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Intel Xeon 600 Granite Rapids WS : jusqu’à 86 cœurs, PCIe 5.0 x128 et DDR5-6400 pour stations

Intel ose l’impensable sur Xeon : 86 cœurs et de l’overclocking officiel. La série Xeon 600 « Granite Rapids » fait exploser le plafond des stations de travail mono-socket, avec une débauche d’I/O et de mémoire destinée aux charges professionnelles les plus lourdes.

Ces caractéristiques n’arrivent pas par surprise : elles confirment les fuites que nous avions déjà relayées autour du Intel Xeon 698X, évoquant une puce à 86 cœurs, 172 threads et 336 Mo de cache L3 sur plateforme W890.

Intel Xeon 600 pour stations de travail

La série Intel Xeon 600 « Granite Rapids » cible les plateformes single-socket à très haut nombre de cœurs, avec un accent sur l’I/O pour le multi-GPU et les baies NVMe. Le fleuron, le Xeon 698X, aligne 86 cœurs/172 threads, 336 Mo de L3, une base à 2,0 GHz, jusqu’à 4,8 GHz via Turbo Boost Max 3.0 et 4,6 GHz via Turbo Boost 2.0. Ce modèle est débloqué pour l’overclocking.

Côté plateforme, les Xeon 600 s’appuient sur le chipset Intel W890 : jusqu’à 128 lignes PCIe 5.0 directement reliées au CPU, 8 canaux mémoire, support DDR5-6400 RDIMM et jusqu’à 4 To. Par rapport aux Xeon WS précédents, Granite Rapids-WS augmente les caches L2/L3 et ajoute le support CXL 2.0. S’ajoutent Intel vPro Enterprise et les accélérations IA Intel Deep Learning Boost avec VNNI, AVX-512 et AMX.

Tableau fonctionnalités Intel Xeon 600 avec fond bleu et texte jaune vif

Intel segmente les usages entre « desktop workstations » et « high-end workstations ». Les Core Ultra 200 apparaissent avec le chipset W880 pour les charges sensibles à la latence et modérément parallélisées : création de contenu, projets CAO tenant dans 256 Go de RAM, développement/QA de jeux, petites charges data science.

Les Intel Xeon 600 visent les tâches très fortement parallélisées nécessitant plus de bande passante mémoire, de capacité RAM et d’extensions PCIe : FEA/CFD, rendu photo-réaliste, reality capture, CAD/CAM au-delà de 192 Go, 3D complexe, production virtuelle et développement IA.

SKUs, performances et tarification

Tableau spécifications techniques et prix Intel Xeon 600 fond noir L'image 1 est la plus percutante visuellement grâce à son

Plusieurs SKUs « X » débloqués sont listés pour le tuning : 698X, 696X, 678X, 676X, 674X et 658X, avec options de réglage sur les cœurs, le mesh et le Turbo Boost, plus une protection d’undervolting et un reporting étendu des limites de performance.

ModèleCœurs / ThreadsTurbo maxLignes PCIeCache L3OCPrix
Xeon 698X86 / 1724,8 GHz128336 MBOui7 699 $
Xeon 696X64 / 1284,8 GHz128336 MBOui5 599 $
Xeon 678X48 / 964,9 GHz128192 MBOui3 749 $
Xeon 676X32 / 644,9 GHz128144 MBOui2 499 $
Xeon 674X28 / 564,9 GHz128144 MBOui2 199 $
Xeon 658X24 / 484,9 GHz128144 MBOui1 699 $
Xeon 65620 / 404,8 GHz12872 MBNon1 399 $
Xeon 65418 / 364,8 GHz12872 MBNon1 199 $
Xeon 63816 / 324,8 GHz8072 MBNon899 $
Xeon 63612 / 244,7 GHz8048 MBNon639 $
Xeon 63412 / 244,4 GHz8048 MBNon499 $
Spécifications du Xeon 6 Workstation « Granite Rapids-WS » (350 W)

Intel annonce jusqu’à +9 % en performance mono-thread et jusqu’à +61 % en multi-thread face aux Xeon W‑3500/W‑2500. Un comparatif avec le Core Ultra 5 245K montre ce dernier à +23 % en mono-thread et +27 % en charges CAD vs Xeon 636, tandis que le Xeon reprend l’avantage en rendu 3D de scène (+11 %), rendu photo-réaliste (+25 %) et algèbre linéaire (+47 %).

Tarifs annoncés : Xeon 698X à 7 699 $ (environ 7 100 à 7 300 € TTC estimés selon change) et un point d’entrée avec le Xeon 634 12 cœurs à 499 $ (environ 470 à 490 € TTC estimés).

L’ouverture de l’overclocking sur un 86 cœurs avec 128 lignes PCIe 5.0 et DDR5-6400 RDIMM formalise une bascule vers des stations single-socket capables d’agréger plusieurs GPU haut de gamme sans compromis I/O. Pour les studios et bureaux d’études, Granite Rapids-WS consolide les workloads CPU lourds tout en laissant la place aux accélérateurs via PCIe et CXL 2.0.

Source : VideoCardz

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Loongson 3B6000 : un tiers des performances d’un Ryzen 5 9600X selon Phoronix

Douze cœurs, SMT2 et une ISA maison, mais des scores qui plafonnent face au milieu de gamme x86. Le 3B6000 de Loongson signe une progression, sans combler l’écart.

Loongson 3B6000 face au x86 : un positionnement intermédiaire

Basé sur LoongArch64, le 3B6000 aligne 12 cœurs avec SMT2 pour 24 threads, cadencés à 2,4/2,5 GHz. Le contrôleur mémoire gère la DDR4 jusqu’à 3 200 MT/s avec ECC.

Testé par Phoronix, le CPU atteint environ un tiers des performances d’un AMD Ryzen 5 9600X en agrégat de benchmarks. Il distance toutefois un Raspberry Pi 500+ par un facteur de 2,5, ce qui le place entre SBC et desktop d’entrée de gamme.

Carte mère avec processeur Loongson 3B6000 et plusieurs composants visibles.

Plateforme d’évaluation et connectique

La carte 3B6000x1-7A2000x1-EVB utilisée pour les tests paraît datée : choix de composants et refroidissement du chipset en retrait des cartes mères actuelles. L’iGPU propose HDMI et VGA.

Graphique comparatif des performances du Loongson 3B6000 avec d'autres processeurs.

L’extension comprend deux slots PCIe x16, un PCIe x4, un M.2 et quatre SATA. Cette base technique suffit pour un poste bureautique ou une station légère, mais limite la comparaison directe avec les plateformes AM5 ou LGA1700 modernes.

Architecture LoongArch et écart générationnel

LoongArch vise l’indépendance ISA et l’optimisation de fonctions spécifiques, sécurité comprise. Les mesures publiées suggèrent néanmoins une exécution matérielle encore à plusieurs générations des conceptions x86-64 d’AMD et d’Intel.

Pour prétendre au niveau des CPU occidentaux, il faudra des gains multiples sur la microarchitecture, la fréquence soutenue et l’écosystème logiciel. En l’état, le 3B6000 est cohérent pour des usages généraux et des déploiements contrôlés, mais reste hors-jeu pour les charges lourdes x86.

Source : TechPowerUp via Phoronix

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Samsung 990 PRO « 2 To » à 20 Mo/s : Magician révèle une contrefaçon

Vendu comme un SSD NVMe haut de gamme, ce « Samsung 990 PRO 2 To » plafonne à 20 Mo/s, soit des performances dignes d’une vieille clé USB. Malgré une reconnaissance système crédible, Samsung Magician identifie immédiatement le disque comme une contrefaçon.

Un 990 PRO convaincant à l’œil, catastrophique aux benchs

Le disque, acquis via un distributeur local habituel, est reconnu sous Windows comme « Samsung 990 PRO 2TB ». CrystalDiskInfo affiche NVMe, firmware 0B2QJXD7 et un état de santé « Good ». Premier drapeau rouge : le lien s’annonce en PCIe 3.0 x4 au lieu du PCIe 4.0 attendu.

En pratique, les transferts dégringolent. Les copies volumineuses plafonnent à ~20 Mo/s en lecture et 9 à 10 Mo/s en écriture. CrystalDiskMark confirme ces chiffres, très loin d’un NVMe moderne, a fortiori d’un 990 PRO.

Cheap Samsung 990 PRO SSD turns out to be fake locked to 20 MB/s speeds

Après vérification des pilotes, du BIOS et un ré-enfichage, aucun changement. Samsung Magician tranche : le SSD est signalé comme contrefait. Le vendeur s’engage à un remboursement ou un remplacement, la relation commerciale préexistante aidant.

Comment éviter le piège des SSD « haut de gamme » à prix cassé

Méfiez-vous des offres nettement sous le prix local habituel, même via un contact connu. Lancer rapidement l’outil constructeur, exécuter un bench, et privilégier les canaux autorisés reste la meilleure parade.

Le cas rappelle qu’un marquage logiciel cohérent (nom du modèle, firmware, état « Good ») ne garantit rien. Le couple débit réel et négociation de lien PCIe demeure un révélateur simple et efficace.

Au-delà du risque utilisateur, ces contrefaçons perturbent le marché en tirant artificiellement le prix du « haut de gamme » vers le bas, compliquant la lecture des offres promotionnelles légitimes et brouillant les repères de performance pour l’acheteur averti.

Source : VideoCardz

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AV2 : le draft du bitstream et du décodage devient public, cap sur le multi‑flux et nouveaux filtres

Jusqu’ici cantonné aux discussions techniques, AV2 entre dans une phase clé. La mise à disposition publique du bitstream officialise le format côté décodage et permet aux développeurs de préparer lecteurs, encodeurs et pipelines compatibles.

AV2 : brouillon public, multi‑flux et compatibilité détaillée

Intitulé « AV2 Bitstream and Decoding Process Specification », daté du 5 janvier 2026, le document est une release candidate en attente d’approbation formelle par l’Alliance for Open Media. Il décrit l’agencement du flux AV2 et la procédure de décodage côté lecteur.

Capture d'écran spécifications AV2 bitstream et decoding, Alliance for Open Media, janvier 2026.

Comme AV1, AV2 repose sur des OBUs pour séquence, timing, en‑têtes de trame, tuiles et métadonnées. Le draft ajoute des blocs pour le multi‑flux et le multi‑couche : opérations de décodeur multi‑stream, en‑têtes multi‑frame, enregistrements de configuration de couche et signalisation d’operating‑point. Objectif : transporter plusieurs sous‑flux et couches dans un même conteneur pour que le décodeur sélectionne ce qu’il peut traiter, un concept proche d’un broadcasting adaptatif type Twitch Enhanced Broadcasting.

La spécification définit trois configurations multi‑sequence cibles (Main 4:2:0, 4:2:2, 4:4:4) et six profils, tous regroupés sous un toolset « Main » à ce stade. Ces tables cadrent formats de chrominance, profondeur de bits et limites multi‑couche que le flux peut déclarer, ainsi que les exigences minimales côté décodeur pour revendiquer la conformité.

Décodage : nouveaux filtres et étapes de traitement

Le texte introduit de nouvelles étapes de post‑traitement. Exemples : CCSO (Cross‑Component Sample Offset), qui ajuste luma et chroma en fonction de la luminance et des gradients, et GDF (Guided Detail Filter), destiné à rehausser sélectivement le détail.

Publication du draft ne rime pas avec disponibilité immédiate. Pour repère, AV1 a finalisé ses specs en 2018, puis les premiers iGPU compatibles sont arrivés vers 2019/2020 chez Intel et 2021 chez AMD. On peut donc s’attendre à un décalage similaire avant que l’AV2 ne devienne un argument matériel.

Pour l’écosystème PC, la maturation d’AV2 dépendra de l’intégration matérielle dans les iGPU et GPU, puis de l’alignement des plateformes de streaming. La granularité multi‑flux et les profils Main 4:2:0/4:2:2/4:4:4 offrent une voie claire pour les cas d’usage pro et grand public, mais la fenêtre d’adoption restera dictée par les calendriers silicium.

Source : VideoCardz

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[Test] NZXT Kraken Core 360 RGB : un AIO 360 mm épuré et cohérent

Début octobre, NZXT a officialisé le lancement de sa nouvelle gamme Core, regroupant à la fois des alimentations et des systèmes de refroidissement liquide AIO. Aujourd’hui, nous avons mis la main sur le NZXT Kraken Core 360 RGB, le modèle 360 mm de cette série pensée pour simplifier l’approche du watercooling tout-en-un, sans écran LCD ni logiciel propriétaire.

Le segment des AIO 360 mm étant désormais arrivé à maturité, les écarts de performances pures se resserrent et la différenciation ne se joue plus uniquement sur quelques degrés gagnés ou perdus. L’acoustique, la facilité d’installation, la fiabilité et l’intégration visuelle dans des configurations de plus en plus soignées prennent désormais une place centrale dans le choix d’un refroidisseur.

Avec la série Core, NZXT opère ainsi un repositionnement stratégique assumé. Longtemps associée à des AIO premium fortement identitaires, souvent mis en avant par des écrans LCD et des écosystèmes logiciels propriétaires, la marque propose ici une gamme volontairement simplifiée. L’objectif est clair : revenir à l’essentiel, tout en conservant une signature esthétique immédiatement reconnaissable.

Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large déjà observée chez d’autres acteurs majeurs du marché, à commencer par Corsair avec sa série NAUTILUS, qui a elle aussi fait le choix d’un AIO plus accessible, reposant sur des connecteurs PWM et ARGB universels, indépendants de tout logiciel propriétaire. Dans les deux cas, l’intention est similaire : simplifier l’intégration, élargir la compatibilité et réduire les contraintes logicielles pour les utilisateurs.

Le Kraken Core 360 RGB s’adresse ainsi aux builders recherchant un AIO 360 mm RGB facile à intégrer, piloté directement via la carte mère grâce à un connecteur ARGB 5 V standard. Le discours est volontairement orienté vers la simplicité, la compatibilité universelle et un design épuré, plutôt que vers la surenchère fonctionnelle.

Proposé à 129,99 €, il ne cherche pas à être le plus agressif du segment des AIO RGB non propriétaires, mais à offrir une alternative cohérente, portée par l’image de marque NZXT. Reste à vérifier si cette approche se traduit concrètement par un équilibre convaincant entre performances, acoustique et facilité d’usage.

Emballage du NZXT Kraken Core 360 RGB

emballage aio nzxt kraken core 360 rgb photo de la face avant

L’emballage du NZXT Kraken Core 360 RGB adopte une présentation sobre et immédiatement lisible, fidèle au repositionnement de la gamme Core. La face avant met en avant le produit sans artifice, avec un visuel large du radiateur 360 mm équipé de ses trois ventilateurs RGB montés sur un cadre unique, accompagné du waterblock circulaire. Le nom du modèle est clairement affiché, sans slogan ni promesse chiffrée, laissant le design parler de lui-même.

emballage aio nzxt kraken core 360 rgb photo de la face laterale

Sur la tranche latérale, NZXT résume l’essentiel en quelques lignes traduites en plusieurs langues. Le message est clair : refroidissement efficace et discret, éclairage RGB personnalisable, installation rapide et connexion directe à la carte mère via un connecteur ARGB 5 V standard. Aucun contrôleur dédié, aucun logiciel imposé. L’approche se veut universelle et volontairement simplifiée.

emballage aio nzxt kraken core 360 rgb photo de la face arriere

L’arrière de la boîte est plus explicite, mais reste dans la même logique. Les points clés sont présentés sous forme d’icônes, avec un accent mis sur l’éclairage RGB de la pompe, la facilité d’installation, le concept de ventilateurs monoblocs et la compatibilité avec les écosystèmes RGB des cartes mères. Un visuel du produit intégré dans un boîtier vient illustrer l’objectif recherché : un montage propre, lisible et cohérent visuellement. La présence d’un QR code confirme l’absence de documentation papier, tout passant désormais par le support en ligne.

Déballage et bundle

À l’ouverture de la boîte du NZXT Kraken Core 360 RGB, l’organisation est simple et efficace. L’ensemble des composants est calé dans un moule en carton recyclé, suffisamment rigide pour maintenir le radiateur, les ventilateurs et le bloc pompe sans jeu excessif. Chaque élément est protégé individuellement par un sachet plastique, sans suremballage inutile.

ouverture emballage aio nzxt kraken core 360 rgb

Une fois le contenu déballé, le bundle apparaît complet et clairement orienté vers la compatibilité multi-plateformes. NZXT fournit tout le nécessaire pour une installation sur les sockets Intel récents et plus anciens, avec un support principal déjà monté sur le waterblock afin de limiter les manipulations.

contenu emballage aio nzxt kraken core 360 rgb

Contenu de la boîte

On retrouve dans le bundle :

  • l’AIO protégé dans un sachet plastique, avec le radiateur enveloppé dans un carton rigide
  • le bloc de ventilateurs F360 RGB Core – noir, préassemblé sur cadre monobloc
  • 1 backplate Intel LGA 1851 / 1700
  • 1 backplate Intel LGA 1200 / 115x
  • 1 support de rétention Intel (préinstallé sur le bloc pompe)
  • 4 entretoises Intel LGA 1851 / 1700
  • 4 entretoises Intel LGA 1200 / 115x
  • 1 support de rétention AMD AM5 / AM4
  • 4 entretoises AMD AM5 / AM4
  • 4 vis de rétention universelles
  • vis longues #6-32 (30,5 mm) pour ventilateurs et radiateur : x12 (version 360 mm)
  • vis courtes #6-32 (5 mm) pour la fixation du radiateur : x12 (version 360 mm)
  • rondelles : x12 (version 360 mm)
  • documentation papier
  • accès au guide d’installation en ligne via QR code
photo bundlle fourni avec aio nzxt kraken core 360 rgb

Caractéristiques techniques – NZXT Kraken Core 360 RGB

aio nzxt kraken core 360 rgb photo sans ventilateurs
ÉlémentSpécifications
Compatibilité socketsIntel LGA 1851 / 1700 / 1200 / 115xAMD AM5 / AM4
Logiciel propriétaireNon (pilotage carte mère)
Garantie5 ans
Pompe
Vitesse3 100 ± 310 tr/min
Alimentation12 V DC – 0,3 A (3,6 W)5 V DC – 1 A (5 W)
Connecteur3 broches DC
Waterblock
Plaque froideCuivre
CapotPlastique
Éclairage19 LED RGB
DimensionsØ 70,56 mm × 64,24 mm (plaque incluse)
RGBARGB 5 V 3 broches (entrée + sortie miroir)
Radiateur
Dimensions397 × 120 × 27 mm
MatériauAluminium
Tuyaux
Longueur420 mm
MatériauCaoutchouc CIIR + EPDM, gaine nylon
Ventilateurs
ModèleF360 RGB Core (EV-B)
Nombre3 (cadre monobloc)
Vitesse500 – 2 400 ± 250 tr/min
Débit d’air75,05 CFM (par ventilateur)
Pression statique3,07 mm H₂O
Niveau sonore31,9 dBA (annoncé)
RoulementPalier à fluide dynamique
ConnecteurPWM 4 broches
Éclairage8 LED RGB par ventilateur
Durée de vie60 000 heures

NZXT Kraken Core 360 RGB en détail

Radiateur

photo radiateur aio nzxt kraken core 360 rgb 02

Le radiateur du NZXT Kraken Core 360 RGB repose sur une conception classique, avec une densité d’ailettes évaluée à 20 FPI, correctement alignées sur toute la surface. La finition globale est très satisfaisante et aucun défaut structurel n’a été constaté sur notre exemplaire, que ce soit au niveau des ailettes ou du châssis.

photo radiateur aio nzxt kraken core 360 rgb 01

Avec une épaisseur de 27 mm, le radiateur conserve un format standard qui facilite l’intégration dans la majorité des boîtiers compatibles 360 mm. Ce choix favorise la compatibilité, mais limite mécaniquement la surface d’échange par rapport à des modèles plus épais, un compromis assumé dans le positionnement de la gamme Core. Le logo NZXT est embossé sur les deux tranches latérales, ajoutant une touche visuelle discrète sans tomber dans l’excès.

photo radiateur aio nzxt kraken core 360 rgb 03

Les raccords sont fixes et dépourvus d’articulation. Cela impose un minimum de rigueur lors de l’installation afin d’éviter toute contrainte inutile sur la tuyauterie, en particulier dans les boîtiers compacts.

photo tuyaux aio nzxt kraken core 360 rgb

Les tuyaux, d’une longueur de 420 mm, offrent toutefois une marge suffisante pour une intégration confortable dans la majorité des configurations. Ils sont réalisés en caoutchouc CIIR + EPDM, avec une gaine tressée en nylon, garantissant à la fois flexibilité et durabilité.

photo embaouts aio nzxt kraken core 360 rgb

Bloc pompe

Le bloc pompe du NZXT Kraken Core 360 RGB adopte un design cylindrique minimaliste, immédiatement identifiable comme un produit NZXT. Avec un diamètre de 70,56 mm pour une hauteur de 64,24 mm plaque incluse, il conserve des proportions contenues qui facilitent son intégration, y compris sur des cartes mères chargées ou dans des boîtiers plus compacts.

bloc pompe aio nzxt kraken core 360 rgb photo capuchon 01

Le capot est réalisé en plastique et intègre l’éclairage RGB. Celui-ci diffuse à travers un insert central strié, mettant en valeur le logo NZXT sans excès. En revanche, le capot n’est pas rotatif. Selon l’orientation du radiateur et le cheminement des tuyaux, il n’est donc pas toujours possible d’aligner parfaitement le logo, un détail qui pourra gêner les configurations orientées esthétique.

bloc pompe aio nzxt kraken core 360 rgb photo trois quart

Pompe

NZXT annonce une pompe à haut régime, donnée pour 3 100 tr/min, sans communiquer sur le fabricant OEM ni sur l’architecture interne.

bloc pompe aio nzxt kraken core 360 rgb photo 01
bloc pompe aio nzxt kraken core 360 rgb photo 02

En pratique, ce régime élevé garantit un débit suffisant pour alimenter correctement un radiateur 360 mm, mais impose une gestion attentive via le BIOS. À vitesse constante maximale, la pompe peut devenir perceptible, en particulier à faible charge, ce qui rend indispensable l’utilisation d’une courbe adaptée.

branchement bloc pompe aio nzxt kraken core 360 rgb photo connecteurs

Le branchement est volontairement simple et cohérent avec la philosophie Core. Deux câbles sortent directement du bloc :

  • un câble ARGB 5 V avec possibilité de chaînage,
  • un câble 3 broches DC destiné à l’alimentation de la pompe, sans contrôle PWM.

