Jeudi 5 mars, le gouvernement de Bakou a déclaré que son territoire aurait été attaqué par des drones iraniens. La région touchée, celle du Nakhitchevan, est une exclave azérie qui borde la république islamique et qui est au centre de tensions géopolitiques entre Téhéran et l’Azerbaïdjan.
Capture d’écran de vidéos montrant des drones Shahed de fabrication iranienne s’écraser en Azerbaïdjan, le 5 mars 2026, relayées par le média azéri anglophone Minval.az sur Telegram.
Et si la guerre contre l’Iran n’était qu’un coup joué dans une partie beaucoup plus vaste ? Pour l’hebdomadaire conservateur britannique “The Spectator”, Washington viserait surtout à affaiblir le réseau de partenaires que Pékin a patiemment construit pour contrebalancer la puissance américaine.
Bien malgré eux, les pays du Vieux Continent semblent embourbés dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, constate “Il Fatto Quotidiano”. De quoi irriter le directeur de ce média antiatlantiste. Il dénonce une tendance historique qu’il serait grand temps d’inverser.
Un navire iranien a été torpillé, mercredi 4 mars, par les États-Unis au large du Sri Lanka, amenant le conflit aux portes de l’Inde. Un développement qui intervient alors que le gouvernement de Narendra Modi se trouve sous le feu des critiques pour ses positions, jugées trop proaméricaines.
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, et son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou, lors d’une conférence de presse, le 26 février 2026, à Jérusalem (Israël).
Alors que la guerre lancée par les États-Unis et Israël continue de s’étendre au Moyen-Orient et au-delà, le gouvernement américain a assuré mercredi être “en position de force” et a annoncé une “accélération” des bombardements pour infliger à l’Iran “mort et destruction du matin au soir”. Le Sénat américain a quant à lui refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la gestion du conflit.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, serre la main du ministre de l’Intérieur américain, Doug Burgum, après leur rencontre au palais présidentiel de Miraflores,à Caracas, le 4 mars 2026.
La guerre en Iran “nous met face à nos contradictions”, écrit le rédacteur en chef du journal libanais “L’Orient-Le Jour”. Car si elle nous fait basculer dans un monde où le plus fort peut tout se permettre, elle reste la moins mauvaise des options face au régime sanguinaire des mollahs.
L’élargissement du parapluie nucléaire français est considéré comme une bonne nouvelle en Allemagne, où l’on n’est plus tout à fait sûr de pouvoir compter sur celui des États-Unis. Mais cela ne résout pas complètement les problèmes de défense de la République fédérale, estime la “Süddeutsche Zeitung”. L’arsenal français est plus limité que celui des Américains. Et surtout, il reste uniquement contrôlé par l’Élysée.
Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël ne semble pas baisser en intensité ce mercredi 4 mars. Les lieux où se joue cette guerre sont même de plus en plus nombreux, ce qui fait monter encore d’un cran la préoccupation à l’échelle mondiale.
Élu à la mairie de la capitale népalaise il y a trois ans, Balendra Shah, dit “Balen”, est l’une des principales figures en lice pour les élections législatives, le 5 mars. Un scrutin hérité du soulèvement de la jeunesse en septembre dernier, qui s’est largement reconnue dans ce novice en politique.
Le numéro deux de la Maison-Blanche s’est à peine exprimé depuis le lancement de l’opération Fureur épique, l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre le régime de Téhéran. Il faut dire que J. D. Vance a toujours mis en avant ses instincts isolationnistes, soulignent les médias anglo-saxons, et qu’il se retrouve aujourd’hui contraint de se dédire.
Le vice-président américain (au centre) dans la Situation Room de la Maison-Blanche, le 28 janvier, jour des premières frappes américaines contre l’Iran.
L’éventuelle désignation du fils de l’ayatollah Ali Khamenei, réputé proche des Gardiens de la révolution islamique, risque de susciter des remous en Iran et l’ire des États-Unis, estiment certains médias. Le message envoyé serait que l’Iran n’est prêt à aucune concession et que les conservateurs restent aux manettes.
