Une étude du Center for Strategic and International Studies, groupe de réflexion établi à Washington, estime le nombre de victimes à 600 000 parmi les soldats ukrainiens et 1,2 million parmi les Russes. Un “coût humain colossal” pour des gains territoriaux dont le rythme, en 2024 et 2025, est “plus lent encore que sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale”.
Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), de plus en plus de voix appellent le chancelier conservateur, Friedrich Merz, à discuter directement avec le Kremlin, affirme le journal de gauche munichois “Süddeutsche Zeitung”. Ils estiment que le silence diplomatique qui s’est installé avec Moscou pénalise les Européens et les marginalisent sur le plan international.
Le plan du président Trump pour la paix à Gaza trouve des adeptes, notamment dans quelques pays arabes, à l’instar du Maroc, qui a rejoint le Conseil de la paix du président américain. Ce geste diplomatique est aussi une façon indirecte pour Rabat de faire avancer le dossier sahraoui, pierre angulaire de sa diplomatie.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors de la réunion du Conseil de la paix pendant le Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026.
La décision couvait, mais a été actée à Davos : Pretoria a annoncé son “retrait temporaire” du G20, dont le prochain sommet se tiendra en décembre à Miami. En novembre 2025, l’administration Trump avait ostensiblement boudé la précédente réunion, organisée à Johannesburg. Le quotidien burkinabé “Le Pays” souligne que ce départ pourrait “créer un vide de représentation africaine” au sein du groupe des 20 principales économies mondiales.
Depuis qu’un mouvement de révolte historique, réprimé dans le sang, a vu le jour en Iran, un reproche revient régulièrement dans la presse conservatrice européenne : où est la mobilisation des progressistes défendant la cause palestinienne ? Pourquoi ce “deux poids, deux mesures” ? D’autres médias mettent cette accusation en perspective et analysent les ressorts de l’émotion et de la mobilisation de l’opinion.
Un rapprochement entre Israël et l’Arabie saoudite semble désormais hors d’atteinte, jugent les observateurs israéliens, au vu notamment de la multiplication des discours ouvertement hostiles dans les médias du royaume. Le tout sur fond d’un grand “réalignement régional” de Riyad face à un “axe israélo-émirati”.
Kigali a entamé contre Londres une procédure d’arbitrage au titre d’un accord bilatéral conclu en matière d’asile en 2022. Une procédure qui éclaire les limites d’une politique d’externalisation migratoire souvent contraire au droit international.
James Cleverly, alors secrétaire d’État britannique à l’Intérieur, et Vincent Biruta, alors ministre des Affaires étrangères rwandais, lors de la signature de l’accord migratoire bilatéral, le 5 décembre 2023 à Kigali, au Rwanda.
Ces derniers jours, le Hezbollah libanais, les milices chiites d’Irak et les rebelles houthistes du Yémen ont exprimé leur soutien à leur parrain de Téhéran en cas d’opération militaire des États-Unis, jusqu’à menacer de passer à l’action. Mais l’“axe de la résistance”, qui n’est pas intervenu durant la “guerre des douze jours”, n’a jamais semblé aussi faible.
Alors que la crise monétaire a atteint son paroxysme fin décembre, la suspension des communications et d’Internet pour mater la révolte de début janvier a porté un coup supplémentaire à une économie iranienne déjà aux abois. Résultat : le pays est quasiment à l’arrêt, tandis que l’inflation poursuit son envolée sans aucune solution à l’horizon, explique cette journaliste dans “Iran International”, un média d’opposition en exil.
Les appels au boycott des matchs de la Coupe du monde de football prévus aux États-Unis l’été prochain prennent de l’ampleur. Le Canada est soudainement monté d’un cran dans sa rhétorique vis-à-vis des visiteurs étrangers.
Les dirigeants du Canada, Mark Carney (à gauche), du Mexique, Claudia Sheinbaum (au centre), et des États-Unis, Donald Trump (à droite) pendant le tirage au sort de la Coupe du monde à Washington, le 5 décembre 2025.
Le ministre colombien de la Justice affirme que son collègue de la Défense a utilisé le logiciel israélien pour espionner son téléphone. L’affaire souligne les dérives d’un État fragilisé, à quelques jours d’une rencontre cruciale entre le président Gustavo Petro et Donald Trump.
Une photo montrant un smartphone dont l’écran affiche le site Internet de NSO Group, l’entreprise israélienne développant le logiciel espion Pegasus, à Paris, le 21 juillet 2021.
