI affirme ne pas vendre les données utilisateurs. En revanche, le contexte de la conversation en cours peut influer sur la catégorie d’annonces affichées sous la réponse.
Un menu contextuel permet de masquer ou signaler une publicité, voire de « demander à ChatGPT » au sujet d’une annonce. OpenAI ajoute par ailleurs une page « Contrôles publicitaires » dans les réglages, pour gérer l’historique publicitaire et les centres d’intérêt, supprimer ces données sans affecter l’historique des chats, et activer/désactiver la personnalisation. Même sans personnalisation, le contenu du chat courant peut encore conditionner le type d’annonce.
Disponibilité et exemptions
OpenAI indique que les abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise ne verront pas de publicités. Pour l’heure, les premiers signaux d’activation concernent au moins l’application Android, sans calendrier officiel pour un déploiement plus large.
Positionnement et contrôles
La société justifie l’introduction de la pub par un objectif d’abaissement de la barrière d’entrée, tout en maintenant la confidentialité vis-à-vis des annonceurs. L’interface met en avant la séparation visuelle des encarts, la transparence sur « pourquoi cette pub », et la possibilité de purge dédiée des signaux publicitaires.
Pour un outil conversationnel à fort usage professionnel, l’équilibre sera jugé sur la clarté des délimitations, l’absence d’influence sur le modèle et la granularité des contrôles. La non-exposition des offres payantes aux annonces clarifie la stratégie de montée en gamme, mais le ciblage contextuel à partir du chat actif restera un point d’attention pour les DSI et équipes conformité.
TrendForce anticipe une accélération nette du marché des lunettes AR, portée par la dynamique des Meta Ray-Ban Display Glasses. Le cabinet estime que les expéditions mondiales atteindront 950 000 unités en 2026, soit une hausse de 53% sur un an, grâce à un feedback marché clairement supérieur aux attentes et à des commandes de composants clés nettement révisées à la hausse.
Meta dope la chaîne optique, les volumes suivent
Meta avait abordé ce cycle avec prudence, à la fois à cause de l’historique des ventes VR et des limites d’approvisionnement sur des éléments optiques critiques. Exemple frappant : les guides d’ondes à réseaux de Lumus. Jugés complexes à fabriquer, ils n’avaient fait l’objet que d’une première commande d’environ 80 000 pièces. Six mois après le lancement, le rythme d’approvisionnement a été revu et porté à 150 000 unités, soit +87,5%.
Dans le sillage, TrendForce signale des hausses en « escalier » chez d’autres maillons stratégiques : les panneaux LCoS (Liquid Crystal on Silicon) d’OmniVision, l’intégration des moteurs optiques chez Goeroptics, ainsi que les composants optiques de guides d’ondes fournis par SCHOTT. L’effet d’entraînement sur les capacités en optique, affichage et assemblage devient le point névralgique pour absorber la demande.
Concurrence en approche, tension sur les rendements
Avant la prochaine génération de Meta, d’autres acteurs de premier plan, dont Samsung et Google, préparent leurs propres lunettes AR. À court terme, la réussite de Meta pousse le secteur à rehausser les spécifications matérielles et à densifier les usages IA, avec l’intégration logicielle comme chantier prioritaire. La question centrale reste la montée en cadence et les rendements dans les segments critiques, notamment la chaîne optique.
TrendForce projette un marché à 32,11 millions d’unités en 2030, à mesure que de nouveaux entrants élargissent la base installée. Si l’offre suit, l’AR sortira de sa niche expérimentale pour s’installer comme catégorie wearable à part entière, avec des itérations rapides dictées par l’IA embarquée et la qualité des moteurs optiques. Le verrou reste industriel : sans amélioration continue des procédés et du yield sur les guides d’ondes et l’assemblage optique, la demande restera bridée.
Un nouveau bruit de couloir vient bousculer le calendrier des futures puces Apple M5 Pro et M5 Max. Alors que leur lancement était jusqu’ici évoqué comme relativement proche, une rumeur parle désormais d’une arrivée repoussée à mars 2026. Apple n’a toujours pas officialisé de SoC haut de gamme de cette génération, même si plusieurs sources les situaient auparavant au premier semestre 2026.
M5 Pro et M5 Max : virage technique en vue
Selon ces informations, la firme de Cupertino préparerait aussi un changement technique notable avec l’adoption du packaging SoIC (Small Outline Integrated Circuit). Ce choix viserait avant tout à contenir les coûts de production, dans un contexte de tensions persistantes sur la DRAM et de hausse des prix, tout en offrant un meilleur contrôle thermique. Le SoIC avait déjà été mentionné par le passé pour sa capacité potentielle à améliorer la dissipation de chaleur.
Le même informateur évoque également des contraintes du côté de TSMC, qui pourraient expliquer ce calendrier plus tardif. Sans entrer dans les détails, la rumeur suggère que la montée en cadence ne serait pas totalement fluide et que le packaging SoIC lui-même aurait rencontré des obstacles en production.
Enfin, ce nouveau type de packaging pourrait permettre à Apple d’envisager des architectures plus modulaires, en séparant davantage certains blocs CPU et GPU afin de décliner plusieurs configurations selon les usages. Comme toujours avec ce genre d’informations non officielles, la prudence reste de mise en attendant des confirmations plus concrètes.
Un smartphone qui cache une vraie manette sous l’écran, sans bosse ni stick qui dépasse. AYANEO relance l’idée du slider en misant sur des specs de gaming phone.
Design coulissant et contrôles intégrés
Le AYANEO Pocket Play adopte un mécanisme latéral qui dévoile un D-pad, des boutons ABXY et des gâchettes. Pour rester parfaitement plat une fois fermé, AYANEO remplace les sticks analogiques par deux pavés tactiles.
Les rendus montrent des versions noire et blanche, un module photo double à l’arrière et de l’USB‑C. La caméra frontale semble logée dans la bordure, évitant toute perforation de l’OLED.
AYANEO Pocket Play : écran 165 Hz et Dimensity 9300
L’affichage repose sur une dalle OLED de 6,8 pouces en 2400 × 1080 à 165 Hz. Le SoC est confirmé : MediaTek Dimensity 9300 avec CPU 4 × Cortex‑X4 + 4 × Cortex‑A720.
La fiche technique complète n’est pas encore publiée. RAM, stockage, capacité batterie, design de refroidissement et capteurs photo restent à préciser.
Lancement et disponibilité
AYANEO prépare une campagne Kickstarter et collecte des followers. Ni la date ni le prix ne sont communiqués pour l’instant.
Si le système de double touchpad remplace efficacement les sticks et que le refroidissement suit le Dimensity 9300, AYANEO peut occuper une niche laissée libre par les sliders. Reste l’équation batterie/épaisseur, critique avec un 165 Hz et un SoC haut de gamme.
Jensen Huang sort du silence sur l’un des dossiers les plus scrutés de l’IA. Le patron de Nvidia confirme la participation du groupe à la levée de fonds d’OpenAI, tout en balayant la rumeur d’un investissement à 100 milliards de dollars. Un montant « très loin de la réalité », selon lui, même s’il évoque l’un des engagements financiers les plus importants jamais envisagés par Nvidia.
Le Wall Street Journal rapportait plus tôt que Nvidia avait étudié un financement pouvant atteindre 100 milliards de dollars pour l’entraînement et l’exploitation des modèles d’OpenAI, un scénario aujourd’hui mis en pause face à des réticences internes. Ces discussions s’inscrivent dans le prolongement du protocole d’accord annoncé à Santa Clara, prévoyant pour OpenAI au moins 10 GW de capacité de calcul fournie par Nvidia, avec un engagement financier maximal conditionné au déploiement d’infrastructures et à la location massive de GPU.
Un partenariat à très grande échelle, mais des contours qui bougent
Au moment de l’annonce en Californie, Jensen Huang, Sam Altman et Greg Brockman avaient présenté l’initiative comme « le plus grand projet de calcul de l’histoire », catalysant une hausse de près de 4 % du titre Nvidia et portant sa capitalisation vers 4 500 milliards de dollars. Depuis, OpenAI a multiplié les accords avec d’autres fondeurs et fournisseurs cloud, ce qui redessine l’équilibre contractuel initial et dilue mécaniquement l’exclusivité Nvidia sans remettre en cause la traction de sa pile GPU + réseau + logiciel.
Le marché retiendra surtout que l’implication financière de Nvidia, même « inférieure de très loin » aux 100 milliards de dollars évoqués, resterait massive à l’échelle de son historique d’investissements. Cela confirme la logique d’intégration verticale de l’écosystème AI de Nvidia, où la vente de GPU s’accompagne désormais de prises de participation ciblées, de capacités de 10 Gigabit à des fabrics optiques SFP+ jusqu’aux data centers modulaires, afin de sécuriser la demande et les références phares pour ses prochaines générations d’accélérateurs.
Si l’enveloppe finale se situe nettement sous les 100 milliards, la dynamique reste suffisante pour entretenir la visibilité industrielle sur les chaînes d’approvisionnement (HBM, packaging avancé, interconnexions) et conforter la position de Nvidia face aux alternatives en montée en charge. L’issue des négociations avec OpenAI pèsera moins sur la dépendance au client unique que sur le tempo de déploiement des capacités, clé pour les livraisons d’Hopper puis de ses successeurs.
Huit minutes pour une RTX 5090 FE et c’était fini. Résultat, les tarifs Retail délirant hors NVIDIA restent le seul horizon pour la majorité des acheteurs.