La frégate iranienne “Dena”, qui croisait au sud du Sri Lanka, a lancé un signal de détresse mercredi 4 mars. L’armée sri-lankaise a pu secourir une trentaine de marins sur les 180 à bord. Un peu plus tard, le ministre de la Défense américain, Peter Hegseth, a affirmé qu’un sous-marin américain avait torpillé un navire de guerre iranien dans l’océan Indien.
Héritage de l’indépendance chypriote, deux bases britanniques sont toujours en activité sur l’île. Visées par des drones iraniens, elles mettent en danger la sécurité de Chypre et devraient être fermées, estime cet éditorial de “O Phileleftheros”, de Nicosie.
Le chancelier conservateur a rencontré le président américain, le 3 mars, quelques jours seulement après le déclenchement de la guerre en Iran. Prévue de longue date, cette entrevue était, entre autres, censée permettre d’aborder le dossier ukrainien. Mais elle s’est finalement focalisée sur la situation au Moyen-Orient et ressemblait davantage à une “visite de fan” qu’à une rencontre d’égal à égal, estime le journal de gauche “Die Tageszeitung”.
La Chine s’est soigneusement gardée de “condamner” les frappes israélo-américaines sur l’Iran. Le signe, explique une partie de la presse sinophone, d’un grand pragmatisme, qui laisse penser que Pékin a déjà acté un changement de régime à Téhéran.
La Turquie s’inquiète que Washington et Tel-Aviv soient tentés de soutenir les factions armées de la minorité kurde iranienne pour lutter contre le régime de Téhéran. De son côté, la presse américaine rapporte que la CIA réfléchirait très sérieusement à armer les Kurdes d’Iran.
Des membres du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran constatent les dégâts après un bombardement iranien sur un de leur camp près de la ville de Koy Sanjaq (Irak), le 3 mars 2026.
La frégate iranienne IRIS “Dena”, qui croisait au sud du Sri Lanka, a lancé un signal de détresse mercredi 4 mars. L’armée sri-lankaise a pu secourir une trentaine de marins sur les 180 à bord.
La guerre contre l’Iran a provoqué une certaine euphorie et un élan de solidarité au sein de la société israélienne. Mais ses objectifs doivent être de mettre fin au cycle d’effusion de sang et de construire un avenir pacifique avec les Iraniens qui luttent pour la liberté et la sécurité, écrit cette éditorialiste dans le “Yediot Aharonot”.
Chaque semaine, “Courrier international” explique ses choix éditoriaux. Dans le numéro en kiosque le 5 mars, nous consacrons notre Une à la guerre en Iran et à ses conséquences après la mort du guide suprême, Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Cette guerre sans objectifs clairs, “irresponsable” selon le “New York Times”, risque de provoquer un embrasement régional, s’alarme la presse étrangère.
En donnant son feu vert à l’opération Fureur épique, le président américain a pris un énorme risque, estime “The Economist”. Car s’il a été en mesure d’annoncer très rapidement l’élimination de l’ayatollah Khamenei, la suite des événements pourrait lui échapper.
La guerre au Moyen-Orient ne semble pas ralentir, mais bien plutôt s’étendre. Ce qui a provoqué une grande nervosité sur les marchés mondiaux ce mardi et la fermeture de plusieurs ambassades des États-Unis.
Des dizaines d’enfants ont été tués le 28 février dans une école de filles dans le sud de l’Iran, qui jouxtait une base des gardiens de la révolution, confirme “The Guardian” à partir notamment d’images vérifiées.
Une femme tient une image d’enfants dans cette photo fournie à Reuters par une agence iranienne, qui montrerait les funérailles des victimes de l’école de Minab touchée par un missile, en Iran, le 3 mars 2026.
Il y a dix ans environ, le petit village de Riace, situé en Calabre, devenait célèbre pour son expérimentation de repeuplement grâce à l’arrivée de réfugiés. Désormais, ce modèle est repris à quelques kilomètres de là, à Camini, où le succès semble au rendez-vous.