Ce choix simplifie l’installation et garantit une compatibilité universelle, mais limite les possibilités de pilotage fin par rapport à des solutions PWM plus évoluées.

Plaque froide

La plaque froide est entièrement réalisée en cuivre et présente une finition parfaite, sans trace d’usinage ni défaut visible. Elle couvre l’intégralité de la base du bloc, avec une forme carrée aux angles largement arrondis, bien adaptée aux IHS modernes. La fixation repose sur plusieurs vis à tête étoile, assurant un maintien homogène de l’ensemble.

bloc pompe aio nzxt kraken core 360 rgb photo plaque froide avec pate pre appliquée

La pâte thermique est préappliquée en usine, ce qui facilite l’installation et limite les manipulations. En contrepartie, cela réduit les possibilités de comparaison directe avec des pâtes thermiques haut de gamme lors des tests, un point à garder à l’esprit dans l’analyse des performances.

Ventilateurs du NZXT Kraken Core 360 RGB

ventilateurs F360 RGB Core kraken core 360 rgb 01

Le NZXT Kraken Core 360 RGB s’appuie sur un ensemble de ventilateurs F360 RGB Core (EV-B), regroupés sur un cadre monobloc intégrant trois unités de 120 mm. Cette conception simplifie clairement le montage et la gestion des câbles, avec un seul ensemble à positionner et un nombre réduit de connexions à gérer.

ventilateurs F360 RGB Core kraken core 360 rgb 03

Sur le plan technique, les caractéristiques sont solides sur le papier. Chaque ventilateur dispose d’une plage de fonctionnement comprise entre 500 et 2 400 tr/min, avec un débit d’air annoncé de 75,05 CFM et une pression statique de 3,07 mm H₂O. Le roulement à fluide dynamique vise à garantir une bonne longévité, annoncée à 60 000 heures, tout en limitant les nuisances mécaniques sur la durée.

ventilateurs F360 RGB Core kraken core 360 rgb 02

NZXT a également intégré des patins en caoutchouc discrets aux points de contact, aussi bien aux extrémités qu’aux zones intermédiaires du cadre. Ces éléments contribuent à limiter la transmission des vibrations entre les ventilateurs, le radiateur et le châssis, un point appréciable compte tenu de la rigidité inhérente au cadre monobloc.

ventilateurs F360 RGB Core kraken core 360 rgb coins

L’ensemble est piloté via un connecteur PWM 4 broches, tandis que l’éclairage repose sur 8 LED RGB par ventilateur, gérées en ARGB 5 V standard. Là encore, NZXT reste cohérent avec la philosophie Core, en privilégiant la compatibilité universelle plutôt qu’un écosystème propriétaire.

branchement ventilateurs aio nzxt kraken core 360 rgb photo connecteurs

En revanche, si la pression statique annoncée est élevée, son intérêt est partiellement relativisé par la conception du radiateur. Avec une épaisseur contenue de 27 mm et une densité d’ailettes standard, le Kraken Core 360 RGB ne tire pas pleinement parti d’une pression aussi importante. Dans ce contexte, la montée en régime rapide des ventilateurs sert davantage à compenser les limites thermiques qu’à exploiter un radiateur particulièrement exigeant, avec un impact direct sur le niveau sonore à pleine vitesse.

ventilateurs F360 RGB Core kraken core 360 rgb coins antivibrations

Ces ventilateurs offrent donc un ensemble cohérent, facile à installer et bien intégré visuellement, mais dont le potentiel est en partie bridé par l’architecture globale de l’AIO, notamment lorsque l’on cherche à concilier performances et discrétion.

Installation du Kraken Core 360 RGB

L’installation du Kraken Core 360 RGB se montre simple et bien guidée, y compris pour un utilisateur peu habitué aux systèmes de watercooling AIO. Comptez une vingtaine de minutes pour un montage complet sur plateforme AMD ou Intel, hors gestion du câblage dans le boîtier.

Sur LGA 1700, la mise en place repose sur la backplate d’origine de la carte mère. Il suffit de positionner les entretoises, d’appliquer la pâte thermique, puis de fixer le waterblock en serrant les vis de manière progressive et croisée. Le maintien est homogène, sans point dur ni ajustement particulier à prévoir.

installation F360 RGB Core kraken core 360 rgb 02
installation F360 RGB Core kraken core 360 rgb 01

Le radiateur de 360 mm peut ensuite être installé en façade ou en partie supérieure selon la compatibilité du boîtier. Les ventilateurs préinstallés simplifient l’opération, et le câblage reste relativement maîtrisé, avec les connexions nécessaires pour l’alimentation de la pompe, des ventilateurs et de l’éclairage RGB.

installation F360 RGB Core kraken core 360 rgb 03

Aucune connexion USB interne n’est nécessaire : la personnalisation RGB s’effectue directement via le logiciel de la carte mère. Dans l’ensemble, l’installation Kraken Core 360 RGB se démarque par sa rapidité et sa simplicité, en phase avec ce que l’on attend d’un AIO moderne de ce format.

Le Kraken Core 360 RGB se connecte directement à la carte mère, aussi bien pour le refroidissement que pour l’éclairage. Les ventilateurs sont pilotés via un câble PWM standard, configurable depuis le BIOS ou le logiciel de la carte mère, tandis que l’éclairage RGB utilise un connecteur ARGB 5 V pour la gestion des effets lumineux. Le logiciel NZXT CAM reste optionnel. Il ne permet pas de contrôler la vitesse de la pompe, mais sert au suivi des performances du système et à la synchronisation de l’éclairage avec d’autres composants NZXT.

installation F360 RGB Core kraken core 360 rgb 04

L’éclairage du Kraken Core 360 RGB repose sur une approche sobre et diffuse. Le waterblock circulaire intègre un rétroéclairage homogène, structuré par des stries horizontales qui créent un effet de profondeur et de relief.

RGB Core kraken core 360 rgb rendu en fonctionnement 04
RGB Core kraken core 360 rgb rendu en fonctionnement 02
RGB Core kraken core 360 rgb rendu en fonctionnement 03

Le logo NZXT apparaît au centre, bien lisible, sans être agressif visuellement, avec une diffusion régulière qui évite les points chauds.

RGB Core kraken core 360 rgb rendu en fonctionnement

Les ventilateurs RGB adoptent un éclairage annulaire discret, concentré autour du moyeu, avec une transition fluide entre les couleurs. La diffusion reste douce, sans halos excessifs, et conserve une bonne uniformité même à faible luminosité. L’ensemble privilégie des effets progressifs plutôt que des animations rapides, ce qui donne un rendu propre et maîtrisé à l’intérieur du boîtier.

Protocole de test 2025

En 2025, une évolution du protocole est mise en œuvre, adoptant une approche innovante pour accroître le réalisme des tests et couvrir une gamme plus étendue de scénarios. (Cliquer pour lire la suite)

Présentation et explications

Notre nouveau protocole de test de refroidissement consiste à tester chaque refroidisseur à plusieurs niveaux de TDP sur une plateforme Intel LGA 1700 équipée d’un Core i9-14900K que nous avons testé ici.  Nous allons probablement intégrer une plateforme AMD AM5, car les deux fabricants ont deux concepts différents.

Pour la mesure de consommation, nous faisons confiance au logiciel Intel XTU et AIDA64 qui sont arrivés à un point de fiabilité avancé notamment avec les processeurs modernes.

Il n’y aura plus tests de performance du refroidisseur à fréquence de base et en mode overclocking. Nous allons plutôt fixer des paliers TDP que nous avons fiabilisés par les tests en mettant tous les paramètres en manuel afin de s’assurer du même résultat à chaque fois.

Cela permet au processeur de fonctionner à un niveau de puissance contrôlé et nous permet d’effectuer des tests de performance qui montrent non seulement comment un refroidisseur devrait se comporter sur des processeurs d’entrée ou de milieu de gamme, mais aussi comment ces refroidisseurs se comporteront dans différentes charges de travail. Ces données peuvent être mises en corrélation avec des revues de processeurs, qui indiquent la consommation d’énergie par charge et la consommation moyenne dans différents tests, y compris les jeux, ce qui permet aux utilisateurs de mieux comprendre le niveau de refroidissement dont leur système a besoin.

Cette nouvelle méthode de test, conçue pour bénéficier à tous les utilisateurs, permet une évaluation plus pratique des refroidisseurs. L’utilisation d’un refroidisseur tour de 150 W lors d’un test d’overclocking peut entraîner des défaillances en raison de la chaleur excessive générée par le CPU overclocké, et peut être rejetée par beaucoup comme choix pour leur configuration. Cependant, ce scénario ne fournit pas une évaluation précise des performances globales du refroidisseur, car celui-ci n’a jamais été conçu pour gérer des charges thermiques aussi élevées. Par conséquent, l’évaluation des refroidisseurs à différents niveaux de TDP permet de mieux comprendre leur potentiel et bien les positionner dans des catégories précises.

Plus important encore, cette approche permet aux utilisateurs de sélectionner des refroidisseurs qui répondent exactement à leurs besoins, en évitant de choisir inutilement des solutions surdimensionnées. Par exemple, si l’utilisateur utilise son i9-14900K uniquement pour jouer, il peut partir sur un système de refroidissement moins imposant que s’il l’utilisait pour faire du montage vidéo ou une autre utilisation intensive.

Profils de Consommation :

Des profils de consommation seront établis par palier de 50W, allant de 50W à 300W.

Ces profils prédéfinis sont réglés via Intel XTU et testés sous une charge FPU (Floating Point Unit) en utilisant Aida64. Cela nous permet de simuler des scénarios d’utilisation intensifs et de mesurer la performance du refroidissement sous différentes charges.

 Mesure du TDP Maximal :

La température maximale (Tjmax) des processeurs Intel, établie à 100 degrés (95° C pour AMD), constitue notre référence pour évaluer la capacité de dissipation thermique (TDP) du refroidisseur à l’étude. Grâce à Intel XTU et Aida64, nous mesurons la consommation maximale du processeur avant qu’il ne subisse du thermal throttling.

Cette méthode permet non seulement de vérifier le TDP maximal par rapport aux spécifications du fabricant, mais aussi de classifier le refroidisseur. Par exemple, si le Thermal throttling survient à 200w, il devient évident qu’un test à 250w serait superflu.

Tests de Température:

Les tests de température à vide consistent à laisser les systèmes inactifs pendant un certain temps et à prendre la température moyenne. Ensuite, nous effectuons des tests à une puissance cible spécifique, par intervalles de 50 watts, en commençant par 50 W, puis 100 W, 150 W, 200 W, 250 W, et 300. Nous utilisons le test de stress AIDA64 FPU, qui génère une charge cohérente et reproductible sur le processeur qui s’étend aux niveaux de puissance les plus élevés. Une fois que la température cesse d’augmenter et se stabilise, la température moyenne est enregistrée. Ce test est effectué trois fois pour garantir des résultats cohérents.

Le test de stress AIDA64 FPU est utilisé pour appliquer une charge aux processeurs, la cohérence globale de la charge de travail la rendant parfaite pour la comparaison à chacun des TDP cibles désignés. Une fois que la température s’est stabilisée et qu’elle n’augmente plus, elle est réinitialisée et le test se poursuit pendant 2 minutes, enregistrant la température moyenne pendant ce laps de temps. Ces tests sont effectués trois fois pour vérifier s’il y a des problèmes.

Pour les relevés de température sur la plateforme Z790 d’Intel, nous utilisons AIDA64 et nous relevons la sonde CPU Package lors de chaque test.

Ce test soumet le processeur à de très fortes contraintes. Tant sur le plan de la charge que sur le plan thermique. Il s’agit d’un test unique, dans le sens où peu d’autres tests de stress ou d’applications sont capables de pousser votre processeur aussi loin. Le Stress FPU utilise les instructions AVX, AVX2 et FMA ce qui donne un haut niveau de stress.

Quant à la température ambiante, elle est réglée à 22 °C (+-1) et est activement contrôlée par le BOSCH – Professional GIS 1000 C à plusieurs reprises.

Tests Acoustiques et de Vitesse des Ventilateurs :

Lorsque nous testons les refroidisseurs de processeur, le reste de notre système est complètement passif. Aucun ventilateur autre que ceux du refroidisseur de CPU ne fonctionne. Cela inclut également la carte graphique et le bloc d’alimentation. Ceci est possible grâce à l’utilisation d’une alimentation semi-passive et du mode no-fan de notre carte graphique. Ainsi, nous relevons uniquement les nuisances sonores du refroidisseur du processeur.

Les niveaux de bruit des refroidisseurs présentés ont été mesurés à 20 cm. Nous avons également élargi les tests de bruit pour inclure des réglages PWM de 25%, 50%, 75% et 100%. Nous utilisons toujours notre sonomètre Testo 815 calibré.

Nuisances sonores normalisées

Dans le nouveau protocole, nous continuons à faire un relevé avec des nuisances sonores normalisées. C’est-à-dire que nous allons tester tous les refroidisseurs à un niveau sonore fixé à 45 dBA. À ce niveau de bruit, à savoir 45 dB(A) à 20 cm, un refroidisseur peut être considéré comme discret ou silencieux pour la majorité des utilisateurs.

Quand nous testons les réglages PWM de 25 %, 50 %, 75 % et 100 %, nous enregistrons également la vitesse du ventilateur du refroidisseur. Le but est de donner un point de référence direct à partir duquel les mesures de dBA ont été obtenues.

Nota : Sachez que le test de stress FPU (Unité de Calcul Flottant) d’AIDA64 est conçu pour pousser le processeur dans ses derniers retranchements en exécutant en boucle des calculs flottants intensifs sur tous les cœurs. Il s’agit généralement d’un des cas de charge les plus extrêmes en termes de génération de chaleur. Le test FPU d’AIDA64 représentera probablement le pire cas en termes de températures atteintes.

La plupart des charges réelles, même les plus exigeantes comme le rendu 3D, l’encodage vidéo ou les calculs scientifiques intensifs, ne sollicitent pas tous les cœurs à 100% en calculs flottants en permanence sur de longues périodes.

Donc, dans la grande majorité des cas, si le refroidissement est suffisant pour le test FPU d’AIDA64, il le sera aussi pour la plupart des charges réelles extrêmes.

Résultats du test du Kraken Core 360 RGB

Performances thermiques à vitesse maximale

À pleine vitesse, avec des ventilateurs poussés à 2 400 tr/min, le Kraken Core 360 RGB affiche des performances thermiques solides et parfaitement cohérentes avec ce que l’on attend d’un AIO de 360 mm à radiateur fin. Jusqu’à 200 W, les températures restent bien contenues, avec une montée progressive et maîtrisée à mesure que la charge augmente. À 250 W puis 300 W, le système atteint logiquement ses limites, la température s’approchant du seuil critique avant l’apparition du thermal throttling à 350 W.

Kraken Core 360 RGB : Performance thermique (Copie) (Colonnes groupées)

Cette première lecture met surtout en évidence la capacité maximale du radiateur et du couple waterblock/pompe, indépendamment de toute contrainte acoustique. Elle montre que le Kraken Core 360 RGB est capable d’absorber des charges élevées, mais au prix d’un régime ventilateur très élevé, peu réaliste dans un usage quotidien.

Performances thermiques avec nuisances sonores normalisées à 45 dB(A)

Lorsque l’on passe à une normalisation sonore à 45 dB(A), correspondant ici à environ 1 950 tr/min, le comportement thermique évolue très peu. Les températures mesurées restent quasiment identiques à celles obtenues à 2 400 tr/min, avec des écarts de l’ordre de 0 à 1 °C selon la charge, y compris à 250 et 300 W.

Kraken Core 360 RGB : Performance thermique (Colonnes groupées)

Ce phénomène s’explique par le radiateur de 27 mm, qui atteint rapidement un point de rendement décroissant. Au-delà d’un certain débit d’air, l’augmentation de la vitesse des ventilateurs n’améliore plus significativement l’échange thermique. Le goulot d’étranglement se situe alors davantage au niveau de la surface d’échange et du transfert thermique eau–air qu’au niveau du flux d’air lui-même.

En pratique, cela signifie que pousser les ventilateurs à leur régime maximal n’apporte quasiment aucun bénéfice thermique supplémentaire, tout en générant une hausse très marquée du niveau sonore.

Analyse et implication pour l’usage réel

Cette normalisation met en évidence un point clé du Kraken Core 360 RGB : son sweet spot thermique et acoustique se situe clairement autour de 1 800 à 2 000 tr/min. À ce régime, le refroidissement délivre quasiment tout son potentiel, sans pénalité thermique mesurable par rapport au mode maximal, tout en restant nettement plus supportable sur le plan sonore.

C’est un résultat positif, qui traduit un dimensionnement cohérent de l’AIO, mais qui rappelle aussi que les régimes extrêmes annoncés par les constructeurs relèvent davantage de la fiche technique que d’un usage réellement pertinent.

Vitesse des ventilateurs & Nuisances sonores

Les ventilateurs du F360 RGB Core affichent une plage de fonctionnement large, avec une montée en régime progressive et lisible. À bas régime, autour de 700 tr/min à 25 %, ils se positionnent dans la moyenne basse du panel, ce qui laisse entrevoir un fonctionnement discret pour un usage quotidien.

Vitesse des ventilateurs (Tableau)

En revanche, la vitesse grimpe fortement à mesure que la consigne augmente, jusqu’à environ 2 420 tr/min à 100 %, un niveau élevé pour des ventilateurs de 120 mm orientés AIO. La capacité à monter à plus de 2 400 tr/min relève surtout d’une marge de sécurité et d’un positionnement marketing orienté “performance maximale”.

