La nouvelle de l’élimination du guide suprême iranien a été célébrée dans une grande partie du pays. Mais la campagne américano-israélienne a installé un climat de peur et d’imprévisibilité auprès de la population, d’autant que le régime et les Gardiens de la révolution sont encore en place.
Depuis des années, le Japon structure sa stratégie diplomatique autour du respect du droit international, argument principal utilisé contre la Chine. En bombardant l’Iran, l’administration Trump piétine elle-même cette logique, ce qui réduit Tokyo à un silence gêné.
Des drapeaux iraniens d’avant la révolution islamique de 1979 sont brandis lors d’une manifestation organisée en soutien aux attaques américaines, le 1er mars 2026, devant l’ambassade d’Iran à Tokyo.
Si le Premier ministre australien a soutenu les attaques américaines, le peu d’égards de Washington envers ses alliés traditionnels fragilise leur crédibilité. La détermination de Donald Trump et de Benyamin Nétanyahou l’emporte sur tout le reste, juge la presse australienne.
C’est le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui a évoqué la possibilité de faire bénéficier les pays du Golfe de l’expertise ukrainienne, en annonçant que Londres avait l’intention de transférer dans le Golfe certains de ses militaires déployés à Kiev. Si les connaissances de Kiev au sujet des drones Shahed sont indéniables, pour l’heure, rien n’est encore décidé.
Des Ukrainiens regardent un drone de fabrication iranienne Shahed 136 dans le cadre de l’exposition d’équipements militaires russes détruits, à Kiev, le 2 novembre 2025.
L’évolution des cours du pétrole dépendra de l’éventuel blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du brut vendu dans le monde. Le “Financial Times” examine différents scénarios, sans sombrer dans le catastrophisme.
Dans la soirée de lundi à mardi, le conflit a continué de s’intensifier sur plusieurs fronts, avec notamment de nouveaux bombardements israéliens sur Téhéran et Beyrouth, et une attaque iranienne de l’ambassade américaine à Riyad, tandis que les belligérants accentuent leurs menaces.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, parle à la presse avant une réunion à huis clos avec des parlementaires, au Capitole, à Washington, le 2 mars 2026.
Alors que les combats continuent au-dessus du golfe Persique, Donald Trump a justifié l’intervention américaine par le fait “d’éliminer une menace intolérable”. Dans le même temps, Israël a lancé une campagne de bombardements au Liban à la suite de tirs du Hezbollah. Le point sur la situation en Iran et au Moyen-Orient au troisième jour du conflit.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
C’est la guerre la plus ambitieuse menée par les États-Unis depuis l’invasion de l’Irak, en 2003, estime le quotidien britannique “The Daily Telegraph”. Pourquoi Donald Trump a-t-il choisi de frapper l’Iran ? Décryptage.
Le successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, sera issu des Gardiens de la révolution, qui consacrent toute leur énergie à une lutte à mort contre Israël. Le Premier ministre israélien entend donc aller jusqu’au bout et élargir le front au Hezbollah libanais dans l’espoir de bouleverser tout l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Mais c’est Trump qui aura la décision finale, rappelle ce journaliste dans le quotidien israélien “Ha’Aretz”.
Les autorités russes ont officiellement condamné l’opération menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, pays proche de Moscou. Dans les journaux, les observateurs soulignent la résistance de l’État iranien, malgré la mort d’Ali Khamenei, et les risques pris par l’administration américaine en engageant une guerre aux effets hors de contrôle, “le plus grand risque pris par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche”.
Un hommage rendu au guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’attaques menées par les États-Unis et Israël, le 2 mars 2026 à Moscou (Russie).
Après des tirs du parti chiite libanais pro-iranien en représailles à l’élimination du guide suprême iranien, l’armée israélienne a lancé des frappes d’envergure sur le territoire libanais, faisant au moins 52 morts et provoquant un exode. Le gouvernement libanais s’est totalement désolidarisé de l’action unilatérale du “parti de Dieu”.
Malgré leur affaiblissement depuis la guerre à Gaza, les milices chiites alliées de l’Iran constituent toujours une source de nuisance et pourraient déclencher des séries d’attaques contre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient, dans une démarche visant à accentuer le chaos régional.
Un homme brandit une photo du guide suprême iranien Ali Khamenei lors d’un rassemblement commémoratif organisé par des partisans des houthistes à Sanaa, capitale contrôlée par le groupe pro-Téhéran, au Yémen, le 1ᵉʳ mars 2026.
Entre appels prudents à la retenue et inquiétudes liées à la flambée des cours du pétrole, la presse ouest-africaine scrute la guerre au Moyen-Orient, sans trop élever la voix.
L’intervention militaire américano-israélienne contre l’Iran met déjà à l’épreuve les règles vacillantes du droit international, dont celles qui régissent le recours à la force. Du point de vue du droit constitutionnel américain, la décision de Donald Trump bouscule aussi le Congrès, lequel n’a pas été consulté.
Dans la nuit du 26 au 27 février, le Pakistan a bombardé plusieurs grandes villes afghanes. Islamabad, qui a pourtant soutenu l’ascension des talibans dans les années 1990, reproche à Kaboul d’accueillir sur son territoire des insurgés pakistanais.
Dans un mélange de pessimisme et de colère envers le mépris du droit international des États-Unis et d’Israël, la presse chinoise s’inquiète des répercussions de cette guerre pour le Moyen-Orient et le monde. Et, accessoirement, pour l’approvisionnement de Pékin en pétrole, qui repose sur l’Iran à près de 15 %.
Alors que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont entraîné des fermetures d’espaces aériens et des évacuations en chaîne, la presse azerbaïdjanaise met en avant le rôle de Bakou. Le pays est présenté comme un point d’appui clé, à la fois hub aérien et porte de sortie terrestre.
Dimanche 1er mars, des Iraniens en exil se sont rassemblés à Graz, dans le Land autrichien de Styrie, pour célébrer la mort du guide suprême, Ali Khamenei, à la tête de la République islamique depuis 1989. Face à l’incertitude qui persiste, ils témoignent de sentiments oscillant entre “euphorie” et “panique”.
Le trafic maritime a drastiquement baissé dans cet étroit passage maritime par lequel transitent environ 20 % de la production mondiale de pétrole. L’Iran menace régulièrement de “fermer” le détroit d’Ormuz, mais ce sont surtout les coûts de transport qui explosent en cas de guerre. Pour l’instant, les effets restent limités sur les prix du brut.
À Bruxelles, les bombardements conjoints d’Israël et des États-Unis contre l’Iran ont provoqué une réaction timide et confuse. Encore une fois, les leaders des institutions européennes semblent incapables de trouver une ligne unitaire, à l’image de la cacophonie qui règne parmi les dirigeants des vingt-sept États membres.
Après le déclenchement de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, la France appelle à la désescalade mais entend également défendre ses intérêts au Moyen-Orient. Pour ce faire, Paris renforce sa présence militaire dans la région, constate la presse étrangère.
Dans la nuit de dimanche 1ᵉʳ mars à lundi 2 mars, un drone de fabrication iranienne a touché la base militaire britannique d’Akrotiri, située dans le sud de l’île de Chypre, probablement lancé depuis le Liban. Les dégâts sont mineurs, mais ce tir place le pays en état d’alerte.
La Corée du Nord a eu une réaction aussi vive que rapide après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. Se sentirait-elle menacé ? Pour la presse sud-coréenne, le régime de Pyongyang s’estime pour l’instant à l’abri d’une action similaire, grâce à son potentiel nucléaire.