GeForce RTX 50 Founders : restock express et bascule de la demande
Premier réassort Founders Edition depuis début décembre, repéré le 30 janvier sur la boutique allemande de NVIDIA, avec une distribution manifestement commune à plusieurs stores de l’UE. Les FE représentent aujourd’hui l’unique moyen d’obtenir des RTX 50 au MSRP alors que les prix des cartes partenaires continuent de grimper.
D’après le bot ComputerBase RTX 50 Deals, les trois FE ont été mises en vente peu après 10 h (heure locale). La GeForce RTX 5090 FE s’est écoulée en environ huit minutes, la GeForce RTX 5080 FE a suivi vers 10 h 20, tandis que la GeForce RTX 5070 FE est restée disponible plus de trois heures.
Prix FE, pression du marché et nouveau flux de commande
ComputerBase liste les tarifs Founders Edition à 2 099 € pour la GeForce RTX 5090, 1 059 € pour la GeForce RTX 5080 et 589 € pour la GeForce RTX 5070. En dehors du Marketplace, les offres pour la RTX 5090 passent rarement sous 3 000 € ces dernières semaines, souvent via des retours, rendant ces fenêtres FE particulièrement convoitées.
Changement notable côté process : NVIDIA gère désormais directement les achats Founders Edition, et ne redirige plus les paiements vers des partenaires comme notebooksbilliger.de ou Proshop. Les volumes FE restent limités pour éviter les conflits de canal, NVIDIA s’appuyant surtout sur les board partners pour la distribution mondiale.
La rareté organisée des FE installe une prime durable sur les modèles AIB, avec un effet d’aspiration ponctuel vers le store NVIDIA à chaque drop. Huit minutes de disponibilité pour une 5090 depuis début décembre, soit 0,00896 % des deux derniers mois, illustrent la tension extrême sur le haut de gamme.
Course à l’ultra-haute fréquence chez Philips : le nouvel Evnia 27M2N5500XD affiche du 1440p jusqu’à 500 Hz et propose un mode 720p à 1 000 Hz pour maximiser la fluidité.
Un 27 pouces taillé pour l’esport, avec un mode 1 000 Hz
Philips rejoint le club des écrans très rapides avec l’Evnia 27M2N5500XD, un 27 pouces pensé pour les joueurs compétitifs. Le panneau 1440p grimpe jusqu’à 500 Hz en définition native, et bascule sur un mode 720p à 1 000 Hz, au-delà des récents modèles 720 Hz d’ASUS et ViewSonic.
Le moniteur a été montré en Chine aux côtés de l’AOC Agon AGP277QK, qui utiliserait un panneau à double mode similaire, logique puisque les deux marques partagent le même groupe.
Philips annonce une certification VESA DisplayHDR 400, une luminance allant jusqu’à 500 nits en pic, une couverture sRGB complète et jusqu’à 96 % du DCI-P3, avec un affichage 10 bits via 8-bit + FRC. Le pied est entièrement ajustable et compatible VESA 100×100.
On se rapproche d’un affichage esport rapide mais attentif à la fidélité des couleurs, loin des vitrines purement axées sur la vitesse façon TN. « le 1 000 Hz sacrifie la netteté pour la vitesse », précisent les informations partagées, alors que le 500 Hz en 1440p devrait rester le réglage principal.
Déjà listé chez certains revendeurs en Chine autour de 700 €, l’Evnia 27M2N5500XD s’affirme comme un écran Dual-Mode clairement orienté esport. Le 1440p à très haut taux de rafraîchissement constitue l’usage principal, tandis que le mode 1 000 Hz en 720p vise des scénarios extrêmes où la latence prime sur la finesse d’affichage.
Avec cette approche, la gamme Evnia semble déterminée à s’imposer comme un pilier des écrans à très haute fréquence. Philips décline déjà cette philosophie sur des modèles plus accessibles, comme l’Evnia 25M2N3200U que nous avons testé, un écran e-sport Fast IPS à 310 Hz pensé pour le jeu compétitif.
Jensen Huang confirme l’existence du N1 et fixe le cap sur des PC « AI » basse conso. Conséquence directe : NVIDIA installe officiellement une plateforme ARM destinée au PC, pas au mobile.
NVIDIA N1 : une plateforme PC ARM focalisée IA
Jensen Huang a reconnu publiquement le travail avec MediaTek autour du processeur N1 pour PC. Le dirigeant décrit un SoC orienté « AI computers », avec un focus sur la faible consommation et des performances élevées.
Le branding N1 est lié à la poussée de NVIDIA vers les AI PCs et les laptops, bâtis sur un complexe CPU ARM co-développé avec MediaTek. Le message est clair : il s’agit d’une plateforme PC-class, et non d’un SoC mobile recyclé.
Architecture pressentie et cible de performance
Les fuites évoquent un CPU ARM 20 cœurs et un bloc GPU Blackwell à 48 SM, soit 6 144 cœurs CUDA. Ce total reflète une parité de cœurs avec une RTX 5070 desktop, tout en restant dans un cadre basse consommation pour laptops.
La référence DGX Spark, articulée autour du « GB10 Superchip » et d’une large mémoire unifiée pour l’IA locale, sert de base de comparaison pour un éventuel N1X grand public. La question clé reste l’optimisation des pilotes GPU sous Windows 11 on ARM au lancement, souvent citée comme cause des retards.
Calendrier et premières machines
Le dévoilement est attendu en Q1 2026, avec des laptops en Q2 2026 et une disponibilité élargie au premier semestre 2026. Des modèles Dell XPS et Lenovo Legion sont déjà mentionnés, positionnés sur le premium et le gaming.
Si NVIDIA aligne réellement un GPU Blackwell 48 SM en laptop avec un CPU ARM 20 cœurs, l’enjeu sera moins le nombre d’unités que la soutenabilité thermique, l’autonomie et la maturité logicielle. Le succès dépendra de la qualité de l’empilement pilotes/accélérations IA locales sous Windows 11 on ARM, au-delà des chiffres bruts.
On a pas fini avec Un carton scellé, une carte graphique attendue, et à l’intérieur… de la pâte à modeler. Quatre ans et demi plus tard, l’acheteur n’a toujours ni carte ni remboursement.
RTX 3080 Ti : un achat à 1 300 € qui tourne au fiasco
Marino, affirme avoir commandé une PNY NVIDIA GeForce RTX 3080 Ti chez le détaillant allemand notebooksbilliger pour environ 1 300 €, payés via une carte de paiement d’entreprise. Les faits remontent à environ 4,5 ans.
Le colis reçu paraissait inhabituel : la boîte produit était emballée dans du nylon. À l’ouverture, pas de GPU, mais de la pâte à modeler. Marino a fourni des photos et les documents d’achat à l’appui après demande de vérification.
Il soupçonne une fraude dans la chaîne de retours, avec un échange de contenu préalable par un client. Malgré de multiples relances et une escalade via avocat, il indique n’avoir obtenu ni remplacement, ni remboursement, ni explication.
Un dossier ancien, toujours sans issue
Les documents partagés datent de plus de quatre ans, ce qui rend toute résolution aujourd’hui très improbable. Contacté, notebooksbilliger.de n’a pas répondu au-delà de 24 heures au 31 janvier 2026.
Pour des achats similaires, privilégier un paiement par carte bancaire et agir immédiatement en cas d’anomalie. En l’absence de solution du vendeur, déclencher une procédure de chargeback auprès de l’émetteur peut forcer un traitement du litige.
Cette affaire rappelle que la fenêtre d’action conditionne l’issue : au-delà de quelques semaines, les recours se ferment et l’arbitrage du prestataire de paiement devient décisif, y compris face à de grands détaillants.
Manette adaptive Sony : capteurs optiques et surfaces tactiles
Un brevet récent décrit une manette dépourvue d’entrées physiques, où chaque zone devient interactive via surfaces tactiles et détection optique de proximité. Le système reconnaîtrait l’approche de la main, du pouce ou d’un doigt, en plus du contact.
Les layouts seraient entièrement définis par l’utilisateur : boutons de façade, croix directionnelle, sticks analogiques virtuels. Le document mentionne l’agrégation de plusieurs schémas sur une même zone et l’ajustement de la taille des groupes de boutons selon la morphologie et la dextérité.
Profils, gestes et détection d’identité
Des profils utilisateur gouverneraient l’agencement, avec une identification automatique pour charger les réglages. Les surfaces sensibles accepteraient des gestes de type swipe, pinch ou slide pour enrichir les interactions.
Ce positionnement tranche avec l’Adaptive Controller de Microsoft, très modulaire et équipé de 19 jacks 3,5 mm et profils commutables, mais fondé sur des entrées physiques. Reste l’obstacle de l’absence de retour tactile, généralement mal perçue par une partie des joueurs, malgré un potentiel clair en accessibilité.
Si cette approche atteignait un produit PlayStation, elle déplacerait la personnalisation du hardware vers le software et la détection contextuelle. Le succès dépendrait alors d’un retour haptique convaincant, d’une latence de détection maîtrisée et d’outils de mapping robustes capables de satisfaire joueurs compétitifs comme besoins spécifiques.
OpenAI a détaillé un outil interne d’analyse de données piloté en langage naturel, adossé à GPT-5.2 et intégré aux workflows maison. Conçu pour les équipes d’ingénierie, de data science, de recherche, de finance et de marketing, l’assistant remonte des réponses en quelques minutes au lieu de plusieurs jours avec des approches d’indexation classiques, en conservant le contexte sur la durée des échanges.
Un assistant de données branché sur l’écosystème interne
L’outil s’appuie sur le modèle d’autorisations d’OpenAI et s’intègre nativement dans Slack, une interface web, les IDE, le Codex CLI et une version interne de ChatGPT. Les interactions se font en langage naturel, avec la possibilité d’affiner, pivoter ou relancer une exploration sans réexposer le contexte métier.