Les mesures confirment que cette réserve de vitesse se paie directement sur le plan acoustique. À 25 %, le F360 RGB Core reste contenu, avec 35 dB(A), un niveau cohérent avec la majorité des AIO de 360 mm testés et compatible avec un usage quotidien discret. À 50 %, la pression sonore grimpe à 39 dB(A), ce qui reste encore maîtrisé et exploitable dans un boîtier bien ventilé.

Nuisances Sonores en dB(A) (Tableau)

En revanche, le basculement intervient à partir de 75 %. Avec 45 dB(A), le refroidisseur sort clairement de la zone de confort, et atteint 52 dB(A) à pleine vitesse, un niveau élevé, même face à des modèles réputés performants. Cela confirme que les très hauts régimes ne sont ni nécessaires ni réellement pertinents sur un radiateur de 27 mm, sauf à rechercher la performance thermique maximale sans considération acoustique.

Dans les faits, le meilleur compromis se situe nettement en dessous de 75 %, où le F360 RGB Core conserve un équilibre crédible entre dissipation et nuisances sonores. La plage haute apparaît davantage comme une capacité de secours que comme un mode d’utilisation réaliste.


Verdict

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test aio nzxt kraken core 360 rgb image vedette
[Test] NZXT Kraken Core 360 RGB : un AIO 360 mm épuré et cohérent
Conclusion

Dans une approche plus globale, le NZXT Kraken Core 360 RGB apparaît comme un produit représentatif de la maturité actuelle du marché des AIO 360 mm. Sur le plan thermique, il se situe exactement là où on l’attend, sans surprise ni contre-performance, dans un segment où les limites physiques du format sont désormais bien identifiées et où les écarts entre modèles restent faibles, quel que soit le positionnement tarifaire. Les différences ne se jouent plus sur la capacité à refroidir, mais sur la façon dont cette capacité est exploitée.

NZXT fait ici un choix clair : simplifier l’expérience sans renoncer à l’essentiel. L’absence de logiciel propriétaire imposé, l’utilisation de connecteurs PWM et ARGB standards, le cadre de ventilateurs monobloc et un bundle bien pensé participent à une installation rapide et accessible. Le produit s’adresse à des utilisateurs qui veulent un AIO efficace, lisible et facile à intégrer, sans multiplier les couches logicielles ou les contraintes matérielles.

Sur le plan acoustique, le Kraken Core 360 RGB offre une large plage d’utilisation. À bas et moyen régime, le comportement est maîtrisé et parfaitement exploitable au quotidien. Les régimes extrêmes, bien que disponibles, relèvent davantage d’une réserve de fonctionnement que d’un usage pertinent, ce qui reflète un dimensionnement orienté sécurité et polyvalence plutôt que recherche de records.

L’esthétique reste un pilier de l’identité NZXT. Le design du waterblock, la diffusion RGB maîtrisée et l’intégration visuelle homogène en font un produit facile à mettre en valeur dans une configuration moderne, sans tomber dans l’excès. Ce choix renforce la cohérence de la gamme Core, pensée pour durer et s’adapter à des environnements variés.

Au final, le Kraken Core 360 RGB ne se distingue pas par une performance isolée, mais par un équilibre d’ensemble. Il s’inscrit dans une logique de produit mature, aligné avec l’état réel du marché, où la cohérence, la simplicité et l’expérience utilisateur prennent le pas sur la surenchère technique. Une proposition solide et rationnelle pour qui cherche un AIO 360 mm moderne, bien conçu et sans artifices inutiles. Nous le recommandons sans réserve.

Qualité / Finition
8.5
Performances de refroidissement
8.5
Nuisances sonores
7.9
Rapport Performance / Silence (45 dbA)
8.5
Prix
9
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
Design sobre et identité NZXT immédiatement reconnaissable
Installation simple sans logiciel propriétaire imposé
Bon équilibre thermique à régime maîtrisé
Cadre monobloc des ventilateurs, câblage simplifié
Prix abordable pour un 360 mm.
Points faibles
Radiateur 27 mm limitant les gains à haut régime
Nuisances sonores élevées à pleine vitesse
Pompe non PWM, réglages plus limités
Logo non rotatif sur le waterblock
8.5
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Intel XeSS 3 sur Arc B580 via contournement avant le support officiel

Des possesseurs d’Arc B580 font tourner XeSS 3 avec Multi-Frame Generation avant sa prise en charge officielle. Un simple échange de DLL, et le gain en FPS devient accessible.

XeSS 3 activé sur Arc B580 avant l’heure

XeSS 3 avec multi-frame generation doit arriver ce mois-ci sur les cartes Arc B580 « Battlemage ». Entre-temps, des utilisateurs rapportent qu’un contournement permet d’activer la MFG en exploitant des bibliothèques du pilote 101.8362 WHQL destiné à « Panther Lake ».

Le principe : installer le package Intel Arc 101.8362 WHQL, extraire les fichiers, puis renommer et substituer deux DLL pour que le pilote de l’Arc B580 charge les librairies conçues pour les iGPU Arc B390/B370. La procédure signalée se résume à copier igxell.dll et igxess_fg.dll depuis le dossier 8362 vers le dossier 8452 du pilote B580, nettoyer les anciens pilotes avec DDU, puis installer en ignorant les avertissements.

test asrock arc b580 challenger oc 12 go

Procédure et limites

Étapes rapportées : télécharger le package Intel Arc 8362 WHQL, extraire, ouvrir le dossier 8362, repérer igxell.dll et igxess_fg.dll, les déplacer dans le dossier 8452 du pilote Arc B580, désinstaller les anciens pilotes et IGS via DDU, puis installer depuis le dossier 8452.

C’est un usage non officiel. Les retours ne listent pas de problèmes à ce stade, mais des incompatibilités par jeu restent probables. Intel prépare un support XeSS 3 avec MFG sur d’autres Arc, et la prise en charge B580 est attendue rapidement, ce qui rend ce contournement surtout utile aux plus pressés.

Le décalage entre disponibilité officieuse et prise en charge officielle peut tenir à un calendrier marketing ou à un besoin de validation supplémentaire. Sur un lancement Battlemage, Intel a intérêt à verrouiller la stabilité jeu par jeu avant de pousser une fonctionnalité de génération multi-images qui touche directement la fluidité perçue.

Source : TechPowerUp

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Fiabilité 2025 : Ryzen 9000 et Core Ultra 200 au coude-à-coude, X3D contrôlé en pré-livraison

Écart infime d’un côté, zéro panne de l’autre. Les données 2025 de Puget Systems clarifient la fiabilité des CPU et GPU utilisés en stations de travail.

Ryzen 9000 vs Core Ultra 200 : statu quo sur les taux de panne

Puget Systems publie son rapport de fiabilité 2025, basé sur ses burn-in internes et ses RMA, pour les composants intégrés dans ses desktops et stations rack. Ce périmètre n’est pas représentatif du retail grand public, mais reflète des configurations stock et validées en production.

Cela dit, deux cas se démarquent dans ces familles, avec un nombre de défaillances plus faible sur un échantillon suffisamment représentatif. Le processeur le plus fiable individuellement est l’Intel Core Ultra 7 265K, avec seulement 0,77 % de taux de panne. À l’échelle d’une gamme, les Ryzen X3D d’AMD affichent également un meilleur bilan que l’ensemble de la famille Ryzen 9000, avec 1,51 % de puces défaillantes en 2025, la grande majorité ayant été détectée ici avant l’expédition des systèmes aux clients.

Puget Systems

Sur les plateformes grand public, AMD Ryzen 9000 affiche 2,52 % de pannes, Intel Core Ultra 200 Série 2,49 %. L’intégrateur ne désigne pas de « gagnant » au niveau famille vu l’écart marginal. Le Core Ultra 7 265K signe le plus bas taux par modèle avec 0,77 %, tandis que les Ryzen 9000 X3D regroupés culminent à 1,51 %, une majorité des défaillances étant détectées avant expédition.

Les systèmes Puget tournent à paramètres stock. Les comportements en puissance, températures et stabilité peuvent diverger si l’on active des profils comme Intel 200S Boost, considérés comme overclocking par les vendeurs et nécessitant un BIOS à jour. Le rapport ne précise pas l’utilisation éventuelle de cartes mères ASRock, un détail qui pourrait infléchir les chiffres.

Xeon W sans incident, cartes RTX FE en tête

Sur le segment workstation, Intel Xeon W-2500 et Xeon W-3500 affichent 0 % de pannes enregistrées en 2025. Puget souligne un volume inférieur à Threadripper, mais indique une tendance cohérente sur les générations récentes de Xeon W.

Côté GPU, les GeForce RTX Founders Edition sont mesurées à 0,25 % de pannes, suivies d’ASUS à 0,40 % et PNY à 0,45 %. Le mix Puget privilégie des modèles proches du design MSRP (souvent TUF et PNY). Des cartes gaming OC, avec PCB et refroidissement spécifiques, peuvent présenter des comportements différents.

Pour les intégrateurs et studios, ces données valident le choix de configurations stock en production continue. Les écarts minimes entre Ryzen 9000 et Core Ultra 200 confirment un niveau de maturité homogène, tandis que le zéro défaut observé sur Xeon W renforce l’attrait des plateformes dédiées aux workloads critiques, sous réserve des volumes et profils d’usage distincts.

Source : VideoCardz

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ACEMAGIC Retro X3 : Ryzen 7 H 255, Radeon 780M, DDR5-5600 et double M.2 PCIe 4.0

Le constructeur pousse une configuration Zen 4 à prix serré, avec iGPU RDNA 3 et connectique haut débit. Le tout arrive en précommande en Chine.

ACEMAGIC Retro X3 : CPU Zen 4 et iGPU RDNA 3

Promu via Weibo, le Retro X3 adopte un Ryzen 7 H 255, un 8 cœurs/16 threads Zen 4 montant jusqu’à 4,9 GHz. La partie graphique intégrée est une Radeon 780M (RDNA 3) listée à jusqu’à 12 CU.

Mini-PC argenté sur fond blanc, détails USB et boutons bien éclairés.

Par rapport au Retro X5 évoqué plus tôt par la marque, ce modèle écarte la puce Ryzen AI pour une plateforme plus classique, potentiellement plus abordable. Le Mini-PC est disponible en précommande en Chine.

Variétés de vues du Mini-PC sur fond noir, disposition technique.

Mémoire, stockage et connectique

ACEMAGIC met en avant un châssis à accès sans outil via boutons latéraux, donnant directement sur RAM et SSD. Le Retro X3 prend en charge 2× DDR5-5600 SODIMM et 2× M.2 2280 PCIe 4.0.

La connectivité comprend Wi‑Fi 6, Bluetooth 5.2 et 2.5 GbE. En façade, un USB‑C 40 Gbps. Pour l’affichage externe, HDMI 2.1 et DisplayPort 2.0 sont annoncés.

Détails ports Mini-PC sur fond noir, texte technique illuminé.

Prix et disponibilité

En Chine, la configuration barebone (sans mémoire ni stockage) est listée à 1 899 RMB, soit environ 273 $ (environ 250–255 € à titre indicatif). Les expéditions locales sont prévues via la précommande.

Le positionnement technique est cohérent pour un Mini‑PC polyvalent : Zen 4 8C/16T et 780M suffisent pour du 1080p eSports et de la création légère, tandis que le double M.2 PCIe 4.0 et l’USB‑C 40 Gbps offrent une marge d’évolution rarement vue à ce tarif.

Source : VideoCardz, ACEMAGIC

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Robot humanoïde Bolt : Mirror Robotics vise 10 m/s et flirte avec l’homme

Mirror Robotics présente Bolt, un humanoïde « full size » annoncé avec une vitesse de pointe de 10 m/s. L’entreprise a publié une vidéo de sprint aux côtés du fondateur Wang Hongtao, avec un positionnement assumé : approcher, puis dépasser, les capacités motrices humaines.

Robot humanoïde rouge Bolt courant en compétition contre un humain sur un tapis roulant.

Un gabarit humain, un objectif de vitesse

Bolt mesure 175 cm pour 75 kg. Le robot adopte des articulations « innovantes » et une optimisation de la chaîne d’actionnement annoncée comme « pleine échelle », sans détails techniques publics pour l’instant. Le message est clair : créer une base technologique dédiée à la locomotion rapide et à l’agilité, au plus près de l’athlète humain.

Robot quadrupède atteignant une vitesse de 9.3 sur un écran numérique.

En repère, le record du monde du 100 m d’Usain Bolt (9,58 s) implique une vitesse moyenne de 10,438 m/s. La valeur communiquée par Mirror Robotics positionne son humanoïde au contact de ce seuil en pointe, ce qui, si confirmé en métriques standardisées (distance, stabilité, autonomie), constituerait un jalon notable pour un robot bipède grandeur nature.

Un précédent côté quadrupède

Mirror Robotics avait déjà participé au développement du chien robot « Black Panther 2.0 » présenté début 2024 par l’écosystème de l’Institut d’innovation en robotique humanoïde de Hangzhou (Zhejiang University) et Kaidar Welding Robot. Ce quadrupède revendiquait lui aussi 10 m/s de vitesse de déplacement, illustrant la continuité de l’effort sur la locomotion dynamique.

Si la promesse tient sur piste et hors labo, Bolt va forcer la filière à accélérer sur l’actionnement haute puissance/haute cadence, la gestion thermique et la récupération d’énergie au freinage. Reste la vraie épreuve: maintenir ces performances avec une marche convaincante, des transitions stables et une autonomie exploitable, conditions nécessaires pour dépasser le démonstrateur et toucher des cas d’usage industriels.

Source : ITHome

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G-SYNC Compatible : les OLED 2026 de Samsung et les Odyssey G6 passent la certification

Certification en poche et fréquences extrêmes au programme ; de quoi verrouiller l’expérience GeForce sans tearing ni stutter.

Les prochaines gammes OLED et Odyssey de Samsung passent G-SYNC Compatible, avec des modes d’affichage qui ciblent autant le compétitif que le HDR.

TV OLED 2026 et moniteurs Odyssey : G-SYNC Compatible généralisé

Samsung confirme la certification G-SYNC Compatible pour trois TV OLED 2026, les S95H, S90H et S85H, ainsi que pour les moniteurs gaming Odyssey G6 en versions G60H et G61SH. La synchronisation adaptative s’aligne sur la cadence GPU GeForce afin de réduire tearing et micro-saccades.

Samsung S95H OLED 48 pouces affichant jeu vidéo avec dragon, interface utilisateur visible en bas.

Sur les TV, les S95H et S90H montent jusqu’à 165 Hz, quand la S85H plafonne à 120 Hz. L’ensemble supporte aussi AMD FreeSync Premium Pro pour le HDR sur PC et console, et introduit HDR10+ ADVANCED sur la gamme OLED 2026. Les modèles S95H et S90H bénéficient par ailleurs d’un traitement Glare Free pour limiter les reflets.

Odyssey G6 : Dual Mode jusqu’à 1 040 Hz et QD-OLED 240 Hz

Le G60H propose un Dual Mode permettant de basculer entre un mode HD jusqu’à 1 040 Hz et un mode natif QHD jusqu’à 600 Hz. Le G61SH en 27 pouces mise sur une dalle QD-OLED en QHD 240 Hz, avec un temps de réponse 0,03 ms GTG et la prise en charge HDR10+ GAMING.

Samsung says its 2026 OLED TVs and Odyssey monitors are now NVIDIA G-SYNC Compatible

Dans ce segment, la combinaison G-SYNC Compatible et hautes fréquences place Samsung face aux références e-sport, tout en conservant un pipeline HDR avancé sur TV. Reste à voir l’implémentation réelle des modes extrêmes du G60H, les plages VRR effectives et la gestion du MPRT, déterminants pour les joueurs compétitifs.

Source : VideoCardz

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Gemini teste l’import de chats IA et des images 4K : migration et confidentialité

Google teste une option « Importer des chats IA » dans Gemini, repérée par TestingCatalog fin janvier. La fonction, signalée comme bêta et accessible depuis le menu « + », permettrait d’uploader des historiques exportés depuis des assistants concurrents comme ChatGPT, afin de conserver le contexte des échanges et de les poursuivre dans Gemini.

Interface de l'application Gemini montrant les options pour importer des fichiers.

Au-delà du confort pour les utilisateurs qui changent d’outil, l’initiative pose immédiatement la question de la gouvernance des données importées. Si Google ambitionne d’ingérer ces historiques, il lui faudra clarifier les limites d’usage et les garanties de non-exploitation pour l’entraînement des modèles, un point sensible face à des bases de prompts et d’instructions souvent propriétaires.

Téléversement d’historiques et montée en définition pour l’image

Fenêtre de dialogue sur l'importation de chats AI dans Gemini.

Selon les captures partagées, l’import sera accessible côté client et s’intègrera nativement au flux de conversation Gemini. L’intérêt est double : accélérer l’onboarding des power users et préserver des chaînes de contexte parfois longues, cruciales pour la qualité des réponses sur des projets en cours.

En parallèle, la génération d’images dans Gemini gagne de nouveaux profils de sortie, avec des téléchargements en 2K et 4K. L’option la plus haute est étiquetée « best for print », de quoi couvrir des usages maquette/PAO légers sans passer par une upscale tierce. Reste à voir l’impact sur la netteté perçue, la gestion du bruit fin et la tenue des détails textuels.

Enjeux de migration et de conformité

Importer des conversations issues de ChatGPT ou d’autres plateformes revient à déplacer une mémoire de travail. Le pari de Google consiste à lever le principal frein à la migration tout en absorbant des contextes riches. La bascule sera crédible uniquement si les politiques de confidentialité sont explicites sur la non-réutilisation de ces historiques à des fins d’entraînement par défaut et si des contrôles granulaires sont proposés au niveau du compte et de chaque chat importé.

Si Google réussit ce passage, Gemini pourrait capter une frange d’utilisateurs avancés sans les forcer à repartir de zéro, tout en renforçant son offre créative avec des sorties d’images prêtes pour l’impression légère. À court terme, c’est un test sur la portabilité des contextes entre modèles et sur la capacité des acteurs à instaurer une interopérabilité minimale sans sacrifier la confidentialité.

Source : ITHome

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Intel Arc B390/B370 : LPDDR5X 7 467 MT/s minimum imposée sur Panther Lake

Intel verrouille la mémoire des portables Panther Lake et lie l’étiquette iGPU à la bande passante. Conséquence directe ; les OEM n’auront plus de marge pour rogner sur la LPDDR5X.

Intel Arc B390/B370 : exigence LPDDR5X et signal logiciel

Les intégrateurs devront utiliser de la LPDDR5X à 7 467 MT/s ou plus. En dessous, Windows 11 n’affichera qu’un générique « Intel (R) Graphics » ; au seuil ou au-dessus, le nom complet « Intel (R) Arc (TM) Graphics B390 » ou « B370 » s’affichera dans le Gestionnaire des tâches.

Infographie TechPowerUp sur les caractéristiques GPU Panther Lake

L’objectif est d’empêcher des configurations Panther Lake bridées par une mémoire trop lente. Sur ces SoC monoblocs, la LPDDR5X alimente CPU et iGPU ; une fréquence élevée conditionne le débit utile, donc le framerate et la réactivité globale.

Les SKU phares acceptent jusqu’à 9 600 MT/s, plafond actuel de la LPDDR5X. Les offres OEM incluant ce sommet de gamme existent déjà, ce qui laisse entrevoir des portables correctement dimensionnés côté bande passante.

Capture d'écran des performances Intel Graphics dans le gestionnaire de tâches Windows

Panther Lake pour handhelds : un Arc B380 plus efficient

Intel développe aussi un SoC Panther Lake orienté consoles portables, avec un Arc B380 attendu. La puce conserverait 12 cœurs Xe, avec un binning et des fréquences légèrement réduites pour maintenir des performances proches à TDP inférieur.

La même contrainte de vitesse mémoire s’appliquera, avec un intérêt accru en mobile. Les OEM pourront viser 9 600 MT/s pour maximiser le rendement perf/W des iGPU Arc dans un châssis compact.