En salle le 28 janvier, “Promis le ciel” nous plonge dans la réalité de femmes originaires d’Afrique subsaharienne vivant à Tunis. La presse tunisienne applaudit le courage de la cinéaste Erige Sehiri, qui dresse un portrait tendre de trois héroïnes en proie au racisme et à une répression de plus en plus violente.
Laetitia Ky et Deborah Naney campent Julie et Naney, une étudiante et une mère de famille vivant à Tunis dans “Promis le ciel”, le film d’Erige Sehiri.
Les États-Unis ont de nouveau laissé planer mardi la menace d’une action militaire contre l’Iran en affirmant qu’ils allaient mener un exercice aérien de plusieurs jours dans la région. Dans le même temps, les efforts diplomatiques “s’intensifient pour parvenir à un accord qui empêcherait un embrasement régional”, rapporte la presse internationale.
Face à la menace de mesures de rétorsion de la part de l’UE, notamment par le biais du fameux “bazooka commercial”, Donald Trump a fini par faire marche arrière sur le Groenland, constate “Il Foglio”. Pour ce quotidien libéral italien, c’est le signe que les Vingt-Sept ont enfin appris la leçon : pour être écouté par le président américain, il faut savoir montrer les crocs.
Des manifestants participent à une veillée organisée le 27 janvier 2026 à New York, en hommage à Alex Pretti, tué par des agents de l’immigration à Minneapolis.
Les informations, parues dans la presse, sur la présence pour les Jeux olympiques d’agents de la très controversée police de l’immigration américaine ont provoqué la confusion en Italie. Le fait que leur venue soit habituelle pour ce genre d’événements n’a été que tardivement communiqué par le gouvernement qui, gêné par sa portée symbolique dans le contexte actuel, est resté englué dans la polémique.
Sans avoir communiqué sur le sujet, Moscou a commencé à retirer ses troupes de l’aéroport de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, selon la presse internationale. Cette manœuvre intervient alors que le président du gouvernement de transition, Ahmed El-Charaa, est attendu ce mercredi 28 janvier à Moscou pour rencontrer son homologue russe.
Le rapatriement de la dépouille de Ran Gvili scelle le retour “jusqu’au dernier” de tous les otages du 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Mais le Hamas est encore présent dans l’enclave palestinienne, contrairement au deuxième objectif de la guerre fixé par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Lancé en septembre 2025 par le ministère des Affaires étrangères français, ce compte a pour objectif de défendre les intérêts de la France sur les réseaux sociaux en reprenant les codes d’Internet face à la prolifération des fausses informations. Une initiative qui attire une importante audience et que salue la presse internationale.
La “déclaration de Hambourg” engage neuf pays européens et plus de 100 entreprises dans la construction d’un parc éolien offshore d’une puissance, à terme, de 100 gigawatts, soit la capacité de production d’électricité du Royaume-Uni. Pour la presse étrangère, ce chantier à 10 milliards d’euros est un moyen de s’émanciper du gaz américain.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le Premier ministre belge, Bart De Wever, devant la presse, le 26 janvier 2026, après la signature de la “déclaration de Hambourg”, fruit du sommet sur la mer du Nord qui s’est tenu dans le premier port d’Allemagne.
Lors de la crise entre l’Europe et les États-Unis au sujet du Groenland, la Première ministre italienne a persisté à prôner le dialogue avec Donald Trump, convaincue qu’un compromis pouvait être trouvé. Voilà la seule attitude responsable à tenir, applaudit le quotidien de droite populiste “Libero”.
Après des années de dénégations, Kigali a admis participer à la “coordination sécuritaire” avec le groupe rebelle AFC/M23, dans le cadre du conflit au Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette clarification, bien qu’ambiguë, pourrait avoir de lourdes conséquences diplomatiques.
Des membres du groupe armé M23 surveillent l’accès au poste-frontière avec le Rwanda, tout en effectuant des contrôles de sécurité de véhicules à Goma (RDC), le 29 janvier 2025.
La compagnie hongroise MOL s’apprête à racheter les parts majoritaires du géant russe Gazprom dans la société serbe NIS, fragilisée par des sanctions américaines. Un coup géopolitique qui accroît le poids régional de MOL, et donc de la Hongrie, notent les médias serbes et magyars.
Élu en décembre 2025, le président chilien, José Antonio Kast, vient de nommer deux anciens avocats du général Pinochet au ministère de la Justice et des Droits de l’homme et à celui de la Défense. Retour sur près dix-sept ans de dictature sanglante dirigée par le militaire chilien aujourd’hui réhabilité par Kast.