OpenAI revendique la capacité de requêter plus de 600 PB de données internes, avec une disponibilité continue et des réponses rapides. Au-delà du diagnostic d’adoption produit, l’assistant sert au pilotage de la « santé » business, à l’analyse exploratoire et au suivi de lancements, sans imposer de rupture d’outillage aux utilisateurs concernés.
Le positionnement est clair : un agent conversationnel spécialisé qui raccourcit la boucle question‑données‑décision, là où l’empilement de dashboards et d’indexation provoque inertie et silos. Si la promesse de portée sur 600 PB se confirme en production, la question clé devient le coût d’infrastructure et de gouvernance pour maintenir latence, sécurité et traçabilité à l’échelle, un arbitrage que peu d’acteurs sont aujourd’hui en mesure d’assumer en interne.
Après la RTX 5070 Ti que nous avons testée il y a quelques semaines, voici sa petite sœur : la MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC. Cette carte intrigue : elle conserve l’ADN premium de la gamme Gaming Trio tout en ciblant un public différent. Là où la Ti flirtait avec le 4K, la 5070 assume pleinement son positionnement 1440p haut de gamme.
NVIDIA a fait des choix tranchés sur cette déclinaison : 6144 cœurs CUDA contre 8960 sur la Ti, 12 Go de GDDR7 sur bus 192-bit au lieu de 16 Go sur 256-bit, et surtout un TDP de 250W qui change la donne en termes de refroidissement et de consommation. En contrepartie, les fréquences grimpent : 2610 MHz en boost contre 2572 MHz sur la Ti.
MSI a gardé son système de refroidissement TRI FROZR 4 avec les ventilateurs STORMFORCE à sept pales, mais a retiré le Dual BIOS qu’on trouvait sur la Ti. Un choix de segmentation clair qui positionne cette carte en dessous de sa grande sœur.
Côté architecture, la Blackwell GB205 reste identique avec ses cœurs RT 4e gen et ses cœurs Tensor 5e gen optimisés pour le DLSS 4. C’est d’ailleurs sur cette technologie que NVIDIA compte pour compenser l’écart de puissance brute face à la Ti, notamment grâce à la Multi Frame Generation capable de générer jusqu’à quatre images IA.
Sans parler du contexte tarifaire actuel, cette RTX 5070 promet-elle le fameux « sweet spot » performance/prix que recherchent tant de joueurs ? Nos benchmarks et notre analyse complète vous diront tout.
Contexte tarifaire : la RTX 5070 face à la tempête de début 2026
Impossible de tester cette carte sans évoquer la situation exceptionnelle que traverse le marché GPU en ce début d’année 2026. L’évolution du prix de la MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC sur les 6 derniers mois raconte une histoire édifiante :
▸Août 2025 : lancement autour de 680€
▸Septembre-octobre : stabilisation entre 660-670€
▸Novembre 2025 : descente au prix plancher de 619€
▸Décembre 2025 : début de remontée vers 650-660€
▸Janvier 2026 : explosion à 738€ (prix actuel)
+118,90€ en seulement 2 mois, soit une hausse de 19,2%. Le prix moyen sur 185 jours s’établit à 663,48€, ce qui signifie qu’aujourd’hui, la carte se négocie 74,42€ au-dessus de sa moyenne historique.
MSRP vs Réalité du marché
Pour contextualiser : le MSRP NVIDIA pour la RTX 5070 Founders Edition (carte de référence) était fixé à 629€ au lancement en mars 2025, puis baissé à 589€ en août 2025. La MSI GAMING TRIO OC, en tant que modèle custom premium avec refroidissement TRI FROZR 4 et overclock d’usine, se vendait logiquement avec une prime de 30 à 60€ sur ces tarifs de référence.
Mais aujourd’hui, avec 738€ affichés, l’écart grimpe à près de 150€ au-dessus du MSRP Nvidia actuel de la carte de référence.
Pourquoi cette flambée ?
Des rumeurs persistantes d’une pause de production NVIDIA de 6 mois ont créé un mouvement de panique sur le marché. Les stocks fondent, la demande reste soutenue, et les revendeurs anticipent une pénurie. Résultat : toute la gamme RTX 50 subit une pression haussière sans précédent.
NVIDIA GeForce RTX 5070 et l’architecture Blackwell
Lancée aux côtés de sa grande sœur Ti, la GeForce RTX 5070 représente le point d’entrée haut de gamme de la série RTX 50. Gravée en 5 nm et propulsée par le GPU GB205-300-A1, elle hérite de toutes les avancées Blackwell : DirectX 12 Ultimate, ray tracing de nouvelle génération et DLSS 4.
Architecture Blackwell Nvidia
Le GPU GB205-300 Blackwell
Au cœur de la RTX 5070 se trouve le GB205-300-A1, un GPU distinct du GB203 utilisé sur les 5070 Ti et 5080. Gravé en 5 nm (TSMC 4N) avec une surface de 263 mm² et 31,1 milliards de transistors, ce GPU plus compact (vs 378 mm² pour le GB203) est optimisé pour l’efficacité.
Il intègre 48 SM actifs, soit 6144 cœurs CUDA, 192 TMUs, 80 ROPs, 192 cœurs Tensor et 48 cœurs RT. Le bus mémoire passe à 192-bit, limitant la bande passante à 672 GB/s avec de la GDDR7 à 28 Gbps.
En contrepartie, MSI pousse les fréquences : 2610 MHz en boost (vs 2512 MHz référence) et jusqu’à 2625 MHz via MSI Center.
Spécification
GB205 Complet
RTX 5070
GPC
6
5
SM
60
48
ALU FP32 (CUDA Cores)
7 680
6144
TMU
240
192
Tensor Cores
240
192
RT Cores
60
48
ROP
96
80
L2 (Mo)
48
48
Bus mémoire (bits)
192
192
Cette configuration réduite n’est pas un handicap en soi. NVIDIA a optimisé l’architecture pour maintenir l’efficacité : les cœurs RT 4e gen conservent leurs capacités doublées en ray tracing, tandis que les cœurs Tensor 5e gen gèrent le DLSS 4 avec la même efficacité que sur les modèles supérieurs.
Le Shader Execution Reordering (SER) 2.0 reste actif, réorganisant les threads pour maximiser les performances en ray tracing malgré la réduction du nombre de cœurs RT.
Efficacité avant tout
C’est sur la consommation que la RTX 5070 marque son territoire : 250W de TDP contre 300W sur la Ti. Une réduction de 50W qui change tout pour l’intégration dans des configs compactes. L’alimentation recommandée passe à 650W, rendant cette carte compatible avec davantage de PSU existants.
Le nœud TSMC 4N (5 nm) combiné aux technologies de gestion énergétique NVIDIA (clock gating, power gating) permet d’atteindre un excellent rapport performance/watt, notamment sur les charges partielles où le GPU ajuste dynamiquement sa fréquence.
Connectivité identique
Bonne nouvelle : NVIDIA n’a pas rogné sur la connectivité. Le DisplayPort 2.1b est bien présent, capable de gérer du 8K à 165 Hz avec DSC.
La configuration vidéo reste 1 NVDEC + 2 NVENC (comme la Ti), avec l’encodeur NVENC 9e gen améliorant l’encodage AV1 et HEVC de 5%, et le décodeur NVDEC 6e gen supportant tous les codecs modernes.
Architecture NVIDIA Blackwell : rappel
Pas de changement fondamental : la RTX 5070 bénéficie des mêmes avancées architecturales que ses grandes sœurs. Le Neural Rendering, le DLSS 4 avec Multi Frame Generation et le NVIDIA Reflex 2 sont tous au rendez-vous.
Pour les détails sur ces technologies, nous vous renvoyons vers nos articles dédiés :
3 x DisplayPort (v2.1b) 1 x HDMI (2.1b : jusqu’à 4K 480Hz ou 8K 165Hz avec DSC, Gaming VRR, HDR)
Support HDCP
Oui
Consommation électrique
250 W
Connecteurs d’alimentation
1 x 16 broches (12V-2×6)
Alimentation recommandée
650 W
Dimensions de la carte
338 x 140 x 50 mm
Poids (Carte / Package)
1187 g / 1705 g
Support DirectX
12 Ultimate
Support OpenGL
4.6
Nombre maximal d’écrans
4
Technologie G-SYNC®
Oui
Résolution numérique maximale
7680 x 4320
Points à noter :
123g plus légère que la Ti (1187g vs 1310g)
Pas de Dual BIOS contrairement à la Ti
TDP réduit de 50W (250W vs 300W)
Fréquences plus élevées (+38 MHz en boost de base)
Unboxing : que contient la boîte de la MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC ?
Le packaging reprend les codes visuels de la gamme Gaming Trio avec quelques subtilités. La boîte affiche fièrement les 12 Go de GDDR7 et le badge « OC Edition », signalant l’overclocking d’usine appliqué par MSI.
Le design de façade met en scène les trois ventilateurs STORMFORCE et l’éclairage RGB personnalisable, dans la lignée esthétique établie par MSI pour cette série premium.
Le verso détaille le système TRI FROZR 4 : ventilateurs à 7 pales, plaque de cuivre nickelée pour la dissipation thermique, et heatpipes Core Pipes en contact direct. Les spécifications confirment les 12 Go GDDR7 et la connectique complète (3x DP 2.1b, 1x HDMI 2.1b). La compatibilité avec MSI Center et Afterburner est mise en avant.
Bundle inclus
Le contenu reste classique mais complet :
Support anti-affaissement avec logo MSI
Câble adaptateur 3x 8-pin vers 12V-2×6 bicolore
Guide d’installation rapide
Le support métallique est identique à celui de la Ti, assurant un maintien optimal et réduisant la contrainte sur le slot PCIe malgré le poids réduit de cette version.