Capture d'écran des spécifications GPU Intel Arc B370 dans le gestionnaire de tâches Windows

Au-delà du marquage, l’imposition des 7 467 MT/s répond à un enjeu de cohérence produit : un iGPU Arc B390/B370 sans bande passante se comporte en sous-régime et plombe l’expérience. Normaliser la LPDDR5X accélère l’adoption d’Arc mobile en limitant les configurations « pièges » sur le segment mainstream et handheld.

Source : TechPowerUp

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Ryzen 7 9850X3D : 13 échantillons binnings, SP ~120 et tensions en hausse

Les premiers binnings du Ryzen 7 9850X3D tombent avec 13 échantillons passés au crible, et les scores SP se resserrent. Conséquence directe : un profil très proche du 9800X3D, mais à des fréquences et tensions plus hautes.

Binning Ryzen 7 9850X3D : tendance SP et comportement en boost

Les overclockers sugi0lover et chunmu82 publient une première salve de résultats orientés « silicon lottery », pas un concours de FPS. Sur 13 puces, HardwareLuxx agrège un SP moyen de 120, avec une plage de 118 à 121, une fréquence enregistrée à 5,624 GHz et une tension moyenne de 1,320 V.

Tableau binning résultats Ryzen 7 9850X3D avec fréquences et codes spécifiques

Chunmu82 indique que certains « samples » étrangers repérés en ligne peuvent afficher des SP plus élevés que des unités retail locales selon les lectures ASUS, ce qui complique les comparaisons. À équipement similaire, le 9850X3D demande plus de tension sur les boosts élevés que le 9800X3D : HardwareLuxx relève 1,341 V en single-core contre 1,119 V pour le 9800X3D.

photo boite ryzen 7 9850x3d

Plateformes de test et limites de comparaison

Les premiers logs s’appuient sur une X870E APEX, DDR5-6000 CL26 G.SKILL et un watercooling custom stabilisé à 20 °C côté eau. Les résultats mémoire sont jugés sains. Côté silicium, chunmu82 note des rendements de cœurs meilleurs sur le Ryzen 7 9800X3D, quand le 9850X3D semble un peu plus favorable au PBO en comportement de boost.

EntréeFréquenceTensionScore SP (Silicon Prediction)
9850X3D CPU #15.625 MHz1.290V120
9850X3D CPU #25.625 MHz1.271 V120
9850X3D CPU #35.625 MHz1.272V120
9850X3D CPU #45.625 MHz1.299V121
9850X3D CPU #55.625 MHz1.287V120
9850X3D CPU #65.625 MHz1.318V119
9850X3D CPU #75.625 MHz1.301V120
9850X3D CPU #85.625 MHz1.325V120
9850X3D CPU #95.625 MHz1.317V119
9850X3D CPU #105.625 MHz1.311 V120
9850X3D CPU #115.622 MHz1.355V118
9850X3D CPU #125.624 MHz1.338V119
9850X3D CPU #135.611 MHz1.348V118
HWL Sample5.624 MHz1.320V120
Comparatif des données de binning du Ryzen 7 9850X3D

Les données HardwareLuxx ne sont pas strictement comparables : la rédaction allemande a utilisé une ProArt X670E-Creator WIFI, même si la DDR5-6000 était aussi au menu. Cette hétérogénéité carte mère/BIOS pèse sur la lecture des SP et des VID.

Ryzen 7 9850X3D vs 9800X3D : proche, mais plus haut en tension

Au vu de ce lot, le Ryzen 7 9850X3D apparaît très proche du 9800X3D, simplement cadencé plus haut et avec une exigence en tension supérieure sur les pointes. Pour l’overclocking, la fenêtre attendue reste similaire à celle du 9800X3D, avec des variations liées au SP et au couple carte mère/BIOS.

À ce stade, la dispersion SP relativement serrée (118–121) suggère des échantillons plutôt homogènes, mais l’écart de tension relevé en boost pourrait impacter l’enveloppe thermique et les marges PBO en usage soutenu selon le refroidissement et le plafond de PPT.

Source : VideoCardz, Uniko’s Hardware, HardwareLuxx

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Core Ultra 9 290K Plus : nouveau score Geekbench, +10 % face au 285K

Un nouvel échantillon grimpe à 5,7 GHz en charge et creuse l’écart sur Geekbench. Les écarts se stabilisent autour de +10 % face au 285K.

Core Ultra 9 290K Plus : nouveaux scores et plateforme de test

Un résultat Geekbench liste un système ASUS ROG STRIX Z890-E GAMING WIFI équipé d’un Intel Core Ultra 9 290K Plus, 24 cœurs répartis en 8+16, et 64 Go de DDR5-6800. La fiche indique une fréquence maximale relevée à 5,7 GHz durant le test, et 5,6 GHz en valeur de pic listée.

Capture tableau Geekbench résultats pour ASUS avec processeur Intel Core Ultra 9 290K Plus

Par rapport à une précédente fuite du même 290K Plus (3456 mono, 24610 multi), ce nouvel essai progresse d’environ 2,3 % en mono et 2,0 % en multi. Attention toutefois aux variables : l’ancien run tournait sur une Gigabyte Z890 AORUS TACHYON ICE avec 48 Go de DDR5-8000 et un profil d’alimentation Balanced, comparaison non homogène.

Référence au 285K et positionnement Arrow Lake Refresh

Le tableau officiel Geekbench du Core Ultra 9 285K affiche 3200 en mono et 22560 en multi. Face à ces valeurs, le nouveau run du Core Ultra 9 290K Plus ressort à environ +10,5 % en simple cœur et +11,3 % en multicœur.

Le 270K Plus, attendu aux côtés des 250K et 290K, a également fuité avec la même topologie 24 cœurs mais à fréquence inférieure. Vu récemment à 3235/21368 sur une Gigabyte Z890 EAGLE WIFI7 avec 64 Go de DDR5-4800, il se cale proche du 285K.

Intel n’a pas encore officialisé un rafraîchissement Arrow Lake « Plus » pour LGA-1851. La répétition des configurations 24 cœurs laisse penser à un travail centré sur les fréquences et l’optimisation plateforme, plus que sur l’architecture.

Si ces écarts se confirment en tests applicatifs et jeux, le 290K Plus devrait afficher des gains appréciables en productivité multicœur grâce à ses fréquences rehaussées. Reste à savoir si Intel a également optimisé les latences inter-tiles et l’interconnexion entre P-cores, E-cores et cache L3 , un point sur lequel la firme reste muette.

En l’absence de ces améliorations structurelles, les limitations en gaming observées sur le 285K risqueraient de persister malgré la puissance brute supplémentaire : la série Ultra 200 n’a jamais manqué de performances théoriques, mais bien de réactivité dans les échanges de données critiques pour le jeu. Un refresh purement fréquentiel suffira pour dominer en multi-thread ; pour rattraper AMD et les anciens Raptor Lake en gaming, il faudrait une refonte plus profonde de l’architecture tile.

Source : VideoCardz

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Mod ROG Ally X : 64 Go de LPDDR5X soudés, BIOS patché et straps ajustés

Un mod fait grimper la mémoire de la ROG Ally X à 64 Go. Pour ce faire il a fallu un démontage total, rework BGA et firmware retouché pour tenir la fréquence.

ROG Ally X : rework mémoire haute densité

Le mod démarre par une dépose complète de la carte mère, face arrière à nu. Les packages LPDDR5X Micron de 6 Go à 8533 MT/s sous la tape thermique sont dessoudés, puis remplacés par des puces SK hynix de 16 Go pour atteindre 64 Go au total. Le bus reste identique ; seule la densité mémoire change.

Console portable ASUS ROG Ally blanc, logos ROG et Xbox sur écran

Après soudure, la suite se joue côté firmware. Le BIOS est extrait via un programmateur USB CH341A, l’APCB est édité, puis l’image modifiée est reflashée. Des résistances de straps sont ajustées pour maintenir la cible de fréquence, afin d’éviter une baisse des clocks après la phase de training.

Fréquence et détection : 64 Go à 8000 MT/s

Le système boote sous Windows après un training mémoire plus long. Le Gestionnaire des tâches confirme 64 Go détectés, à 8000 MT/s. La capacité est pleinement reconnue malgré la densité accrue.

Carte mère avec puces Micron LPDDR5X RAM, fond rouge et main visible

Intérêt pratique et risques

Pour le jeu, 64 Go restent largement au-delà du besoin courant. La ROG Ally X sort d’usine avec 24 Go de LPDDR5X, déjà suffisants dans la majorité des scénarios, sauf textures très lourdes qui sollicitent la mémoire partagée. Un palier à 32 Go aurait plus de sens, mais le gain réel en jeu resterait marginal.

Le procédé est à haut risque, annule la garantie et peut griller la carte au moindre faux pas. Il cible surtout les intégrateurs et moddeurs parfaitement outillés, pas l’utilisateur final.

Mains tenant deux barrettes SK Hynix RAM 16GB, carte mère en fond

Sur un marché des handhelds PC où la mémoire est généralement soudée, ce type de rework montre la marge structurelle possible côté densité, mais souligne aussi la dépendance au firmware et aux straps pour stabiliser les fréquences après training. Les OEM pourraient, à terme, proposer des SKU à 32 Go pour couvrir les profils créa et jeu avec textures agressives, sans basculer dans l’excès.

Plan rapproché soudure hardware sur fond rouge, outils visibles
Carte mère en cours de modification sur station de soudure, outils autour La deuxième image se distingue par son design éléga

Source : VideoCardz

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Tesla Optimus Gen3 visé pour 2026 : production de masse et apprentissage par observation

Tesla a confirmé l’arrivée d’un troisième prototype de son robot humanoïde Optimus, avec un objectif industriel clair: une mise en production à grande échelle dès 2026 et une cadence annoncée à un million d’unités par an. Le constructeur promet un design repensé « depuis les premiers principes » et la capacité d’apprendre de nouveaux gestes en observant des opérateurs humains.

Tesla Optimus Gen3 visé pour 2026 : production de masse et apprentissage par observation

Feuille de route et industrialisation

Le compte officiel @TeslaAI précise que cette troisième génération sera la première à viser la production série. Une ligne pilote tourne déjà à Fremont pour les itérations actuelles d’Optimus, tandis que la ligne dédiée à la Gen3 doit entrer en service en 2026.

Tesla vise un coût unitaire inférieur à 20 000 $ (environ 18 400 € au taux indicatif du jour), un seuil agressif pour un humanoïde polyvalent. La promesse combine montée en volume, intégration verticale et réutilisation d’éléments issus de l’écosystème auto, du contrôle moteur à l’électronique de puissance.

Apprentissage par observation et positionnement

Le volet logiciel met l’accent sur l’apprentissage par démonstration: Optimus doit capter les gestes et séquences d’un opérateur, puis les reproduire et les généraliser. Ce choix réduit la dépendance au codage manuel de procédures et s’aligne avec les travaux récents en vision et contrôle robotique.

La fenêtre 2026 place Tesla face aux autres programmes humanoïdes en cours de pré-série. Le différenciateur avancé reste l’ambition de volume et de coût. Si les objectifs de cadence et de fiabilité sont tenus, le point d’inflexion pourrait venir de cas d’usage répétitifs en intralogistique et manipulation légère, avant d’aborder des tâches mixtes plus exigeantes.

Source : ITHome

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RTX 5070 Ti bricolée : record mondial Superposition 8K après réparation et tuning extrêmes

Une GeForce RTX 5070 Ti endommagée, PCB percé, vient de décrocher la première place mondiale sur Unigine Superposition 8K. Une prouesse obtenue après une réparation en direct et un tuning électrique agressif.

RTX 5070 Ti : record 8K sur une carte « zombie »

En octobre, l’équipe de Paulo Gomes a ressuscité une RTX 5070 Ti « morte » en l’appareillant à un PCB d’ASUS GeForce RTX 2080 Ti. La carte sortait initialement de la vidéo en basses résolutions avec une chute de ~400 mV en charge et un lien limité à PCIe 4.0 x4, pour des performances proches d’une RTX 3070.

Deux personnes examinant une carte graphique bricolée sur un bureau encombré.

Durant un live d’environ sept heures avec Enzo Túlio (chaîne 1155 do ET), les moddeurs ont corrigé le signal d’affichage pour rétablir le 1080p, éliminé un conflit de pilotes causant des écrans noirs et renforcé NVVDD, MSVDD et GND en soudant des fils additionnels. Objectif : réduire la résistance de conduction et la perte de tension entre le PCB greffé et le GPU.

Le setup a évolué en cours de stream, passant d’un Core i5 13e gen en PCIe 4.0 x4 à un Ryzen 5 3600 en PCIe 3.0 x16, doublant la bande passante effective de 8 à 16 Go/s selon l’équipe. La stabilité gagnant du terrain, ils ont enchaîné tests en jeu puis itérations de bench.

Réglages électriques, thermiques et montée en fréquence

Les essais ont montré des pics thermiques rapides, de 50 °C à 80 °C en environ une seconde, et un fil 12 V flirtant avec les 100 °C. La télémétrie de puissance de la carte étant hors service, la consommation a été suivie via un logiciel externe.

Capture d'écran de résultats de benchmark et de divers éléments visuels sur le bureau.

Le score Superposition 8K a progressé palier par palier : 8400, 9000, 9600, 9800, 10600, 10900, pour culminer à 11106, puis un run final annoncé à 11 150 points. La carte a pris la tête du classement Superposition et d’HWBOT, malgré une courte bataille avec un spectateur qui a brièvement posté un score supérieur.

Fréquences et marges mémoire

Le récapitulatif final mentionne un GPU à ~3,23 GHz, une GDDR à 34 Gbps « sans effort », avec une marge estimée à 36 Gbps si la mise à l’échelle l’avait permis. La chute de tension a été ramenée d’environ 400 mV à ~30 mV grâce aux renforts d’alimentation et de masse.

Unigine Superposition n’est plus le benchmark de référence pour tous, mais il reste un outil solide pour traquer les gains bruts sur ce type de montage. Voir une 5070 Ti partiellement transplantée dominer ce tableau valide surtout l’efficacité des ponts d’alimentation et le bénéfice du passage à un lien x16 sur une carte amputée de ses capteurs.

Source : VideoCardz

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ASRock : nouveaux cas de Ryzen 5 9600X hors service, BIOS récents aussi touchés

Quatre 9600X ont lâché en deux semaines sur des plateformes ASRock. Les symptômes sont identiques et les BIOS récents ne semblent pas y changer grand-chose.

ASRock Ryzen 5 9600X : séries de pannes et mêmes symptômes

Sur Reddit, quatre utilisateurs rapportent des Ryzen 5 9600X devenus inopérants sur cartes mères ASRock. Les systèmes postaient puis ont cessé de booter sans alerte, avec LED DRAM ou CPU figées et aucune amélioration après clear CMOS, permut’ de RAM ou d’alim.

Un cas est passé en RMA CPU après l’arrêt total du boot. Un autre mentionne deux 9600X morts consécutivement sur la même plateforme, le second avec BIOS v3.50.

Photo intérieur PC, composants ASUS et MSI, éclairage RGB violet

Données communautaires : répartition par CPU et BIOS

Le megathread Reddit “CPU failures/deaths” de décembre place le Ryzen 5 9600X en troisième position : 183 rapports pour le Ryzen 7 9800X3D, 50 pour le Ryzen 7 9700X, 29 pour le Ryzen 5 9600X, puis 22 pour le Ryzen 9 9950X3D. Ces totaux n’intègrent pas les quatre signalements de janvier agrégés par Wccftech.

Gros plan carte mère avec RAM installée, lumière ambiante

La répartition par BIOS au moment de la panne ne pointe pas un seul coupable : versions antérieures à 3.25/3.26 (103 cas, 30,6 %), 3.25/3.26 (75, 22,3 %), 3.30 (74, 22,0 %), 3.40 (48, 14,2 %), 3.50 (37, 11,0 %). Le dernier firmware n’élimine donc pas le risque.

Texte Reddit sur problèmes carte mère ASRock et Ryzen, fond sombre

Ces rapports restent déclaratifs et partiels, mais la tendance rejoint les incidents déjà observés autour des Ryzen 7 9800X3D sur cartes ASRock. Le constructeur publie de nouveaux BIOS et même des cartes AMD 800, sans prise de position publique spécifique sur ces cas.

Graphique barres CPU affectés Ryzen 9 7900X dans tableau Excel
Diagramme circulaire versions BIOS affectant CPU, couleurs variées

Pour les utilisateurs AM5 concernés, la prudence impose un suivi étroit des versions BIOS, la désactivation de tout profil agressif côté mémoire/SoC, et une documentation précise des conditions de panne pour d’éventuels RMA. La visibilité croissante de ces incidents pourrait accélérer une réponse formelle d’ASRock ou un guidage AMD si une cause commune est confirmée.

Source: Wccftech, 9600X (Reddit), 9600X (Reddit), 9600X (Reddit), 9600X (Reddit), Megathread (Reddit)

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Google TPU : ex-ingénieur inculpé pour espionnage économique visant l’infrastructure IA

Un ex-ingénieur de Google est inculpé pour espionnage économique sur des technologies IA clés ; la sécurité des accélérateurs maison de Mountain View se retrouve sur la sellette.

Google TPU au centre d’une enquête du DOJ

Le Department of Justice accuse l’ex-Googler Linwei Ding d’avoir volé jusqu’à 2 000 pages de documents confidentiels liés aux Tensor Processing Units (TPU) et à l’infrastructure IA de Google. L’enquête du FBI fait état d’informations dérobées couvrant l’architecture des puces, la connectivité externe, les systèmes GPU associés, les couches logicielles d’exécution/communication et l’orchestration de milliers de puces en supercalculateur.

Citation FBI sur l'espionnage lié à l'intelligence artificielle

Le DOJ estime que ces actes ont été commis au bénéfice de la République populaire de Chine. Google a collaboré avec le FBI et pointe un préjudice potentiel majeur sur une propriété intellectuelle développée sur plusieurs années et des milliards de dollars d’investissement.

Infrastructure TPU, SmartNIC et interconnexion à grande échelle

Les secrets industriels évoqués incluent également une SmartNIC maison, utilisée pour la communication haut débit au sein des supercalculateurs IA et des produits de cloud networking de Google. Ce maillon est critique pour soutenir la bande passante interne et la latence des grappes de TPUs.

Google exploite des architectures TPU pour limiter sa dépendance aux GPU AMD et NVIDIA. Le dernier modèle Gemini 3 a été entraîné et fonctionne exclusivement sur TPU. La société déploie le TPUv8ax « Sunfish » pour l’entraînement et le TPUv8x « Zebrafish » pour l’inférence à grande échelle. « Sunfish » est co-développé avec Broadcom, dont l’équipe custom gère design, mémoire, matériel d’accompagnement et packaging, afin de livrer un produit prêt à l’intégration dans les serveurs Google.

La valeur de l’ensemble ne tient pas qu’aux puces, mais à l’ingénierie d’interconnexion de dizaines de milliers de TPU, dimensionnée pour des runs d’entraînement massifs. C’est précisément ce tissu matériel-logiciel, difficile à reproduire, qui attire aujourd’hui les tentatives d’ingérence industrielle.

Au-delà du cas individuel, l’affaire illustre le basculement stratégique vers des accélérateurs propriétaires. En verrouillant l’entraînement et l’inférence de Gemini sur TPUv8, Google sécurise sa feuille de route et ses coûts, tout en exposant une surface d’attaque dont la valeur dépasse celle d’une simple puce isolée.

Source : TechPowerUp

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[MAJ] Classement des Cartes Graphiques 2026 : le Guide Ultime

Le marché des cartes graphiques traverse en 2026 une période de turbulences sans précédent. Entre la pénurie mondiale de mémoire GDDR provoquée par la demande explosive de l’IA, les hausses de prix annoncées par AMD (dès janvier) et NVIDIA (février), et la réduction drastique de production sur certains modèles RTX 50, choisir sa carte graphique n’a jamais été aussi stratégique.

L’arrivée de la série RTX 5000 de NVIDIA avec l’architecture Blackwell et de la gamme Radeon RX 9000 d’AMD basée sur RDNA 4 redéfinit la hiérarchie des performances. La RTX 5090 s’impose comme la nouvelle référence absolue avec 25% de performances supplémentaires face à la RTX 4090, tandis que la mémoire GDDR7 devient le nouveau standard sur le haut de gamme avec une bande passante 60% supérieure à la génération précédente.

