Cuivre en tension : Alphacool relève ses prix de 5 à 10 % fin février, Be Quiet reste prudente
Le prix du cuivre s’emballe et commence à déborder sur le refroidissement PC. La note grimpe déjà chez les fournisseurs, et les étiquettes vont suivre.
Cuivre : impact immédiat sur les coûts
Roman “der8auer” Hartung (Thermal Grizzly) constate des délais qui s’allongent et des devis en hausse sur les pièces usinées CNC. Un lot de plaques cuivre 12 mm commandé en octobre, habituellement livré en quelques semaines, a été repoussé à février avec prix incertains. Un autre fournisseur proposait un délai plus court, mais environ 40 % plus cher.
Exemple concret : une plaque passée d’environ 190 € à 280 €, soit +90 € et ~+47 %. Le cuivre est passé d’environ 9 000 $/t il y a un an à plus de 13 000 $/t aujourd’hui (environ 12 000 € selon parité), avec un prix en euros en hausse de plus de 30 % sur un an. Les stocks sont concentrés aux États-Unis, et l’incertitude tarifaire alimente les flux et les mises en réserve.



Hausses annoncées et périmètre d’impact
Alphacool relève ses tarifs de 5 à 10 % d’ici fin février. Le CEO cite la flambée du cuivre pour les blocs, la quasi-triplication du prix des brasures RoHS pour les radiateurs, et des coûts de main-d’œuvre plus élevés en Chine. Be Quiet indique surveiller le marché et travailler avec ses fournisseurs pour stabiliser les prix, tout en prévenant d’une possible réévaluation si la pression persiste.


Le cuivre renchérit les GPU/CPU waterblocks, radiateurs, heatpipes, cold plates et certaines AIO. Il pèse aussi dans les PCB (couches, vias, câblage). Le même mouvement peut faire passer un waterblock GPU d’environ 500 € à 550 €.
Côté intrants, l’étain grimpe d’environ 60 % en euros et ~80 % en dollars sur un an, ce qui affecte brasures et assemblage électronique. L’aluminium et le nickel évoluent plutôt autour de +5 % sur un an, l’acier est en baisse.
Tin, RoHS et chaîne d’approvisionnement
La quasi-triplication des brasures RoHS pèse sur la fabrication des radiateurs. Combinée à des délais allongés pour les demi-produits cuivre et à la concentration des stocks, elle complique la planification industrielle et pousse les OEM à arbitrer entre délais et surcoûts.
Pour le marché, l’effet se fera sentir d’abord sur les références premium en watercooling, puis, en second rideau, sur certaines AIO et cartes graphiques custom où la facture matière pèse sur les marges. Les acteurs capables de lisser leurs approvisionnements ou de redessiner certaines pièces pour optimiser l’usinage limiteront la casse à court terme.
Source : VideoCardz














