GeForce RTX 5070 12G GAMING TRIO OC En Détail
Design : la continuité Gaming Trio
MSI n’a pas réinventé la roue. La RTX 5070 GAMING TRIO OC reprend exactement les mêmes dimensions que la Ti (338 x 140 x 50 mm), mais affiche un poids allégé à 1187g contre 1310g. Cette réduction de 123 grammes provient directement du radiateur moins massif, adapté au TDP inférieur de 250W.
Le design conserve les lignes anguleuses et agressives caractéristiques de la gamme, avec ce mélange de textures qui crée une profondeur visuelle captivante. Les sections à finition granuleuse alternent avec les zones givrées, générant un contraste visuellement impactant.
La structure en plastique ABS de qualité assure solidité et durabilité, tandis que les cadres des ventilateurs bénéficient d’une finition brossée apportant une touche premium.
Éclairage RGB : sobre et ciblé
L’éclairage LED se concentre sur deux griffes intégrées, diffusant à travers une surface givrée pour un effet subtil mais présent. Comme sur la Ti, aucun logo RGB n’est présent sur la tranche – l’illumination provient uniquement de ces griffes situées sous le couvercle givré.
Un choix design cohérent qui privilégie la discrétion tout en permettant une personnalisation via MSI Mystic Light.
Refroidissement TRI FROZR 4 : efficacité calibrée
Le système de refroidissement TRI FROZR 4 est identique à celui de la Ti dans sa conception, mais adapté à la charge thermique réduite. Les trois ventilateurs STORMFORCE à 7 pales conservent leur texture en griffe et leur arc circulaire pour concentrer le flux d’air.
Les caloducs Core Pipes en cuivre nickelé assurent le transfert thermique depuis la baseplate en contact direct avec le GPU. La conception Wave Curved 4.0 et les ailettes Air Antegrade 2.0 optimisent le flux d’air en réduisant les turbulences.
Différence notable : MSI a supprimé le Dual BIOS présent sur la Ti. Ici, un seul BIOS est disponible, fonctionnant en mode performance standard. Une économie de coût qui impacte la flexibilité d’utilisation, même si la plupart des joueurs n’utilisaient que rarement le mode Silent de la Ti.
Backplate : finition premium maintenue
À l’arrière, la backplate métallique en aluminium conserve son effet brossé avec deux zones à teintes distinctes. Le logo MSI Dragon gravé de manière holographique reste un marqueur de qualité.
Cette backplate joue un double rôle : rigidification de la carte et dissipation passive supplémentaire via des pads thermiques stratégiquement placés.
Connectique moderne
La connectique vidéo n’a pas changé :
3x DisplayPort 2.1b
1x HDMI 2.1b
Cette configuration permet des résolutions jusqu’à 8K à 165 Hz ou 4K à 480 Hz avec compression DSC, ainsi que le support du Gaming VRR et du HDR pour une expérience visuelle optimale.
L’alimentation se fait via un unique connecteur 12V-2×6 16-pin, requérant une PSU de 650W minimum (contre 750W pour la Ti). Un avantage non négligeable pour ceux qui souhaitent upgrader sans changer d’alimentation.
Protocole de test
L’objectif de ce test est de comparer les performances des cartes graphiques dans un environnement contrôlé, en minimisant autant que possible les influences externes. Pour cela, nous utilisons une configuration puissante et homogène, garantissant que le GPU reste le facteur déterminant dans les résultats.
Configuration matérielle
Pour nos tests, nous avons opté pour la config suivante :
Écran : ASUS ROG Swift PG38UQ (38″, 4K UHD, 144 Hz)
Resizable BAR activé dans le BIOS
Windows 11 Pro 24H2
Méthodologie des tests
Afin d’assurer des résultats fiables et reproductibles, nous appliquons les principes suivants :
Benchmarks synthétiques et en jeu : Chaque test est exécuté au moins trois fois, et la meilleure valeur est retenue pour éliminer les écarts anormaux.
Contrôle de la température : La pièce est maintenue à 21°C pour éviter toute variation thermique qui pourrait affecter les performances des cartes graphiques.
Sélection des jeux et paramètres graphiques
Nous avons choisi 24 jeux couvrant un large éventail de moteurs graphiques pour obtenir une analyse diversifiée des performances des cartes testées.
Les tests sont réalisés dans trois résolutions principales :
1920 x 1080 (FHD)
2560 x 1440 (WQHD)
3840 x 2160 (4K UHD)
Pour le Ray Tracing, 8 jeux sont testés permettant d’évaluer l’efficacité des unités dédiées aux calculs en temps réel.
Jeu
Moteur
Alan Wake 2
Northlight
Assassin’s Creed Mirage
AnvilNext 2
Baldur’s Gate 3
Divinity
Black Myth Wukong
UE5
Counter-Strike 2
Source 2
Cyberpunk 2077
RED
DOOM Eternal
id7
Dragon Age: Veilguard
Frostbite
Elden Ring
Souls Engine
F1 24
EGO 4.0
Ghost of Tsushima
In-house (Nixxes port)
God of War Ragnarök
In-house Jetpack Engine
Hogwarts Legacy
UE4
Horizon Forbidden West
Decima Engine
Like a Dragon 8
Dragon Engine
No Rest for the Wicked
Unity
Ratchet & Clank
Insomniac Engine
Resident Evil 4
RE Engine
Silent Hill 2
UE5
Space Marine 2
Swarm Engine
Stalker 2
UE5
Starfield
Creation Engine
The Last of Us Pt. I
Naughty Dog Engine
The Witcher 3
RED 3
Performances gaming de la MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC
FPS moyen en rastérisation
En se limitant aux chiffres bruts, sans ray tracing ni MFG, le positionnement de la RTX 5070 apparaît nettement plus lisible.
En 1080p, la RTX 5070 OC atteint 160,9 FPS, soit un niveau très proche de la RTX 3090 Ti et légèrement au-dessus de la RTX 4070 Ti et de la RTX 5070 Founders Edition. L’écart avec la RTX 4070 Super reste modéré, autour de 9 %, tandis que la marche est nettement plus haute dès que l’on regarde la RTX 5070 Ti, qui conserve près de 25 FPS d’avance.
En 1440p, la hiérarchie se stabilise. Avec 118,5 FPS, la RTX 5070 OC se place quasiment à égalité avec la RTX 3090 Ti et la RTX 4070 Ti, tout en conservant une avance visible sur la RTX 4070 Super. En revanche, l’écart avec la RTX 5070 Ti devient structurel, dépassant 25 FPS, confirmant un positionnement clair dans le milieu de gamme supérieur, sans chevauchement avec les modèles plus ambitieux.
En 2160p, la lecture est sans ambiguïté. À 69,6 FPS, la RTX 5070 OC se maintient juste sous la barre symbolique des 70 FPS, très proche des RTX 4070 Ti et 5070 FE, mais sans parvenir à s’en détacher nettement. Les cartes mieux armées, qu’il s’agisse de la RTX 5070 Ti ou des RTX 4080 et au-delà, creusent un écart qui ne peut plus être comblé sans recours aux technologies d’upscaling.
Sur l’indicateur 1 % low, qui reflète la stabilité et la fluidité réelle en jeu, la RTX 5070 OC adopte un profil cohérent avec ses performances moyennes. En 1080p, elle se situe à 129 FPS, légèrement au-dessus de la RTX 5070 Founders Edition et de la RTX 4070 Super, traduisant une bonne tenue dans les passages les plus exigeants.
Pris dans leur ensemble, ces résultats montrent une RTX 5070 OC cohérente d’un point de vue chiffré, solide en 1440p et encore exploitable en 2160p, mais qui s’inscrit dans une continuité directe avec la génération précédente. En rasterisation pure, les gains restent contenus et traduisent davantage un ajustement de gamme qu’un véritable saut générationnel.
Ray Tracing
En ray tracing, sans Frame Generation, la RTX 5070 12G Gaming Trio OC montre un profil plus contrasté que celui observé en rasterisation. En 1080p, avec 108,5 FPS, elle se positionne légèrement au-dessus de la RTX 5070 Founders Edition et conserve une avance nette sur les solutions Radeon équivalentes, confirmant l’efficacité de l’architecture NVIDIA dans les charges RT. L’écart avec la RTX 4070 Ti reste toutefois significatif, illustrant une hiérarchie bien établie dès que le ray tracing entre en jeu.
En 1440p, la moyenne chute à 75,5 FPS, un niveau encore confortable mais qui marque un premier palier. La RTX 5070 se maintient devant la RTX 5070 FE, tout en restant clairement distancée par la RTX 5070 Ti et les RTX 4080, dont la marge de manœuvre est plus large sur ce type de rendu. À cette résolution, le ray tracing devient exploitable sans assistance logicielle, mais au prix de réglages graphiques maîtrisés.
En 2160p, le constat est plus sévère. Avec 44 FPS de moyenne, la RTX 5070 atteint rapidement ses limites en ray tracing natif. Elle conserve un léger avantage sur la Founders Edition, mais reste sous le seuil de confort, rendant l’usage du DLSS quasi indispensable pour viser une expérience fluide. Ces résultats confirment que, si la RTX 5070 progresse par rapport à la génération précédente, le ray tracing en haute résolution reste réservé aux modèles plus haut de gamme ou dépend fortement des technologies d’upscaling.
NVIDIA DLSS 4
Avec DLSS 4 et la Multi Frame Generation, le comportement de la RTX 5070 change radicalement dans Cyberpunk 2077 en 4K. En rendu natif, sans DLSS, la carte est clairement hors zone de confort, avec moins de 7 FPS de moyenne et un 1 % low inférieur à 5 FPS, rendant l’expérience injouable.