Ce classement comparatif regroupe plus de 100 cartes graphiques NVIDIA GeForce, AMD Radeon et Intel Arc testées selon plusieurs critères : performances gaming (1080p, 1440p, 4K), ray tracing, intelligence artificielle (Stable Diffusion, LLM), rendu 3D (Blender, V-Ray) et efficacité énergétique. Que vous cherchiez une carte pour le gaming, la création de contenu ou l’IA, ce guide vous aidera à faire le bon choix dans un marché en pleine mutation.

Les nouvelles technologies de 2026 transforment l’expérience gaming et création :

  • DLSS 4.5, évolution de la DLSS4, apporte un modèle transformer de 2e génération et le Dynamic Multi Frame Generation jusqu’à 6x.
  • G-SYNC Pulsar révolutionne l’affichage avec une clarté de mouvement perçue de plus de 1000 Hz, éliminant quasiment le motion blur.
  • FSR 4 Redstone d’AMD rattrape son retard sur l’upscaling avec des résultats enfin comparables au DLSS.
  • XeSS 3 d’Intel améliore significativement la qualité d’upscaling sur les cartes Arc Battlemage.
  • Multi-Frame Generation généralisé sur les trois constructeurs, démocratisant la fluidité extrême même sur configurations modestes.

Contexte marché 2026 : Les experts recommandent d’acheter rapidement si vous avez un besoin immédiat. Les prix devraient continuer d’augmenter jusqu’en 2027-2028 en raison de la pénurie de composants, avec des hausses pouvant atteindre 30% sur certains segments. La disponibilité des modèles milieu de gamme RTX 5070 Ti et 5060 Ti est particulièrement préoccupante.

Mise à jour importantes

Récapitulatif détaillé des mises à jour (cliquez pour afficher l’historique complet)

Mise à jour Juin 2025

Cette nouvelle version de notre comparatif intègre plusieurs évolutions majeures. Deux cartes graphiques récemment lancées, la GeForce RTX 5060 8 Go et la Radeon RX 9060 XT 16 Go, font désormais partie du classement. Nous avons également ajouté une section dédiée aux performances en Ray Tracing, absente de la version précédente, afin de mieux refléter les usages actuels dans les jeux récents.
Enfin, les résultats liés à l’intelligence artificielle et à l’efficacité énergétique ont été entièrement révisés pour tenir compte des dernières données disponibles. De quoi offrir une vision plus complète et plus actuelle du paysage GPU en 2025.

Mise à jour Avril 2025

  • Les tests de la RTX 5060 Ti 16 Go ont été publiés le 16 avril 2025, suite à la levée de l’embargo. Désormais intégrée à notre comparatif, cette carte graphique se classe à la 31e position parmi l’ensemble des modèles disponibles sur le marché. Elle rivalise avec la RX 7700 XT d’AMD en rendu raster, tout en bénéficiant d’un net avantage grâce au DLSS 4 et à de meilleures performances en ray tracing.

Mise à jour Mars 2025

  • Le 5 mars 2025, AMD dévoile ses nouvelles cartes graphiques RX 9070 et 9070 XT. Ces deux modèles, issus de la gamme RX 9000 d’AMD, se distinguent par leur prix abordable et leurs performances prometteuses. Découvrez dès maintenant leur positionnement face à la concurrence dans le classement mis à jour.
  • Le 4 mars 2025, la GeForce RTX 5070 rejoint notre classement. Elle clôture la première vague des RTX 50 avec de la mémoire GDDR7, un cache L2 optimisé et des cœurs RT et Tensor conçus pour le DLSS 4. Vendue 649 €, elle promet des gains en 1440p et ray tracing, mais son rapport performances/prix reste discutable. Découvrez en détail ses performances dans notre test.

Mise à jour Février 2025

En février 2025, la seule nouveauté du segment semble être la GeForce RTX 5070 Ti 16G, lancée le 19/02/2025 dans sa version MSRP, suivie le 20/02/2025 par des modèles custom, dont la MSI GAMING TRIO OC PLUS que nous venons de tester. La RTX 5070 Ti 16G se situe à proximité trés proche de la RTX 4080 et la 7900 XTX !

Mise à jour : Janvier 2025

Les dernières évolutions incluent :

  • GeForce RTX 5080 : Lancée le 29/01/2025, elle se classe en troisième position avec seulement 10 % de performances en plus par rapport à la RTX 4080 Super en moyenne.
  • GeForce RTX 5090 : Nouvellement classée n°1, avec une avance notable de 25 % en 4K par rapport à la RTX 4090.
  • Intel ARC B580 et B570 : Premiers modèles de la série Battelmage, affichant des performances prometteuses dans le milieu de gamme.

Ces ajouts viennent enrichir notre guide pour refléter les dernières tendances et innovations du marché.

Mise à jour : Janvier 2024

Nous avons enrichi notre Classement des Cartes Graphiques 2025 avec l’ajout de deux modèles phares de de la série RTX 40 SUPER : la GeForce RTX 4080 SUPER 16 Go et la RTX 4070 Ti SUPER de 16 Go.


Classement des Cartes Graphiques 2026 : Performances Globale

Jetons un coup d’œil au classement des performances brutes relatives des 100 cartes graphiques NVIDIA GeForce, AMD Radeon et Intel Arc avec notre tableau comparateur de cartes graphiques.

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La GeForce RTX 4090, autrefois en première position, se retrouve désormais en deuxième place, cédant sa couronne à la toute nouvelle RTX 5090, qui affiche une avance de 25 % dans les jeux en 4K (l’écart étant plus réduit en 1440p et 1080p).

Ce classement confirme la domination incontestée de la Nvidia GeForce RTX 5090. La Radeon RX 7900 XTX affiche désormais un écart de 45 % avec la nouvelle reine, un écart qui ne devrait pas se réduire avec l’arrivée de l’architecture RDNA 4. Selon les rumeurs, la 9070 XT, porte-étendard de cette nouvelle génération, serait à peine supérieure à une 7900 XT. Nvidia conserve son avantage avec 5 cartes en tête, et 7 cartes dans le top 10. Tandis que la Radeon RX 7900 XTX occupe la 6eme position, retogardée de la 4eme depuis les sorties des RTX 50.

La nouvelle Radeon RX 9070 XT se classe juste derrière la 5070 Ti et devant la 7900 XT. Elle pourrait bien s’imposer comme la nouvelle référence des joueurs. De son côté, sa petite sœur occupe la 13ᵉ place surpassant la GeForce RTX 5070, mais restant légèrement en retrait face à la GeForce RTX 4070 Ti Super.

Plus bas dans le classement, la GeForce RTX 5060 Ti 16 Go se maintient en 31ᵉ position avec un indice de puissance de 46 %. Elle se démarque par une bonne stabilité en 1080p et 1440p, surtout avec le DLSS 4 activé.

Juste derrière, la Radeon RX 9060 XT 16 Go occupe la 33ᵉ place avec 42 %, à égalité avec la RTX 3070. Elle brille en rasterisation, mais reste un cran en dessous sur les titres exploitant massivement le ray tracing.

Enfin, la RTX 5060 8 Go, classée 39ᵉ avec 39 %, propose une solution efficace pour le 1080p avec DLSS. Toutefois, ses 8 Go de VRAM peuvent constituer une limite sur les jeux récents en 1440p natif. Elle vise clairement les joueurs à la recherche du meilleur rapport performances/prix avec les technologies NVIDIA.

Vous avez décidé d’opter pour une RTX 5080 ? Consultez notrecomparatif multicritères : Meilleure RTX 5080, notre comparatif 2026 pour choisir sans vous tromper.

Classement des Cartes Graphiques 2026 – Performances Gaming

FPS Moyen

Les graphiques suivants vous montrent le classement des cartes graphiques sur la base des résultats moyens en FPS sur 25 jeux du moment incluant des jeux FPS et jeux AAA, afin de vous donner une idée des performances à attendre d’une carte graphique donnée en termes de frames par seconde.

Les diagrammes à barres ci-dessous vous permet facilement d’estimer votre propre résultat moyen attendu dans les 3 résolutions, 1080p, 1440p, et 2160p en réglages Ultra. Ces résultats vous donnent une idée générale des performances à attendre d’une carte graphique donnée. Cependant, il est important de noter que les performances réelles peuvent varier en fonction des jeux, des paramètres graphiques et des conditions de test.

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FPS mimmum

Alors que le FPS moyen fournit une indication précieuse de l’expérience de jeu typique, le FPS mini révèle ce qui se passe dans les cas extrêmes, comme lors de batailles intenses ou d’autres situations exigeantes. Toutes les données présentées concernent les 1% de fréquences d’images les plus basses, également appelées 99e percentile.

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Les graphs offrent une comparaison approfondie des performances à différentes résolutions, allant de 1920×1080 à 3840×2160 (4K), permettant aux utilisateurs de comprendre quelles cartes graphiques offrent les meilleures performances globales et comment elles se comportent face à des tâches graphiques de plus en plus gourmandes.

Performances Ray Tracing

Le Ray Tracing, ou lancer de rayons, est une technique de rendu avancée qui simule le comportement réel de la lumière pour produire des effets visuels plus réalistes : ombres dynamiques, réflexions précises, caustiques et éclairages indirects. Mais cette qualité visuelle a un coût : le Ray Tracing est l’une des charges les plus lourdes pour une carte graphique, surtout en haute résolution.

C’est pourquoi il représente un excellent indicateur des capacités d’un GPU à encaisser des traitements graphiques complexes, et permet de différencier les architectures les plus optimisées.

Classement GPU 2026 avec Ray Tracing

Le classement ci-dessous présente les performances relatives en pourcentage à trois résolutions (1080p, 1440p, 4K), la moyenne tournant autour des RX 7800 XT et RX 9060 XT, qui servent ici de point de comparaison à 100 %.

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En tête du classement, la RTX 5090 survole les débats. À elle seule, elle délivre 333 % des performances de référence en 4K, laissant derrière la RTX 4090 (259 %) et la 5080 (217 %). Ces écarts confirment non seulement la montée en puissance de l’architecture Blackwell, mais aussi l’efficacité du DLSS 4 avec génération de trames, qui continue de faire la différence.

Côté AMD, la RX 9070 XT atteint 174 % en 4K, un score honorable mais encore loin de rivaliser avec les équivalents RTX. Même la RX 7900 XTX, malgré ses 24 Go de VRAM, reste sous la barre des 155 %. Le manque d’accélération dédiée et un FSR 3 encore moins mature que le DLSS laissent AMD à bonne distance.

Sur le milieu de gamme, les nouvelles venues apportent un éclairage intéressant :

  • La RTX 5060 Ti 16 Go affiche 105 % en 4K et reste stable en 1440p comme en 1080p. C’est un bon point d’entrée pour le Ray Tracing léger, à condition d’activer le DLSS.
  • La RTX 5060 Ti 8 Go est plus contrastée : 59 % en 4K, mais un solide 88 % en 1080p. Elle se défend bien pour les jeux actuels à basse résolution, mais montre vite ses limites en 1440p.
  • La RTX 5060 8 Go atteint 52 % en 4K, ce qui la réserve à un usage très modéré du Ray Tracing, ou à des jeux optimisés avec upscaling. En 1080p, elle monte à 76 %, ce qui reste jouable avec DLSS.
  • La RX 9060 XT 16 Go se stabilise autour de 99-100 % sur les trois définitions. Si elle ne brille pas, elle reste constante, mais n’apporte aucun gain réel face à la génération précédente. Son efficacité en Ray Tracing reste bridée sans FSR activé.

En bas de tableau, les modèles comme la RX 7600, la RTX 4060 ou l’Arc A770 affichent des scores insuffisants en 4K, voire même en 1440p. Sur ces cartes, le Ray Tracing reste un compromis — ou un luxe réservé à des jeux bien optimisés avec des préréglages réduits.

Lire aussi : RX 9060 XT vs RTX 5060 Ti : duel milieu de gamme AMD RDNA 4 contre NVIDIA Blackwell

RX 9060 XT vs RTX 5060 Ti

DLSS et upscaling : la solution miracle ?

Face à l’impact performance du ray tracing, les constructeurs ont développé des technologies d’upscaling IA :

  • DLSS (NVIDIA) : calcule en résolution réduite puis reconstruit l’image
  • FSR (AMD) : alternative open-source moins performante mais compatible
  • XeSS (Intel) : solution hybride prometteuse

Ces technologies permettent de récupérer 30 à 60% de performances perdues avec le ray tracing activé.



Classement des Cartes Graphiques 2026 : Performances en Intelligence Artificielle AI

L’intelligence artificielle s’impose comme un critère central dans l’évaluation des cartes graphiques en 2026. Alors que les processeurs centraux (CPU) trouvent leurs limites face aux charges massivement parallèles, les GPU, avec leurs milliers de cœurs et leurs unités spécialisées (Tensor Cores, XMX, etc.), permettent d’accélérer considérablement l’inférence et l’entraînement de modèles IA comme Stable Diffusion ou les LLM légers.

Classement des Cartes Graphiques 2025 Performances en Intelligence Artificielle 11zon

Ce classement met en avant les performances des cartes graphiques pour l’IA, essentiel pour les utilisateurs cherchant à optimiser leurs systèmes pour le développement et l’exécution de solutions intelligentes.

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Nvidia reste leader incontesté sur ce terrain. Sa nouvelle RTX 5090 domine les benchmarks IA, devant la 4090 et la 5080. Les RTX 50 sont désormais compatibles avec les principaux frameworks IA (PyTorch 2.2+, xformers, torch.compile), et offrent une prise en charge optimisée des modèles comme SDXL.

AMD, avec ses RX 9000, progresse peu dans ce domaine. Les performances restent en retrait en raison de l’absence d’accélération IA native (pas d’équivalent aux Tensor Cores), et d’un support limité sur PyTorch ou les outils comme Automatic1111.

Classement des Cartes Graphiques 2025 Performances en Intelligence Artificielle AI 11zon

Intel, avec ses Arc B580/B570, propose des performances modestes mais honorables, surtout en entrée de gamme, grâce au support natif du FP16, d’AV1 et de DirectML. Le constructeur reste un outsider à surveiller.


Classement des Cartes Graphiques 2025 : Performances en rendu 3D

En 2026, le choix d’une carte graphique est crucial pour le rendu 3D, notamment en modélisation, animation et effets visuels. Notre classement évalue les cartes selon leurs performances avec des logiciels professionnels comme 3ds Max, Blender et Cinema 4D. Blender, outil open source créé en 1994 et soutenu depuis 2019 par Epic Games, Ubisoft et NVIDIA, s’est imposé dans l’industrie.

Classement des Cartes Graphiques 2025 Performances rendu 3D 11zon

Nvidia domine le secteur grâce à l’optimisation de ses GPU pour des tâches comme le ray tracing, laissant AMD en retrait.

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Ce classement basé sur Blender confirme la domination écrasante de Nvidia dans le rendu 3D. La toute nouvelle RTX 5090 s’impose comme la référence absolue, avec 30 % d’avance sur la RTX 4090, et près de 40 % de mieux que la RTX 4080 SUPER. Elle illustre parfaitement les gains offerts par l’architecture Blackwell sur les workloads accélérés par CUDA et OptiX.

Les modèles RTX 4080 SUPER (92 %) et RTX 4070 Ti SUPER (73 %) suivent à distance respectable. Ils démontrent les optimisations continues de la génération Ada Lovelace, même avec une VRAM moindre que les modèles ultra haut de gamme.

Face à cela, l’AMD RX 7900 XTX, pourtant dotée de 24 Go de mémoire comme la 4090, n’atteint que 27 % des performances de la 5090. Une preuve que la quantité de VRAM ne suffit pas : l’optimisation logicielle, l’architecture GPU et la compatibilité avec Blender (OptiX, CUDA) restent déterminants. AMD reste présent, mais très loin derrière sur ces charges spécifiques.

Les cartes en dessous de 40 % (comme la RTX 4060 Ti ou la RX 7900 XT) deviennent vite limitées pour des scènes lourdes, surtout en cycles rendering. Elles conviendront pour des projets plus modestes ou avec des optimisations fortes (viewport, Eevee, etc.), mais ne sont pas idéales pour les workloads professionnels.


Classement des Cartes Graphiques 2026 : Efficacité Energétique

L’efficacité énergétique est devenue un critère incontournable pour évaluer les cartes graphiques, à une époque où la performance brute ne suffit plus : il faut aussi consommer moins. Le Classement 2026 met en lumière cet équilibre entre puissance et consommation, basé sur un test exigeant : Cyberpunk 2077, l’un des jeux les plus gourmands du moment.

En effet, si les performances font briller certaines cartes, il est intéressant de croiser ces chiffres avec l’efficacité énergétique. À ce jeu-là, la RTX 5080 16 Go s’impose comme la plus efficiente avec un indice de 121 %, combinant des performances élevées et une consommation bien maîtrisée.

Autre bonne surprise : la RX 9070 16 Go, qui atteint 114 % d’efficacité énergétique, prouvant qu’AMD a fait des progrès sur ce terrain, même si les performances brutes restent derrière.

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La RTX 5070 Ti confirme sa place de choix dans le milieu de gamme : 110 % d’efficacité et près de 190 % de performance en Ray Tracing 4K. Un excellent compromis pour ceux qui veulent puissance et rendement.

En revanche, les modèles comme la RTX 3090 Ti (53 %) ou Arc A770 (54 %) montrent un rendement énergétique nettement en retrait. Même la RTX 5090, aussi puissante soit-elle, n’affiche “que” 95 % d’efficacité, preuve que le très haut de gamme continue d’exiger des compromis côté consommation.

Pour les joueurs attentifs à la facture énergétique ou aux températures en boîtier compact, ces écarts peuvent faire toute la différence — surtout sur le long terme.

Evolution des Performances de Cartes graphique sur 10 ans

Les cartes graphiques ont fait un bond spectaculaire ces dix dernières années, avec des hausses de performances qui profitent autant aux joueurs qu’aux créateurs de contenu.

Pour mieux visualiser cette progression, découvrez notre graphique interactif qui retrace l’évolution des GPU phares de Nvidia et AMD depuis 2014. D’un coup d’œil, il permet de suivre année après année les gains de puissance, génération après génération.

Survolez le graphique avec votre souris pour afficher les chiffres

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L’évolution des performances de Nvidia et AMD de 2014 à 2026 met en lumière une croissance continue pour les deux marques, avec une avance constante pour Nvidia. Le constructeur a conservé un avantage net depuis 2014, mais c’est en 2020 que l’écart s’est le plus creusé, avec une progression marquée des performances, notamment grâce aux RTX 30.

En 2022, la RTX 4090 a établi une nouvelle référence avec une performance brute fixée à 100 %. Cette position a été conservée jusqu’en 2026, où la toute nouvelle RTX 5090 a pris le relais, avec un gain d’environ 25 %, marquant une nouvelle étape dans la domination de Nvidia.

AMD, de son côté, a atteint un sommet avec la RX 7900 XTX, estimée à environ 80 % de la performance de la RTX 4090. L’arrivée de la RX 9070 XT (RDNA 4) en 2026 ne change pas radicalement l’équilibre, la carte se plaçant entre la RTX 5070 Ti et la 7900 XT, confirmant que l’écart reste significatif sur le haut de gamme.

Cependant, AMD continue de se démarquer sur d’autres aspects. Sa stratégie de support logiciel prolongé permet d’améliorer les performances de ses cartes au fil du temps, prolongeant leur pertinence. En parallèle, ses prix souvent plus accessibles offrent un rapport qualité/prix attractif, notamment sur le milieu de gamme.

En résumé, Nvidia domine toujours le segment des performances pures avec ses GPU les plus récents, tandis qu’AMD consolide sa position grâce à une approche durable et économique, appréciée par les utilisateurs soucieux de rentabilité.

