Le numéro deux de la Maison-Blanche s’est à peine exprimé depuis le lancement de l’opération Fureur épique, l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre le régime de Téhéran. Il faut dire que J. D. Vance a toujours mis en avant ses instincts isolationnistes, soulignent les médias anglo-saxons, et qu’il se retrouve aujourd’hui contraint de se dédire.
Le vice-président américain (au centre) dans la Situation Room de la Maison-Blanche, le 28 janvier, jour des premières frappes américaines contre l’Iran.
L’éventuelle désignation du fils de l’ayatollah Ali Khamenei, réputé proche des Gardiens de la révolution islamique, risque de susciter des remous en Iran et l’ire des États-Unis, estiment certains médias. Le message envoyé serait que l’Iran n’est prêt à aucune concession et que les conservateurs restent aux manettes.
La frégate iranienne “Dena”, qui croisait au sud du Sri Lanka, a lancé un signal de détresse mercredi 4 mars. L’armée sri-lankaise a pu secourir une trentaine de marins sur les 180 à bord. Un peu plus tard, le ministre de la Défense américain, Peter Hegseth, a affirmé qu’un sous-marin américain avait torpillé un navire de guerre iranien dans l’océan Indien.
Héritage de l’indépendance chypriote, deux bases britanniques sont toujours en activité sur l’île. Visées par des drones iraniens, elles mettent en danger la sécurité de Chypre et devraient être fermées, estime cet éditorial de “O Phileleftheros”, de Nicosie.
Le chancelier conservateur a rencontré le président américain, le 3 mars, quelques jours seulement après le déclenchement de la guerre en Iran. Prévue de longue date, cette entrevue était, entre autres, censée permettre d’aborder le dossier ukrainien. Mais elle s’est finalement focalisée sur la situation au Moyen-Orient et ressemblait davantage à une “visite de fan” qu’à une rencontre d’égal à égal, estime le journal de gauche “Die Tageszeitung”.
La Chine s’est soigneusement gardée de “condamner” les frappes israélo-américaines sur l’Iran. Le signe, explique une partie de la presse sinophone, d’un grand pragmatisme, qui laisse penser que Pékin a déjà acté un changement de régime à Téhéran.
La Turquie s’inquiète que Washington et Tel-Aviv soient tentés de soutenir les factions armées de la minorité kurde iranienne pour lutter contre le régime de Téhéran. De son côté, la presse américaine rapporte que la CIA réfléchirait très sérieusement à armer les Kurdes d’Iran.
Des membres du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran constatent les dégâts après un bombardement iranien sur un de leur camp près de la ville de Koy Sanjaq (Irak), le 3 mars 2026.
La frégate iranienne IRIS “Dena”, qui croisait au sud du Sri Lanka, a lancé un signal de détresse mercredi 4 mars. L’armée sri-lankaise a pu secourir une trentaine de marins sur les 180 à bord.
La guerre contre l’Iran a provoqué une certaine euphorie et un élan de solidarité au sein de la société israélienne. Mais ses objectifs doivent être de mettre fin au cycle d’effusion de sang et de construire un avenir pacifique avec les Iraniens qui luttent pour la liberté et la sécurité, écrit cette éditorialiste dans le “Yediot Aharonot”.
Chaque semaine, “Courrier international” explique ses choix éditoriaux. Dans le numéro en kiosque le 5 mars, nous consacrons notre Une à la guerre en Iran et à ses conséquences après la mort du guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Cette guerre sans objectifs clairs, “irresponsable” pour le “New York Times”, risque de provoquer un embrasement régional, s’alarme la presse étrangère.
En donnant son feu vert à l’opération Fureur épique, le président américain a pris un énorme risque, estime “The Economist”. Car s’il a été en mesure d’annoncer très rapidement l’élimination de l’ayatollah Khamenei, la suite des événements pourrait lui échapper.
La guerre au Moyen-Orient ne semble pas ralentir, mais bien plutôt s’étendre. Ce qui a provoqué une grande nervosité sur les marchés mondiaux ce mardi et la fermeture de plusieurs ambassades des États-Unis.
Des dizaines d’enfants ont été tués le 28 février dans une école de filles dans le sud de l’Iran, qui jouxtait une base des gardiens de la révolution, confirme “The Guardian” à partir notamment d’images vérifiées.