L’activation du DLSS en mode Équilibré, sans génération d’images, permet déjà de multiplier les performances par près de cinq, avec 32 FPS de moyenne et un 1 % low à 27 FPS. Le jeu devient exploitable, mais la fluidité reste limitée pour un titre aussi exigeant.
C’est avec la Multi Frame Generation que le saut est le plus spectaculaire. En MFG x2, la RTX 5070 dépasse les 53 FPS, tout en conservant un 1 % low proche de 49 FPS, signe d’une fluidité déjà solide. En MFG x3, la moyenne grimpe à près de 78 FPS, avec un 1 % low à 69 FPS, franchissant un seuil de confort évident en 4K. Enfin, en MFG x4, la carte atteint près de 100 FPS de moyenne, accompagnés d’un 1 % low de 88 FPS, un niveau de performance totalement hors de portée en rasterisation pure.
En termes de latence, l’activation du DLSS 4 en UHD améliore également la réactivité. La latence en UHD natif est de 104,9 ms, mais avec DLSS Équilibré, elle baisse à 53,1 ms, avec une légère augmentation à 62,8 ms pour le MFG 2x, et encore légèrement plus en MFG 3x et MFG 4x.
Ces chiffres illustrent clairement le rôle central du DLSS 4 dans le positionnement de la RTX 5070. Sans ces technologies, la carte reste cantonnée au 1440p, mais avec la Frame Generation, elle devient capable d’offrir une expérience 4K fluide sur des titres lourds, au prix d’une dépendance assumée aux optimisations logicielles de NVIDIA.
La RTX 5070 Gaming Trio OC de MSI adopte une approche clairement orientée vers la maîtrise thermique et la stabilité en charge, quitte à accepter un niveau sonore légèrement supérieur à certaines concurrentes configurées en BIOS silencieux.
Sur le plan de la consommation, la carte affiche 232 W en rasterisation, 255 W en ray tracing et un maximum mesuré à 260 W, soit un comportement conforme à son positionnement custom OC. L’écart avec les modèles les plus sobres reste contenu, mais MSI privilégie ici une enveloppe énergétique suffisante pour maintenir des fréquences élevées et stables, sans throttling perceptible.
Côté températures, le refroidissement Tri Frozr montre toute son efficacité. En charge gaming, le GPU se stabilise à 62 °C, tandis que la mémoire atteint 66 °C, des valeurs très bien contenues pour une carte de ce segment. Ces résultats placent la Gaming Trio parmi les modèles les plus efficaces thermiquement, nettement devant la Founders Edition et légèrement derrière l’ASUS TUF en configuration silencieuse, mais avec une marge thermique plus confortable.
Cette efficacité s’accompagne toutefois d’un niveau sonore plus affirmé. Avec 27,6 dBA mesurés en charge et une vitesse de ventilation autour de 1 548 tr/min, la carte reste discrète dans un boîtier fermé, mais ne cherche pas à rivaliser avec les BIOS Quiet les plus conservateurs. MSI privilégie ici un équilibre orienté performances et températures plutôt que le silence absolu.
L’analyse des fréquences confirme cette philosophie. En jeu, la RTX 5070 Gaming Trio OC maintient des clocks élevées, avec une moyenne autour de 2 830 MHz, et des pointes dépassant régulièrement 2 870 MHz selon les titres. La stabilité est remarquable, y compris sur des charges lourdes comme Cyberpunk 2077 ou Stalker 2, avec des tensions maîtrisées mais relativement élevées, dépassant fréquemment 1,04 V. En ray tracing, la fréquence baisse légèrement, sans rupture brutale, signe d’une gestion énergétique cohérente.
Au final, la MSI RTX 5070 Gaming Trio OC s’adresse clairement aux utilisateurs qui privilégient des températures basses, des fréquences élevées et une stabilité irréprochable, quitte à accepter un niveau sonore un peu plus présent que les modèles orientés silence. Dans un comparatif, elle se positionne comme une carte efficace, performante et techniquement solide, mais dont le réglage d’usine assume pleinement une orientation performance plutôt que confort acoustique maximal.
Verdict : la MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC, une carte solide dans un marché instable
[Test MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC : le sweet spot de la gamme Blackwell ?
Conclusion
Au terme de ce test, la MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC affiche un ensemble technique solide et cohérent. Le refroidissement Tri Frozr se montre efficace, avec des températures contenues à 62 °C pour le GPU et 66 °C pour la VRAM, tandis que les fréquences restent élevées et stables autour de 2830 MHz. En jeu, les performances sont convaincantes en 1440p, avec 118,5 FPS en WQHD en rasterisation pure, un niveau comparable à celui d’une RTX 3090 Ti ou d’une RTX 4070 Ti, pour une consommation maîtrisée de 232 W.
Le DLSS 4 change profondément la donne. Là où le rendu 4K natif sur Cyberpunk 2077 s’effondre à 7 FPS, l’activation du MFG x4 permet d’atteindre 100 FPS. Une scène auparavant injouable devient fluide, illustrant clairement que les technologies IA ne sont plus un simple bonus, mais le pilier central du positionnement de cette RTX 5070.
MSI a fait des choix clairs. L’absence de Dual BIOS, contrairement à la version Ti, est compensée par un refroidissement orienté performance, avec seulement 27,6 dBA en charge. En pratique, la carte reste discrète en boîtier fermé, même si certaines concurrentes proposent des profils plus silencieux en mode Quiet. Le TDP de 250 W et l’alimentation recommandée de 650 W facilitent l’intégration dans une configuration existante, un avantage concret face à la RTX 5070 Ti et ses 300 W.
La question du prix reste néanmoins centrale. Affichée à 738 € début 2026, cette MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC se situe environ 100 € au-dessus du MSRP initial de la Founders Edition fixé à 629 € en mars 2025. Pour une carte custom premium cet écart serait acceptable dans un marché stable. Le problème tient surtout à la dynamique récente des tarifs. Après être descendue à 619 € en novembre 2025, la carte a subi une remontée brutale à 738 € en l’espace de deux mois, un mouvement qui ne concerne d’ailleurs pas uniquement ce modèle, mais l’ensemble du marché GPU, AMD et NVIDIA confondus.
Dans ce contexte, attendre n’est plus nécessairement une stratégie gagnante. La demande croissante liée à l’IA, la pression sur la mémoire (GDDR, HBM, DRAM) et les tensions persistantes du côté des fondeurs dessinent un marché durablement contraint. La comparaison avec les prix d’avant crise perd de sa pertinence, et rien ne garantit qu’un GPU acheté dans six mois sera moins cher qu’aujourd’hui.
Techniquement, cette MSI RTX 5070 GAMING TRIO OC mérite notre Award Choix de l’Équipe. Elle combine un refroidissement efficace, des performances 1440p convaincantes, un apport réel du DLSS 4 pour le jeu en 4K, une finition premium et une consommation bien maîtrisée. MSI livre une carte équilibrée et performante dans sa catégorie.
Dans un marché sous tension durable, la meilleure décision n’est plus d’attendre, mais de choisir intelligemment l’offre la plus cohérente au moment de l’achat. À ce jeu-là, la RTX 5070 GAMING TRIO OC reste une excellente RTX 5070 custom, dont la pertinence dépend avant tout de son positionnement tarifaire face à la RTX 5070 Ti.
Qualité / Finition
9
Performances
7.5
Efficacité énergétique
9.5
Refroidissement
9
Prix
6.5
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
Refroidissement Tri Frozr 4 très efficace et silencieux
Un 27 pouces Mini LED donné à 2 000 nits débarque à 499 AU$ en Australie. De quoi bousculer le segment QHD 180 Hz avec 1 152 zones de dimming.
Fiche technique et HDR
Le Xiaomi G Pro 27Qi 2026 s’appuie sur une dalle Fast IPS 27 pouces en 2560 × 1440, rafraîchie à 180 Hz avec 1 ms GtG et VRR. Le rétroéclairage Mini LED intègre 1 152 zones de gradation locale, avec quatre modes OSD : High, Medium, Low et Disable.
La luminance crête annoncée atteint 2 000 nits sur fenêtre HDR de 10 à 30 %, avec luminosité à 100 et local dimming sur High. Xiaomi évoque aussi 0,0001 nit mesuré sur écran noir complet avec le rétroéclairage dynamique activé.
Couleurs, gaming et ergonomie
Côté colorimétrie, la marque annonce 100 % sRGB, 99 % DCI-P3 et 99 % Adobe RGB, avec un ΔE moyen < 1 et un rapport de calibration en boîte. L’affichage 10 bits repose sur du 8-bit + FRC, pour 1,07 milliard de couleurs.
Pour le jeu, on retrouve AMD FreeSync, un overlay réticule, un réglage d’amélioration des zones sombres et une certification faible lumière bleue TÜV Rheinland. Le positionnement technique cible clairement le QHD haut de gamme à haut taux de rafraîchissement.
Disponibilité et prix
Le Xiaomi G Pro 27Qi 2026 est listé en Australie sur la boutique officielle à 499 AU$ (prix marketing affiché à 699 AU$). À titre indicatif, cela représente environ 300 € à 420 € selon la TVA locale et le change. Aucune fenêtre de sortie n’est communiquée pour les autres régions.
Si les 2 000 nits et le noir mesuré à 0,0001 nit sont reproductibles dans des conditions réelles, ce 27 pouces QHD pourrait mettre une pression nette sur les Mini LED 1440p concurrents, surtout avec 1 152 zones à ce ticket d’entrée.