Et pendant que les deux géants poursuivent leur duel génération après génération, Intel continue d’avancer lentement mais sûrement, peaufinant ses Arc pour séduire les joueurs avec des cartes souvent compétitives sur le segment entrée/milieu de gamme. Encore loin des sommets en termes de puissance brute, Intel pourrait bien jouer un rôle plus important à l’avenir… si ses pilotes suivent.

Conseils pour choisir sa carte graphique

Comment choisir sa carte graphique : Nvidia Geforce ou AMD Radeon ?

La carte graphique est un composant essentiel de tout PC, qu’il soit destiné aux jeux, à la création de contenu ou à d’autres applications graphiques. Pour choisir la carte graphique qui vous convient, il est important de tenir compte de plusieurs facteurs, notamment :

classement cartes graphiques 2025 01 11zon
  • L’usage que vous en ferez : si vous êtes un joueur, vous aurez besoin d’une carte puissante capable de faire tourner les jeux les plus récents à des framerates élevés. Si vous êtes un créateur de contenu, vous aurez besoin d’une carte qui offre de bonnes performances dans les applications de montage vidéo, de rendu 3D ou de graphismes 3D.
  • La résolution de votre écran : plus la résolution de votre écran est élevée, plus la carte graphique devra être puissante pour afficher des images nettes et fluides.
  • Les performances souhaitées : si vous souhaitez jouer à des jeux à 60 images par seconde, une carte graphique de milieu de gamme suffira. Si vous souhaitez jouer à des jeux à 144 images par seconde ou plus, vous aurez besoin d’une carte haut de gamme.
  • Le budget : les cartes graphiques haut de gamme peuvent être très coûteuses. Il est important de fixer un budget avant de commencer vos recherches.
  • La consommation électrique : les cartes graphiques récentes sont très énergivores. Il est important de vérifier la consommation électrique de la carte que vous souhaitez acheter pour vous assurer qu’elle est compatible avec votre alimentation.
  • Comparez les performances des différentes cartes graphiques avant de faire votre choix lisez notre comparatif, qui est là pour vous aider à faire votre choix.
  • Tenez compte de l’avenir : si vous souhaitez jouer aux jeux les plus récents pendant plusieurs années, il est préférable d’investir dans une carte graphique haut de gamme pour une meilleure durabilité.
  • N’oubliez pas les autres composants : pour tirer le meilleur parti de votre carte graphique, vous aurez également besoin d’un processeur adapté et d’une quantité suffisante de mémoire vive.

En respectant ces points clés et en vous aidant de notre Classement des Cartes Graphiques 2026, vous trouverez la perle rare répondant parfaitement à votre besoin et votre budget.

Votre avis compte pour nous ! Si vous avez des questions, des suggestions, ou souhaitez partager votre expérience avec les cartes graphiques, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous. Nous apprécions vos retours et sommes impatients de lire vos impressions et discussions sur le sujet. Participez à la conversation !

De plus, nous vous invitons à consulter nos tests complets de cartes graphiques sur notre site. Suivez ce lien pour accéder directement à nos revues et bénéficier d’un aperçu complet des GPU testés.

Sources :

Retrouvez tous nos tutoriels ici


FAQ

Comment sont classées les cartes graphiques dans notre Classement?

Les cartes graphiques sont classées en fonction de leurs performances globales, de leurs performances en jeu, de leurs performances en intelligence artificielle (IA) et de leurs performances en rendu 3D.

Quelle est la carte graphique la mieux classée en 2026 ?

En 2026, la carte graphique la mieux classée dans le Classement des Cartes Graphiques est la GeForce RTX 5090 de Nvidia, qui occupe la première place en termes de performances globales. Elle est suivie par d’autres cartes haut de gamme, telles que les GeForce RTX 4090, RX 7900 XTX d’AMD et RTX 4080 Super.

Pourquoi est-il important de connaître le FPS minimum des cartes graphiques ?

Le FPS minimum, ou le 99e percentile, est important car il donne une indication de ce qui se passe dans les situations les plus exigeantes, comme lors de batailles intenses dans les jeux ou d’autres tâches graphiques complexes. Cela permet aux utilisateurs de s’assurer que leur carte graphique peut gérer ces situations sans problème.

Comment puis-je choisir la carte graphique qui me convient le mieux ?

Pour choisir la carte graphique qui vous convient le mieux, vous devez tenir compte de plusieurs facteurs, notamment l’usage que vous en ferez, la résolution de votre écran, les performances souhaitées, votre budget et la consommation électrique. Consultez notre Classement des Cartes Graphiques 2026 pour vous aider à prendre une décision éclairée en fonction de vos besoins et de votre budget.


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DLSS Enabler débloque la Multi Frame Generation et FSR4 sur les Radeon RX 7000

Des moddeurs font sauter le verrou sur Radeon RX 7000 avec de la Multi Frame Generation jusqu’en 4x. Conséquence immédiate : FSR4 et génération multi-images cohabitent, sans support officiel AMD.

DLSS Enabler pousse la génération multi-images au-delà des limites officielles

Alors qu’Intel n’active la multi-frame generation que sur ses iGPU Arc B-Series et que NVIDIA la réserve à la série RTX 50, le terrain reste fermé aux autres cartes grand public. Les RTX 20/30 n’ont pas de DLSS Frame Generation et doivent passer par FSR FG ou des outils tiers comme Lossless Scaling. Sur RTX 40, la génération de trames reste limitée à du 2x.

Capture texte DLSS Enabler sur fond noir avec fonctionnalités listées

DLSS Enabler s’inscrit dans cette brèche : le projet « simule » DLSS Upscaler et DLSS-G Frame Generation dans tout jeu DirectX 12 supportant nativement DLSS2/DLSS3. La branche 3.x cible l’upscaling et la FG standard, tandis que la tech preview 4.x ajoute la Multi Frame Generation et une Adaptive Frame Generation.

FSR4 et Multi Frame Gen sur Radeon RX 7900 XTX via OptiScaler

Dans une nouvelle démonstration, Ancient Gameplays fait tourner de la Multi Frame Generation 3x et 4x au-dessus de FSR 3.1 Frame Generation, avec une logique supplémentaire pour limiter les artefacts d’interpolation avant la génération. Le tout transite par OptiScaler, ce qui permet de combiner FSR4 et multi-frame sur des Radeon RX 7900, y compris RX 7900 XTX.

Capture d’écran d’un jeu vidéo avec interface de test et personnage à droite

L’installation n’est pas en un clic : téléchargement de DLSS Enabler 3.02 sur Nexus Mods, puis copie des fichiers de la tech preview 4.0.0.4 dans le dossier du jeu. Pour Cyberpunk 2077, la recommandation est d’installer le module en winmm.dll plutôt qu’en version.dll, puis de renommer la DLL de la tech preview en conséquence. Plusieurs lancements peuvent être nécessaires.

Les résultats varient selon les jeux et restent expérimentaux. Sur Cyberpunk 2077, les artefacts sont visibles, et le 3x peut dégrader la perception en mouvement. Le comportement est comparable à d’autres outils tiers : gains en images par seconde contre une dette visuelle non négligeable. AMD ne livrerait pas une telle feature en l’état, mais certains joueurs privilégieront le framerate.

Jeu vidéo en ville avec gratte-ciel éclairé en arrière-plan et paramètres affichés

Dernier point critique : à proscrire en ligne. La modification des fichiers peut déclencher des anti-cheat et conduire à un bannissement instantané. À réserver aux jeux solo, ou aux titres sans anti-cheat.

Scène de rue jeu vidéo avec voiture de police, interface de test sur la droite

Ce contournement met une pression implicite sur AMD : la preuve de concept existe déjà, jusqu’en 4x, et fonctionne avec FSR4 via un pipeline DX12. Un support officiel impliquerait toutefois un contrôle qualité strict pour contenir les artefacts, une intégration driver, et un cadre clair côté studios pour la compatibilité.

Source : VideoCardz

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Meta parie sur des médias IA interactifs pour Facebook et Instagram

Mark Zuckerberg a profité de la conférence aux analystes de Meta pour marteler une conviction: l’IA va redéfinir les réseaux sociaux. Après la transition texte → photo → vidéo, le patron de Meta voit poindre une nouvelle forme de médias, plus immersive, rendue possible par des modèles capables d’interpréter le contexte, de comprendre l’utilisateur et de générer des contenus personnalisés.

« Les applis Meta accueilleront les utilisateurs avec des IA qui comprennent leurs préférences et proposent des contenus qu’ils veulent, tout en générant des créations personnalisées de haut niveau », a-t-il résumé. La recommandation algorithmique restera, mais s’effacera derrière des agents créatifs et interactifs. Meta teste déjà le terrain avec un flux « Vibes » dédié à des vidéos courtes générées par IA.

Vers des médias génératifs et interactifs

Zuckerberg projette des formats où une simple invite permet de créer un monde, un mini-jeu ou une scène vidéo à partager avec ses amis. L’idée centrale: faire de la création un geste conversationnel, et de la vidéo un support interactif, modifiable à la volée. Les bibliothèques de contenus ne seraient plus seulement indexées et recommandées, mais remaniées en permanence par des modèles génératifs.

Ce cap prolonge une vision esquissée l’an dernier: l’IA comme moteur de remix à grande échelle, avec des catalogues colossaux que les utilisateurs et les créateurs peuvent reconfigurer. Pour Meta, cela suppose des modèles plus robustes, un outillage de sûreté renforcé et une intégration soignée dans Facebook, Instagram et WhatsApp, afin de conserver la traction sans diluer l’identité des plateformes.

Traction financière et calendrier

Le discours intervient sur fond d’accélération financière: au quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2025, Meta a réalisé 59,89 milliards de dollars de revenus, en hausse de 24 % sur un an, pour un BPA à 8,88 dollars, au-dessus du consensus à 8,21 dollars. Ces performances donnent de l’air pour financer l’empilement d’infrastructures nécessaires aux modèles génératifs et aux nouveaux flux d’expériences.

Si la promesse est claire, l’exécution posera des questions concrètes: contrôle des dérives génératives, droits d’auteur, échelle d’inférence temps réel, et lisibilité pour des utilisateurs déjà saturés par la vidéo courte. Le levier compétitif tient à la distribution: si Meta ancre des outils réellement utiles dans ses apps, la masse critique fera le reste. À l’inverse, un basculement trop brusque vers des fils « synthétiques » risquerait l’effet rejet.

Source : ITHome

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[Test] CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF : la SABRE passe au carbone, toujours à 8 000 Hz

Avec la Sabre V2 Pro Wireless CF, CORSAIR fait évoluer sa souris FPS emblématique vers un positionnement encore plus haut de gamme. Présentée récemment lors du CES 2026, cette déclinaison CF se distingue par l’adoption d’un châssis en fibre de carbone, une première dans la gamme Sabre, pensée pour conjuguer rigidité structurelle, légèreté et sensations premium en main.

D’un point de vue technique, cette version CF conserve l’ADN orienté performance de la Sabre V2 Pro Wireless tout en cherchant à affiner l’expérience globale. On retrouve donc un capteur optique maison, le MARKSMAN S, aperçu dans le test de la Corsair Sabre V2 Pro Ultralight Wireless, une connectivité sans fil à faible latence en 2,4 GHz complétée par le Bluetooth, ainsi qu’un polling rate élevé à 8000 Hz (aussi bien en filaire qu’en sans-fil), destiné aux usages compétitifs. L’ensemble vise une réponse immédiate, sans compromis sur la stabilité ou la précision du suivi.

Le recours à la fibre de carbone ne relève pas ici du simple argument esthétique. CORSAIR met en avant un matériau composite plus rigide que les plastiques traditionnels, permettant de limiter les déformations du châssis tout en maintenant un poids contenu. Cette approche vise à améliorer la sensation de solidité perçue, mais aussi la constance des clics et la maîtrise de la souris lors des mouvements rapides, un point clé pour les joueurs FPS.

Affichée à 179,99 euros, la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF se positionne clairement sur le segment premium des souris sans fil légères orientées performance. Un tarif qui la place face à des références bien établies du marché, et qui implique des attentes élevées en matière de finition, de confort et de comportement en jeu. Reste à vérifier si cette montée en gamme par le matériau s’accompagne d’un gain tangible à l’usage.

Emballage de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF

L’emballage de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF adopte un code visuel désormais bien installé. Nous avons le contraste marqué entre le jaune caractéristique de la marque et une base noire plus technique. La face avant de l’emballage met immédiatement en avant la déclinaison Wireless CF de la SABRE V2 Pro, clairement différenciée des versions précédentes avec une vue de dessus de la souris laissant apparaître le motif de la fibre de carbone sur la coque supérieure.

Plusieurs pictogrammes synthétisent les caractéristiques clés du modèle. Nous voyons le poids annoncé à 55 g, la prise en charge d’un polling rate jusqu’à 8 000 Hz, ainsi que la double connectivité sans fil, incluant le Bluetooth. La mention « Carbon Fiber Gaming Mouse » présente dans le bas de l’emballage souligne l’argument principal de cette version CF au premier contact visuel.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF emballage face avant

La face arrière de l’emballage se concentre sur les éléments techniques essentiels de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF sous forme de pictogrammes et de descriptifs en 9 langues. CORSAIR met en avant la structure monobloc en fibre de carbone associée à un poids de 55 g (« robuste et légère à la fois »), et le polling rate pouvant atteindre 8 000 Hz, en filaire comme en sans-fil. Nous avons aussi la mention du capteur optique CORSAIR MARKSMAN S avec une résolution native annoncée à 33 000 DPI, et une autonomie pouvant atteindre jusqu’à environ 100 heures en sans fil avec un polling rate à 1000 Hz.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF emballage face arrière

Sur un des grands côtés, CORSAIR nous présente sa souris de profil. La partie inférieure détaille le contenu de la boîte à l’aide de pictogrammes et d’une liste concise : souris, récepteur sans fil 8 kHz, câble USB Type-C vers Type-A, bandes de grip et patins de rechange.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF emballage côté

Enfin, un des petits côtés nous présente la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF de dessus. L’image nous permet d’identifier immédiatement la version CF avec le motif de la fibre de carbone restant visible malgré le format réduit. Les principaux arguments techniques sont rappelés de manière synthétique à l’aide de pictogrammes : châssis monocoque en fibre de carbone de 55 g, polling rate sans fil jusqu’à 8 000 Hz, capteur 33 000 DPI, et présence de bandes de grip et de patins supplémentaires.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF emballage grand côté

Unboxing de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF

À l’intérieur du carton accueillant la souris, CORSAIR intègre un QR code renvoyant directement vers le manuel utilisateur en ligne. Un logo CORSAIR WEB HUB rappelle la compatibilité de la SABRE V2 Pro Wireless CF avec l’outil en ligne permettant le paramétrage immédiat du produit sans passer par l’installation d’un logiciel.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF QRcode manuel

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est livrée avec une pochette de transport rigide qui n’est pas sans nous rappeler celle du clavier CORSAIR MAKR 75. Elle est recouverte d’un textile gris foncé et siglée du logo de la marque. La fermeture zippée et la structure semi-rigide devraient assurer une bonne protection de la souris lors des déplacements ou du rangement.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF malette

L’intérieur de la pochette est compartimenté pour accueillir la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF, le dongle et le câble USB. Chaque élément dispose d’un emplacement dédié, limitant les déplacements lors du transport et assurant un maintien correct de l’ensemble.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF souris malette

CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF : contenu de la boîte

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF et sa pochette sont accompagnées d’accessoires conformes au positionnement haut de gamme de la souris. Nous avons des bandes de grip adhésives, des patins de rechange, une lingette alcoolisée pour la préparation des surfaces avant la pose, ainsi qu’un livret de sécurité et de conformité.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF accessoires

Spécifications de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF

CapteurCorsair MARKSMAN S (optique)
Résolution100 à 33 000 DPI (paliers de 50 DPI)
Vitesse de suiviJusqu’à 750 IPS
Accélération max50 G
Polling rate1 000 / 2 000 / 4 000 / 8 000 Hz
Latence minimale0,125 ms (à 8 000 Hz)
AutonomieJusqu’à 120 h (2,4 GHz à 1 000 Hz) • ~16 h (8 000 Hz)
BatterieLi-ion polymère rechargeable 300 mAh
Connectivité2,4 GHz (Wireless v1.5) • USB-C filaire
Boutons6 (4 programmables)
Mémoire interne1 profil embarqué
PatinsUPE • jeu de rechange fourni
Dimensions122,9(L) mm x 64,1(W) mm x 38,8(H) mm
Poids55 g (sans câble ni accessoires)
ÉclairageAucun
ColorisNoir Fibre de Carbone
Garantie2 ans
Prix annoncé179,99 € (Europe)

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF en détail

Une souris symétrique pour droitier

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF adopte un format symétrique. Les lignes sont sobres et équilibrées, adaptées à une prise en main polyvalente. Les boutons latéraux sont positionnés sur le flanc gauche, ce qui réserve l’usage complet aux droitiers. Les dimensions de 122,9 mm x 64,1 mm x 38,8 mm restent contenues et conviendront principalement aux mains moyennes à grandes. Le poids annoncé de 55 grammes place clairement cette version CF parmi les souris sans fil légères orientées performance.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF vue dessus gauche
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF vue dessus droit

La particularité de cette version repose sur l’utilisation d’un châssis en fibre de carbone, visible sur l’ensemble de la coque supérieure. Selon CORSAIR : « Ce matériau prodige affiche un rapport poids/puissance exceptionnel, offrant à votre souris une robustesse incroyable sans pour autant l’alourdir. » Le motif tressé lui donne une identité visuelle immédiatement reconnaissable à la manière de la ASUS ROG Harpe Ace Extreme.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF vue latérale

Un design équilibré

Les vues frontale et arrière mettent en évidence la symétrie complète de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF. La coque est équilibrée de part et d’autre de l’axe central, sans asymétrie marquée par un renflement arrière ou latéral. Les boutons principaux sont à la même hauteur et l’arrière est surélevé pour limiter les frottements de la coque et maintenir une glisse régulière. Nous voyons également le port USB-C positionné à l’avant, centré et facilement accessible. Il permet la recharge de la souris ou son utilisation en mode filaire pour un usage prolongé sans contrainte.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF vue avant
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF vue arrière

Des boutons principaux légèrement concaves

Les boutons principaux de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF s’intègrent directement à la coque en fibre de carbone, avec une séparation nette entre clic gauche et clic droit en arrière de la molette. La surface présente le même motif tressé que le reste de la coque supérieure. Les ajustements sont propres, sans jeu apparent, et l’alignement reste régulier sur toute la longueur des boutons. Leur forme légèrement concave est conçue pour accueillir naturellement le bout des doigts, permettant un positionnement stable lors des sessions de jeu (ou de travail) prolongées.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF bouton principal droit
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF bouton principal gauche

Vue de dessus, la séparation des boutons de reste de la coque est bien marquée. Les deux boutons sont bien isolés, mais le motif en fibre de carbone assure tout de même une continuité visuelle.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF vue boutons principaux dessus

Une molette caoutchoutée et crantée

La molette de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est crantée et entourée d’une bande en caoutchouc pour une meilleure accroche du doigt. Cette surface antidérapante permet un défilement précis, même lors de mouvements rapides ou avec des doigts humides. Son intérieur jaune crée un contraste visuel avec la coque en fibre de carbone et permet de la repérer rapidement. Évidée, elle participe à la réduction du poids global de la souris. Placée entre les deux boutons principaux, elle s’intègre naturellement à l’ensemble.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF molette

Une souris discrète

Le logo CORSAIR est placé à l’arrière de la coque, directement sur la surface en fibre de carbone. De couleur claire, il reste bien visible sans être trop voyant et s’intègre naturellement au design général de la souris. Il ne s’agit pas d’un logo rétroéclairé, un choix logique vu l’orientation sobre et légère de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF logo

Sur le côté gauche, on retrouve le double slash « // » devenu caractéristique de l’identité visuelle CORSAIR, ici accompagné de l’inscription SABRE. Discrets, ces éléments n’alourdissent pas le design général de la souris. Ils sont accompagnés d’une série de petits motifs répétés en forme de Y également repérables sur de nombreux produits de la marque.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF nom

Des boutons latéraux bien placés

Enfin, pour finir le tour complet de la coque de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF, nous retrouvons les boutons latéraux positionnés sur le côté gauche dans une zone facilement accessible au pouce. Ils présentent une surface mate et texturée pour une bonne accroche et un appui précis.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF boutons latéraux

En dessous de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF

Le dessous de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF adopte une disposition classique. Le capteur est positionné au centre, entouré de larges patins en PTFE placés à l’avant et à l’arrière, couvrant une bonne surface de contact pour assurer une glisse régulière.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF dessous

Nous avons également des boutons habituels : un bouton dédié au réglage des DPI et un sélecteur qui permet de basculer entre les différents modes de connexion (sans fil 2,4 GHz et Bluetooth). Tout est facilement accessible, tout en restant discret une fois la souris en main. Une étiquette rassemble des informations techniques.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF capteur bouton

Les accessoires

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est livrée avec un ensemble d’accessoires pensés pour la personnalisation et l’entretien. Nous avons plusieurs bandes de grip prédécoupées. Elles seront à positionner sur les côtés et sur les boutons principaux afin d’améliorer l’accroche selon les préférences de l’utilisateur. Leur texture marquée vise à améliorer la prise en main, notamment lors des mouvements rapides. Le bundle comprend également des patins de rechange et une lingette alcoolisée prévue pour nettoyer la surface avant la pose des grips.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF patins grip

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est livrée avec un dongle muni d’un clip arrière permettant un positionnement sécurisé sur le bord d’un tapis de souris, par exemple. Il est à brancher au câble USB-A vers USB-C gainé de 1,8 m fourni (recharge et utilisation en mode filaire). Placer le récepteur plus près de la souris permet de minimiser les interférences, de réduire le délai d’entrée et d’assurer une réactivité constante, surtout lors de l’utilisation de taux de rafraîchissement élevés.