Une femme tient une image d’enfants dans cette photo fournie à Reuters par une agence iranienne, qui montrerait les funérailles des victimes de l’école de Minab touchée par un missile, en Iran, le 3 mars 2026.
Il y a dix ans environ, le petit village de Riace, situé en Calabre, devenait célèbre pour son expérimentation de repeuplement grâce à l’arrivée de réfugiés. Désormais, ce modèle est repris à quelques kilomètres de là, à Camini, où le succès semble au rendez-vous.
La presse polonaise se réjouit de voir que le président français, Emmanuel Macron, a officiellement inclus, lundi 2 mars, la Pologne parmi les huit nouveaux États européens pouvant bénéficier de la dissuasion nucléaire française. Certains titres parlent d’une révolution quand d’autres se contentent d’évoquer une “ouverture”.
Le Premier ministre canadien était en Inde pour signer de nouveaux accords commerciaux. Ce réchauffement des relations entre Ottawa et New Delhi survient alors que l’épineux dossier de l’assassinat d’un militant indépendantiste sikh au Canada en juin 2023 est toujours en suspens. Une partie des médias pressent Mark Carney d’aborder cette question avec les officiels indiens.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney (à gauche), et son homologue indien, Narendra Modi, lors d’une conférence de presse à New Delhi, le 2 mars 2026.
La politique étrangère menée par l’administration Trump a provoqué la chute de dirigeants politiques proches de Moscou. Dans le média russe “Meduza”, le politologue Alexandre Baounov s’interroge sur les possibles conséquences pour Vladimir Poutine. Le président russe se pose en contempteur de l’hégémonie américaine, mais sans pouvoir se permettre la confrontation directe avec Donald Trump.
L’ayatollah Ali Khamenei reçoit le président russe, Vladimir Poutine, à Téhéran, le 19 juillet 2022. Photo diffusée par le bureau du guide suprême iranien.
Ce mardi 3 mars, des raids israélo-américains ont visé à Qom, au sud de Téhéran, le bâtiment abritant l’Assemblée des experts, l’organe chargé d’élire un nouveau guide suprême pour succéder à l’ayatollah Ali Khamenei. Plusieurs membres de l’institution auraient été tués ou blessés.
À Dubaï, les influenceurs installés sur place ont filmé leurs réactions aux premières attaques iraniennes. Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a déclaré sur X, dimanche 1ᵉʳ mars, avoir été attaqué par “165 missiles balistiques, 2 missiles de croisière et 541 drones”. La plupart ont été interceptés par la défense aérienne.
À Dubaï, les influenceurs installés sur place ont filmé leurs réactions aux premières attaques iraniennes. Mais l’inquiétude de ces Occidentaux exilés a provoqué l’ironie sur Internet. Explications en vidéo.
En dénonçant l’attaque israélo-américaine en Iran, au nom du respect du droit international, le Premier ministre socialiste espagnol se démarque une nouvelle fois de ses partenaires sur le Vieux Continent, détaille la presse outre-Pyrénées.
Une petite coterie d’influenceurs d’extrême droite, d’élus républicains et de néoconservateurs applaudit l’opération “Furie épique” au Moyen-Orient. Et ils le font bruyamment savoir en inondant les réseaux sociaux et les ondes de messages pro-Trump, rapporte le “Financial Times”.
Comme annoncé par le président Macron le lundi 2 mars, les gouvernements danois et suédois sont d’accord pour coopérer avec Paris dans le domaine du nucléaire militaire. Mais tous deux refusent d’héberger les armes atomiques françaises sur leurs territoires. Cela dit, les réticences sont plus vives à Stockholm qu’à Copenhague.
Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, s’est fait présenter des avions de chasse français embarqués à bord du Charles de Gaulle, à l’occasion de l’escale faite par ce porte-avions dans le port suédois de Malmö, le 27 février 2026.
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a condamné les “violations du droit international” après les attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran. Pretoria joue les équilibristes : la proximité historique du parti de lutte contre l’apartheid avec la République islamique pourrait coûter cher à l’Afrique du Sud, déjà en délicatesse avec les États-Unis.
Une base britannique à Chypre a été visée par un tir de drone lancé du Liban. Athènes a immédiatement envoyé sur place deux frégates ainsi que des avions de combat. Une mesure défensive qui place de fait la Grèce pleinement dans un contexte de guerre, en plein embrasement au Moyen-Orient.
Couverture de l’édition du mardi 3 mars 2026 du journal grec “Efsyn”.