Le Centerpiece, clavier 65 % à switchs Hall effect avec keycaps transparents et écran sous touches, annoncé en 2022, cumule les retards. Malgré une production présentée comme en cours, les précommandes peinent à sortir.
Dans un message Discord relayé par @Cager_CA sur X, la marque confirme un rythme de fabrication lent. Finalmouse affirme ne pas « courir après les calendriers » et expédier chaque unité uniquement lorsqu’elle atteint son propre standard, en écartant « le bruit, les délais ou la convenance ».
La société prévient aussi de possibles retards supplémentaires liés au Nouvel An chinois, période durant laquelle des lignes s’arrêtent en Chine. Cette justification a été accueillie avec scepticisme, certains rappelant le passif de QC des souris Finalmouse.
Ce que cela implique pour les acheteurs
Le positionnement « qualité d’abord » laisse présager des délais prolongés et un flux de livraisons irrégulier. Sans calendrier opposable, la visibilité reste faible pour les précommandes encore en attente.
Dans un segment où d’autres claviers Hall effect accélèrent, l’argument artisanal de Finalmouse peut tenir, mais la barre est haute : transparence sur les jalons de production et consistance QC seront scrutées par un public déjà échaudé.
SpaceX a déposé auprès de la FCC une demande hors norme: l’autorisation d’un tir groupé pouvant aller jusqu’à un million de satellites pour constituer un réseau de « centres de données en orbite ». L’entreprise promet une constellation dotée d’une capacité de calcul inédite, destinée à l’inférence de modèles d’IA avancés et à des applications cloud à grande échelle.
Dans un dossier de huit pages, SpaceX décrit un « système de centre de données orbital » composé de satellites répartis en coquilles d’orbite resserrées, chaque coquille étant limitée à une épaisseur de 50 km afin de maintenir des marges de sécurité avec les autres systèmes. Les engins seraient alimentés par énergie solaire, sur des altitudes comprises entre 500 et 2 000 km, couvrant des inclinaisons de 30° et des plans en orbite héliosynchrone.
Le groupe affirme que déplacer la capacité de calcul en orbite offrirait une voie plus efficace face à l’explosion de la demande en IA, alors que le coût énergétique des data centers terrestres ne cesse d’augmenter. La cadence de lancement s’appuierait sur Starship pour multiplier les missions et gonfler rapidement le volume en orbite.
SpaceX ne détaille ni la masse unitaire ni l’architecture des plateformes, se contentant d’indiquer l’existence de variantes matérielles optimisées par coquille d’orbite. L’ambition chiffrée reste volontairement théorique à ce stade; interpellé sur le volume « un million de satellites », Elon Musk a répondu qu’il « commencerait petit avant d’augmenter l’échelle ».
Un data center au-dessus des nuages
L’idée d’un calcul en orbite contourne plusieurs goulets d’étranglement: foncier, refroidissement, raccordement électrique haute capacité et raccords fibre longue distance. Reste le coût de lancement par kilogramme, la gestion thermique sous ensoleillement variable, la fiabilité de calculateurs durcis et la question du backhaul: renvoyer vers le sol les résultats d’inférence à des latences et débits compatibles avec des usages temps réel.
La stratification en coquilles étroites suggère une architecture segmentée: nœuds de calcul, relais inter-satellites et passerelles sol. Le recours à l’orbite héliosynchrone peut stabiliser l’irradiance et donc les bilans énergétiques, au prix d’un maillage plus complexe pour la couverture globale. L’équation spectre-radio, débris orbitaux et coordination internationale restera décisive devant la FCC et l’UIT.
Si SpaceX parvient à industrialiser des « serveurs orbitaux » en volumes Starlink, l’effet d’échelle pourrait bouleverser la chaîne de valeur du cloud d’inférence, avec une pression directe sur le coût TCO par requête et une redistribution des cartes entre opérateurs spatiaux, fournisseurs GPU/ASIC et hyperscalers. À court terme, la demande sert surtout de marqueur stratégique: SpaceX prépare le terrain réglementaire et jauge l’appétit du régulateur pour une mégaconstellation non plus de connectivité, mais de calcul.
Le stockage externe a longtemps été synonyme de compromis : soit compact mais lent, soit rapide mais encombrant. Avec le MSI DATAMAG 40Gbps, la donne change. Ce SSD portable de nouvelle génération exploite l’interface USB4 40Gbps pour délivrer des performances qui rivalisent avec certains SSD internes, le tout dans un format de poche pesant seulement 85 grammes.
MSI ne s’est pas contenté de miser sur la vitesse. Le constructeur a intégré un système magnétique compatible MagSafe qui permet de fixer le SSD à l’arrière d’un iPhone, d’un iPad, ou sur n’importe quelle surface métallique grâce aux anneaux adhésifs fournis. Un positionnement clair : séduire les créateurs de contenu mobile qui jonglent entre smartphones, tablettes et ordinateurs portables.
Sous le capot, on trouve le contrôleur Phison PS2251-21 (U21), premier contrôleur natif USB4 du marché, associé à de la mémoire 3D NAND. MSI annonce 4000 MB/s en lecture séquentielle et 3600 MB/s en écriture pour la version 2TB testée ici. Des chiffres qui placent ce DATAMAG au niveau des Samsung T9, Crucial X10 et autres Corsair EX400U.
Le châssis en alliage d’aluminium ne sert pas que l’esthétique : il joue un double rôle de protection et de dissipateur thermique passif. MSI promet des températures maîtrisées même lors de transferts prolongés, un point crucial pour éviter le throttling.
Côté durabilité, MSI affiche 1500 TBW (Terabytes Written) pour la version 2TB, soit l’équivalent de 750 Go écrits par jour pendant 5 ans. Une endurance couverte par une garantie constructeur de 5 ans, un gage de confiance bienvenu sur ce segment premium.
Mais à 229,99€ sur la boutique MSI, ce DATAMAG justifie-t-il son prix face à une concurrence féroce ? Les performances USB4 tiennent-elles leurs promesses ? Le système magnétique est-il un gadget ou un vrai plus ? Et surtout, quid de la compatibilité avec les smartphones qui, pour la plupart, plafonnent encore à l’USB 3.0 voire 2.0 ?
Nous avons testé ce MSI DATAMAG 40Gbps 2TB dans toutes les configurations possibles pour vous dire si ce SSD externe mérite sa place dans votre sac. Spoiler : les résultats sont impressionnants, mais avec quelques nuances à connaître.
Spécifications techniques : ce que propose le MSI DATAMAG 40Gbps 2TB
Caractéristique
Spécification
Modèle
DATAMAG 40Gbps
Capacité testée
2TB (également disponible en 1TB et 4TB)
Contrôleur
Phison PS2251-21 (U21)
Mémoire Flash
3D NAND
Interface
USB4 40Gbps (Type-C)
Lecture séquentielle
Jusqu’à 4000 MB/s
Écriture séquentielle
Jusqu’à 3600 MB/s (1TB: 3500 MB/s)
Compatibilité
PC / Mac / iPhone / iPad / Android / Consoles de jeu
Températures de fonctionnement
0°C – 70°C
Températures de stockage
-40°C – 85°C
Endurance (TBW)
1500 TBW (2TB) / 750 TBW (1TB) / 3000 TBW (4TB)
Garantie
5 ans ou TBW maximum atteint
Dimensions
66 x 66 x 13 mm
Poids
85g
Système de fixation
Magnétique compatible MagSafe
Accessoires inclus
2 anneaux métalliques (noir/blanc) 2 câbles USB-C (long et court) Adaptateur USB-C vers USB-A
Prix
229,99€ (2TB sur boutique MSI)
Points clés :
Contrôleur Phison PS2251-21 : premier contrôleur natif USB4 du marché
Compatibilité universelle : rétrocompatible USB 3.2/3.0/2.0 et Thunderbolt 4/3
Endurance élevée : 1500 TBW pour 5 ans de garantie
Unboxing : contenu de la boîte et premiers contacts
Le packaging du MSI DATAMAG 40Gbps adopte un design épuré, dans une boîte blanche sobre qui tranche avec les boîtes gaming habituelles de MSI. L’approche est clairement grand public, visant les créateurs de contenu et professionnels nomades plutôt que les gamers.
Contenu du bundle
À l’ouverture, on découvre un bundle complet et réfléchi :
Le SSD DATAMAG 40Gbps dans son châssis aluminium
2 câbles USB-C vers USB-C : un long (environ 30cm) et un court (environ 15cm)
1 adaptateur USB-C vers USB-A pour compatibilité avec anciens ports
2 anneaux magnétiques adhésifs (un noir, un blanc) pour surfaces non-MagSafe
Documentation et guide de démarrage rapide
MSI fournit des câbles certifiés 40Gbps, indispensables pour exploiter pleinement les performances. Utiliser un câble USB-C standard briderait les vitesses aux capacités de ce câble (généralement 5 ou 10 Gbps).
DATAMAG 40G : deux câbles certifiés 40Gbps
Les anneaux magnétiques adhésifs sont une excellente idée : ils permettent de transformer n’importe quel smartphone, tablette ou laptop en surface compatible MagSafe.
La finition des accessoires est irréprochable, à la hauteur du positionnement premium du produit.
Design et conception : quand l’aluminium rencontre le magnétisme
Un format ultra-compact qui tient dans la poche
Le MSI DATAMAG 40Gbps reprend le design octogonal caractéristique de son prédécesseur, le DATAMAG 20Gbps. Les dimensions annoncées sont de 66 x 66 x 13 mm, mais les mesures au pied à coulisse révèlent des dimensions légèrement inférieures : environ 65,3 x 65,3 x 12,3 mm.