Pour des performances avancées, il peut ainsi être réglé à 8 000 Hz via le CORSAIR Web Hub, offrant une latence ultra-faible avec des mises à jour d’entrée toutes les 0,125 millisecondes. Le câble est malheureusement plutôt rigide et pourra gêner certains utilisateurs au déplacement de la souris.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF connexion

CORSAIR WEB HUB : personnalisation sans logiciel

Comme pour la CORSAIR SABRE V2 Pro Ultralight Wireless que nous avions testée, la version CF pourra être paramétrée grâce au CORSAIR WEB HUB. Cet outil en ligne permet de se passer de l’installation de CORSAIR iCUE et ainsi de personnaliser sa souris directement depuis un navigateur.

Notre CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF est reconnue immédiatement. La fenêtre principale intègre un menu de gestion de profils (4 en tout), de choix de langage et de paramétrage (taux de polling rate de 1000 Hz à 8000 Hz, mise en veille, levée, prédiction et contrôle d’ondulation).

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF CORSAIR HUB accueil langues
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF CORSAIR HUB accueil paramètres
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF CORSAIR HUB accueil profils

Trois menus principaux sont également présents :

  • Affectation des touches : permet d’attribuer des fonctions aux différents boutons de la souris (raccourcis, touches, fonctions médias…),
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF CORSAIR HUB affectation touches
  • DPI : ajustement des DPI sur cinq niveaux par incréments de 50. À chaque niveau correspond une couleur que l’on retrouvera sur un indicateur LED présent sur le dessus de la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF,
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF CORSAIR HUB DPI
  • Gestionnaire de macros : permet d’enregistrer et d’éditer des séquences d’actions.
CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF CORSAIR HUB macros

Tapis CORSAIR MM Pro Control

Notre CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF a été annoncée au CES cette année en même temps que le dernier tapis de souris de la marque, le CORSAIR MM Pro Control. Ce tapis est optimisé pour l’esport et doté d’une surface conçue pour un suivi précis du capteur. Annoncé à 26,99 euros en format moyen et 54,99 euros en grand, il est disponible en noir ou en gris.

Sur les premiers côtés de l’emballage, CORSAIR met clairement en avant le positionnement du MM Pro Control : un tapis en tissu orienté contrôle, pensé pour un usage e-sport. Le packaging reprend le code couleur jaune et noir de la marque, avec une présentation verticale qui précise immédiatement la taille Medium (320 × 300 mm) et l’épaisseur de 4 mm. Les pictogrammes insistent sur les points clés annoncés : surface optimisée pour la précision, base en caoutchouc antidérapante et bords cousus. Une fenêtre laisse entrevoir la texture du tissu, donnant un premier aperçu concret du produit avant ouverture.

CORSAIR MM Pro Control côté 1
CORSAIR MM Pro Control côté 2

Sur les deux autres côtés, CORSAIR complète les informations. Le nom MM Pro Control est repris en grand, accompagné des principaux arguments déjà évoqués : surface en tissu orientée contrôle, base antidérapante en PU et bords cousus. Une vue du tapis permet de se faire une idée de son format et de sa finition, tandis que l’autre face, plus sobre, regroupe les mentions légales, les informations multilingues et les références du produit.

CORSAIR MM Pro Control côté 4
CORSAIR MM Pro Control côté 3

À l’ouverture, le MM Pro Control apparaît simplement roulé dans son emballage, sans film plastique ni housse de protection supplémentaire.

CORSAIR MM Pro Control déballage

Selon CORSAIR, « Conçu pour les performances e-sport, le tapis MM PRO Control dispose d’une surface en tissu spécialisée conçue pour un contrôle professionnel, permettant un suivi précis du capteur et des mouvements prévisibles de la souris. Sa texture uniforme et homogène donne aux joueurs compétitifs la confiance nécessaire pour effectuer facilement des micro-corrections ». Au toucher, le revêtement est finement texturé avec un toucher doux et lisse. Les bords sont cousus de manière régulière, avec des coutures discrètes inclinées et anti-effilochage spécialement conçues pour ne pas gêner l’utilisateur.

CORSAIR MM Pro Control dessus
CORSAIR MM Pro Control coutures dessus

Une petite languette en tissu CORSAIR est discrètement cousue sur la tranche, tandis que le logo de la marque est apposé dans un coin, sans chercher à attirer l’attention. L’ensemble reste volontairement minimaliste et purement orienté usage.

CORSAIR MM Pro Control étiquette dessus
CORSAIR MM Pro Control logo dessus

Le dessous du tapis repose sur une base en polyuréthane de 4 mm qui assure une bonne adhérence au bureau. Une fois en place, le MM Pro Control ne bouge pas, même lors de mouvements rapides ou appuyés. Son épaisseur apporte également un léger confort supplémentaire, permettant au poignet et à la main de rester posés naturellement lors des longues sessions, sans nuire à la précision des déplacements.

CORSAIR MM Pro Control couture dessous
CORSAIR MM Pro Control dessous

Enfin, dernier point important, le MM PRO Control est lavable à la main. La surface reste ainsi propre plus longtemps, limitant l’accumulation de poussière souvent rencontrée sur les tapis en tissu. Cela permet de conserver un suivi du capteur plus régulier et précis.

La CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF en pratique

À l’usage, la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF se montre immédiatement facile à prendre en main. Pour rappel, la souris mesure 122,9 mm x 64,1mm x 38,8 mm et profite d’un format symétrique sans renflement arrière ni latéral. La sensation en main est plutôt neutre, la souris n’impose pas de position particulière, et conviendra donc à différents styles de prise en main, notamment claw et fingertip.

Le poids contenu de 55 g se fait clairement sentir dès les premières minutes : la souris se déplace facilement, avec un bon équilibre général et sans donner l’impression d’un avant ou d’un arrière plus lourd.

CORSAIR MM Pro Control et souris

Les switches des boutons principaux ne sont pas identifiés par la marque, nous supposons que ce sont les mêmes qui équipent toute la série SABRE V2 Pro. Leurs clics sont nets et réguliers, avec une course courte, nette et une résistance mesurée pour éviter les clics accidentels. Leur légère concavité aide à positionner naturellement les doigts lors des sessions prolongées, mais aurait mérité d’être un peu plus prononcée.

Les boutons latéraux, placés sur le flanc gauche, sont facilement accessibles. Cependant, ils sont peu proéminents et nécessiteront donc un temps d’adaptation. Leur relief discret les rend moins faciles à distinguer du reste de la coque, en particulier pour la partie supérieure, quasiment au même niveau que la coque. La molette, recouverte d’une bande en caoutchouc, offre une rotation fluide, mais des crans peu marqués. Ce fonctionnement lisse conviendra à certains usages, mais pourra en revanche gêner les utilisateurs qui recherchent un défilement plus fermement cranté, notamment en navigation ou pour le changement d’armes en jeu.

CORSAIR MM Pro Control et souris 1

Pour ce qui est de la fibre de carbone, principal élément distinctif de cette version CF, son apport se traduit surtout par les sensations en main. La coque apparaît très rigide, sans flexion perceptible, et renvoie une impression de produit bien fini et homogène. En revanche, d’un point de vue strictement fonctionnel, cette rigidité accrue n’apporte pas de gain mesurable en performance : l’usage d’une souris gaming, même en FPS compétitif, ne soumet pas forcément le châssis à des contraintes de poids ou de torsion extrêmes. Le carbone sert donc davantage le positionnement premium et la qualité perçue que la performance pure.

Côté connexion sans fil, la CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF prend en charge un polling rate jusqu’à 8 000 Hz en mode RF 2,4 GHz et en filaire. À l’usage, la connexion se montre hyper stable et réactive, avec des mouvements et des clics transmis de manière fluide, sans décrochage constaté. Le gain apporté par cette fréquence élevée reste discret et ne sera pas forcément perceptible pour tous les joueurs, mais il contribue à une sensation de réponse immédiate. Cette prise en charge du 8 000 Hz s’adresse avant tout aux gamers compétitifs exigeants, disposant d’une configuration capable d’en tirer parti.

Enfin, un petit indicateur LED est discrètement placé à l’arrière de la molette. Il permet de visualiser rapidement l’état de la souris, que ce soit le niveau de charge ou le mode de fonctionnement actif, sans détourner l’attention en jeu. Il servira également de repérage visuel au moment du changement de DPI grâce au bouton situé sous la base.

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF LED

Conclusion

CORSAIR Sabre V2 Pro Wireless CF Couv
[Test] CORSAIR SABRE V2 Pro Wireless CF : la SABRE passe au carbone, toujours à 8 000 Hz
Conclusion

Avec la SABRE V2 Pro Wireless CF, CORSAIR fait clairement évoluer sa souris FPS vers un positionnement encore plus haut de gamme. On retrouve tout ce qui fait l’identité de la gamme : un format symétrique sans artifice, un poids très contenu de 55 grammes et un capteur MARKSMAN S déjà éprouvé sur d’autres références de la marque. À l’usage, la souris se montre immédiatement accessible, sans phase d’apprentissage marquée. La prise en main est naturelle, la glisse est fluide et l’équilibre général bien maîtrisé, ce qui en fait un outil à l’aise aussi bien en jeu compétitif qu’en utilisation quotidienne.

Le principal élément différenciant de cette version CF reste bien sûr l’adoption d’un châssis en fibre de carbone. En main, la différence est perceptible : la coque est extrêmement rigide, sans la moindre flexion, et renvoie une sensation de solidité inhabituelle pour une souris aussi légère. En revanche, il faut rester mesuré : sur le plan strictement fonctionnel, la fibre de carbone n’apporte pas de gain tangible en performance pure. Elle valorise avant tout la qualité perçue, la finition et le positionnement premium de cette déclinaison CF.

Sur le plan technique, le polling rate jusqu’à 8 000 Hz en sans fil comme en filaire est un des arguments majeurs de la SABRE V2 Pro Wireless CF. En pratique, la connexion RF 2,4 GHz se montre irréprochable : aucune instabilité, aucune latence perceptible, même lors des mouvements rapides ou des enchaînements de clics. Le bénéfice du 8 000 Hz reste toutefois subtil et dépendra fortement du profil du joueur et de sa configuration. Les plus exigeants y verront une sensation de réponse immédiate supplémentaire, tandis que les utilisateurs plus occasionnels n’en tireront pas forcément un avantage flagrant.

Enfin, quelques points méritent d’être soulignés. Les boutons latéraux, très discrets et peu proéminents, demandent un temps d’adaptation pour être repérés sans hésitation, surtout dans le feu de l’action. La molette, fluide et agréable, propose en revanche des crans peu marqués, ce qui pourra déplaire aux amateurs de défilement plus ferme. Enfin, comme nous l'avions signalé dans la version ultra light, le câble plutôt rigide n’est pas le plus agréable à l’usage en mode filaire, en particulier lors des déplacements rapides de la souris.

À 179,99 €, la SABRE V2 Pro Wireless CF s’adresse clairement à un public averti, prêt à investir dans une souris haut de gamme. Une proposition cohérente et aboutie, qui séduira surtout ceux qui recherchent une version plus exclusive de la SABRE, autant pour les sensations que pour la fiche technique.

Qualité / Finition
9.2
Réactivité
9.5
Ergonomie
8.2
Prix
7.5
Note des lecteurs1 Note
8.5
Points forts
Poids très contenu (55 g), immédiatement perceptible à l’usage
Format symétrique polyvalent, facile à prendre en main
Capteur CORSAIR MARKSMAN S précis et fiable
Connexion sans fil stable, avec prise en charge du polling rate 8 000 Hz
Châssis en fibre de carbone offrant une excellente rigidité et une finition premium
Configuration possible sans logiciel via le CORSAIR Web Hub
Pochette de transport rigide fournie, appréciable à ce niveau de gamme
Points faibles
Boutons latéraux peu proéminents, demandant un temps d’adaptation
Molette aux crans peu marqués, qui ne conviendra pas à tous
Câble USB assez rigide, peu agréable en usage filaire prolongé
Apport fonctionnel limité de la fibre de carbone en jeu
Tarif élevé (179,99 €), réservé à un public averti
8.6
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ph award innovation 2024
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[Test] Gamemax GS 850G V25 : une alimentation SFX 850 W à 109 € qui bouscule les préjugés

La réputation de Gamemax dans l’univers des alimentations PC reste loin d’être flatteuse. Un tour rapide sur Reddit suffit pour tomber sur des fils entiers dédiés aux marques « à fuir absolument », et Gamemax figure régulièrement en bonne place. Entre composants douteux, condensateurs qui gonflent au bout de six mois, le consensus semble clair : mieux vaut investir quelques euros de plus dans du Corsair ou du Seasonic.

Sauf que voilà, le marché des alimentations SFX haute puissance est un territoire à part. Quand on cherche du 850W dans un format aussi compact, les options se comptent sur les doigts d’une main, et les prix grimpent vite. La Gamemax GS 850G V25, affichée à 109 euros avec une garantie de 10 ans, nous a donc intrigués. Une garantie aussi longue pour une marque censément « budget » ? Soit Gamemax a complètement perdu la tête, soit quelque chose a changé dans leur approche.

Nous avons donc décidé de vérifier par nous-mêmes en ouvrant l’unité pour analyser la qualité réelle des composants. Pas de tests électriques ici – monter un banc de test digne de ce nom avec oscilloscope et charge électronique programmable demande un investissement à cinq chiffres que nous préférons éviter plutôt que de vous servir des mesures approximatives au multimètre comme certains sites. En revanche, un teardown complet permet d’identifier les composants utilisés et de juger de la qualité de construction.

Spoiler : les résultats sont surprenants.

Emballage et contenu de la Gamemax GS 850G V25

L’alimentation est livrée dans un carton noir compact, relevé de touches vertes et de finitions sobres. Sur la face avant, l’essentiel est mis en avant : certification 80 Plus Gold, puissance de 850 W, compatibilité ATX 3.1 et PCIe 5.1. Un point attire immédiatement l’attention : le badge « 10 ans de garantie » apparaît clairement, un engagement fort pour une marque souvent pointée du doigt.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx box recto

Le dos du packaging liste les spécifications détaillées : entrée AC 110-240V, fréquence 50-60Hz, et la répartition des rails DC. On retrouve également la liste complète des connecteurs disponibles, ce qui permet de vérifier rapidement la compatibilité avec sa configuration avant même d’ouvrir la boîte.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx box verso

À l’intérieur, l’unité repose dans une mousse noire épaisse qui assure une protection correcte pendant le transport. Les câbles modulaires sont rangés dans un sac de rangement gris séparé, ce qui facilite l’organisation.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx box ouverture

Le bundle inclut quatre vis de montage, deux serre-câbles et un manuel utilisateur – le strict nécessaire pour l’installation.

contenu box gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx

Design et présentation générale

La Gamemax GS 850G V25 adopte un châssis noir entièrement mat, sobre et sans fioriture. Pas de RGB, pas d’excès décoratif – juste une finition uniforme qui disparaîtra dans la plupart des boîtiers ITX. La grille de ventilation suit un motif diagonal moderne qui laisse largement apparaître le ventilateur de 92 mm tout en assurant une protection mécanique suffisante contre les chocs lors de la manipulation.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx vue sur grille de ventilation

Sur le panneau de connecteurs modulaires, une mention « Intelligent temperature control » confirme la présence d’un système de gestion thermique semi passif. D’après les spécifications, le ventilateur reste inactif en dessous de 20% de charge (environ 170W) pour maintenir un fonctionnement silencieux, puis s’active progressivement selon la température interne et la charge appliquée.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx vue sur connecteurs

Le panneau de connecteurs modulaires adopte une disposition logique. La rangée supérieure regroupe les ports carte mère (M/B), CPU/PCIe, et le connecteur 12V-2×6 pour les cartes graphiques récentes. La section centrale offre plusieurs sorties SATA et périphériques, tandis que la rangée inférieure propose des ports CPU/PCIe supplémentaires. Chaque connecteur est clairement étiqueté, réduisant les risques d’erreur lors du câblage. Un QR code en bas à gauche permet d’enregistrer l’alimentation pour activer la garantie de 10 ans.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx vue sur grille de dissipation

À l’arrière, une large grille perforée favorise l’évacuation de l’air chaud. Le port d’entrée AC est accompagné d’un interrupteur général clairement positionné. Pas de sélecteur de tension manuel – l’alimentation gère automatiquement la plage 110-240V à 50-60Hz via son circuit PFC actif, ce qui garantit une compatibilité universelle sans manipulation utilisateur.

Les panneaux latéraux sont divisés en diagonale. La première zone arbore un logo de lion ainsi que la mention « 850W », traitée avec une finition holographique dont la teinte varie selon l’angle de vue, passant du rose au bleu puis à l’argenté.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx vue lateralle
bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx vue trois quart

La seconde zone adopte une finition dépourvue de toute inscription et intègre des perforations qui favorisent la dissipation naturelle de l’air de l’intérieur vers l’extérieur, un choix pertinent pour une alimentation au format SFX.

fiche electrique gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx

L’étiquette des spécifications techniques, située sur la face inférieure, détaille la distribution des rails :

  • Rail +12V : 70A (840W) – C’est ici que se concentre l’essentiel de la puissance pour alimenter processeur et carte graphique
  • Rails +3.3V et +5V : 15A chacun (puissance combinée 80W) – Suffisant pour les périphériques modernes
  • Rail +5VSB : 2.5A (12.5W) – Alimente les fonctions en veille
  • Rail -12V : 0.3A (3.6W) – Quasi obsolète, maintenu pour compatibilité legacy

La puissance totale atteint 850W, avec la certification 80 Plus Gold bien visible. Les marquages de conformité (CE, FCC, CB, UKCA, EAC, TÜV, RoHS) confirment le respect des normes internationales. L’alimentation est fabriquée en Chine, comme l’immense majorité des PSU du marché, quel que soit le nom de la marque.

Câblage et connectique de la Gamemax GS 850G V25

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La GS 850G V25 adopte une conception entièrement modulaire, ce qui simplifie considérablement le câble management dans les boîtiers compacts. Chaque port est clairement étiqueté en blanc, réduisant les risques d’erreur lors du branchement.

