Razer Project AVA : Min-Liang Tan fustige le « GenAI slop » et précise la feuille de route
Un CEO de l’hardware gaming qui parle d’IA en assumant le tri qualité plutôt que la surenchère de contenu, ça tranche. Chez Razer, l’objectif est clair : pas de « GenAI slop », mais des outils concrets qui servent le jeu et ses auteurs.
Razer Project AVA et la ligne rouge sur la génération de contenu
Min-Liang Tan pose le cadre : « En tant que joueurs, ce qui nous déplaît, c’est le GenAI slop ». Personnages difformes, narrations bâclées : le problème n’est pas l’IA en soi, mais l’usage qui en est fait. L’IA doit renforcer la fabrication des jeux, pas remplacer la créativité humaine.

Razer revendique plus de 600 millions de dollars d’investissements IA, avec des objectifs précis : détecter plus tôt les problèmes, automatiser les tâches répétitives et décupler la capacité de production sans dégrader la qualité. L’approche reprend la logique « concepts au CES, industrialisation si l’intérêt est là », déjà vue avec Project Carol devenu produit commercial.
Prototype holographique, multi‑modèles et choix du LLM
Présenté comme coach virtuel au CES 2025, Project AVA évolue en compagnon IA de bureau à composante « semi‑physique ». Au CES 2026, Razer a montré une version holographique : un affichage animé de 5,5 pouces avec eye‑tracking, mouvements expressifs et synchronisation labiale naturelle. AVA comprend le contexte et interprète l’activité à l’écran via un mode PC Vision, avec réponses en temps réel.

Les avatars, conçus avec Animation Inc., incluent Kira et Zane de Razer, ainsi que SAO, influenceuse japonaise, chacun avec style visuel et personnalité conversationnelle distincts. Pour la démo, Razer a retenu Grok (xAI) pour sa vivacité et sa personnalité. Le message est néanmoins clair : AVA est une plateforme ouverte et multi‑modèles, compatible avec divers LLM au lancement, afin de laisser le choix à l’utilisateur selon l’usage.
Razer applique cette flexibilité ailleurs, comme sur Project Motoko, un prototype de casque IA wearable motorisé par ChatGPT. L’axe stratégique reste identique : expérimenter de façon responsable, favoriser l’interopérabilité des modèles et sélectionner le moteur conversationnel ou orienté tâches le plus adapté.

Côté mise sur le marché, Razer parle de principes de conception responsable, de comportements prédictibles et d’un contrôle utilisateur renforcé. Aux États‑Unis, un dépôt de réservation de 20 $, entièrement remboursable et non assimilé à une précommande, sert à mesurer l’intérêt avant la finalisation du produit. À ce stade, pas de tarif public ni de fenêtre de commercialisation annoncés. Estimation indicative si produit autour de ces démos : sans données, conversion euro non pertinente.

Le positionnement de Razer répond à une attente nette du marché PC : des assistants qui améliorent la pratique (jeux, création, streaming) sans dégrader l’UX par du contenu généré médiocre. L’ouverture multi‑LLM est un point clé pour éviter l’enfermement technologique et suivre le rythme des modèles de pointe. Si l’intégration PC Vision et l’avatar 5,5 pouces tiennent leurs promesses en latence et robustesse, AVA peut s’imposer comme accessoire utile plutôt que gadget.
Source : TechPowerUp







