Ce format ultra-compact, combiné aux 85 grammes sur la balance, fait du DATAMAG un compagnon de poche idéal. Pour contextualiser : c’est plus petit et plus léger qu’un iPhone 16 Pro, et cela se glisse aisément dans une poche de pantalon ou un compartiment de sac. Un petit trou d’accroche est également présent sur un coin, permettant de fixer le SSD à un porte-clés, un mousqueton ou une dragonne. Pratique pour ne jamais le perdre.
Châssis aluminium : esthétique et fonctionnel
Le boîtier en alliage d’aluminium affiche une finition polie sur la face supérieure, où le logo MSI est gravé de manière sobre. Cette finition gunmetal clair (légèrement plus claire que sur le DATAMAG 20Gbps) confère un aspect premium immédiat.
Mais ce châssis métallique ne sert pas que l’esthétique : il joue un rôle crucial de dissipateur thermique passif. Les côtés inférieurs présentent des extrusions striées qui augmentent la surface d’échange thermique. Un point essentiel sur un SSD capable de soutenir 3600 MB/s en écriture continue. Le port USB-C est situé sur la tranche inférieure, accompagné d’une petite LED d’état qui indique l’activité de transfert. Simple et efficace.
Système magnétique : du pratique au quotidien
La face inférieure intègre un anneau magnétique puissant compatible avec le système MagSafe d’Apple et équivalents (Google Pixel avec coque magnétique, etc.). Un joint en caoutchouc entoure l’anneau pour éviter les rayures sur les surfaces métalliques et les smartphones.
La force de maintien est impressionnante : le DATAMAG adhère fermement à un téléphone (avec ou sans coque MagSafe officielle) et reste en place même lors de manipulations. L’accroche est tout aussi solide.
Le système fonctionne également à merveille sur surfaces métalliques : tour PC, MacBook, tableau blanc magnétique, etc. Aucun risque de chute ou de décrochage intempestif.
Petit bémol : même avec le câble court, l’ensemble reste assez encombrant en usage mobile. Un câble en L plus court aurait permis une connexion plus discrète sur smartphone. Mais MSI a probablement voulu éviter des courbures trop prononcées qui auraient pu endommager le câble à long terme.
Le contrôleur Phison PS2251-21 : premier natif USB4 du marché
Architecture du contrôleur U21
Le cœur technique du DATAMAG 40Gbps repose sur le contrôleur Phison PS2251-21 (nom de code U21), premier contrôleur NAND flash natif USB4 du marché. Phison, géant taïwanais des contrôleurs SSD, a conçu ce modèle spécifiquement pour les SSD portables haute performance.
Caractéristiques clés du PS2251-21 :
Interface native USB4 40Gbps (rétrocompatible USB 3.2/3.0/2.0)
Débits théoriques : jusqu’à 4000 MB/s en lecture, 3600+ MB/s en écriture
Capacités supportées : jusqu’à 32 TB
Support mémoire : TLC et QLC NAND, jusqu’à 4 canaux / 16 chip enables (CE)
Consommation réduite : architecture optimisée pour l’efficacité énergétique
Gestion thermique avancée : throttling intelligent pour éviter la surchauffe
Cache et gestion des écritures soutenues
Le contrôleur Phison PS2251-21 adopte une architecture DRAM-less : il ne dispose pas de mémoire cache DRAM dédiée. À la place, Phison s’appuie sur un cache pseudo-SLC dynamique implémenté directement dans la mémoire NAND, dont la taille varie en fonction de la capacité du SSD et de l’espace libre disponible.
Sur un modèle de 2 To, ce cache SLC de taille variable contribue à préserver la constance des performances lors de transferts prolongés. Une fois ce cache sollicité, le contrôleur ajuste son fonctionnement afin d’éviter des variations marquées de débit.
Mémoire 3D NAND : TLC probable
MSI ne précise pas le fournisseur exact de la mémoire 3D NAND utilisée. Les sources internationales évoquent soit de la Micron 3D TLC, soit de la Kioxia NAND, similaires à ce qu’utilise Corsair dans son EX400U (qui embarque également le même PS2251-21).
La présence de TLC NAND (Triple-Level Cell) est quasi-certaine sur ce segment : c’est le meilleur compromis performance/endurance/coût pour du stockage externe premium. La QLC serait trop lente en écriture soutenue pour tenir les 3600 MB/s annoncés.
USB4 vs Thunderbolt : compatibilité et nuances
Le DATAMAG 40Gbps fonctionne parfaitement sur les ports USB4 (AMD) et Thunderbolt 4/3 (Intel/Apple). Cependant, il existe des nuances technologiques entre ces deux standards qui peuvent légèrement impacter les performances réelles.
USB4 40Gbps : standard ouvert, bande passante jusqu’à 40 Gbps (5000 MB/s théoriques) Thunderbolt 4 : standard propriétaire Intel, même bande passante mais avec overhead protocole différent
En pratique, les tests montrent que les performances sur Thunderbolt 4 peuvent être légèrement inférieures (quelques centaines de MB/s) par rapport à USB4 natif, sans que cela soit réellement perceptible à l’usage.
Rétrocompatibilité : du 40 Gbps au 480 Mbps
Le PS2251-21 gère la rétrocompatibilité avec tous les standards USB antérieurs :
USB 3.2 Gen 1 / USB 3.0 (5 Gbps) : environ 400-500 MB/s
USB 2.0 (480 Mbps) : environ 40 MB/s (oui, c’est dramatiquement lent)
Cette rétrocompatibilité est essentielle : la majorité des smartphones actuels, y compris les iPhone 16/17 standard, sont limités à l’USB 2.0 ou 3.0. Seuls les modèles Pro/Pro Max récents atteignent l’USB 3.1 (10 Gbps).
Débits réels du MSI DATAMAG 40 Gbps selon l’interface
Sur une interface USB4 40 Gbps, le DATAMAG atteint des débits proches de 4 000 MB/s en lecture et dépasse 3 500 MB/s en écriture, confirmant son positionnement haut de gamme.
À mesure que la bande passante diminue, les performances chutent de façon strictement proportionnelle, avec un plafond d’environ 950 MB/s en USB 3.2 Gen 2 et autour de 400 MB/s en USB 3.0. En USB 2.0, le SSD reste fonctionnel, mais se limite à quelques dizaines de mégaoctets par seconde.
Températures
Sous charge prolongée, le DATAMAG 40 Gbps maintient des températures maîtrisées grâce à son châssis en aluminium, qui joue pleinement son rôle de dissipateur passif. Lors de transferts continus sur interface USB4, la température du boîtier augmente progressivement, mais reste dans une plage basse, inférieure à 35 °C.
En pratique, le SSD conserve des performances stables sur la durée, y compris lors de copies volumineuses, confirmant que la dissipation thermique a été correctement dimensionnée pour un produit de cette catégorie.
Compatibilité et débits réels selon l’interface USB
Le MSI DATAMAG 40 Gbps fonctionne sans difficulté sur les ports USB4 des plateformes AMD comme sur les interfaces Thunderbolt 3 et 4 des systèmes Intel et Apple. Sur le papier, ces standards partagent une bande passante maximale identique de 40 Gbps, mais leurs implémentations diffèrent légèrement, notamment au niveau de l’encapsulation protocolaire.
En pratique, cela peut se traduire par un léger écart de performances mesurées. Les débits observés sur Thunderbolt 4 sont parfois inférieurs de quelques centaines de mégaoctets par seconde par rapport à un port USB4 natif, sans que cela ait un impact notable à l’usage. Le DATAMAG reste dans tous les cas capable d’exploiter pleinement une interface 40 Gbps lorsqu’elle est disponible.
Le contrôleur PS2251-21 assure par ailleurs une rétrocompatibilité complète avec les générations USB antérieures. Le SSD adapte automatiquement ses performances à l’interface hôte, depuis l’USB4 jusqu’à l’USB 2.0, garantissant un fonctionnement universel, au prix d’un bridage proportionnel à la bande passante disponible.
Cette compatibilité descendante, indispensable en pratique, met toutefois en évidence un écart croissant entre le potentiel du SSD et les interfaces réellement présentes sur les appareils mobiles.
Usage mobile : promesse matérielle et limites réelles
Par son format compact et sa fixation magnétique, le DATAMAG 40 Gbps adopte clairement les codes d’un SSD pensé pour un usage mobile, notamment en association avec un smartphone. La réalité matérielle des ports USB embarqués impose cependant des limites nettes.
En 2026, aucun smartphone ne prend en charge l’USB4. Les modèles les plus courants restent cantonnés à l’USB 2.0 ou à l’USB 3.0, tandis que les appareils haut de gamme plafonnent à 10 Gbps. Dans ces conditions, le DATAMAG ne peut exprimer qu’une fraction de son potentiel, avec des débits réels compris entre 40 MB/s et environ 950 MB/s selon l’appareil.
Ce décalage ne rend pas le produit inutile sur mobile, mais il en redéfinit clairement le cadre d’utilisation. Le principal cas d’usage pertinent reste l’enregistrement vidéo ProRes sur les iPhone récents compatibles, qui imposent un stockage externe pour les flux les plus exigeants.
Dans ce scénario précis, le DATAMAG prend tout son sens. Fixé à l’arrière du smartphone, il permet de filmer en ProRes 4K 60 i/s ou en 4K 120 i/s en Log sans contrainte de capacité. Avec sa version 4 To, il peut stocker plus de deux heures de rushs haute qualité, répondant aux besoins concrets des créateurs mobiles, malgré les limites inhérentes aux interfaces actuelles.