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La disposition des connecteurs suit une logique claire. La rangée supérieure regroupe l’alimentation carte mère, CPU/PCIe, et deux connecteurs 12V-2×6 capables de fournir jusqu’à 600W pour les cartes graphiques récentes. La section centrale propose plusieurs sorties périphériques et SATA, tandis que la rangée inférieure offre des ports CPU/PCIe supplémentaires pour les configurations haut de gamme.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx profil cables

Les câbles eux-mêmes suivent un design plat embossé entièrement noir (dans notre cas), ce qui facilite le routage derrière le plateau carte mère ou dans les espaces réduits des boîtiers ITX. Voici la configuration complète :

  • Câble ATX 24 broches (carte mère) : 350 mm + extension 100 mm – Un seul câble fourni, suffisant pour tous les boîtiers SFX.
  • Câble CPU 4+4 broches (x2) : 400 mm + extension 100 mm – Deux connecteurs sur un même câble, pratique pour les cartes mères haut de gamme nécessitant une double alimentation CPU.
  • Câbles PCIe 6+2 broches (x2) : 400 mm + extension 150 mm – Deux câbles distincts avec deux connecteurs chacun, permettant d’alimenter jusqu’à quatre périphériques PCIe ou deux cartes graphiques en configuration multi-GPU.
  • Câble PCIe 12V-2×6 : 400 mm + extension 100 mm – Le connecteur nouvelle génération pour les cartes graphiques compatibles ATX 3.1 et PCIe 5.1. Ce câble utilise un format 12+4 broches, avec 12 lignes de puissance principales et 4 broches de signal qui permettent à la carte graphique de communiquer avec l’alimentation pour réguler la consommation si nécessaire.
  • Câbles SATA (3 connecteurs) : 300 mm + 150 mm + 150 mm – Deux câbles fournis, soit six connecteurs SATA au total pour les SSD, HDD et autres périphériques.
  • Câble Molex IDE (3 connecteurs) : 300 mm + 150 mm + 150 mm – Un câble avec trois connecteurs pour les périphériques legacy ou certains accessoires type contrôleur RGB.

Le câble 12V-2×6 est fourni avec un guide-câble amovible coudé à 90°. Dans la théorie, ce guide améliore le routage dans les boîtiers compacts. Dans la pratique, son utilisation pose plusieurs problèmes : côté carte graphique, il ne s’insère pas physiquement si le port PCIe 5.1 est en retrait ou si le shroud de la carte graphique obstrue l’accès.

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12v 2x6 gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx

Côté alimentation, une fois branché, il masque partiellement un connecteur PCIe 8 broches adjacent sur le panneau modulaire – ce qui ne pose pas de problème si vous utilisez exclusivement le 12V-2×6, mais peut créer de la confusion lors de l’installation. Notre recommandation : testez d’abord sans le guide-câble pour vérifier la compatibilité avec votre configuration, puis décidez s’il apporte un réel bénéfice à votre câble management.

12v 2x6 gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx 02

Avec 850W de puissance disponible, la GS 850G V25 dispose d’une marge confortable pour alimenter des configurations exigeantes, incluant des processeurs haut de gamme et des cartes graphiques dernière génération. La présence du connecteur 12VHPWR garantit la compatibilité avec les GPU actuels et futurs, un point essentiel pour une alimentation censée durer 10 ans.

Alimentation, plateforme interne et composants

C’est ici que les choses deviennent intéressantes. Ouvrir une alimentation Gamemax avec les préjugés négatifs qui circulent sur internet, c’est s’attendre à découvrir des condensateurs no-name et une construction approximative. Sauf que ce n’est pas du tout ce que nous avons trouvé.

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OEM et plateforme : Sohoo SH026

L’identification de l’OEM a nécessité un examen minutieux du PCB. Les marquages répétés « SH » sur plusieurs composants (notamment SH026-T1 sur le transformateur principal et SH026-3 VER:1.0 sur le circuit imprimé) pointent vers Sohoo (Guangdong Sohoo Technology), un fabricant chinois spécialisé dans les alimentations PC. Sohoo n’a pas la notoriété d’un CWT ou d’un Seasonic, mais produit également des alimentations pour DeepCool et d’autres marques du segment milieu de gamme. La plateforme utilisée est la SH026, une architecture moderne compatible ATX 3.1 et PCIe 5.1.

Cette plateforme a été testée de manière exhaustive par un site russe disposant d’équipement professionnel (oscilloscope, charges électroniques programmables), avec des résultats qui confirment les choix techniques que nous avons observés lors du démontage. Nous y reviendrons dans la section dédiée aux tests.

Le condensateur principal : Nippon Chemi-Con

Premier choc : le gros condensateur primaire est un Nippon Chemi-Con série KMR, référence 16RXAM, spécifications 400V 680µF avec une tolérance thermique de 105°C. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les fabricants de condensateurs, Nippon Chemi-Con est un constructeur japonais considéré comme premium dans l’industrie. Leurs composants figurent régulièrement dans les alimentations haut de gamme Seasonic, Corsair RMx, ou Super Flower. Ce n’est pas le genre de condensateur qu’on s’attend à trouver dans une alimentation à 109 euros d’une marque « budget ».

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant zoom condensateur primaire Nippon 105

La série KMR est spécifiquement conçue pour les applications longue durée avec une faible impédance et une excellente stabilité thermique. C’est exactement le type de composant qu’on met dans une alimentation qu’on garantit 10 ans, pas dans un produit qu’on espère voir mourir juste après la période de garantie.

Les condensateurs secondaires : Teapo et polymères

Sur les rails secondaires, la situation est plus nuancée. Sohoo a opté pour un mélange de condensateurs Teapo (marque taïwanaise milieu de gamme, présente notamment sur les séries SY et SC) et de condensateurs polymères pour les circuits de filtrage rapide. Nous avons identifié plusieurs unités polymères de 1200µF 16V (série 16FG) et 330µF 16V, complétées par des condensateurs Apaq ARCP.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant zoom condensateurs 01

Teapo n’est pas une marque premium – on est loin des Nippon Chemi-Con ou Rubycon – mais elle reste correcte pour une alimentation de ce positionnement tarifaire.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant zoom condensateurs

Les condensateurs polymères, en revanche, offrent des avantages significatifs : ESR (résistance série équivalente) plus faible, meilleure stabilité thermique, durée de vie prolongée et réponse plus rapide aux variations de charge. On retrouve ce type de composants dans les alimentations où la régulation précise du voltage est critique.

Le contrôleur principal : Monolithic Power Systems HR1213

Le cœur de cette alimentation repose sur un contrôleur Monolithic Power Systems HR1213, une puce combo qui intègre à la fois le contrôleur PFC (Power Factor Correction) et le convertisseur LLC résonant. MPS (Monolithic Power Systems) est un fabricant américano-taïwanais reconnu dans l’industrie des semiconducteurs, avec une solide réputation en termes de fiabilité et d’efficacité énergétique. Leurs circuits intégrés équipent de nombreuses alimentations de marques établies.

Le HR1213 implémente une topologie moderne qui explique plusieurs caractéristiques de cette alimentation. Son contrôleur PFC multi-mode bascule automatiquement entre mode CCM (Continuous Conduction Mode) à forte charge et DCM (Discontinuous Conduction Mode) à faible charge, optimisant l’efficacité selon les besoins. Le convertisseur LLC intégré supporte des fréquences jusqu’à 500 kHz en régime nominal, avec contrôle en mode courant pour une meilleure stabilité et une réponse rapide aux variations de charge.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant zoom mps

Cette puce intègre également un mode burst à faible charge, qui réduit drastiquement la fréquence de commutation lorsque la consommation est minime. C’est ce qui permet au ventilateur de rester inactif en dessous de 20% de charge (environ 170W) tout en maintenant une régulation correcte. L’ensemble des protections modernes est également géré par ce contrôleur : OVP (sur-tension), OCP (sur-intensité), OPP (sur-puissance), thermal shutdown.

Un second contrôleur Monolithic Power MP6924B gère la rectification synchrone du rail +12V, tandis qu’un superviseur Grenergy GR8323F surveille l’ensemble du système et coordonne les différentes protections.

MOSFETs et composants de puissance

Le teardown réalisé par nos confrères a permis d’identifier précisément les composants de puissance utilisés par Sohoo sur cette plateforme SH026. Du côté primaire, un unique MOSFET GaN GaNext G1N65R050TL-N gère la conversion APFC, accompagné d’une diode boost Global Power Technology G3S06508D. Les switchs principaux sont deux Sanrise Tech SRC60R140B, configurés en topologie half-bridge.

Côté secondaire, six Sanrise Tech SRT04N016L assurent la rectification synchrone du rail +12V, complétés par deux diodes Schottky MHCHXM ER20L60CS. Les rails +5V et +3.3V utilisent quatre MOSFETs All Power AP180N03G. Ce ne sont pas des composants haut de gamme (Infineon, Vishay), mais ils correspondent au positionnement tarifaire de l’alimentation tout en offrant des caractéristiques suffisantes pour une certification 80 Plus Gold.

Le cœur de cette alimentation repose sur un contrôleur Monolithic Power Systems HR1213, une puce combo assurant à la fois la gestion de l’APFC multi-mode et de la conversion LLC résonante. Ce contrôleur pilote la correction du facteur de puissance en CCM ou DCM selon la charge, tout en gérant la conversion LLC en mode courant, avec prise en charge des modes skip et burst à faible charge.

Ventilateur

Le refroidissement est confié à un ventilateur ultra-fin de 92 mm (15 mm d’épaisseur), une contrainte inhérente au format SFX. Il s’agit d’un PowerYear PY-9215M12S (12 V, 0,20 A), un modèle OEM à roulement Rifle, largement utilisé dans les alimentations compactes.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant ventilateur 92mm poweryear dc 12v

Ce type de roulement offre une longévité supérieure à un sleeve classique, sans atteindre toutefois le niveau d’un véritable FDB. En charge élevée, le bruit reste dépendant de la courbe de ventilation, un point que nous analyserons plus loin lors des mesures acoustiques.

Construction et qualité d’assemblage

L’assemblage repose sur un PCB double face dense, intégrant des pistes de puissance épaisses et de multiples points de renfort par vias. Les soudures ne présentent pas de défaut manifeste à l’œil nu, mais affichent une finition perfectible, typique d’une production orientée coût. L’organisation du circuit montre une séparation claire entre les étages primaire et secondaire, avec isolation appropriée au niveau du transformateur.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant soudures pcb

Le design interne exploite intelligemment l’espace disponible. Plusieurs cartes filles verticales permettent de maximiser la densité des composants sans compromettre la circulation d’air. Les MOSFETs de puissance sont montés sur des dissipateurs thermiques appropriés, collés avec de la pâte thermique pour assurer un transfert de chaleur efficace.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composants 01

Le transformateur principal porte la référence SH026-T1, associée au code LC 2517. La mention « SH » apparaît à plusieurs endroits sur le PCB, notamment via la référence SH026-3 VER:1.0, ce qui pourrait pointer vers Sohoo, un OEM asiatique souvent cité pour des alimentations produites pour DeepCool. Ce n’est pas un acteur aussi établi que CWT ou Seasonic, mais dans cette gamme de prix, s’appuyer sur un fabricant spécialisé plutôt que de tout développer en interne reste une approche cohérente.

Protections intégrées

L’alimentation intègre l’ensemble complet des protections modernes, toutes gérées par le contrôleur HR1213 et le superviseur Grenergy : OVP (sur-tension), UVP (sous-tension), OCP (sur-intensité), OPP (sur-puissance), SCP (court-circuit), OTP (sur-température), et SIP (protection d’insertion à chaud). Ces circuits surveillent en permanence les paramètres électriques et thermiques, coupant l’alimentation en cas d’anomalie pour protéger les composants connectés.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composants 02

Filtrage EMI

Le circuit d’entrée AC dispose d’un filtrage EMI/RFI complet avec 6 condensateurs Y, 2 condensateurs X, 2 selfs de mode commun et 1 varistance MOV. Un thermistor NTC (5d-15) couplé à un relais assure la protection contre les appels de courant à la mise sous tension. Ce filtrage réduit les interférences électromagnétiques émises par l’alimentation et améliore la compatibilité avec les normes internationales (CE, FCC). C’est un détail technique que les fabricants budget ont tendance à négliger, mais qui participe à la stabilité globale du système.

Ce que nous n’avons pas pu vérifier

La conception SFX ultra-compacte de cette alimentation pose un problème pratique : plusieurs composants clés sont soudés sur des cartes filles montées verticalement et inaccessibles sans dessoudage destructif. Nous n’avons donc pas pu identifier personnellement tous les MOSFETs primaires et secondaires, ni vérifier tous les circuits de régulation en détail – c’est le teardown russe qui nous a fourni ces informations complémentaires.

bloc gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx analyse composant zoom bloc interne

Dessouder des composants pour une simple analyse nous semblait disproportionné, d’autant que cela rendrait l’unité inutilisable. Les alimentations SFX à cette puissance sont des prouesses d’ingénierie en termes de densité, et cette complexité rend le teardown complet plus difficile que sur une alimentation ATX classique.

Tests basiques avec Dr. Power III

Bien que nous ne disposions pas d’un laboratoire d’essai complet avec oscilloscope et charge électronique programmable, nous avons effectué des tests de validation basiques à l’aide d’un testeur Thermaltake Dr. Power III. Ce dispositif permet de vérifier les tensions de sortie, le signal Power Good, et la détection correcte du connecteur 12V-2×6, sans toutefois mesurer le ripple, la régulation sous charge, ou l’efficacité réelle.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx test dr poower iii 01

Les mesures ont été effectuées à température ambiante (environ 22°C), alimentation à vide sans charge connectée, après quelques minutes de fonctionnement pour laisser les tensions se stabiliser.

Résultats des mesures

ConnecteurRailTension mesuréeTolérance IntelStatut
24 broches+12V12.1V11.4V – 12.6V✅ Conforme
24 broches+5V5.18V4.75V – 5.25V✅ Conforme
24 broches+3.3V3.43V3.14V – 3.47V✅ Conforme
24 broches+5Vsb5.184.75V – 5.25V
CPU 4+4+12V12.1V11.4V – 12.6V✅ Conforme
PCIe classique+12V12.2V11.4V – 12.6V✅ Conforme
12V-2×6+12V12.2V11.4V – 12.6V✅ Conforme
12V-2×6Détection600W✅ Conforme
SATA+12V12.1V11.4V – 12.6V✅ Conforme
SATA+5V5.18V4.75V – 5.25V✅ Conforme
SATA+3.3V3.43V3.14V – 3.47V✅ Conforme
Molex+12V12.2V11.4V – 12.6V✅ Conforme
Molex+5V5.18V4.75V – 5.25V✅ Conforme
  • Signal Power Good : 140ms (tolérance Intel : 100-500ms) ✅
  • Diagnostic système : Aucune erreur détectée (écran LCD resté blanc, aucun signal sonore)

Analyse des résultats

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx test dr poower iii 02

Le rail +12 V affiche une très bonne stabilité, mesurée entre 12,1 V et 12,2 V sur l’ensemble des connecteurs testés. Ces valeurs se situent confortablement dans la plage de tolérance Intel (11,4 V – 12,6 V) et restent proches de la tension nominale idéale de 12 V. Pour une alimentation de cette gamme de prix, la régulation à vide est pleinement satisfaisante.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx test dr poower iii cpu

Le rail +5 V affiche 5,18 V. Bien que légèrement au-dessus de la valeur nominale, il demeure largement dans les spécifications (4,75 V – 5,25 V). Ce comportement est courant sur les alimentations modernes et n’a pas d’impact sur la compatibilité ou la fiabilité.

gamemax gs 850g v25 80 plus gold sfx test dr poower iii 04

Le rail +3,3 V, mesuré à 3,43 V, se rapproche davantage de la limite haute de tolérance (3,47 V). La tension reste conforme, mais ce positionnement suggère un calibrage un peu optimiste. En conditions réelles sous charge, une légère baisse est attendue, ce qui devrait ramener ce rail dans une zone plus confortable. Ce point mérite néanmoins une attention particulière avec des composants sensibles à ce rail.

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Le signal Power Good (PG) est mesuré à 139 ms, une valeur bien équilibrée, conforme aux spécifications ATX, garantissant une séquence de démarrage stable. Le connecteur 12V-2×6 est correctement détecté avec la reconnaissance des signaux SENSE0 et SENSE1, validant une capacité de 600 W et la compatibilité avec les cartes graphiques récentes et à venir.

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Ce que ces tests ne révèlent pas

C’est important de comprendre les limites de ces mesures. Un test à vide ne sollicite l’alimentation qu’à hauteur de quelques watts (le testeur lui-même consomme très peu). Les véritables défis apparaissent sous charge : maintien de la régulation quand le processeur et la carte graphique tirent plusieurs centaines de watts simultanément, stabilité du ripple (bruit électrique superposé à la tension continue), gestion thermique du ventilateur sous stress prolongé, efficacité réelle aux différents niveaux de charge.

Un banc de test professionnel avec oscilloscope numérique, charge électronique programmable, wattmètre de précision et sondes thermiques permettrait de tracer des courbes d’efficacité, de mesurer le ripple en millivolts, de tester la régulation cross-load (charge déséquilibrée entre les rails), et de vérifier le comportement thermique sous stress de plusieurs heures. Ce matériel représente un investissement de plusieurs milliers d’euros que nous ne possédons pas.

Nous préférons cette approche honnête – tests basiques mais fiables – plutôt que de simuler des mesures approximatives avec un multimètre standard comme le font certains sites, donnant l’illusion d’un test complet alors que la méthodologie n’a aucune rigueur scientifique.

Verdict : Gamemax a-t-elle vraiment changé ?

test gamemax gs 850g v25 sfx
[Test] Gamemax GS 850G V25 : une alimentation SFX 850 W à 109 € qui bouscule les préjugés
Conclusion

La Gamemax GS 850G V25 ne correspond pas à l’image caricaturale que la marque traîne encore sur de nombreux forums. Sans prétendre rivaliser avec les références historiques du marché, cette alimentation SFX 850 W montre une évolution nette dans l’approche technique et la sélection des composants. Le choix d’un condensateur primaire Nippon Chemi-Con, l’usage de condensateurs polymères sur les rails secondaires et l’adoption d’une topologie LLC moderne constituent des signaux difficiles à ignorer à ce niveau de prix.

La construction interne, bien que perfectible sur la finition, apparaît sérieuse et cohérente avec les contraintes d’un format SFX haute densité. Les soudures et l’assemblage trahissent une production orientée coût, mais sans défaut critique visible. Les mesures réalisées à vide confirment une régulation correcte des rails et une compatibilité conforme aux standards ATX 3.1 et PCIe 5.1, avec un signal Power Good bien calibré et une détection fonctionnelle du connecteur 12V-2x6.

Il convient toutefois de rester prudent. L’absence de tests sous charge lourde, de mesures de ripple et d’analyses thermiques prolongées empêche toute validation définitive de la plateforme sur le long terme. La garantie de 10 ans annoncée par Gamemax est ambitieuse et engageante, mais seule l’expérience terrain permettra de juger de sa pertinence réelle.

En l’état, la GS 850G V25 s’impose comme une option crédible pour les configurations SFX exigeantes, là où l’offre reste limitée et souvent très onéreuse. Elle ne fait pas oublier les leaders du marché, mais elle démontre que Gamemax n’est plus systématiquement synonyme de compromis dangereux. Une alimentation à considérer avec discernement, mais sans préjugé. À 109 euros avec une garantie de 10 ans et des composants de qualité correcte à bonne, la Gamemax GS850 V2.5 mérite notre badge Qualité/Prix.

Qualité de la Finition du bloc
8.5
Qualité de la plateforme assemblage
7.5
Performances
7.5
Prix
9
Note des lecteurs0 Note
0
Points forts
Condensateur primaire Nippon Chemi-Con premium
Contrôleur MPS HR1213 moderne et efficace
Garantie 10 ans à ce prix, unique sur le marché
Performances 80+ Gold confirmées par tests labo
Prix imbattable : 109€ pour 850W SFX ATX 3.1
Mode semi-passif fonctionnel intelligent
Points faibles
Réputation Gamemax encore à construire
Condensateurs secondaires Teapo (pas premium)
MOSFETs milieu de gamme (Sanrise Tech)
Aucun test Cybenetics ou labo indépendant reconnu
8.1

  •  
❌