Où le DATAMAG 40Gbps excelle vraiment
C’est sur PC, Mac et tablettes haut de gamme que le DATAMAG déploie son plein potentiel :
Laptops récents : ports USB4 sur MacBook Pro M3/M4, Dell XPS, MSI Creator, etc.
Desktops : cartes mères AMD X870/B850 et Intel Z890 avec USB4
iPad Pro : modèles avec Thunderbolt 4 (2021 et suivants)
Surface Pro : tablettes Microsoft avec Thunderbolt 4
Sur ces machines, le DATAMAG rivalise avec un SSD interne NVMe PCIe Gen3, transformant le workflow créatif : montage vidéo 4K/8K en direct depuis le SSD externe, sauvegarde ultra-rapide de projets, transfert de librairies photos volumineuses, etc.
Conclusion
Test MSI DATAMAG 40Gbps 2TO : le stockage externe qui défie les SSD internes
Conclusion
Avec le DATAMAG 40 Gbps, MSI livre un SSD externe qui assume pleinement son positionnement nouvelle génération. Les performances offertes par l’interface USB4 sont bien au rendez-vous, avec des débits qui rivalisent avec ceux de certains SSD NVMe internes, à condition bien sûr de disposer d’un environnement matériel adapté. Sur PC, Mac et tablettes haut de gamme, le DATAMAG s’intègre naturellement dans des workflows exigeants, sans devenir un goulot d’étranglement.
Le constructeur ne s’est toutefois pas contenté d’une démonstration de force sur le plan des performances. Le format compact, le châssis en aluminium efficace thermiquement, la fixation magnétique bien pensée et l’endurance annoncée élevée témoignent d’un produit conçu pour un usage réel, mobile et intensif. La compatibilité ProRes sur iPhone, bien que contrainte par les limites des interfaces actuelles des smartphones, constitue un cas d’usage pertinent pour les créateurs qui savent exactement ce qu’ils achètent.
Face à la concurrence directe, le DATAMAG 40G ne cherche pas à surenchérir artificiellement. Il propose des performances équivalentes, une communication technique plus transparente et une garantie longue durée, le tout à un tarif nettement plus agressif. À 229,99 € en version 2 To, il s’impose comme l’une des propositions les plus cohérentes du segment USB4 40 Gbps.
En définitive, le MSI DATAMAG 40 Gbps n’est pas un SSD universel au sens où il donnerait le meilleur de lui-même sur n’importe quel appareil. En revanche, pour les utilisateurs équipés d’USB4 ou de Thunderbolt 4, à la recherche d’un stockage externe rapide, compact et fiable, il constitue un choix particulièrement solide et rationnel.
Lancé depuis moins d’une semaine, le shooter PvP de Wildlight ajuste déjà la mire. Nouveau format 5v5 en test, patch de perfs et carte inédite au menu.
Highguard 5v5 en test, avec respawns revus
Wildlight Entertainment active une file d’attente expérimentale 5v5, jouable le week-end suivant la mise à jour. Chaque joueur dispose de quatre vies supplémentaires et les temps de réapparition sont légèrement allongés. Le 3v3 reste disponible, mais le studio prévient d’un impact probable sur les performances en 5v5.
Objectif affiché : densifier l’action sur une carte vaste dont la combinaison avec le loot rendait les parties trop statiques en 3v3. Le changement de format vise à réduire les temps morts sans diluer la pression tactique liée à la collecte.
Correctifs de performance et options d’affichage
Le patch améliore l’animation, la gestion des projectiles et les temps de soumission des draws, sur console et PC. Le framerate global doit progresser, avec des gains variables selon le matériel. Un toggle de motion blur arrive sur PC et consoles, et un réglage des matériaux anisotropiques est ajouté sur consoles.
Wildlight cherche ainsi à corriger les reproches du lancement, marqué par des soucis de rythme et de stabilité, tout en gardant une marge de manœuvre pour itérer sur l’optimisation du moteur en situation 5v5.
Soul Well rejoint les rotations de cartes
La mise à jour du 30 janvier intègre Soul Well, une base décrite comme un « sombre reliquat d’un âge perdu ». Le complexe comprend deux générateurs, un donjon arrière, une forteresse souterraine et un autel central offrant un point haut pour la défense. La carte est ajoutée à toutes les rotations de jeu.
Si l’essai 5v5 confirme une montée d’intensité tout en restant jouable côté performance, Highguard pourrait stabiliser sa proposition PvP à court terme. La combinaison des optimisations techniques et d’une topologie de carte plus lisible sur les lignes de tir va dans le bon sens pour réduire l’inertie observée au lancement.
En l’espace de quelques heures, l’assistant open source Clawdbot a changé de nom deux fois. Rebaptisé d’abord « Moltbot », le projet adopte finalement « OpenClaw », une appellation plus lisible et, surtout, moins risquée juridiquement face à Anthropic, dont le modèle Claude est jugé trop proche phonétiquement.
Selon Wccftech, la pression proviendrait directement d’Anthropic, soucieuse d’éviter toute confusion de marque avec Claude. Le repositionnement suit la même logique : OpenClaw se présente désormais comme un assistant personnel open source, pensé comme un « employé numérique » capable d’agir de manière proactive.
Un assistant proactif, orienté automatisation
Contrairement aux chatbots réactifs, OpenClaw met en avant une automatisation active : nettoyage de la boîte mail, réservations, gestion d’agenda et tâches courantes sans sollicitation explicite. L’outil capitalise sur une mémoire persistante, en enregistrant l’historique complet des échanges pour rappeler finement les préférences de l’utilisateur.
Techniquement, OpenClaw se positionne comme une couche d’orchestration. L’utilisateur héberge localement un « control plane » indépendant du modèle sur un Mac mini ou un VPS, puis le relie à des LLM tiers comme Claude ou ChatGPT. Cette architecture vise à conserver fichiers et journaux en local, pour une empreinte de confidentialité plus stricte.
Architecture et implications
L’approche « modèle-agnostique » protège l’utilisateur d’un lock-in et autorise des bascules rapides entre fournisseurs. En contrepartie, l’orchestration locale implique un minimum d’administration système et une surveillance des coûts API, un point sensible si l’assistant exécute de multiples routines en arrière-plan.
Le timing de la double transition de marque illustre une tension croissante entre communautés open source et détenteurs de marques des grands modèles. Si OpenClaw tient ses promesses d’automatisation et de confidentialité, il pourrait accélérer l’adoption d’agents personnels auto-opérants côté poste client, tout en rééquilibrant la dépendance aux plateformes cloud.
Dernier tour de piste pour la version Switch 1 d’Apex Legends, avec une extinction programmée le 4 août 2026. Les joueurs ont encore une saison complète pour clore le chapitre.
Apex Legends : calendrier et conditions de fin de service sur Switch 1
EA et Respawn mettront fin au support de la Nintendo Switch 1 le 4 août 2026. La Saison 29 constituera la dernière mise à jour du jeu sur cette plateforme portable lancée en 2021 pour Apex Legends.
Jusqu’à l’arrêt des serveurs Switch 1, toutes les fonctionnalités restent actives, y compris l’achat et la dépense de monnaie premium. Les contenus et correctifs seront alignés sur les autres plateformes jusqu’à la date de coupure.
Progression, objets et transition vers Switch 2
La progression, les objets in‑game et les soldes de monnaie premium restent liés au compte joueur. Le même compte sera accessible sur la version Nintendo Switch 2, disponible depuis août 2025.
Un transfert de progression vers une autre plateforme est possible via le hub Cross Progression, à l’exception de la monnaie premium. Cette restriction ne change pas.
Le maintien des mises à jour jusqu’au 4 août 2026 laisse une fenêtre claire pour migrer vers Switch 2 ou une autre plateforme, sans perte de cosmétiques ni de statistiques, et en conservant l’écosystème de matchmaking multi‑plateformes.
Interrogé par CNBC, Tim Cook a assuré que le partenariat d’Apple avec Google ne modifie pas la doctrine maison sur la vie privée. Le patron d’Apple rappelle que l’architecture d’Apple Intelligence reste inchangée, articulée autour du traitement sur l’appareil et du Private Cloud Compute, le tout sous les règles de confidentialité actuelles.
Google en « coach », Apple en « titulaire »
D’après les éléments partagés, Apple s’appuie sur les ressources techniques de Google sans substitution directe côté produit. Le modèle Gemini de Google, dans sa variante à 1,2 billion de paramètres, servirait à entraîner et renforcer les Apple Foundation Models, sans être exposé à l’utilisateur final.
Concrètement, Apple conserve la main sur l’inférence visible dans les interactions: sauf changement d’architecture majeur, ce sont bien les modèles Apple qui pilotent Apple Intelligence sur l’appareil et via Private Cloud Compute. Le rôle de Google se cantonne à l’outillage d’entraînement et à l’apport de capacités de fond.
Feuille de route Siri
La nouvelle version de Siri est attendue avec iOS 26.4. Elle doit se rapprocher des LLM actuels en termes de compréhension, tout en conservant les garde-fous habituels côté confidentialité et sécurité.
Apple prévoit d’annoncer une étape supplémentaire lors de la WWDC 2026: davantage de mémoire conversationnelle et une meilleure prise en compte de la prosodie et du ton de l’utilisateur. Siri ne deviendra pas pour autant une « Siri App » indépendante, Apple privilégiant l’intégration système.
Ce cadrage confirme une stratégie duale: tirer parti de modèles externes pour accélérer l’entraînement, tout en verrouillant l’exécution et l’expérience utilisateur avec des modèles propriétaires et une architecture privacy-first. Dans un marché où l’accès à la puissance d’entraînement se concentre, ce compromis permet à Apple d’itérer plus vite sans diluer son contrôle sur la pile technique et la protection des données.